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Réveil Communiste

Syndicalistes indiens pour la défense de la propriété sociale en Chine

18 Octobre 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Chine

Olivier Doriane (signataire français) nous a communiqué cet appel :


Comité international pour la défense de la propriété sociale

en Chine, pour la défense des travailleurs chinois

 
 

Nous qui faisons partie du mouvement ouvrier, militants et responsables de syndicats et de partis ouvriers, nous qui dans nos pays luttons contre les restructurations et les privatisations des entreprises publiques, qui luttons pour la paix, contre la guerre et l'exploitation, qui combattons pour substituer à la propriété privée et son cortège de misères la propriété sociale qui ne doit prendre en compte que les besoins des ouvriers et des paysans, nous avons longuement débattu et établi :

 

Face à la situation de misère et de guerre qui se développe sur notre continent, menaçant l'existence même de nos pays et de nos nations, face à l'offensive généralisée du régime de propriété privée qui se développe en Chine, menaçant la propriété d'Etat, nous ne pouvons être spectateurs indifférents, nous devons agir. Nous ne sommes pas neutres.

 

La première nécessité urgente, c'est la défense de la propriété sociale en Chine, notamment des entreprises d'Etat, contre le rétablissement d'une propriété privée dominante, contre les forces de l'économie de marché qui mèneraient à l'effondrement pour le peuple chinois, pour tous les peuples d'Asie. C'est pourquoi nous décidons de mettre sur pied un comité de liaison international pour la  défense de la propriété d'Etat en Chine, pour la défense des travailleurs chinois.

 

La révolution ouvrière et paysanne chinoise de 1949 a en effet soulevé un immense espoir pour les ouvriers et paysans du monde entier, plus particulièrement pour tous les peuples de l'Asie et du continent indien : il était enfin possible, à l'image de la victoire de la Révolution russe, de ne plus subir le joug et d'exproprier le gros propriétaire foncier, de se débarrasser de l'usurier et de l'industriel privé exploiteur. En Chine, les exploités étaient en passe de devenir les " maîtres du pays ". En chassant les capitalistes, les ouvriers et les paysans chinois réalisaient l'unité de la nation chinoise. N'avaient-ils pas raison ? Faudrait-il renoncer au combat pour en finir avec le régime de l'exploitation ? Faudrait-il accepter la dislocation de l'unité de la nation chinoise ?

 

" Si la Chine s'effondre, l'Asie s'effondre. Si le régime de propriété privée finissait par l'emporter, la classe ouvrière chinoise serait demain soumise aux pires conditions d'exploitation, ce serait une catastrophe pour tous les travailleurs d'Asie, et au delà, du monde", déclare un responsable syndical du Pakistan.

Ce débat se mène en Chine

 

Nous savons bien que ce débat se mène aussi en Chine. Voici ce que constataient des anciens cadres et ministres l'été dernier quand ils écrivaient aux dirigeants du Parti communiste chinois (PCC) : " Est-il possible que nous ayons pris la mauvaise voie, qui nous mènerait ailleurs ? (...) Le socialisme chinois est précaire. Le peuple chinois est parvenu à un stade extrêmement critique ! En  nous basant sur des faits actuels, il nous faut admettre que la réforme en Chine nous dirige vers la transformation  de la propriété publique en propriété privée et le passage du socialisme au capitalisme. "

 

C'est le constat qui s'impose. Avec la politique de réforme et d'ouverture, les autorités chinoises ont lancé il y a bientôt 30 ans la restructuration et la privatisation des entreprises d'Etat, tandis qu'elles encourageaient les entreprises privées, notamment à capitaux étrangers.

 

Qui a payé le prix fort ?

 

A quel prix pour les travailleurs ? Un rapport de 2004 du ministère du Travail et de la Sécurité sociale révélait que les travailleurs migrants du Delta de la Rivière des Perles, où sont concentrées les usines de surexploitation, avaient vu leur salaire moyen croître de 68 yuans (7 euros, 8 dollars US en 2004) en douze ans ! Dans le même temps, une livre de riz ou une livre de viande de porc coûtaient trois fois plus cher et les fonctionnaires avaient vu leurs salaires multipliés par cinq. La richesse (PIB) de la ville de Dongguan par exemple augmentait de 20% par an. Le même rapport du ministère affirmait que les industriels essayaient d'atteindre les profits les plus élevés possibles aux dépens des salaires et conditions de travail des ouvriers. Selon une étude réalisée en avril 2004 à Shenzhen, avec sa célèbre zone économique spéciale, auprès de 4.488 entreprises à capitaux étrangers de plus de 500 travailleurs, 46% des entreprises payaient leurs ouvriers au-dessous du salaire minimum légal, 60% ne payaient pas les heures supplémentaires selon la loi.

 

Et deux ans plus tard ? Le comité permanent de l'Assemblée nationale populaire (ANP) a contrôlé l'application de la loi sur le Travail dans 2.255 entreprises de sept villes et provinces. Quatre entreprises privées sur cinq n'avaient pas fait signer de contrat de travail à leurs employés ! " Les droits légaux des employés étaient fréquemment violés dans plus de 80% des entreprises privées, en particulier dans l'immobilier, l'industrie légère, la confection et la restauration ", déclara He Luli, vice-présidente du comité permanent de l'ANP en décembre 2005.

 

Cette politique se poursuit aujourd'hui. " Il faut continuer à promouvoir la propriété privée ", écrivait l'OCDE dans son rapport de 2005. Le président Hu Jintao a dit en octobre dernier qu'il fallait poursuivre le développement sur la même voie. Ainsi, la Commission de gestion et de surveillance des biens des entreprises d'Etat avait l'objectif de faire passer en 2009 le nombre des grandes entreprises d'Etat de 170 à 80 ou 100. Selon l'agence officielle Xinhua, M. Li Rongrong, en charge de la Commission, travaillait au regroupement de ces entreprises selon les lois du marché et le gouvernement avait offert de débloquer des fonds pour aider les entreprises à se mettre en faillite et à licencier les travailleurs. De quel droit et pour quels intérêts l'OCDE peut-elle ordonner de liquider des entreprises qui appartiennent au peuple ? Quels intérêts la Commission de gestion et de surveillance des biens des entreprises d'Etat (SASAC) et le gouvernement servent-ils en répondant positivement à ces exigences des multinationales et des institutions économiques et financière internationales ?

 

Voici comment un économiste américain, ancien responsable de la Banque mondiale à Pékin, voit en octobre dernier, après le 17e congrès du PCC les " vrais problèmes qui sont en jeu ": " La libéralisation du système financier : à quel rythme la Chine doit-elle vendre ses banques et autres institutions financières au privé, mais aussi au capital étranger ? La libéralisation économique : est-ce qu'on soumet le travail et les barrières structurelles à davantage d'ouverture pour le commerce, et plus vite ? " Pourquoi faudrait-il se plier à ces injonctions ?

 

A propos de la nouvelle loi sur le contrat de travail, l'agence Xinhua écrivait le 29 décembre 2007 :" Des statistiques indiquent que 40% des employés du secteur privé n'ont pas de contrat de travail, et certaines critiques ont pointé du doigt les salaires impayés, le travail forcé et autres qui ont favorisé le boom économique chinois. " Cette loi vise à protéger les travailleurs dans les entreprises privées : " Le gouvernement a fait un bon travail, mais il lui reste beaucoup à faire ", explique un responsable du PCC opposé à la politique d'ouverture.

 

Avec cette loi, tous les travailleurs chinois, en particulier ceux qui travaillent pour des multinationales ou pour des sociétés chinoises privées pourront disposer d'un contrat de travail. C'est l'expression de la vieille loi de la lutte des classes, qui voit l'exploitation nourrir la résistance à l'exploitation. Cela rend nécessaire le renforcement du combat du monde du travail pour des droits légaux garantis. Et cela soulève la question de l'unité de la classe ouvrière chinoise, fondée sur les conditions sociales qui ont permis son développement. Des dizaines de millions d'ouvriers chinois ne bénéficiaient-ils pas tous d'une protection du travail à vie, du droit à la santé, à l'éducation de leurs enfants, avec l'existence des entreprises d'Etat ? Pourquoi faudrait-il y renoncer ?

 

Contre les privatisations qui menacent l'existence même de la Chine

 

La défense des droits, de l'emploi et du contrat de travail ne peuvent être séparés du combat des ouvriers contre le démantèlement des entreprises d'Etat, contre le chômage et contre l'exploitation des multinationales. Contre les multinationales et les privatisations qui menacent l'existence même de la Chine comme nation unifiée et souveraine, le combat de la classe ouvrière chinoise n'a-t-il pas cette signification : rétablir la propriété collective des moyens de production et en assurer le contrôle ?

Pourquoi devrait-on renoncer à la voie ouverte par l'action révolutionnaire du peuple chinois ? Au nom du respect de la " mondialisation " et du caractère " incontournable " de l'économie de marché ? Mais si tel était le cas, alors ce serait l'objectif du mouvement ouvrier qui n'aurait plus de raison d'être. Il n'y aurait plus alors qu'à " accompagner la mondialisation ", ce qui n'est rien d'autre que la destruction des bases mêmes de la civilisation.

" Soumettre le travail et les barrières structurelles à davantage d'ouverture pour le commerce ", c'est à cela que servent la liquidation des entreprises d'Etat et l'encouragement aux entreprises privées pour ensuite faire adopter dans les autres pays des mesures désastreuses présentées comme nécessaires pour la compétitivité des entreprises.

 

"La loi sur les zones économiques spéciales en Inde nous vient de Chine avec cette argumentation des capitalistes et du gouvernement qu'il s'agit de concurrencer la Chine dans le domaine de la production de biens bon marché et de services ", dit un dirigeant syndical indien. Les zones économiques spéciales instaurées en Chine à partir de 1979 servent donc ainsi de modèles et d'armes contre les droits des travailleurs.

 

Un autre syndicaliste dit : " Tout se ramène à la question du coût du travail. Ici, on parle de faire travailler les salariés du textile pendant 60 heures dans le cadre de CDD, de la généralisation en Inde de zones économiques spéciales où les lois indiennes ne s'appliqueraient pas. " Les autorités ont rétabli le travail de nuit des femmes. Un syndicaliste du Bangladesh dit : " Le gouvernement viole la loi en interdisant l'existence et l'activité de syndicats dans les zones spéciales d'exportation. " C'est dans ces zones spéciales que vont s'implanter les usines du textile, alors même que le coût du travail au Bangladesh est plus bas qu'en Chine.

 

Faudrait-il accepter ces politiques comme un fait accompli ? Tout serait-il définitivement joué en faveur de la propriété privée ? Tout espoir de propriété sociale serait-il définitivement perdu ?

 

Aujourd'hui, si les conquêtes de 1949 sont menacées de disparaître, elles n'ont pourtant pas encore complètement disparu malgré les trente ans de " réformes ", comme l'écrit l'expert chinois d'une fondation américaine : " En Chine, l'Etat reste profondément et considérablement enraciné dans l'économie en dépit de trente ans de réformes. Aujourd'hui, la propriété d'Etat compte pour 35 % du PIB, l'Etat contrôle les plus grandes entreprises du pays, a le monopole des secteurs clés de l'industrie : banque, énergie, ressources naturelles, détient des milliers de milliards de dollars d'actifs et lance chaque année des investissements par centaines de milliards. "

De son côté, l'agence Xinhua précise : " Sur les 500 plus grandes entreprises du pays du classement 2007 de la Fédération chinoise des entreprises et de l'Association chinoise des directeurs d'entreprise, 349, soit 69,8 %, sont soit propriété d'Etat, soit contrôlées par l'Etat ".

 

Alors, n'est-il pas urgent de lancer cet appel clair : avant qu'il ne soit trop tard, il faut que cesse tout privatisation des entreprises d'Etat, directe ou déguisée. Les travailleurs chinois défendent la propriété d'Etat, nous nous déclarons à leurs côtés.

 

Frères et sœurs chinois, nous sommes à vos côtés

 

Nous qui combattons les privatisations dans nos propres pays, nous sommes à vos côtés lorsque vous défendez la propriété sociale dans les principaux secteurs de la production industrielle en défendant vos emplois, en exigeant le maintien de votre couverture santé et de vos retraites.

Nous savons que vous vous battez sur toutes ces questions, qu'il y a en Chine des grèves et des manifestations. Nous sommes à vos côtés.

 

Les travailleurs chinois sont dans leur droit légitime lorsqu'ils s'organisent pour se défendre. Aucune raison, aucun argument ne peuvent justifier que les entreprises d'Etat qui appartiennent au peuple chinois soient bradées aux spéculateurs privés et étrangers.

 

La crise du régime de propriété privée qui se manifeste dans les gigantesques pertes des banques dans les prêts " subprimes " n'épargne pas la Chine dans la mesure où son économie et ses finances sont de plus en plus intégrées au marché mondial en crise. Combien de milliards de dollars les banques chinoises vont-elles perdre dans ces investissements à risques ? Ne doit-on pas écouter ce citoyen chinois qui disait : "  Grands dirigeants du gouvernement chinois, nous vous prions de ne pas être trompés par des loups qui parlent avec douceur et qui se sont camouflés dans une peau humaine (...). N'oublions pas que nos réserves en devises sont le produit de la sueur et du sang du peuple de Chine. Nous vous prions de les investir avec plus de soin".

 

Aucune raison que les entreprises étrangères et privées aient des droits, notamment de s'emparer des entreprises d'Etat, mais que les ouvriers en soient dépourvus quand ils veulent se défendre contre les prédateurs et les pilleurs. Aucune raison que les pilleurs puissent violer la loi pour voler la propriété d'Etat mais que les travailleurs qui veulent la protéger ne puissent faire appliquer la loi.

Le socialisme, ce sont les travailleurs !

 

A tous ceux qui pensent et disent : oui, les ouvriers et paysans chinois ont raison de défendre leurs usines et leurs terres contre les mises en faillite et les confiscations abusives, les entreprises d'Etat contre la privatisation, l'emploi contre les licenciements, la lettre à Hu Jintao déjà citée déclarait : " Nous devrions concevoir des orientations qui prennent vraiment en compte les principes du socialisme et les intérêts des travailleurs, des paysans et du peuple, dire la vérité sans avoir peur de perdre la face pour voir quels progrès ou erreurs ont été faits et quelles sont les leçons à en tirer. (...) L'économie en souffrira peut-être un certain temps mais cette politique aura le soutien sincère des larges masses et amènera donc une grande unité politique et économique ainsi qu'un fort développement. Nous avons des amis partout dans le monde et nous nous développerons. "  Oui, la classe ouvrière internationale ne saurait être neutre. Les conquêtes aujourd'hui bafouées et attaquées de la révolution chinoise sont aussi nos conquêtes.

Oui, nous sommes les amis des travailleurs chinois

et c'est pourquoi nous décidons de constituer un Comité international

pour la défense de la propriété sociale  en Chine,

pour la défense des travailleurs chinois

 
 

Mumbai, le 20 janvier 2008

Les premiers signataires :
 

Bangladesh : BADRUDDUJA CHOWDHURY Mohammad, président, Fédération de la jeunesse ; KABIR Ahamed, secrétaire adjoint, Fédération nationale des travailleurs du Bangladesh (BJSF) ; MONJUR Alam M.D., Fédération de la jeunesse, Chittagong ; MOZIBAR Rahaman, vice-président, Syndicat des ouvriers du textile, Dinajpur ; RAFIQZZAMAN, président de la Fédération nationale des travailleurs du Bangladesh ; SANZEED Hossain, secrétaire, Fédération de la jeunesse de la BJSF ; SARKAR Subal, secrétaire général, Association des paysans sans terre du Bangladesh (BBS) ; SOKANLA Duhla, secrétaire adjoint, BJSF ; ZAKIR Hossain J., secrétaire général, BJSF - France : DORIANE Olivier, Entente internationale des travailleurs et des peuples (EIT) ; FORGUE François, EIT ; GOZLAN David, EIT - Inde : D'SOUZA, Franklyn, secrétaire général, Fédération des employés d'Unilever de l'Hindustan ; DEEPAK Chi Danand Dubi, secrétaire général, Association des cadres de Schrader Duncan Ltd ; DEEPTI Gopinatu, secrétaire général, Syndicat des travailleurs des aéroports d'Inde (Mumbai) ; GARKWAD Vasan Shripat, Comité de solidarité syndicale (TUSC) ; GHOSH Asis Kusum, NFSRU ; GOMEZ Georges, président, Syndicat démocratique des pêcheurs et des travailleurs de la pêche ; JORGE Subhas Naik, président, Forum des syndicats indépendants ; KAGAL Ganesh, vice-président, Syndicat des employés de Nicholas ; KHADE Laxman Umesh, Association des cadres de Schrader Duncan Ltd ; NAIR M.S., Union syndicale des employés de Blue Star ; PAREKH Nalin V., vice-président, Syndicat des employés d'Unilever de l'Hindustan ; PATIL Arand, trésorier du Syndicat des employés d'Otis ascenseurs, Mumbai ; PAWAR KAGAL Dilip, syndicat des employés de Nicholas ; POL SINGH Satya, membre du syndicat des travailleurs de Gramin Khetehar ; PUJARI Harish, syndicat des employés d'Otis ascenseurs, Mumbai ; RAJ Shiv, secrétaire, Nirman Majdoor Pauchayat ; SANJAY Ambre, Fédération des employés d'Unilever d'Hindustan ; SANYAL Chandan Kanti, ancien secrétaire général, NFSRU ; SARM Nilesh, Association des femmes travailleuses du Bhanesh Gansee, Gujarat ; SAWE Lalit M., secrétaire général du syndicat des employés de Nicholas, Kampur ; SHANKAR Shiva, président, Syndicat de la Construction, Bengalore ; SINGH Rana Pratap, présidente, Syndicat des travailleurs des aéroports d'Inde (Mumbai) ; SINHA O.P., président, Comité des travailleurs d'Inde, Lucknow ; SUBIR Banerjee, membre du secrétariat national, NFSRU, Calcutta ; SUR Mona, membre de la CE du Conseil national des syndicats indiens, Kampur - VASUDEVAN Nambiath, secrétaire général, Fédération d'Inde des travailleurs de Blue Star, Mumbai - Pakistan : CHAUDHARY Gulzar Ahmed, secrétaire général, All Pakistan Trade Unions Federation (APTUF) ; GULZAR Yasir, secrétaire adjoint, Organisation des jeunes pour le progrès ; GULZAR Nasir, secrétaire à l'information, APTUF ; ILYAS Muhammad, secrétaire adjoint, Syndicat des travailleurs de la Presse ; JAMIL Rubina, présidente de l'APTUF ; JAVEED Ahmad, secrétaire adjoint, Fédération des travailleurs de l'industrie du tapis, ITTEHAD (APTUF) ; MUSHTAQ Ahmad M., vice-président, Fédération des travailleurs de l'industrie du tapis ITTEHAD (APTUF) ; NIAZ, Khan, secrétaire général, Fédération des travailleurs de l'industrie du tapis ITTEHAD (APTUF) ; SIDDIQUE Muhammad, secrétaire général, APTUF (District of Sheikupura).

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olivier doriane 13/11/2008 18:13

Le texte pour la défense de la propriété sociale ayant nourri le débat (merci de l'avoir publié), il pourrait se prolonger avec ce texte de Tribune, la revue du comité international pour la défense de la proprité sociale ne chine, pour la défense des travailleurs chinoisDéclaration de “ Tribune ” (23-10-08) “ La Chine est à un carrefour ”Il faut prendre le chemin qui permet de protéger le peuple travailleur du désastreLa crise qui est partie des banques américaines, il y a plus d'un an, ravage aujourd'hui le monde entier. Les banques, lancées dans la fuite en avant de la spéculation, font faillite les unes après les autres aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Islande, etc.. Les Bourses s'effondrent, la valeur des sociétés fond, des milliards de dollars disparaissent en fumée, les entreprises ferment par milliers. La faillite est générale. Personne ne peut dire quand et comment tout cela va finir… Que se passe-t-il aux Etats-Unis, dans le pays capitaliste le plus puissant et le plus riche, présenté comme le plus grand succès de l’économie de marché ? A la suite des faillites des établissements de crédit américains, plus de 1,5 million de travailleurs, avec leur famille, ont été chassés de leur maison, vivant pour certains dans des villages de tentes. Près de un million de licenciements sont tombés depuis le début de l'année. Les fonds de retraite des travailleurs américains placés sur les marchés spéculatifs ont perdu 200 milliards de dollars. La crise mondiale frappe aux portes de la ChineIl n’est plus possible de se cacher la réalité. La Chine n’échappera pas à la crise mondiale qui frappe tous les continents. Elle se propage. Elle est là. Elle frappe aux portes du pays. Elle est là lorsque le 12 octobre, le fabricant de jouets Smart Union à Dong Guan (province du Guangdong) ferme brutalement les portes de son usine parce que, dit-il, il est « trop dépendant du marché américain qui est devenu morose ».  Un des sept mille ouvriers qui manifestent pour le droit à son travail, pour que son salaire soit payé, explique : « Cette crise financière aux Etats-Unis va nous tuer, elle nous êtes déjà le pain de la bouche ».La crise est là lorsque des centaines de milliers de yuans sont déjà perdus dans les investissements chinois dans les banques et compagnies d’assurance Blackstone, Morgan Stanley, Fortis, Freddie Mac, Fanny Mae et autres. La crise est là lorsque le fonds souverain China Investment Corporation (CIC), doté de 200 milliards de dollars à partir des réserves de devises de la Banque centrale populaire de Chine — donc à partir des milliards qui appartiennent à la nation chinoise — a vu une large partie de ses investissements dans le marché spéculatif international partir en fumée. D’ores et déjà nul ne sait combien ont déjà été perdus dans les 20 milliards investis dans les sociétés cotées à la Bourse de Londres.La crise est là lorsqu’on ne sait pas comment Chinalco, le géant d’Etat de l’aluminium, va pouvoir retrouver les milliards de dollars qu’il a déposés à la banque Lehman Brothers pour acheter Rio Tinto, alors que cette banque a fait faillite…Que faire pour éviter la catastrophe ?Alors face à cette crise qui frappe les peuples dans le monde entier, une seule question est posée: que faire pour éviter la catastrophe ? Certes, depuis des années, il y avait des débats sur ce que coûtaient au peuple chinois les réformes d’ouverture au marché. Sans doute, certains ont-ils estimés qu’il était possible d’avancer dans le cadre de ces réformes. D’autres, qu’il était peut-être possible d’en limiter les effets les plus pervers. Ou encore qu’il fallait contrôler les réformes. D’autres, dont nous sommes, estimaient qu’il fallait les combattre et remettre en cause le principe même de ces réformes qui ouvraient l’économie chinoise fondé sur la propriété sociale, aux règles du marché.Il faudra sans doute tirer un bilan de tout cela. Mais au delà des points de vue différents sur les origines de cette politique de réformes, sur sa mise en œuvre, sur ses conséquences, une question s’impose aujourd’hui à tous : Comment faire pour éviter la catastrophe, comment s’opposer à la dislocation programmée, qu’est-ce qui peut être fait ? Quelles mesures doivent être prises pour préserver la Chine ?Il y a urgenceLa réalité est là : les travailleurs chinois des secteurs industriels liés aux exportations, qui représentent 35% de l’activité du pays ont déjà subi et vont subir la crise de plein fouet, en raison de la récession qui s’installe aux Etats-Unis et dans les pays de l’Union européenne. Déjà, dans l’année qui a suivi le début de la crise des subprimes, l’administration d’Etat des Douanes a déclaré que la moitié des entreprises exportatrices de jouets (plus de 3.600) avaient mis la clé sous la porte cette année. Sur 70.000 petites entreprises de Hong Kong installées dans la province du Guangdong, 20.000 pourraient avoir disparu d’ici à fin 2008 (China Daily, 26 juin 2008). De son côté, le vice-président de la Fédération hongkongaise des industries affirmait que 10.000 usines du sud de la Chine pourraient fermer, citant le textile, les jouets et les produits liés à l’acier. Combien de millions de travailleurs ont-ils déjà été licenciés et ne retrouveront pas de travail ? Et tout cela n’était qu’un début. Selon une étude du FMI publiée le 9 octobre 2008, la croissance chinoise devrait reculer du fait de la contraction des exportations sous l’effet du ralentissement économique américain. De son côté David Mc Cormick, sous-secrétaire d’Etat au trésor américain a déclaré en parlant des autorités chinoises. « Elles ne peuvent compter sur le fait que les exportations soient le facteur d’entraînement qui permette à leur économie de continuer à progresser. » (International Herald Tribune, 23/10/08)Les cris d’alarme n’avaient pourtant pas manqué• Cris d’alarme émanant de dizaines de milliers « d’incidents de masse », par lesquels les ouvriers et les paysans affirment : « Nous voulons vivre de notre travail ». •  Cri d’alarme de ce simple citoyen  en 2007 : “ Grands dirigeants du gouvernement chinois, nous vous prions de ne pas être trompés par des loups qui parlent avec douceur et qui se sont camouflés dans une peau humaine (...) N’oublions pas que nos réserves en devises sont le produit de la sueur et du sang du peuple de Chine. Nous vous prions de les investir avec plus de soin ”. Cet appel n’a pas été entendu.Si aujourd’hui la Chine n’est pas emportée comme les autres dans la tourmente, c’est que “ même après trente ans de réformes, le système financier chinois reste très fermé, si on se réfère aux critères de l'économie de marché. En conséquence, il a été moins sauvagement attaqué que celui des autres pays ” (Asia Times, 8 octobre).  “ Le fait que notre système financier ne soit pas entièrement ouvert et notre monnaie pas pleinement convertible a évité à la Chine d’être secouée par la crise financière asiatique de 1997. Aujourd’hui encore cela semble un rempart efficace contre le tsunami financier en cours ”, déclare un spécialiste de la recherche en économie de l’Académie des sciences chinoise. Alors, pourquoi faudrait-il l’ouvrir davantage ? Pourquoi ne pas faire machine arrière et ne pas décréter la non convertibilité du yuan ? Pourquoi faudrait-il permettre aux capitaliste et aux banques du monde entier — c’est-à-dire à ceux-là même dont le système fait faillite — de spéculer sur la monnaie du pays ?• Cri d’alarme lancé en juillet 2007 par 17 anciens hauts cadres du Parti communiste chinois, dans une lettre ouverte à Hu Jintao et au Comité central : “ Notre cadre économique institutionnel qui s'appuie sur la propriété d’Etat peut-il résister à l’épreuve du temps ? ” Ils affirmaient :  “ N’avons-nous vraiment pas les moyens de faire face à ces problèmes, sommes-nous contraints au “ laisser-faire ” ? Nous avons encore un grand nombre d’entreprises d’Etat, grandes et moyennes, qui peuvent être bien dirigées. Il n'y a aucune raison de les vendre aux enchères à des entreprises étrangères, qui mettent ainsi la main sur notre marché intérieur et étranglent le développement économique de la nation. (...). On ne peut compter le nombre d’affaires et de motifs d’inquiétude auxquels chaque jour donne naissance. C’est une liste sans fin : les bulles spéculatives de la Bourse, l’augmentation des prix, la délocalisation d’usines sans consultation, les déplacements de populations, la spéculation immobilière, la montée en flèche des prix. De plus, la politique d’exportation à bas prix a conduit aux bas salaires et à l’exploitation des ouvriers, à une grande consommation d’énergie, ainsi qu’à une pollution considérable, etc.. ” Cette lettre publique interrogeait : “ Est-il possible que nous ayons pris la mauvaise voie qui nous conduira ailleurs ? ” Cette question s’impose aujourd’hui à tous.“ La Chine est à la croisée des chemins ”Après la réunion du comité central du PC chinois qui s'est achevée ce 12 octobre 2008, l'agence officielle Xinhua écrit : “ La Chine est à la croisée des chemins ”. Personne ne peut le nier. Et à un carrefour, il faut choisir une direction. Alors, quelle voie emprunter pour prendre les mesures qui peuvent sauver le pays de la catastrophe qui s’annonce pour les ouvriers et les paysans ?– Soit continuer comme avant, et être aspiré par la faillite du régime de la propriété privée des moyens de production, un système qui dans son agonie, n’a d’autre ressource qu’une fuite avancée insensée dans la spéculation financière, conduisant à la désindustrialisation, aux guerres, à la remise en cause de tous les droits et conquêtes des peuples, à la dislocation des nations. Comment un tel système, qui frappe les peuples du monde entier pourrait-il permettre de trouver des solutions dans l’intérêt du peuple chinois ?– Soit changer résolument de route afin de prendre les mesures de sauvegarde nécessaires pour éviter que la misère ne ravage le pays, en revenant à la souveraineté de la nation, en refusant toute mesure venant d’institutions financières extérieures qui pourrait  aggraver la situation du peuple ?• Si l’on suit la voie de « l’ouverture au marché », c’est une certitude, il va renforcer sa pression pour essayer de répondre à sa propre crise. Aux USA, c’est le marché qui décide. Et pour répondre à la faillite des banques, un plan de 1500 milliards de dollars, élaboré par M. Paulson, le secrétaire américain au Trésor,  a été voté par les Démocrates comme par les Républicains. En conséquence, les travailleurs américains vont payer un très lourd tribut pour renflouer les banques et institutions financières américaines. Le même M. Paulson avait, au cours de la « réunion du dialogue économique » de juin 2008, exigé de la Chine qu'elle ouvre totalement ses marchés financiers !… Pour entraîner tout le pays dans la tourmente ? Et c’est encore lui qui, tous les mois, réclame que la Banque populaire de Chine prête aux Etats-Unis des dizaines de milliards de dollars ? N’est-ce pas lui encore qui exige la convertibilité totale du Yuan ? • Si l’on décide d’emprunter le chemin de la défense de la nation chinoise et de son peuple, alors il faut dire clairement qu’il n’est pas possible d’accepter que ce soit son sang et sa sueur qui payent les banquiers et spéculateurs du monde entier. Et dans ce cas, pourquoi faudrait-il accorder encore aujourd’hui des milliards de crédits à ceux qui, pour amasser des profits gigantesques, ont spéculé sur les cours du pétrole et des matières premières vitales pour les peuples du monde entier, notamment sur les céréales ? Pourquoi à l’inverse tous ces milliards de dollars des coffres de la Banque populaire de Chine ne seraient-ils pas réservés à protéger la population des villes et des campagnes ? Pourquoi les réserves du Fond souverain CIC ne reviendraient-elles pas sous le contrôle de l’Etat avant qu’elles ne s’évanouissent dans la spéculation internationale ?• Si l’on suit la voie de la soumission aux institutions internationales, on sera amené à céder à leurs exigences qui touchent aux fondements de la constitution de la nation chinoise en 1949 : la propriété de la terre. En effet, ces institutions réclament une remise en cause de la propriété collective de la terre gérée par l’Etat, l’ouverture des campagnes aux banques étrangères, celles-là même qui font faillite. Pour ces institutions, l’autosuffisance alimentaire et la sécurité en grains du pays n’ont pas d’importance, ce qui compte, c’est le profit qu’on pourra tirer d’une privatisation des terres.• Si l’on suit la voie de la raison, on se rappellera que le peuple chinois a dû mener une longue lutte pour arracher la terre aux grands propriétaires fonciers, on affirmera que les paysans ne veulent pas se retrouver dépossédés de cette terre chèrement conquise mais au contraire veulent les moyens de la cultiver, contre ceux qui la saccagent, se l'accaparent illégalement ou qui veulent la privatiser. N'est-il pas urgent d'utiliser tous ces milliards qui sont dans les coffres de la Banque populaire de Chine pour faire creuser les puits, faire réparer les digues, acheter le matériel moderne nécessaire au paysan et lui garantir le juste prix de son travail ? De rétablir le contrôle des prix sur tous les produits nécessaires à la vie courante ? N'est-il pas urgent d'utiliser tous ces milliards de dollars pour purifier les eaux des rivières, des fleuves et des lacs, des nappes phréatiques en zone urbaine qui sont polluées à 90% ?Sous des formes diverses, ces choix et ces questions se trouvent posées au mouvement ouvrier à l’échelle internationale. Soit soutenir le plan Paulson de pillage des fonds publics, soit préserver l’indépendance du mouvement ouvrier et combattre ce plan. En Europe, se soumettre aux injonctions de la BCE, ou réclamer la retitution des 360 milliars que l’UE vient de décider de verser aux spéculateurs.Prendre les mesures d’urgence pour la sauvegarde de la nation et du peupleRépétons-le. On peut avoir des points de vue différents sur la période dite d’ouverture de la Chine et les responsabilités des uns et des autres dans la situation présente. Pour notre part, nous l’avons maintes fois affirmé : la force qui peut sauver le pays est dans le peuple. C’est le pouvoir du peuple librement organisé qui peut sauver le pays, c’est sa parole, sa volonté de protéger ce qui a été conquis par les générations précédentes.Cependant aujourd’hui, quelle que soit l’appréciation que l’on porte sur la période précédente, ne faut-il pas constater qu’il y a un danger immédiat, celui que la crise de ce système fondé sur la propriété privée des moyens de production partie des Etats-Unis ravage la Chine et réduise à la misère la population ? En conséquence, ne faut-il pas affirmer l’exigence des mesures de sauvegarde et d’urgence pour sauver le peuple et la nation ? N'est-il pas temps de dire :– Pas un yuan, pas un dollar pour renflouer les banques américaines. Gel de tous les investissements financiers spéculatifs des institutions du pays (banques, fonds souverain, fonds d’investissement d’Etat) dans les fonds d’investissement et banques internationales– Pas un ouvrier chinois ne doit payer les conséquences de la crise mondiale du capitalisme. Expropriation sans indemnité de rachat de toutes les entreprises liées aux multinationales qui licencient les travailleurs.– Interdiction de toute forme de spéculation sur le yuan. Gel immédiat de toute nouvelle mesure allant dans le sens de la convertibilité– Abandon de tous les plans de privatisation de la terre. Tribune tend la main à tous ceux qui ne veulent pas que le désastre emporte la Chine et publiera toutes les contributions qui se fixent cet objectif.Tribune se déclare prêt à appuyer et à participer à toute initiative pratique allant dans ce sens en Chine et à l’échelle internationale. 23 octobre 2008Pour tout contact : Tribune -  87, rue du Faubourg-Saint-Denis, 75010 Paris, France – mail

Jean LEVY 19/10/2008 09:55

La situation des travailleurs en Chine nous importe comme celle des travailleurs du monde entier. Que de graves problèmes se posent en RPC, c'est certain. Mais, dans une analyse qui ne vise pas à stigmatiser le régime chinois, il est nécessaire de faire une étude OBJECTIVE. Ce ne semble pas être le cas du texte en question. Rien d'étonnant quand on voit l'origine des signataires français de l'appel en question. Ils apartiennent tous à l'EIT (Entente Internationale des Travailleurs), organisation soeur du PT (Parti des Travailleurs), pour qui la Chine est un pays capitaliste des plus sauvages. Pourtant, nul ne conteste qu'en moins de 10 ans, des centaines de milllions de Chinois connaissent aujourd'hui, un niveau de vie comparable au nôtre, que les famines ont été éliminées, de même que les inondations chroniques qui faisaient des millions de victimes, la suffisance alimentaire permet à chacun de manger, et de plus enplus, d'une façon équilibrée (avec de plus en plus de viande, de légumes diversifiés), que des centaines de millions ont été relogés dans des immeubles neufs. Certes, ce n'est pas encore le socialisme, les dirigeants chinois ne l'envisagent que dans des décennies. Beaucoup d'inégalités subsistes, mais peut comparer le niveau de vie (santé, enseignement, culture..) en Chine et en Inde, où le régime des castes reste d'actualité, la mortalité infantile énorme, la faim endémique.Donc, des débats ouverts, sans tabous, et non biaisés par des considérations politiques, sont souhaitables sur la situation en Chine. Mais en reconnaissant les immenses progrès accomplis par le système politique.Amitiés.

Jihad WACHILL 18/10/2008 18:37

Personnellement, ce que j'en tire, c'est que si l'on considère qu'il y a des reculs en matière de propriété sociale en Chine, c'est qu'il y a bien eu une politique d'appropriation sociale des moyens de production en Chine et qu'il en reste encore beaucoup de choses bénéfiques pour le peuple chinois. Je pesiste à ne pas voir de portée syndicale mais une portée parapolitique à ce texte. Ce n'est en soi pas une critique, en tout cas ça ne le saurait pas si le carcatère politique était assumé par ses auteurs, ce qui n'est pas le cas: je suis à la fois syndiqué et carté politiquement. Néanmoins, c'est confondre les deux a toujours un résultat gênant car on donne l'impression dans ces cas-là de ne pas être à sa place. Après, il y a des contradicitions internes à la fois à ce texte et dans l'attitude des autorités chinoises. Aujourd'hui, le débat est ouvert à l'intérieur du PCC, et ça fait quelques temps déjà en fait, sur la question de la pertinence pour la Chine de poursuivre dans la voie de l'intégration dans la mondialisation capitaliste. Ce texte, ou plutôt les éléments qu'il rapporte, peut être perçu comme un révélateur de l'âpreté du débat en Chine et de la sensibilité de secteurs importants du PCC à l'amélioration concrète du sort de la population chinoise. Bien loin, donc des lieux communs sur la Chine et le PCC.

gilles questiaux 18/10/2008 14:51

l'intérêt du texte pour moi, c'est par rapport à la Chine, pas l'Inde : il apporte un éclairage innattendu sur la lutte des classes .. en Chine!

Jihad WACHILL 18/10/2008 14:47

Ce texte me gêne beaucoup: est-ce un texte politique ou syndical? Il suffit de regarder les signataires français, qui ne se cachent même pas derrière le "paravent" syndical (c'est quoi cette EIT???), pour se rendre compte qu'il s'agit d'un texte politique. Il y a tellement à faire de la part de syndicalistes pour faire respecter les droits des salariés indiens que la démarche est pour le moins déplacée. C'est mon opinion, je pense. De toute évidence, les responsabilités syndicales servent ici à crédibiliser une démarche plus ou moins politique. Je serais tenté de la qualifier de "parapolitique". Sur les fond, beaucoup de choses se discutent, mais la démarche me semble malhonnête dans la forme.