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Réveil Communiste

« Se libérer du carcan de l'UE » débat 34ème congrès du PCF

15 Octobre 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Congrès du PCF depuis 2008

« Se libérer du carcan de l'UE » : un débat nécessaire dans le parti pour
préparer son 34ème congrès. mis en ligne le 14 octobre

Jeudi 9 octobre, à la section du 20ème arrondissement de Paris, le premier
atelier de discussion a eu lieu sur « le monde et la société actuelle » et
j'y ai porté la nécessité d'un débat sur la question de sortir ou non de
l'Union Européenne, relayant ainsi la position de la base alternative  que
j'ai signée « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps
».
Lors de l'atelier, un camarade - Bernard - a répliqué avec vigueur, allant
pour conclure jusqu'à traiter d' « absurde » cette position ; et à l'issue
de la réunion, une autre camarade -Nora - m'a informé qu'une contribution
argumentée allant dans le sens de Bernard existait sur le site du parti
consacré à la préparation du congrès :
http://alternativeforge.net/spip.php?article1560 émanant de Jean-Paul
Duparc «"Sortir de l'UE" : une illusion dangereuse ».
Le débat d'idées est donc lancé, vif, non consensuel.

La nécessité de ne pas éluder ce débat est partagée sans aucun doute par
tous les camarades au sein même du parti. Il ne s'agit non pas tant de se
mettre en ordre de marche pour les échéances électorales européennes de
l'année prochaine - cependant cela arrive vite ! - que d'établir
correctement le projet communiste et sa stratégie, sur ce sujet en
particulier mais surtout sur sa réponse en général, face à un capitalisme
hégémonique mondialisé, pour un pays développé comme le nôtre appartenant
à une union d'états.

Le constat d'abord, qui me semble-t-il, est lui aussi partagé par tous,
depuis toujours à l'intérieur du parti : l'Union européenne est une
institution qui dès le départ par le traité de Rome fut un véritable
cheval de troie du libéralisme à une époque où l'économie politique
marxiste et en occident la tendance keynesienne (interventionniste) de
l'économie bourgeoise étaient prédominantes dans les actes nationaux.
A la communauté économique européenne a succédé l'union européenne et ce
glissement sémantique est loin d'être anodin. Cependant bornons-nous à
relever ce fait incontestable : la voix et les pouvoirs des états
composant l'Union se sont progressivement amoindris, surtout depuis l'Acte
Unique de 1986, au profit de la montée en puissance de la commission et de
ses directives s'imposant donc aux états-membres. Ce processus  de
délégation supranationale du pouvoir politique s'est accéléré - très
amèrement pour ceux qui tiennent à la gauche - à un moment où les partis
socio-démocrates ont tenu les rênes des pouvoirs nationaux et européen
(Mitterrand, Delors, Prodi etc.) et permettant la mise en place de
directives marquées par l'ultra-libéralisme et notamment le démantèlement
des services publics nationaux. Les traités d'Amsterdam puis de Nice
datent même de la période où le PCF avait des ministres au gouvernement de
la France.

Avec le non au référendum sur le TCE des français et hollandais - les
autres peuples nationaux n'ayant pas eu la possibilité de voter
directement - puis la ratification du traité de Lisbonne - pour contourner
ces deux non - ayant échoué en Irlande, nous sommes confrontés à un déni
de démocratie de la part de la quasi-totalité des forces politiques et des
médias en Europe.

Ces faits reconnus par tous dans le parti sont là pour poser qu'il y a un
véritable problème avec la construction européenne.

Les points qui posent problème commencent.

Quelle est la position du parti communiste français ? Sans remonter à
l'historique de la position du parti et son infléchissement depuis la
création du groupe de la gauche européenne, contentons-nous de lire la
base commune proposée par le conseil national.
Il s'agit donc de « Changer l'Union européenne en profondeur, [d']en
refonder les principes. »  et pour cela «travailler dans la durée aux
convergences les plus larges en France et en Europe »  et très
concrètement pour les prochaines élections européennes œuvrer avec «des
personnalités progressistes, des militants syndicaux ou associatifs, des
acteurs des rassemblements sur l'ex projet de traité constitutionnel ou du
forum social européen... »

La BC du CN semble continuer la stratégie en place depuis une dizaine
d'années sur l'Europe, qui n'a pour l'instant pas été couronnée de succès
- bien au contraire c'est à un constant effacement du parti et des forces
progressistes en Europe que nous sommes confrontés - mais surtout cette BC
du CN aurait du permettre aux camarades de s'interroger sur la validité de
cette ligne et non conclure par un prématuré et péremptoire : « Nous
mènerons dans cet esprit la campagne des élections européennes de 2009. »

Je pense que oui, des comptes sur cette stratégie continuée dans le vague,
presqu'en douce dans le projet de BC du CN, doivent être rendus par la
direction nationale à l'ensemble du parti. Cette BC du CN laisse une
impression totalement négative de double aveuglement sur le bilan et sur
le cap maintenu envers et contre tout. La position du PCF sur l'Europe
exprimée par sa direction est d'ailleurs très analogue à celle de son
positionnement vis-à-vis de la gauche dans le pays : il y a quelque chose
d'incantatoire, à la fois vague et résolu, à vouloir infléchir le cours
des choses alors que c'est l'échec récurrent sur ces deux questions et
qu'il n'y a aucune chance -selon moi - que cela marche, tellement c'est
incompréhensible pour la classe salariée. Le niveau du parti dans son
audience nationale est l'exacte contrepartie de l'insignifiance
brouillonne  de son projet et de sa stratégie depuis de nombreuses années
et le conduisent à être un cercle de réflexion qu'on n'écoute même pas
plutôt qu'un parti politique.

Le congrès qui s'annonce doit donc être le lieu de débat, en tous les cas
il est possible et souhaité dans la BC alternative.

Pour ma part et après réflexion, comme nombre de camarades, le constat est
le suivant : sur la base de cette stratégie continuée et qui peut conduire
- c'est à craindre - jusqu'à l'effacement de ceux-là même qui la portent,
l'espoir qu'à l'échelle de l'Europe les rassemblements populaire et des
forces progressistes puisse grandir et peser est précisément une illusion
dangereuse. Rien de nouveau n'est à attendre si notre parti ne parle
clairement et distinctement à la classe salariée abandonnée par la gauche
sur cette Europe libérale au service de la classe possédante, inféodée aux
Etats-Unis dans les instances supra-européennes que sont l'OMC et le FMI.
Les nominations, ces dernières années, de Pascal Lamy et Strauss-Kahn à la
tête de ces deux organismes auraient du être riches d'enseignement pour
notre direction sur les espoirs de réel changement dans une logique de
gauche durable ou je ne sais quel galimatias de même acabit.

Je repose donc la question de sortir du carcan de l'Union Européenne et je
délaisse maintenant le champ général pour investir plus précisément le
champ de ce que pourrait être un projet économique différent, communiste,
par rapport à l'UE.

Tout d'abord une remarque : il n'est pas acceptable intellectuellement que
des camarades caricaturent les positions demandant une dénonciation
autrement conséquente de l'UE.  Et la question du bilan du parti sur la
question de l'Europe est elle aussi absente de leurs contributions orales
ou écrites tout comme dans la BC du CN.

Mon camarade de section Bernard trouve « absurde » cette position au motif
que la construction européenne est la réalité et que donc une réalité ne
se nie pas, qu'il y a contradiction et donc qu'il doit y avoir dépassement
de cette contradiction. Très bien mais concrètement ? Nul doute que la
critique constructive est à venir, je ne manquerai pas d'en prendre
connaissance avec intérêt.
Jean-Paul Duparc dans sa contribution, est tout aussi critique et évite
soigneusement de rentrer dans les détails constructifs. Je n'accepte pas
par exemple son « «Cela ne signifie absolument pas que l'on ne pourrait
rien contre le capitalisme. Au contraire. » car en l'état il n'est pas
argumenté. Je doute qu'il le soit un jour plus que ce que raconte
hebdomadairement Francis Wurtz dans les colonnes de l'HD.

Je n'aurai pas la cruauté, pour son auteur et pour les tenants du combat à
l'intérieur des institutions européennes comme Jean-Paul Duparc,
d'invoquer le livre de Philippe Herzog (avec Yves Dimicoli) dont je viens
de relire l'introduction et la conclusion : « Europe 92 : construire
autrement et autre chose » , écrit en 1989, où il est déjà question -
presque mot pour mot la même idée, à presque 20 ans de distance : « ce qui
émerge de progressiste en Europe, et qui commence de converger. » chez
Jean-Paul Duparc et « Les potentiels d'un rassemblement émancipateur
commencent à apparaître » sous la plume d'Herzog ! Finir comme ce dernier
ou comme le PCI, voilà ce qui est au bout camarades si nous continuons la
machine à perdre dans le brouillard !

Par contre, Jean-Paul Duparc va jusqu'à prêter aux tenants de cette
position dans le parti  des délires autarciques  (Diantre, on ressemble à
des coréens du nord !) et des intentions de s'allier avec les forces
réactionnaires les plus rétrogrades (Fichtre, nous sommes des
nationaux-bolcheviques, des rouge-bruns !).
Je vous le dis camarade, cela n'est pas constructif, participe du procès
d'intention et enfume plus qu'il n'éclaire le débat sur le bilan et la
stratégie à mettre en place.

Quelques pistes doivent maintenant esquissées, selon moi, pour asseoir des
éléments d'économie politique communiste et partant de politique
macro-économique à l'échelle nationale dans des relations internationales
à refonder de toute façon en profondeur.

D'abord un constat global : la pensée économique est en aussi mauvais état
que son sujet d'étude (ceci expliquant sans doute cela). Le caractère
confortable de la production universitaire et/ou le caractère de permanent
d'organismes (partis, syndicats etc.) n'est sans doute pas étranger à son
caractère étrangement distant du réel et de construction théoriques
déconnectées du réel pour l'analyse mais pas sans incidence sur la
nocivité des politiques économiques pour les classes laborieuses.

Le Parti n'est hélas pas épargné par la vétusté de sa production. Tout au
contraire, les camarades de la section éco-po et le premier d'entre eux
Paul Boccara, n'ont pas été en mesure de fonder solidement les
propositions communistes et tout porte à croire que leur infécondité
condamne le parti à l'avenir si jamais ils devaient continuer à tenir
seuls la barre dans ce domaine.

Dans l'Humanité nous avons ce jour (13/10/2008) une double page consacrée
à un entretien avec Paul Boccara et ce qu'il propose montre le caractère
théorique extrêmement attardé de solutions évidemment moins mauvaises que
la gabegie actuelle (cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant :
les propositions de Paul Boccara sont évidemment porteuses de mieux pour
l'humanité et sont de loin supérieures à la gabegie néo-libérale
éventuellement mâtinée de charlatanisme social servie par la droite et la
gauche depuis 30 ans maintenant)

3 points qui m'ont frappé à la lecture de cet article :

1 Nous sommes sortis de l'UE ! Pas un mot dessus dans cet article, tout
juste se projette-t-il un moment au poste de Trichet ou de la commission
pour dire ce qu'il ferait lui, à la tête de la BCE... Ce n'est pas sérieux.
Sa réponse est donc entièrement au national, détaillée, mais sur un
non-dit de taille qui interroge sur l'énergie à dresser ces pistes : nous
sommes actuellement en économie ouverte et soumis à des directives
européennes et des accords internationaux qui rangent ces propositions au
rang de fantaisie irréaliste d'ordre tout à fait théorique.

2. La proposition principale de création de « pôles financiers publics
nationaux » (encore une fois bye bye l'Europe, bonjour la politique
macro-éco à l'échelle des nations) et de services publics du crédit est
une resucée très peu originale d'une position qui a bientôt ¾ de siècle
depuis que Keynes l'a formulé très simplement en parlant de socialisation
de l'investissement. Partant, le principal point développé par Paul
Boccara n'est pas marxiste mais keynesien du point de vue du fondement
théorique. Encore une fois c'est mieux que rien mais en aucun cas ce n'est
la panacée, ni même nouveau. Les ennemis d'hier, planificateurs entre
autres et tenus pour des suppôts du capitalisme monopoliste d'État doivent
se retourner dans leur tombe !

3. Pas un mot sur une alternative pratique, concrète, aux lois du Marché.
Je m'étonne surtout du silence assourdissant, récurrent dans le parti,
autour d'un thème que je continue à défendre contres vents et marées : la
planification.
Le capitalisme c'est la propriété privée des moyens de production + le
marché comme régulateur social des échanges économiques, mode opératoire
mortifère pour le social et l'écologique.
Le communisme est plus que jamais l'appropriation sociale des moyens de
production et le remplacement du marché par l'action concertée des
producteurs/consommateurs associés.

Alors que la révolution informationnelle - un nouveau dada pourtant de la
section éco-po - ne semble profiter qu'au capital, à ses produits
financiers, rien chez nous qui puisse poser simplement la captation de la
puissance informatique en réseau et la mettre au service de tous pour
harmoniser finement sans centralisation excessive et antidémocratique les
capacités de production et les besoins humains, sociaux et écologiques.
Tout ce pan de production théorique sur l'alternative au marché et ce que
pourrait être un processus de planification maîtrisée (Pierre Massé, un
ancien commissaire général au Plan avait écrit un recueil qui s'intitulait
« Le plan ou l'anti-hasard »), mais également contrôlée démocratiquement
doit être un champ d'investigation poussée pour le parti : je soumets donc
cette proposition de travail théorique au débat .
Sur ce point, non seulement la BC du CN n'en parle pas mais présente des
signes inquiétants de recul idéologique en proposant « une maîtrise
sociale et démocratique des marchés, comme outil essentiel d'un nouveau
mode de développement. » c'est-à-dire au mieux une économie socialiste de
marché.

Plus généralement, reconstruire pour le politique des marges de manœuvre
aux niveaux macro et micro-économique me semblent plus réalistes au
national. Tant mieux si l'UE accepte notre dénonciation des traités
libéraux de dérégulation et de mise en concurrence des services publics et
des salariés, mais je ne pense pas appartenir au parti de ceux qui croient
au Père Noël même s'il est en rouge. Nous n'obtiendrons rien en ce domaine
comme dans tout domaine sans instaurer un vrai rapport de force qui peut,
chemin faisant et sans être irréaliste, faire l'économie de ruptures
ultimes.
- Relocaliser la production pour des raisons sociales mais aussi pour des
raisons écologiques car c'est une hérésie énergétique de produire à
l'autre bout de la planète des biens et des services que l'on fait très
bien chez nous ;
- démocratiser l'entreprise en donnant des pouvoirs aux travailleurs ;
- pouvoir garantir effectivement la sécurité d'emploi et de formation
(tiens, au fait, où est-elle dans la BC du CN cette mesure phare du 33ème
congrès et de la campagne  de MGB aux présidentielles ? Noyée dans la
promotion  d'un « nouveau mode de développement »).
Voilà toutes les choses concrètes à porter, déjà travaillées dans le
parti, et qui deviendraient réalistes à la condition que l'on s'en donne
vraiment les moyens en amont et parmi ceux-ci ne plus accepter
l'inacceptable des directives et des traités de l'UE.

Reste à répondre formellement aux critiques de « la sortie du carcan de
l'UE » Non il ne s'agit pas, si nous avions, seuls ou avec d'autres, les
manettes du pouvoir de dire stop, de construire des murs aux frontières,
d'arrêter même simplement en le décrétant l'appartenance à la zone euro et
de cesser tous les échanges commerciaux avec par exemple notre premier
partenaire commercial depuis 40 ans l'Allemagne qui a autant besoin de
nous comme nous avons besoin d'elle. C'est un peu plus compliqué que cela,
n'est-ce pas.

En conclusion : retournons devant le peuple avec un caractère
révolutionnaire qui ne serait plus que de façade car il serait cohérent
avec un projet de politique économique communiste réaliste pour un pays
développé, face à un capitalisme qui fait subir à la classe salariée une
extorsion inouïe de plus-value, aidé en cela au niveau de l'appareil
d'Etat/instrument de la classe dominante par le ralliement de la
quasi-totalité du champ politique, socialistes compris.

Le parti communiste doit être l'expression d'une appropriation des
pouvoirs politiques et économiques par les classes laborieuses, il ne doit
pas être le cercle de plus en plus restreint de spécialistes cloisonnés de
telle ou telle question et singulièrement sur l'Europe. Sur cette
question, et loin de s'être améliorée depuis 2005, le sentiment du peuple,
relayé par les sondages sur la défiance populaire à l'égard de la
construction européenne, est profondément juste et mérite d'être étayé par
un projet communiste à la hauteur, cohérent et intelligible.

Jean-Michel Pascal

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Gilles Questiaux 24/10/2008 17:34

La réunion du CN sur la liste aux élections européennes a lieu aujourd'hui! Avant le congrès! Qaund on veut aller dans le mur on y va.

Jonathan 15/10/2008 07:34

Excellente contribution. Sur l'UE, il y a une contradiction entre l'enthousiasme manifesté dans la première partie de la BC pour la mondialisation, et le fait que, finalement, nous devions rabattre notre action internationale sur l'Europe, c'est à dire se laisser imposer ses voisins comme partenaires. Nous avons déjà développé longuement sur la signification réelle du PGE sur ce blog, je ne développe pas plus. Sortir de l'UE ne signifie pas s'isoler, mais choisir souverainement les nations avec lesquelles nous souhaitons tisser des partenariats mutuellement avantageux. Sur l'économie, j'ai été récemment frappé d'une sorte de "flash" dans le cadre de mon boulot (je ne développe pas plus pour cause de devoir de réserve). Le Parti propose que les services soient gérés par les agents, et les "citoyens et usagers". Mais en ce qui concerne les usagers, ça peut être bien souvent des entreprises privées elles-mêmes. Si bien que la proposition du Parti serait de les faire entrer dans la gestion des services publics... Que l'étatisation et le fait que les services publics dirigés uniquement par des hauts fonctionnaires ne soit pas satisfaisante, d'accord, mais est-elle pire que faire entrer la CGPME et le MEDEF dans la gestion de l'EDF, l'IGN, la SNCF ? Ca s'apparente à du Partenariat-Public-Privé généralisé... Enfin, si les propositions de Sécurité d'Emploi Formation, en particulier les propositions sur le crédit sélectif, sont effectivement "mieux que rien" dans le cadre de l'économie sociale libérale de notre époque, ce n'est en fait qu'un moyen, fort certes, de régulation du capitalisme et des marchés. Faut-il y voir l'amorce d'un dépassement du marché du travail, etc. ? Mes connaissances et ma compréhension de l'économie m'empêchent de répondre à cette question, mais je continue de me la poser.

Jean-Michel Pascal 14/10/2008 09:20

Il est quand même dommage de trouver plus de bon sens sur cette question à l'extérieur du parti - j'en veux pour preuve la tribune du jour dans l'Huma par Liennemann et Quilès ; ça me coûte d'ailleurs beaucoup pour ce dernier - quand on lit sous leur plume :"[...] on ne peut rien faire seul... en France, il faut l'Europe... en Europe, il faut le monde. Il est illusoire à moyen terme d'obtenir un accord général, parce que les diverses formes de la "gouvernance mondiale" sont incapables d'imposer la moindre norme ou règle, hors celle de la libre concurrence ! Devant les problèmes, seuls les Etats-nations ont directement réagi et, devant le péril, eux seuls ont la légitimité et la capacité à agir."