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Réveil Communiste

Marie George veut épurer le CN mais ni bilan, ni respect des statuts

24 Septembre 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Ce qui ne peut plus durer au PCF

Marie George, comme l'année dernière pour le "congrès extraordinaire" devenu l'ANE, veut modifier les règles en cours de partie. Or les règles qui s'appliquent dans un congrès démocratique sont celles qui ont été fixées au congrès précédent. La présence d'une diversité de point de vue dans les instances dirigeantes la dérange manifestement. La dénonciation des tendances est le truc habituel qui ressort à tous les congrès pour noyer le poisson et éviter de parler du fond et surtout du bilan. Comme si elle même et sa garde rapprochée n'en constituait pas une, la tendance de la "coquille vide" à la remorque de la "gauche". Sa conception du débat politique est trop administrative. Par ailleurs on attend d'elle toujours le commencement du début d'un semblant d'autocritique. Aura-t-elle un jour ce courage-là? En rouge, souligné par RC. GQ, 24 septembre 2008.

Marie George Buffet : Note aux camarades membres De la Commission de transparence des candidatures pour le 34ème Congrès

Mis en ligne : 25 août

Je vous adresse une note de base pour nos débats lors de la commission du 5 septembre.
Cette note ne remplace pas les travaux des ateliers, de la réunion nationale de Tours et de premières notes de camarades, mais, même si elle s'en nourrit, elle appelle la confrontation des idées et l'adoption le 5 septembre d'un « ordre de mission » ou plus simplement d'une méthode et d'un plan de travail pour la commission.

I. Concevoir la direction en liens avec nos choix sur quels objectifs, quelle stratégie, quelle organisation ?

Difficile de réellement concevoir une direction- en sachant les différentes options en débat correspondant pleinement aux choix du 34 congrès en ce mois d'août mais nous pouvons avancer sur son rôle, sa conception et composition à partir d'un certains nombre d'objectifs communs.
La visée communiste, cette espérance révolutionnaire, dans un monde dominé par le capitalisme et les logiques libérales appellent une direction ouverte sur l'état du monde, en capacité d'analyses sur les mouvements contradictoires qui le traversent mais aussi déterminée, j'ai envie de dire courageuse face aux assauts idéologiques visant renoncements ou adaptations au système en place.
Un objectif, une ambition : construire concrètement le changement, donc un projet apte à répondre dans les luttes et l'exercice du pouvoir aux enjeux de notre temps, aux aspirations individuelles et collectives. Cela demande une direction créatrice et donc composée de femmes et d'hommes étant ou étant en lien avec les forces vives au plan économique, social, culturel, scientifique, de l'éducation populaire, philosophique...Une direction qui impulse et fait fructifier les apports de chaque adhérent-e et la réflexion collective.
Cela demande également une direction qui impulse l'ouverture à tous les courants progressistes, aux forces syndicales, associatives, politiques qui les portent pour travailler aux rassemblements populaires et politiques nécessaires à tout changement. Enfin, une direction qui place au coeur de sa démarche l'intervention des hommes et des femmes avec toutes les exigences démocratiques que cela appelle en interne comme en externe.

II. Quel bilan de la direction sortante ?

Il faut évidemment avoir en tête et « au coeur » les doutes et les inquiétudes des communistes quant à la capacité de leur direction actuelle de proposer une perspective à leurs combats émancipateurs. Soyons clairs tout n'est pas lié à la composition de la direction ! Notre CN actuel ressemble à celui sortant de 2006, mais le premier est crédité de la victoire de 2005, le second est comptable de la présidentielle de 2007...Alors pas de démarche culpabilisatrice mais un regard lucide sur nos insuffisances et fragilités !

Donnons des éléments objectifs :

Sur 250 membres actuels du CN, la participation moyenne est de 140 ; 104 membres ont été présents à moins de la moitié des 23 réunions du conseil national depuis le dernier congrès ! La participation la plus haute a été de 190 camarades ! Les résolutions ont été votées au maximum par 170 camarades ! Cela doit nous faire réfléchir sur le potentiel réel de dirigeant-es dans le parti aujourd'hui mais aussi sur la perception par les camarades élu-es au CN de leurs responsabilité ou plus simplement de leur rôle !
Le système des listes alternatives n'a pas du aider. Est on élu-es au CN pour représenter une tendance ou est-on élu-es pour occuper un rôle dans la vie nationale d'un parti avec une exigence d'apport au plan théorique comme au plan de la gestion ou de l'initiative politique ?
Notre direction n'a t'-elle pas également souffert d'une conception amoindrie du champ politique ? Nous accumulons les ordres du jour généralistes, alors que nombre de membres du CN pourraient être acteurs-trices de questions thématiques, de dossiers sociaux ou sociétaux, d'actualités, combien de membres du CN ont-ils été sollicités pour rapporter, témoigner à partir de leur activité élective, syndicale ou associative, plus généralement combien de camarades ont rapporté ? Le fonctionnement du CN ne peut être coupé de la vie des commissions, leur apport à la vie du parti est inégal-cela pose d'ailleurs la notion d'exécutif - et peu valorisé, combien de responsables de commissions ont rapporté au CN ?
Cela nous pointe le rôle du CEN, avons-nous un exécutif ? Où sommes-nous devant un deuxième CN réduit en nombre ? En fait nous n'avons plus d'exécutif et le vide crée de graves carences et laisse place à un fonctionnement de groupe y compris auprès du secrétariat national.
Enfin la réalité de la constitution de « tendances », a des conséquences sur le fonctionnement de la direction nationale, j'ai tendance à penser que si nous ne dépassons pas le fonctionnement actuel soit par une réglementation statutaire des tendances, soit par leur dépassement réel par de nouveaux pouvoirs et droits aux adhérent-es, tout sera stérilisé ! On le voit à travers nos débats au CN ou au CEN, la plupart des interventions sont fondées sur un positionnement et non sur une recherche d'analyse, une réaction constructive aux interventions précédentes. C'est certainement un de nos chantiers les plus difficiles.

III. Quel est le rôle, quelles sont les missions que devrait avoir le Conseil national ?

Capacité d'analyses à long terme et dans l'actualité et d'innovations théoriques, programmatiques ; Capacité d'initiatives en lien avec l'actualité (réactivité) et en campagne de longue durée ; Capacité d'être la direction d'un parti participant à tous les niveaux de gestion. Animation de la vie démocratique du parti et de la mise en oeuvre des droits des adhérent-e-s (animation du débat dans les structures du parti, formation, promotion, écoute, arbitrage) et surtout élaboration de nouvelles règles démocratiques permettant de sortir des ornières actuelles. ; Impulsion du rayonnement organisationnel : campagne de renforcement et d'implantation, vie des organisations de bases, structuration de l'action dans les entreprises, comment travailler dans les quartiers populaires, re-visiter ou non les statuts actuels, travail avec l'Amicale des vétérans... Travail avec le mouvement JC. Implantations électorales dans une visée d'implantation nationale (implantation des candidat-es, valorisation de l'activité de nos élu-es, travail sur les choix de gestion, sur les grandes questions auxquelles les élu-es sont confrontés...), développement de l'ANECR, travail sur l'avenir des collectivités locales, celui des institutions. Responsabilité de rassemblement, rapports avec les forces politiques, syndicales, associatives au plan national comme au plan local, impulsion de rencontres, fronts, alliances à tous les niveaux, rapports avec les forces progressistes en Europe (avenir du PGE), de par le monde.

IV. Quel fonctionnement pour la direction ou les différents niveaux de direction ?

Pour répondre à tous ces objectifs, le CN devrait se réunir une fois tous les deux mois voire tous les mois et le faire à date régulière, le vendredi soir et samedi, un règlement intérieur devrait préciser son déroulement.
Les ordres du jour devraient être élaborés avec la présidence, les commissions, le CEN si sa composition est modifiée peut en être le lieu. A chaque CN devrait être présenté un rapport d'actualité et des rapports thématiques sur proposition d'une commission, de la présidence ou du CEN.
La présidence du CN doit être revue en lien avec le devenir du CEN si celui-ci redevient un véritable exécutif, celle-ci doit se consacrer à l'impulsion du travail d'analyse et d'élaboration du CN. Le CEN pour être un véritable exécutif devrait être composé des responsables des secteurs régaliens, des responsables de commissions, du représentant de l'ANECR et de celui du mouvement Jeune communiste et du secrétaire national et de la président-e, ce qui devrait nous amener à une vingtaine de camarades. Pour moi le CEN doit être en dehors de toute représentation des tendances et viser l'efficacité. ¤ Faut-il recréer un secrétariat, une coordination ? Je le pense nécessaire pour assurer coordination et suivi pratique. Il pourrait être composé du SN, du président, du responsable à la vie du parti, à la communication, au projet, aux relations
internationales et extérieures, à un « directeur »administratif, le ou la responsable du Pôle Moyens. Je sais que nous avions voulu mettre fin au fonctionnement pyramidal en supprimant BP et SN, au résultat, je crois que nous restons centralisés et que nous perdons en efficacité, alors, il faut savoir quel est notre objectif !
¤ Enfin se pose la question du secrétaire national, nous ne sommes pas sortis, malgré les portes-paroles, d'une vision hyper-personnalisée de la direction du parti, nous devons dans le cadre d'un combat marqué par les médias y réfléchir. Le débat sur la proposition du ou de la secrétaire national-e aura lieu au moment de l'établissement de la liste pour le Conseil national, comme le prévoient nos statuts. ¤ En traitant de tous ces points nous nous écartons peut être de notre mandat, mais les traiter nous aidera sur : quel CN, quels-les dirigeant-es ?

V. Esquisse pour une composition du Conseil national

Créer ou partir de l'existant ? Cette question nous avons cru la résoudre en 2002 en disant que tous les membres sortant s'étaient démissionnaires et qu'il fallait tout refaire. Belle idée mais elle n'a pas été efficace ! Alors, partons du réel : 150 camarades ont participé, cela doit être pris comme un repère.
Aujourd'hui quel potentiel de dirigeant-es dans notre réalité militante ?qui sont les plus aptes à donner un avenir positif à notre parti ?

1) capacité et expérience personnelle (thématique, animation de la vie du parti, élus, syndicalistes, associatifs) ; Ce critère est pour moi important car je crois que l'on souffre du caractère très hétérogène du CN.
2) représentation nationale (aujourd'hui, 21 départements ne sont pas représentés, et 36 départements supplémentaires n'ont qu'un membre, des départements sont sur représentés, mais faut il en rester à ces critères ? Ne faut il pas aussi voir les personnalités , militant-es, élu-es, syndicalistes, associatifs...) et mixité (une mixité qui passe par la représentation des catégories sociales, des origines mais aussi des parcours professionnels et des engagements dans leurs diversité)
3) la parité, pas de commentaires, elle est pour moi essentielle à tous les niveaux ;
4) la disponibilité et la volonté de consacrer le temps nécessaire à sa tâche nationale, nous ne sommes pas dans un système de représentation ou de porte-parole mais bien de responsables nationaux du parti.

VI. Quel processus d'élaboration de la liste du CN ?

Nous devons travailler dans la transparence et la démocratie mais avec des objectifs : une direction efficace pour les 3 ans à venir, une liste commune, si cela permet l'objectif premier. Le calendrier, selon les statuts, nous amène à attendre la tenue des congrès départementaux pour avoir à examiner les candidatures des départements, voire l'ouverture du congrès pour savoir si des listes alternatives existent. Je pense qu'il nous faut travailler en amont et solliciter dès maintenant auprès des fédérations, des élus, des syndicalistes, des secteurs leurs propositions et je crois que chaque membre
de la commission doit faire ses propres propositions. Ensuite, le choix des congressistes départementaux nous amènera à finaliser.
¤ Je pense que nous devons nous donner des critères élaborés collectivement (cf. partie V) et que nous décidons d'appliquer jusqu'au bout quelque soient nos choix stratégiques les uns et les autres.
¤ Dès notre commission du 5 septembre nous devons faire appel à la montée des candidatures.
¤ Tout au long de notre travail, nous devons veiller au va et vient avec les fédérations, le conseil national et l'ensemble des communistes, voir avec »Communistes » et le site.

VII. Autres niveaux de directions

Proposition: l'ordre de la liste donne à voir non seulement des membres du CN, de le ou la secrétaire nationale qui la conduit mais aussi du CEN et de la coordination si l'idée est retenue ;

CONCLUSIONS :

Nous sommes en charge d'un problème politique mais qui touche à des chemins humains, le sujet est délicat, mais on ne peut pas rester en l'état. Notre commission doit avoir le courage d'effectuer les changements nécessaires au plan de la conception des directions mais aussi au plan des individus dans le respect de la dignité de chacun mais aussi dans une volonté de renouvellement profond, nous devons aller plus loin que jamais pour bousculer et créer les conditions d'une nouvelle confiance entre les communistes et leurs directions et une plus grande efficacité de celles-ci
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gilles questiaux 13/10/2008 15:54

Par contre ce que personne ne semble remarquer, (cf huma aujourd'hui) c'est qu'il est contre toutes les règles de modifier en cours de congrès les règles du congrès : ainsi modifier le nombre des élus au CN! Il est vrai que leur nombre n'est pas fixé d'avance. mais si on ne se bat pas pourt des statuts juridiquement cohérent, il ne faut pas se plaindre ensuite!

Emmanuel Lyasse 02/10/2008 14:46

Là où l'absence d'autocritique est la plus remarquable, c'est qu'elle oublie de préciser que le congrès qui a adopté ces statuts aberrants est aussi celui qui l'a portée au secrétariat national (le 31e, à l'automne 2001).La plupart de ses remarques, quelles que soient ses arrière pensées par ailleurs, sont justes. C'est précisément une partie de celles que faisaient les opposants au changement de statuts en 2001 (J'avais moi-même présenté le rapport à la conf de section du Ve sur la nécessité de les rejeter, et le débat s'était conclu par la décision de la section d'en rester aux anciens. Certains connaissent la suite). Il va de soi que si le débat et les votes n'avaient pas été truqués, ils ne seraient jamais passés.Et aujourd'hui, Marie George vient nous dire que ces statuts qu'elle et Hue ont imposés et qui lui ont permis d'asseoir son pouvoir sur l'appareil en liquidant la structure du Parti sont absurdes ! Il est bien temps…