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Réveil Communiste

critique du texte: "quelle analyse du monde d'aujourd'hui?"

6 Juin 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Congrès du PCF depuis 2008

Critique  du texte de la commission de préparation du congrès, envoyée par Xavier Dubois, membre du CD de la fédération du Nord.

Tentative de synthétisation du texte  « Quelle analyse du monde d'aujourd'hui »

Questions phares : Nouvel état du monde : de quelles transformations historiques notre monde est-il issu? Avons nous mesuré toute la signification des événements ayant pour cause la chute du bloc socialiste, avons nous tiré tous les enseignements de cet écroulement pour notre parti? Le capitalisme n'est il pas en profonde mutation depuis les années 1990 (extension de ses modes d'exploitation, de ses prédations, de la marchandisation et du néo-libéralisme à toute la planète)? Ne s'agit-il pas d'une rupture de portée historique, fruit de processus sociaux engagés depuis plusieurs décennies?

I) Peut-on changer la société dans le monde actuel?

Bataille d'idées à l'échelle planétaire sur l'idée de possibilité même d'un changement véritable. Thème dominant de la victoire définitive du capitalisme. L'ampleur de cette offensive idéologique peut-elle masquer cependant les limites inhérentes au capitalisme? Régression généralisée. Ne sommes-nous pas en train de toucher au bout d'une certaine forme de choix politiques pour le développement social et humain? Et celle n'appelle-t-il pas de la part des communistes et de tous les progressistes à un grand effort de combativité et de créativité politique afin de rendre crédible un changement de société? Les politiques conduites dans le cadre du capitalisme ne bénéficient qu'à une infime partie de la population mondiale. Rejet dans plusieurs pays, notamment Amérique Latine. Ripostes du capitalisme (reculs démocratiques, complaisance vis à vis des populismes, utilisation du terrorisme) ne visent-elles pas à endiguer l'expression des résistances qui montent, des aspirations au changement? Crise des relations internationales. Contestation de l'hégémonie américaine. Fuite en avant. Contradictions : les peuples appellent des solutions durables. De telles solutions sont elles possibles? L'affrontement sur la crise du capitalisme se déploie dans les territoires, les États, les nations, les idéologies qu'on annonçait disparus. Mais monde devient plus complexe. Cette complexité échappe-t-elle aux luttes concrètes? Imposer d'autres décisions, n'est ce pas le sens même de notre grande bataille populaire pour la crédibilité de l'alternative? Se heurte aux logiques du capitalisme mondialisé.

 II) Enjeux de classe et enjeux de civilisation

Nouvel état du monde : seulement issu d'une phase nouvelle du capitalisme? Ou plus fondamentalement un changement de civilisation? Les NTIC, révolution informationnelle... Cela ne change-t-il pas non seulement les conditions de la lutte de classes, mais aussi la conception de l'être humain au travail et la nature du travail? Cela ne permet-il pas aussi une approche économique et sociale différente de la productivité, et un recul salutaire du productivisme? Ces potentialités n'ouvrent-elles pas la perspective possible d'un mode de production et de croissance qui font reculer les rapports d'exploitation pour une forme de libération humaine? N'est ce pas à l'intérieur du capitalisme que se dessine les rapports sociaux, les relations internationales, les conditions de la sécurité et du développement humain durable de demain? Le capitalisme mondialisé fait naître contre lui les bases d'un nouvel universalisme porteur de valeurs qui correspondent à l'aspiration progressiste pour un autre monde. Importance de l'enjeu écologique. L'idée d' « unicité de la planète » s'impose en effet comme un principe fondamental. Celle-ci ne peut-elle pas devenir une force? Combat pour changer le monde est donc multiple : celui du rapport au travail et à la production dans le cadre de la mondialisation capitaliste, le rapport de l'être humain à son environnement, les rapports de puissance et la domination néo-impérialisme. C'est un « grand défi de civilisation ». « Le mouvement communiste international tel qu'il fut n'est plus d'actualité ». Pourquoi ne pas explorer les voies de la construction d'un « Forum » ou d'un réseau dans lequel toutes les formes qui se réclament de la « transformation sociale » pourraient s'informer, s'écouter, agir ensemble?

III) L'Europe peut-elle devenir un levier pour une autre mondialisation?

Idée de faire de l'Union Européenne un levier pour une autre mondialisation paraît utopique. Nous conduit à nous éloigner du terrain de la construction européenne. Ne pas laisser le monopole de cet espace aux dirigeants européens. Nous enraciner dans les luttes concrètes. Bataille d'idées. Trois exemples de point d'appui : question sociale (convergences dans l'action possibles), question démocratique, question du rôle mondiale de l'UE. Refonder l'Europe pour en faire un levier pour changer le monde peut devenir une ambition politique de grande portée.

 Quelques remarques sur le texte « Quelle analyse du monde d'aujourd'hui »:

Un reproche général que l'on peut faire à ce texte comme à quasiment chacun des huit textes émanant de la direction nationale est son caractère lourd, verbeux, et donc difficilement intelligible. L'utilisation constante de concepts intellectuels en vogue pourrait être utile si ceux-ci étaient compris par tous, remis dans un contexte précis, voire, rêvons, appréhendé par le prisme du marxisme. Ici, tout tombe à plat, car il ne suffit pas d'accumuler des concepts pour faire quelque chose d'intelligent, ou plus simplement, d'intelligible.

Des lacunes béantes

Deux aspects parmi les plus intéressants dans une « analyse du monde d'aujourd'hui » pour un parti communiste serait : -l'état mondial du mouvement communiste. Les progrès des PC dans certains pays du monde (Chypre, Grèce, Népal, Amérique Latine...) doivent nous interroger et nourrir notre analyse. Aucun pays ne correspond à la situation sociale nationale française, mais cela peut l'éclairer. Or, le texte sur le Monde n'aborde à aucun moment les succès communistes à Chypre ou en Grèce (pays pourtant économiquement proche de nous), ni la conception asiatique du socialisme (ne serait ce que pour la critiquer). L'Amérique Latine, où des processus révolutionnaires voient le jour et où un pays fêtera l'an prochain ses cinquante de ans de Socialisme, est évacuée en une ligne. -un panorama du mouvement ouvrier international. Des grèves à répétition en Afrique, des soulèvements ouvriers en Chine, l'ébullition dans nombre pays d'Amérique, les grèves en Europe, tout cela prouve que la classe ouvrière (et en général le salariat) n'a pas disparu, qu'au contraire elle lutte et s'organise. Notre combat n'est national que temporairement, le communisme ne se construira pas en France (pas seulement...). Dans cette perspective, ne pas dédier au moins une ou deux page à l'analyse du mouvement ouvrier international est en soi un reflux de l'internationalisme dans le Parti. En l'absence de ces deux éléments, il manque le plus essentiel d'une analyse du monde d'aujourd'hui.

Le mouvement communiste international et l'échec relatif d'un certain socialisme

 La critique du socialisme du réel dans ce texte est beaucoup moins forte qu'elle ne l'a été. Cependant, le texte affirme que le « mouvement communiste international tel qu'il fut n'est plus d'actualité ». Il n'y a rien de bien savant à dire cela : l'état du mouvement communiste n'est pas le même en 2008 qu'en 1989, pas le même en 1953 qu'en 1924, ou que pour toute autre année. Le monde est en perpétuel mouvement. Cette banalité passée, en quoi « le mouvement communiste tel qu'il fut » (c'est à dire organisé au niveau international) ne pourrait plus exister? Plus que jamais au contraire, nous avons besoin d'une structure internationale souple (mais ferme...), dont l'adhésion serait conditionnée à certains critères idéologiques, pour dialoguer entre partis communistes et ouvriers. Le « forum » dont parle le texte, où dialogueraient « des forces de transformation sociale », existe déjà, c'est le Forum Social Mondial. Il n'est pas inutile, mais ne remplace en rien une structure communiste internationale. D'ailleurs, on voit les limites d'une structure où tout parti « progressiste » pourrait adhérer avec le PGE : d'abord, au bout de plusieurs années d'existence, celui-ci n'a toujours rien produit d'utile en terme d'action, ensuite, il nous pousse, pour certains pays, à nous désolidariser du PC pour nous rapprocher d'un parti alternatif « progressiste » (cf. la Grèce, où le dernier parti communiste d'Europe à se réclamer du marxisme-léninisme fait 8% des voix, et où nous préférons collaborer avec un groupe de type « antilibéral », qui regroupe moins de 3% des suffrages). En ce qui concerne l'Union Soviétique et l'ancien bloc socialiste, il semble que le bilan ne soit pas encore fait. Après la longue période d'autoflagellation pendant lesquels les anciens dirigeants staliniens ont brûlé ce qu'ils encensaient en se sont livrant à une condamnation de l'URSS dans tous les domaines, nous n'avons pas dressé un réel bilan de l'Union Soviétique. Héritage de la révolution d'Octobre, rôle de l'URSS dans l'émancipation coloniale et l'antiracisme, aspects sociaux positifs de l'ancien régime, nous devons faire usage de plus de dialectique pour mieux comprendre la nature de l'ancien État soviétique, et donc les changements des années 1990. La situation actuelle en Russie capitaliste prouve que, même dictatorial, le socialisme fonctionne mieux que le capitalisme (ex. : la production agricole russe est retombée à son niveau des années 1950, l'espérance de vie et l'alphabétisation ont reculé, et il n'est même pas certain que cela soit au prix d'une amélioration de la démocratie représentative). Bref, la restauration du capitalisme à l'Est ne fait que justifier nos choix antérieurs : l'antisoviétisme est une dérive à condamner. La même analyse est possible en comparant Cuba et une île capitaliste voisine, Haïti. Il est par ailleurs ridicule de vouloir absolument faire se croiser l'effondrement du PCF et la chute de l'URSS. L'effritement commence dès les années 1970, se confirme dans les années 1980, et après la chute de l'URSS, la première partie des années 1990 est plutôt une embellie pour le PCF. La chute de l'URSS n'a pas influé de façon déterminante, même si elle n'est pas anodine, sinon cela signifierait que les électeurs communistes votaient inconditionnellement pour le modèle soviétique, ce qui, même dans les années 1970 ne devaient assurément pas être le cas. Pour information, par ailleurs, cela fait plusieurs années que les historiens, même de droite, considèrent comme dépassés les thèses de « choc des civilisations » et de « fin de l'Histoire ». Il faut se mettre à la page.

Des concepts vides de sens

Comme nous l'avons dit, le texte est assez difficile à lire, d'une part parce qu'il est mal écrit (ex. : 1e partie, 3e paragraphe, « politiques conduites au nom de la droite », alors qu'il serait plus propre de dire qu'elles sont conduites « par la droite », ou encore au quatrième paragraphe de la première partie, où l'on trouve une phrase sans verbe, etc.), mais d'autre part et surtout parce que des concepts en vogue y sont extrêmement fréquents mais non-explicités. Par exemple, le terme « progressiste » est utilisé à tour de bras (exemple : les changements progressistes et les diverses expériences de gauche en Amérique Latine). Qu'entend on par « progressiste »? Le PS, voire d'autres plus à droite, est « progressiste ». En Amérique Latine, il serait plus propre de parler de révolutions en cours plutôt que de « changements progressistes », ou d' « expériences de gauche ». De la même manière, on nous parle de « néo-impérialisme » à deux reprises. Quelles sont les caractéristiques de ce « néo » impérialisme? En quoi est il différent de l'impérialisme classique défini par Lénine? Idem pour l' « internationalisme de nouvelle génération ». En quoi l'internationalisme doit-il être de nouvelle génération? L'idée que les travailleurs ont les mêmes intérêts dans tous les pays est elle dépassée? Si oui, comment, pourquoi? De la même manière, qu'appelle-t-on l' « universalisme »? (Le catholicisme, par exemple, est un universalisme). Qu'appelle t-on « l'unicité de planète »? Il me semble au contraire que sous le capitalisme, la planète est plus que jamais divisée... Tout cela est incompréhensible. Le titre de la deuxième partie (« ... et enjeux de civilisation ») est également très obscur. Qu'est ce qu'un enjeu de civilisation? Personnellement, je ne sais pas... Ce qui est sûr, c'est que la révolution informationnelle n'a en rien provoqué un changement de civilisation. A ce compte là, à chaque révolution technique, on aurait proclamé la naissance d'une autre civilisation (par exemple, avec la machine à vapeur, et avant avec l'imprimerie). Ce n'est pas la technique qui définit la civilisation, ou en tous cas pas seulement. La révolution informationnelle n'a pas non plus grand chose à voir avec le recul de productivisme : celui-ci ne recule pas forcément, et n'est d'ailleurs pas forcément une mauvaise chose s'il est maîtrisé. Dans les huit textes, le concept de « transformation sociale » est utilisé. Mais qu'est ce que la transformation sociale? Est ce un synonyme de « révolution »? Si oui, pourquoi ne pas utiliser le mot révolution? Mon expérience de militant a pu me conduire à militer avec des jeunes socialistes au sein du syndicat étudiant majoritaire. Un grand nombre d'entre eux se réclame de la « transformation sociale ». Ils s'en expliquent : en gagnant des réformes, on transforme « un peu » la société... Donc c'est de la « transformation sociale ». Est ce que nous aussi, au PCF, nous sommes un parti de « transformation sociale »? Pour moi, non, nous sommes un parti révolutionnaire, ou alors effectivement nous pouvons nous auto-dissoudre. A contrario, dans le dernier paragraphe de la première partie, on nous parle d' « autres » valeurs, d' « autres » pratiques dans l'exercice du politique, et ainsi de suite. Le mot « autre » ne qualifie pas. Le Front National souhaite mettre en place d' « autres » valeurs et d' « autres » pratiques dans l'exercice du politique. Autrement dit, utiliser le mot « autre » dans un texte politique n'a pas de sens, il faut utiliser des mots qui qualifient (euh, là, j'ai quand même l'impression de faire un cours à des demeurés).

 La révolution informationnelle ne change rien ou presque à l'affrontement de classes

 Toute la deuxième partie développe une idée : les technologies nouvelles de l'information bouleversent complètement la nature même du travail, et donc du salariat. La forme change, certes, le salariat n'a jamais cessé d'évoluer depuis l'apparition même du capitalisme (le salarié de 1850 n'est pas celui de 1920 qui n'est pas celui de 1980, c'est une évidence qui ne mériterait pas d'être relevé ici). Mais qu'est ce qu'un salarié, sinon quelqu'un qui doit vendre sa force de travail pour vivre, une partie du salaire étant volée par le patronat pour faire des bénéfices? Or, qu'est ce qui change entre un métallurgiste ou un employé qui travaille sur un ordinateur? On lui extorque toujours la plus-value. On voit bien la logique derrière cette prétention de certains milieux du Parti à considérer que la révolution informationnelle bouleverse la conception même du travail : à salariat nouveau, nécessité de rompre avec le PCF et le marxisme. Sauf que, encore une fois, la révolution informationnelle vient montrer la justesse de l'analyse de Marx, d'Engels, de Lénine et de leurs successeurs sur la nature du système capitaliste.

Construire un monde nouveau sans rompre avec la société capitaliste ?

La première partie du texte se demande si « on peut changer la société dans le monde actuel? ». Quand on y pense, c'est assez sidérant comme question. D'une part, si certains doutent que l'on peut changer de société, ils n'auraient pas dû adhérer au PCF, dont ce projet est l'essence même, de l'autre, penser que l'on peut le faire dans le monde actuel est tout de même une aberration. Nous revenons à l'éternel problème : il n'est pas possible de construire le socialisme (ou le communisme, si l'on préfère) dans une société capitaliste. Par définition, c'est le choix de la sociale-démocratie, et elle est en échec partout. Le texte explique par ailleurs que cette question fait l'objet d'une grande « bataille » d'idées au niveau international. N'est elle qu'une bataille d'idées? Les grèves partout dans le monde, les attaques impérialistes contre Cuba, le Venezuela, n'est ce qu'une vaste bataille d'idées? Il y a du sang qui coule. Réduire l'affrontement à une bataille d'idées, c'est insultant pour notre classe, pour ses héros qui meurent chaque année à travers le monde. Par ailleurs, le texte tend à expliquer que nous sommes dans un monde « nouveau », que décidément tout est nouveau... Pourtant, la majorité des phénomènes décrits datent désormais de plusieurs décennies, voire plusieurs siècles. Les multinationales existaient au XVIe siècle, l'actionnariat au XIXe, et l'Humanité a déjà connu quatre vagues de mondialisation différente (pour rappel, on trouvait des vases chinois en Grèce antique, rien de nouveau sous le soleil, et la colonisation est une forme de mondialisation au moins aussi élaborée que l'actuelle). Le texte annonce comme si c'était nouveau le fait que la mondialisation capitaliste ne profite qu'à une infime minorité. Pourtant, il n'y a là vraiment absolument rien de nouveau depuis cinq siècles! Finalement, le monde n'est pas plus complexe, c'est juste le capitalisme qui évolue sur la forme, mais non sur le fond. Ce qui est plus complexe, ce sont les textes émanents du PCF. Ainsi, si la bourgeoisie crée les conditions d'accéder au socialisme (c'est du bon sens, il faut développer les forces de production pour aller vers la révolution, et le capitalisme crée des forces de production massives et potentiellement révoltés), aucune des institutions, aucun des phénomènes qu'elle crée ne nous aide à transformer la société. La révolution informationnelle, en soi, n'aide pas les travailleurs à se libérer, elle change la forme de leur exploitation. De « nouveaux rapports sociaux », de « nouvelles relations internationales », « les conditions de la sécurité et du développement durable » ne sont nullement produits par les évolutions du capitalisme, contrairement à ce que met en débat le texte. Au contraire, le capitalisme met tout cela en péril, menaçant de plonger l'humanité dans la barbarie. Seul le socialisme, puis le communisme, peut assurer la survie de l'Humanité : aucune relation internationale ne pourra exister en dehors des rivalités impérialistes avant la révolution internationale, aucune émancipation sur le lieu de travail avant la maîtrise de l'économie par le salariat, pas de développement durable sans planification démocratique.

Faire de l'Europe du patronat un levier progressiste ?

« Et maintenant l'Europe sociale! ». Tel était le leitmotiv du Parti Socialiste pour les dernières européennes. A priori, celui du PCF ne semble pas vraiment différent. Le texte part du principe que l'UE actuelle est contraire à nos aspirations. Ce qui est vrai. Qu'il faut donc s'investir sur le terrain de la construction européenne. Ce qui n'est pas faux. Sauf que là, on ne nous propose aucun projet, sauf celui de s'investir dans les luttes et le débat d'idées, ce qui est une évidence. Évidemment, il faut arracher, dans le cadre de l'UE capitalisme, avec nos députés européens, un maximum d'avantages. Mais il ne faut pas leurrer les masses : « la concurrence libre et non faussée » est inscrite dans le Traité de Rome, fondateur de la Communauté Européenne. Supprimer cette clause revient de fait à supprimer la construction européenne telle qu'elle s'est faite. Donc, deux choix : soit on refuse de rompre avec l'UE en cherchant à y trouver des acquis sociaux et on est réformiste et irréaliste, soit on souhaite sortir de l'UE pour construire une fédération des pays socialistes. Encore une fois : rien n'est possible dans les institutions capitalistes. De la même manière qu'il ne sera pas possible de construire une France nouvelle en passant uniquement par les institutions bourgeoises, qu'il n'est pas possible de construire un monde nouveau dans les institutions internationales actuelles, dirigées par les puissances impérialistes, il n'y aura rien de possible avec maintien de l'Europe du patronat. Dire le contraire est une posture réformiste, donc utopiste, car on ne fait pas du social avec du capitalisme. Ce qui ne nous empêche pas de mener la bataille pour arracher des acquis au patronat à toutes les échelles, mais ce ne seront que des acquis provisoires, en danger, avant de parachever la révolution socialiste.

 Pour finir, on se moque de nous. La dernière phrase du texte n'est même pas finie... Quel mépris pour les communistes.

Xavier Dubois
Section de Trith Saint Léger

Cellule Gustave Ansart - Aulnoy lez Valenciennes

Membre du CD du PCF Nord


Nota : ne sont relevées ici qu'une infime partie des innombrables incohérences et lacunes du texte. Un très nombre de concepts n'ont pas de sens, ou en tous cas ne sont pas explicités.
 

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Jérôme 09/06/2008 01:46

Bravo Xavier ! Gros travail et très bonne anlyse ! La réflexion des dirigeants du parti est particulièrement mauvaise dans le domaine de la politique internationale. Le dernier voyage de MGB au Liban le confirme, hélas, d'une façon concrète et qui sème encore la confusion. Il est temps, comme l'écrit Xavier, de renouer avec l'internationalisme de Marx et de  Lénine !Jérôme