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Réveil Communiste

Articles humouristiques de "Libé" et du "Monde" sur le débat au PCF

8 Juin 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Ce que dit la presse

Un autre article lié, concernant les maladresses du groupe dirigeant dans ses relations avec les médias :

Marie George a un problème d'image


Un journaliste complètement incompétent a pondu cet article délirant, reproduit ci-dessous. Il s'agit une fois de plus de faire passer les cadres opportunistes bien en cours à la direction du PCF pour une sorte d'opposition vertueuse "libérale" à l'appareil, à la Gorbatchev, suivant un schéma automatique de la presse bourgeoise de gauche, qui cherche depuis toujours des communistes selon son cœur (c'est à dire liquidateurs), et les trouve successivement sous la forme de Garaudy, Fiterman, Juquin, Zarka, Braouezec, Asensi, Martelli, etc. Alors que tout ces gens là sont des apparatchiks dont les pratiques démocratiques laissent à désirer (en fait ils ne savent même pas ce que c'est).

Pas un mot sur la véritable opposition interne au PCF, qui obtient régulièrement 30 ou 40 % des mandats aux congrès, (alors que les droitiers énumérés dans l'article se gardent bien de se présenter à part pour mesurer la faiblesse de leur influence sur le parti réel), l'opposition de gauche qui veut une ligne communiste, pas un mot sur André Gerin qui est pourtant le seul opposant qui ait présenté sa candidature pour remplacer Marie George Buffet.

Au niveau de la déontologie journalistique l'escoffier mérite un zéro pointé. Il se fait simplement le porteur des ragots colportés par ses copains. Le comble du ridicule étant de présenter MGB comme une sorte d'orthodoxe pure et dure alors que dans tous les arbitrages fondamentaux elle tranche systématiquement en faveur de ces soi-disants opposants, qui font d'ailleurs partie de toutes les majorités, avec elle, depuis quatre congrès.

L'escoffier se fait tranquillement manœuvrer, avec la plus complète naïveté, par ceux qui veulent faire croire aux communistes que Marie George est un recours contre les repoussoirs gayssotins, mouvementistes, et les refondateurs qui radotent les mêmes jérémiades depuis vingt ans et que plus personne ne prend au sérieux.

Camarades, on nous prend vraiment trop pour des imbéciles. Mais il est vrai que l'article n'est pas destiné à nous, il est destiné à une espèce d'imbécile indécrotable : le lecteur qui croit s'informer en lisant le torchon moderniste amorti "Libération".


GQ, 5 juin 2008.

 

PS du 8 juin : Marie George a réagi à cette feinte dans une conférence de presse à laquelle André Gerin a répondu par ce courrier : lire ici


Sylvia Zappi, journaliste anticommuniste chargée du PCF au "Monde", dont les liens personels avec la LCR sont de notoriété publique, chante la même chanson que Libé: lien au site du journal officiel de la bourgeoisie

 

Le pompom : présenter Gayssot (le seul ex dirigeant du PCF qui fasse l'unanimité contre lui) comme "la relève" de Marie George Buffet! Il va falloir trouver mieux comme fumigène. Ce qui encourageant pour nous, c'est qu'ils se donnent tant de peine à monter des chars six mois avant le congrès. A ce rythme là, le groupe dirigeant et les droitiers vont se trouver à court de munitions.

 

A propos Pierre Laurent, quand ouvriras-tu les colonnes de l'Huma au vrai débat? Quand Gerin aura-t-il sa double page, comme Dartigolles, dit "langue de bois"?

 

Revue de presse quotidienne du 05 juin 2008 -- Rubrique PCF

Vent de fronde contre Buffet
PCF. A l'approche du conseil national du parti, sa dirigeante fait face à un front hétéroclite

Ecoiffier Matthieu, Libération du 05 juin 2008 .

 

Faire sauter la «chape de plomb». Alors que la voix du Parti communiste reste inaudible et que Marie-George Buffet doit annoncer ce matin qu'elle a rendez-vous avec le président de France Télévisions pour exiger du temps de parole, un «front commun» inédit et hétéroclite de différents courants et personnalités communistes se construit.

Amis de Robert Hue, proches de Jean-Claude Gayssot, refondateurs et personnalités jusqu'alors dans le sillage de la direction, doivent se rencontrer le 9 juin à Paris. Tous dénoncent une «reprise en main» de la direction du parti autour de Marie-George Buffet, pour mieux escamoter le chantier de la rénovation, objet du congrès de décembre. Selon eux, la secrétaire nationale, qui a sauvé les meubles aux municipales, après son 1,93 % à la présidentielle de 2007, en appelle à «un débat sans tabou» tout en verrouillant l'appareil avec l'appui des plus orthodoxes (lire ci-contre). «Pas de quoi inventer le communiste du XXIe siècle», se désespère un dirigeant national.

«Transcourant». Leur grogne pourrait «se manifester mi-juin lors du conseil national et donner lieu à un texte transcourant, alternatif à celui de la direction», explique un frondeur. «Il faut que ça gueule, c'est insupportable !lâche François Asensi, député refondateur de Seine-Saint-Denis. On a huit textes, 80 questions qui noient les vraies questions. Si cela ne bouge pas, pour beaucoup ce sera le dernier congrès.» Il croit même savoir que les tenants d'une ligne identitaire, comme Alain Bocquet, partagent son analyse... Les huistes sont aussi de cet attelage. Michel Maso, proche de l'ex-numéro un du parti, est carré : «La façon fermée dont la direction prépare ce congrès nous envoie droit dans le mur. Comme s'il y avait urgence à nous replier sur nos fondamentaux alors que l'attente dans le parti est celle d'une mise cartes sur table. Marie-George a proposé un débat sans tabou, mais ne fait rien pour qu'il ait lieu.»

«Révolution». Figure montante des instances dirigeantes, Marie-Pierre Vieu, 40 ans, partage l'inquiétude des militants «frustrés et découragés» de voir «Olivier Besancenot nous dépouiller en invitant Jean Ferrat chez Drucker». Si le leader de la LCR bénéficie d'une dynamique, c'est précisément parce que le débat n'a pas lieu au PCF, jugent certains. Et que «le camp de ceux qui disent qu'il faut tout changer pour ne rien changer» l'emporte pour l'heure. «Si on ne change pas de matrice, on ne s'en sortira pas, reprend Marie-Pierre Vieu. On n'échappera pas à une révolution du PC jusqu'à se poser la question de son existence, pas pour le liquider mais pour permettre l'émergence d'une force révolutionnaire d'obédience communiste, participant au pouvoir.» Remettant en cause un des dogmes du PCF, un de ses camarades ajoute : «Pour la première fois, on va peut-être sortir du légitimisme, dans ce parti où l'on ne cogne pas sur les personnes. Si rien ne change, le meilleur successeur de Marie-George sera Marie-George.» Porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles dément tout conservatisme de la direction «car ce serait la disparition du parti». Et confirme que Buffet, qui avait annoncé qu'elle passerait la main, «est la seule dirigeante à pouvoir mener la transformation nécessaire et rapide du parti.» Rien ne change, donc...

 

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gilles questiaux 07/06/2008 07:07

Les médias s'informant en s'écoutant eux mêmes, la campagne de manipulation décrite plus haut a été depuis relayée par France Info, et poursuivie dans Libé. Ce qui a donné à André Gerin la possibilité de réagir, voir sa lettre à Marie George sur ce blog.

gilles questiaux 06/06/2008 07:24

Encore un mot : la "chape de plomb" (qui succède aux semelles et aux valises du même métal) est un truc de terrorisme moralisateur, que les refondateurs réutilisent sans arrêt : comme ils savent que le groupe dirigeant ne redoute rien tant que d'être assimilé de près ou de loin au "stalinisme", ils rejoue la comédie du dissident persécuté, avec autant de crédibilité que le joueur qui veut obtenir un pénalty en se roulant par terre avec des râles pathétiques dans la surface de réparation; ce qui réactionne les réflexes anticommunistes pavloviens de leurs copains journalistes au "Monde" et à "Libé". L'existence même du blog "réveil communiste" qui étrille la direction du PCF depuis neuf mois, sans aucune aide de la presse bourgeoise, et qui est animé au vu et au su de tout le parti par une dizaine de camarades de Paris montre bien qu'il n'y a pas de chape de plomb. Tous au PCF peuvent faire comme nous, s'ils le veulent. Mais il y a bel et bien une lutte interne, dont l'enjeu est la continuation, la relance, et la démocratisation du parti, et dont "Libé" ne parlera jamais.

gilles questiaux 06/06/2008 07:03

Je pense que pour les besoins de la propagande nous mettons en scène la personne de notre principal dirigeant et nous le chargeons d'un investissement affectif, qui est destiné au départ avant tout à populariser le parti, ses luttes et ses idées, mais nous nous prenons au jeu, et nous finissons par nous attacher véritablement à nos dirigeants (pour parfois les rejeter complètement de manière irrationelle, quand c'est trop tard). C'est un avatar atténué du "culte de la personnalité" qui a toujours existé peu ou prou dans les organisations révolutionnaires (qui dit révolution dit héros). Actuellement, la personne de MGB conserve une certaine popularité, malgré le peu de succès de la direction qu'elle incarne, parce qu'elle reste symbolique de l'unité du parti. J'ignore ses véritables intentions, et d'ailleurs elles peuvent trrès bien évoluer, y compris en zigzag... mais elle est trop fine pour ignorer la principale carte de son jeu, le légitimisme affectif de nombreux militants de base.Sur le fond, je crois que la partie du groupe dirigeant qui l'entoure, et qui est manifestement déchiré par des luttes de clans et des ambitions risibles, veut construire un "PSG" à gauche du PS, et abandonner à moyen terme toute référence au communisme et tout lien à l'histoire du mouvement ouvrier. Mais ils veulent bien rester dirigeants d'un PCF "OM" s'il se reconstruit malgré eux! L'essentiel étant de conserver la jouissance de positions de pouvoir et les profits (surtout symboliques) qui y sont attachées.

danielle bleitrach 05/06/2008 23:25

Le dit Escoffier n'est pas si fou que ça... Il s'agit d'un article à plusieurs entrée: il y a des camarades tout à fait de bonne foi qui ont choisi les collectifs parce qu'ils croyaient échapper ainsi à l'hégémonie du PS. Ils ont été ulcérés par l'opération de la direction qui a consisté dans un  temps t1 à faire tout un congrès sur la candidature communiste, et dans un temps t2 dès le lendemain faire intervenir un certains nombres d'individualités sur le thème on veut une candidature de rassemblement. Résultat soit la dite direction, en l'occurrence MGB mentait aux militants, soit elle mentait aux collectifs. Ceux qui se sont impliqués dans les collectifs certes pensaient que la parti c'était peut-être plus ou moins foutu, qu'il fallait un mouvement mais pas tous, et en tout cas on a tout fait pour les laisser dériver. A un moment comme c'était la catastrophe on a du faire appel au parti...
Donc il s'agit de remettre ça en jugeant que l'opération liquidation des présidentielles doit être poursuivie. Et c'est probablement le PS qui manage l'affaire, d'où l'article du journal Libération. De surcroit le coup politicien a pour vocation de rabattre vers MGB, les militants qui tiennent au PCF et qui ont peur de voir l'opération Robert hue se reproduire.
Donc cet article est une opération clé en main et il y en aura d'autres croyez-moi, il s'agit dans un premier temps de poursuivre la liquidation et s'il n'y arrivent pas de laisser MGB en place pour qu'elle continue le travail qu'elle a toujours accompagné, parce que l'opération collectifs est la sienne, son adhésion au PGE est totale... Donc la garder, minimiser l'opposition, la diviser est leur arme.
Il y a dans le parti un vrai problème, les militants n'arrivent pas à croire à l'entreprise de liquidation. Ils pensent que les dirigeants sont faibles, mais qu'ils soient résolus à liquider le parti, ils n'arrivent pas à la croire. Si cette prise de conscience n'a pas lieu et que l'opposition continue à se diviser et que les autres tout en étant parfaitement conscient du fait que MGB est avec les refondateurs se disent que c'est la solution la moins pire justement face à l'opération Gayssot and co, je ne vois pas comment sauver le parti...
Danielle Bleitrach