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Réveil Communiste

Gilles Mercier : où le PCF veut-il en venir avec les OGM?

24 Mai 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Luttes 2008-2011

      Vitry le 17/05/08
 
 
 
Aux députés et aux sénateurs communistes
 
 
J'aimerai comprendre où le groupe communiste à l'Assemblée Nationale et au Sénat veut en venir avec les OGM. Quelle position de fond a-t-il sur la question? Il est de plus en plus manifeste que sa position au parlement est celle des associations anti-OGM dont il semble être de fait le porte parole, associations qui sont toutes contre le développement de la science dans l'agriculture, les mêmes sont contre le développement de la science en médecine ( voir le site http://www.acecomed.org/ et le document joint de l'association Kokopelli). Que défendez vous ? Une agriculture auto suffisante telle qu'elle est décrite dans les différents numéros de la revue l'Ecologiste ? Camarades comment une technologie peut elle assujettir les paysans ? Par quels mécanismes les sociétés qui fournissent les technologies dirigent-elles les politiques agricoles ? Dans sa question préalable, A Chassaigne vante une agriculture subordonnée à l'empirisme au rationnement technologique, celle d'une agriculture installée dans l'ordre éternel des champs. Cette agriculture harmonieuse, naturelle serait déstructurée par l'arrivée de la technologie artificielle des OGM, emblématique des multinationales. Pour alimenter les craintes, Il accumule les poncifs anti-OGM sur leurs dangers supposés qui sont tous invalidés par les données expérimentales. En fait il s'agit de lutter contre la socialisation de l'agriculture en mythifiant un monde qui n'existe plus. Les pratiques culturales actuelles sont le fruit de la recherche scientifique. Contrairement aux assertions d'A Chassaigne, le terroir n'a cessé de se transformer en fonction des pratiques culturales. Au lieu d'affronter la mondialisation capitaliste, de proposer des perspectives qui soient en même temps des objectifs de lutte, il nous est proposé de désocialiser l'agriculture en la centrant sur une économie locale parée de toutes les vertus. C'est cette stratégie d'évitement qui  nous a déjà présenté le commerce équitable comme parade à l'OMC ! L'issue serait dans l'établissement d'ilots non capitalistes dans une économie capitaliste mondialisée ! Le PCF nous repasse les plats des luddites et des canuts qui il y a 200 ans luttaient contre l'ordre capitaliste naissant en luttant contre la technologie, car il est prisonnier de sa conception d'un monde agricole reposant sur l'agriculture familiale autosuffisante. Cette organisation agricole a disparu. Le MODEF qui la représente ne fait plus que 2,6% des voix aux élections des chambres d'agriculture, alors qu'il représentait 29,7% en 1979, mais avec une moyenne d'âge de ses adhérents supérieure à celle de la profession. Parce qu'il se cramponne à une organisation sociale dépassée, le PCF s'oppose au développement des forces productives présentées comme une arme de domination et rejoint le camp de ceux qui combattent ouvertement l'idéologie de progrès. La technologie ne peut être une arme de domination sociale. Ce combat d'essence réactionnaire ne peut être que perdu. En freinant le développement de cette technologie, le mouvement anti-OGM aura contribué à renforcer les entreprises aux structures capitalistiques les plus fortes, celles qui peuvent investir dans la recherche sans pouvoir vendre les produits de leurs recherches.
Dans la conférence de presse du 14 mai, A Chassaigne siégeant à coté de l'anticommuniste N Mamère a pris exemple sur la Pologne et sur l'Autriche dans leur refus des OGM. Quel bel exemple en vérité, ces deux pays se distinguent par leurs positions ultra-conservatrices dans le domaine des connaissances et la Pologne est en pointe dans la dérégulation sociale.

Le PS, les Verts, s'attaquent à l'ordre des multinationales, depuis quand ? Qui manipule qui dans cette affaire ? La plupart des associations environnementalistes françaises sont des filiales de multinationales environnementalistes qui sont toutes financées par le gotha international des sociétés capitalistes. José Bové est bien aidé par la Fondation pour le Progrès de l'Homme de droit suisse dont le capital de 200 millions d'€ en 2006 provient pour 80% de placements financiers et 20 % de placements immobiliers. Les présidents PS de région sont tous anti OGM pour défendre le petit agriculteur contre le méchant semencier ! Mais les mêmes sont les défenseurs des pôles de compétitivité grâce auxquels les grandes entreprises capitalistes vassalisent les laboratoires publics de recherche et les PME. C'est vous dire si la lutte anti-OGM est anti capitaliste !!
L'intérêt de certaines forces dominantes à financer les multinationales environnementalistes est triple ; instiller l'idéologie de la décroissance, contourner les gouvernements nationaux en leur imposant leurs orientations, et au nom en outre de la souveraineté alimentaire maintenir les PVD dans le sous développement ; il ne faut pas que l'ordre capitaliste international soit modifié ! Tout ce qui favorise la natalité dans ces pays doit être combattu et tout ce qui maintient un taux de mortalité élevé doit être valorisé au nom du respect de la nature.

Il y a 113 millions d'hectares cultivés en OGM, leur surface est en progression constante notamment dans les PVD, et les 11 millions d'agriculteurs (dont 90 % dans les PVD) qui les cultivent seraient à l'insu de leur plein gré manipulés par les multinationales aux technologies mortifères !

Les agriculteurs perdraient leur bon sens en achetant des semences qui ne leur apportent aucun avantage ! Diantre, il faut vite revisiter Marx et son ouvrage sur la marchandise !

Pourquoi, ne tenez vous aucun compte des avis des scientifiques travaillant dans le domaine de la transgénèse végétale ? Pourquoi prêter crédit uniquement aux propos de GE Seralini, C Velot J Testart, les seuls auxquels les médias s'intéressent sans oublier la spécialiste du montage bidonné qu'est Mme Robin. Je rappelle que l'Agence Européenne de Sécurité Alimentaire a maintenu son avis quant à l'innocuité du Mon810. Les chercheurs du public favorables aux OGM, n'ont aucun lien avec les Monsanto, Syngéta ou autres. Par contre Sciences Citoyennes de Testart et Velot est majoritairement financé par la Fondation pour le Progrès de l'Homme déjà citée. Je n'oublie pas Carrefour dont le chiffre d'affaire est 16 fois supérieur à celui de Monsanto, financier quasi exclusif du CRII GEN de C Lepage et GE Seralini. Auchan pour ne pas être en reste est un train de mettre sur pied une fondation analogue pour... tester les OGM.

La sélection conventionnelle utilise le rayonnement gamma pour créer de nouvelles variétés. Ce qui provoque de façon aléatoire des mutations dans le génome. Les tests confirmés par l'usage ont démontré l'innocuité de cette approche. Une étude publiée en avril dans la revue de l'Académie des Sciences américaine démontre que les modifications génétiques induites par la transgénèse sont bien moindre que celle induites par la technique conventionnelle de rayonnement gamma. Par conséquent je ne vois pas en quoi, l'essaimage de pollen transgénique pose problème. Les pollens se baladent plus ou moins suivant les plantes, cela n'est pas spécifique aux plantes transgéniques. En quoi, la transgénèse poserait problème aux AOC, bio etc. C'est aller dans le sens des anti-OGM qui refusent le principe même de cette technologie. Si problème il y a il ne peut être spécifique aux OGM. Vous semblez faire beaucoup de cas du bio qui est la négation de l'agriculture moderne. Or le bio a une obligation de méthodes, assez élastique d'ailleurs, mais pas de résultat. Comment conciliez vous cela avec le principe de précaution ? Ce d'autant que le problème fondamental du bio est celui des mycotoxines dont certaines ont un pouvoir tumoral avéré chez l'homme.

Se réclamer de l'opinion publique pour exprimer son hostilité aux OGM, n'est pas à l'honneur des élus communistes. Vox populi vox dei, mais suivre l'opinion publique n'est ce pas suivre ceux qui l'a façonnent. Combien de Français étaient pour l'indépendance de l'Algérie dans les années 1950, combien étaient ils réellement pour l'avortement, et contre la peine de mort ? Il est parfois nécessaire d'affronter l'opinion publique.
Le Grenelle de l'environnement avait pour but de sanctuariser le nucléaire en passant un compromis avec les associations environnementalistes sur le dos des recherches aurifères en Guyane et du MON810. Il était par conséquent préférable de ne pas inviter les scientifiques et les organismes de recherche qui auraient rendu impossible le compromis, dont l'artisan a été N Hulot avec sa fondation d'Etat (financé par TF1, l'Oréal et ... EDF). 13 des 15 scientifiques du comité scientifique de la Haute Autorité se sont désolidarisés du rapport Legrand accusant ce dernier de les avoir instrumentalisés. L'arrêt des cultures sur le MON810, n'a de sens que si le gouvernement va au bout de sa logique en interdisant la recherche et les importations. Ce qui dans les deux cas est impossible. D'où la crise au sein de sa majorité, crise renforcée par la présence de N Kosciusko Morizet au gouvernement, militante déclarée de la cause environnementaliste.

Je mets le groupe communiste et la direction du Parti solennellement en garde à vouloir persévérer dans le suivisme anti-OGM. L'idéologie anti progrès affirmée par tous les groupes anti-OGM vient bien au-delà des plantes génétiquement modifiées. Le PCF, ses élus, sa presse ont autre chose à faire que de valoriser l'irrationnel, les peurs. Vous n'avez pas à accompagner l'idéologie de l'ordre naturel ouvertement opposée à la science et au progrès (voir texte de J Bové, Défaire le développement refaire le monde, Parangon, 2003) vous devez la combattre.
 
Cordialement

Gilles Mercier

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gilles questiaux 23/05/2008 13:36

A l'intention des écolos :  ne voyez vous pas qu'on vous berne, on vous fait avaler la relance du nucléaire, technologie aux risques avérés et dangereuse à long terme pour la planète et pour la paix, en vous lançant un os à ronger, les OGM dont les risques sont purement théoriques?

gilles questiaux 21/05/2008 17:11

Philippe me prète par plaisanterie des intentions machiavéliques que je n'ai jamais. Si je publie Gilles Mercier, c'est que le contenu de ses intervnetins m'interpelle, et qu'elles sont en tout cas symptômatique du fonctionnement non démocratique et incompétent des réseaux directionnels du PCF. Hayot s'il veut débattre des OGM doit donner la parole aux partisans de cette technologie aussi, que ça lui plaise ou non, au lieu de suivre Bové comme un de ses moutons (à l'abattoir) à supposer qu'il en ait!

Pierre-Yves GAUTIER 21/05/2008 12:07

à l'intention de Gilles MERCIER : ci-dessous une position nettement plus nuancée de André CHASSAIGNE en pointe pour le groupe communiste (sans verts) sur la question des OGM : que s'est-il passé pendant ces 2 années pour que le groupe GDR délire à présent sur les OGM ?
mercredi 12 juillet 2006
 
   
Position d’André CHASSAIGNE sur la question des OGM
 
Ayant assisté assidûment aux travaux de la mission parlementaire sur les OGM, en tant que secrétaire de cette mission, j’ai essayé de me construire une analyse politique personnelle, en toute connaissance de cause, sur cette question complexe. J’ai ensuite beaucoup échangé avec des interlocuteurs de sensibilités diverses. Aussi, je peux enfin apporter une réponse précise et sincère aux interrogations qui se manifestent, quitte à exprimer certaines divergences d’appréciations.
 
Le Parlement sera prochainement saisi pour transposer la directive communautaire 2001/18/CE relative à la dissémination d’OGM dans l’environnement. Cette directive vise à encadrer la culture d’OGM en Europe… et à mal l’encadrer à mon avis. Elle était surtout couplée avec une autre directive, transposée en catimini l’automne dernier au Parlement (mon groupe parlementaire a voté contre cette transposition) qui visait à encadrer le droit des brevets : de fait, cette dernière, autrement plus pernicieuse, définit le régime de brevetabilité des OGM et assure la rentabilité de la recherche privée sur le sujet. Le risque à terme est bien, au fur et à mesure de la progression de la culture d’OGM dans le monde, d’aller vers une forme de privatisation de la nature.
 
Aussi, la portée de la directive OGM à transposer me paraît bien plus faible que celle concernant le droit des brevets. En effet, les auditions de dizaines de scientifiques tenues par la mission d’information parlementaire ont fait apparaître que le risque écologique de la culture d’OGM serait faible et maîtrisable : la culture d’OGM ne présenterait pas davantage de risques de pollutions que la culture de plantes couplée à de puissants biocides, telle qu’elle se pratique impunément aujourd’hui.
 
A ce titre, je ne suis pas convaincu que l’étiquetage de produits issus d’animaux nourris aux OGM soit indispensable : une vache nourrie à base de soja modifié n’est pas pour autant génétiquement modifiée ! Cependant, un tel étiquetage, par ailleurs difficile à mettre en œuvre, peut servir à affirmer un choix éthique sur le développement des OGM, dans leur globalité. En revanche, même si aucun scientifique (même ceux qui sont opposés aux OGM) n’a pu démontrer la nocivité des OGM pour la santé humaine, je serais cependant plus prudent sur la question de leur consommation directe. Leur étiquetage clair et lisible est donc impératif.
 
C’est bien pour cela qu’il me paraît plus opportun de souligner la dangerosité économique de la culture d’OGM.
 
Leur développement accompagne en effet dans le monde le parti-pris d’une agriculture basée sur le productivisme, un commerce international débridé et le déclin de l’exploitation familiale, qui s’accompagne de l’abandon des systèmes agraires traditionnels. La culture des OGM s’inscrit bien dans une dynamique libérale dont les effets sont désastreux pour les paysans, mais aussi pour les consommateurs du monde entier, puisqu’elles nient la dimension culturelle de l’alimentation et l’exigence d’autosuffisance alimentaire des grandes régions du monde.
 
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Pour les grandes multinationales semencières, à la pointe de la recherche, les OGM sont l’arme alimentaire devant leur assurer la domination sur l’agriculture mondiale.
 
Il me paraît donc important d’organiser la riposte appropriée aux ambitions démesurées de ces multinationales. Nous ne pourrons accepter aucune entreprise de privatisation de la nature et de la vie. Mais, au-delà de cette position de principe, nous sommes obligés de constater que la culture des OGM augmente partout dans le monde. Ni la France et ni l’Europe pourront arrêter ce processus. Notre responsabilité politique exige donc, plutôt que de suivre la politique de l’autruche, de contrôler cette évolution.
 
Ceci suppose d’abord d’anticiper le développement des OGM en élaborant un régime de responsabilité civile et pénale des producteurs d’OGM. Il s’agit évidemment de protéger les cultures non transgéniques, et notamment les cultures biologiques, mais aussi, plus largement, de protéger tout à la fois l’agriculture familiale et des modèles de développement agricole alternatifs.
 
Ceci suppose aussi de reprendre le contrôle d’un domaine de recherche capital pour notre avenir. Le secteur public et ses valeurs doivent pouvoir disposer des capacités pour résister aux semenciers privés et proposer des semences non brevetées aux paysans du monde entier, et notamment des pays en développement. Il existe en particulier une grande marge de développement et d’amélioration des semences non OGM.
 
Cette reprise en main suppose au préalable de donner aux scientifiques les moyens, financiers mais aussi juridiques, d’effectuer leurs recherches en toute indépendance, en vue d’élaborer des produits finalement utiles à l’humanité. Aussi, en ce qui concerne les OGM, et parce que les chercheurs nous ont affirmé combien les essais étaient indispensables à la poursuite de leurs travaux, je suis désormais persuadé que des expérimentations en plein champ d’organismes transgéniques sont dans certains cas inévitables.
 
Ces expérimentations devront évidemment être justifiées, objectivement validées et assorties de contrôles stricts, notamment pour évaluer les conséquences de la culture de ces OGM expérimentaux sur la santé et l’environnement : les scientifiques, en particulier ceux des instituts publics, nous ont démontré que certaines d’expérimentations ne pouvaient pas être menées à leurs termes en milieu confiné (laboratoires et serres) mais sont conscients de la nécessité de respecter le principe de précaution.
 
Bien entendu, parce qu’il convient de prévenir tout risque de privatisation de la nature, nous devons bien insister sur la nécessaire dimension publique de ces expérimentations comme sur la promotion d’un régime juridique de brevets autorisant la mutualisation de la propriété intellectuelle ou le principe de licences d’utilisation des semences transgéniques gratuites pour les paysans du monde entier.
 
Ceci suppose enfin de se battre, au sein des organisations internationales, pour sortir l’agriculture du champ de compétences de l’Organisation mondiale du commerce : il s’agit bien de protéger les paysans du monde entier contre les ravages de la mondialisation libérale sur les systèmes productifs locaux, de défendre les cultures du monde entier contre leur soumission aux logiques commerciales portées par les multinationales de l’agroalimentaire et l’OMC. C’est bien ce à quoi je m’attelle à l’Assemblée Nationale.
 
Aussi, autant je m’opposerai au projet de loi relatif à la dissémination d’OGM dans l’environnement, autant je suis convaincu de la nécessité de légiférer au plus vite sur les OGM afin de définir les règles nécessaires pour bloquer la progression anarchique de la culture d’OGM dans le monde, qui ne profite qu’aux grandes multinationales semencières. C’est la position que je proposerai de défendre à l’Assemblée Nationale au nom des députés communistes et républicains.
 
André CHASSAIGNE, le 30 juin 2006

gilles questiaux 20/05/2008 23:31

En fait les OGM sont offerts comme victoire symbolique aux écolos, pour leur faire avaler le maintien du nucléaire. Et ils marchent, parce qu'au fond, seules les victoires symboliques qui leur apporteront des places et de la visibilité comptent pour eux. La base de leur conscience politique est la notion métaphysique de "nature" et comme la nature n'existe pas peu importe au fond que les résultats de leur action soient réels. La planète est mal partie avec de tels défenseurs. La nature et l'authenticité du fasciste Heidegger les inspire et non la conscience matérialiste des limites des ressources de la Terre habitable, et de ses capacités à absorber les déchets. Pour une fois qu'on avait avec les OGM une technologie à zéro déchet! le socialisme est de plus plus en plus nettement la condition de la survie de l'humanité. 

olivier imbert 20/05/2008 23:07

philippe parce que tu es du 20°, je te demande de ne pas utiliser le mot délire contre un rationaliste en politique... c'est pour moi un casus belli je crois que tu sais ce que brejnev faisait et la stasi avec les jc dopnc je fais en ton nom des excuses à Mercier, de ma part...por plsu d'explication tu demandera sdes excuses à malberg à vieux charrier aux laurent à l'assos france rda svp et je ne plaisante pas et ceci jusqu'à nouvel ordre. Olivier Imbert