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Réveil Communiste

Intervention au CN de Gisèle Cailloux (29/30 mars 2008)

1 Avril 2008 , Rédigé par Réveil Communiste

Conseil National du PCF - 29 & 30 mars 2008

Intervention de Gisèle Cailloux (92)

 

En 2001 à Suresnes nous faisions aux cantonales 6%. Avec 15,54% aux cantonales, nous faisons le meilleur score, toutes élections confondues depuis 25 ans.

Nous triplons nos voix dans cette ville qui a subi des changements sociologiques pas spécialement populaires.

Aux municipales, nous faisons avec une liste conduite par une communiste :16,77%.

Depuis 2001, (abstraction faite des législatives où nous bénéficions de la position du député sortant dans une circonscription qui englobe aussi Nanterre) nous avons enfilé les résultats calamiteux des Européennes, des régionales, et surtout des présidentielles de 2002 et de 2007, avec 1,35% en 2007 ! On ne peut pas juger des scores de ces cantonales et des municipales en faisant l'impasse sur cette période électorale !

 

Lors de la préparation de l'assemblée générale des sections de décembre, la section de Suresnes, comme tant d'autres a refusé de considérer que nos valises étaient trop lourdes et que le parti n'avait pas d'avenir.

Aussi, quand le PS de Suresnes a proposé, en s'appuyant notamment sur les résultats des élections présidentielles, de réduire la place des communistes dans la liste d'union, ceux-ci ont choisi de construire une liste en assumant les risques.

Pierre Laurent disait ce matin que le recul du nombre de candidats était lié parfois au manque d'audace mais n'est-ce pas aussi, ici et là, la conséquence du travail de directions qui entretiennent l'idée du déclin irréversible de notre parti ?

 

Notre capacité de rassemblement a été au delà de nos espérances. Mais elle s'appuyait en amont, sur une recrudescence de l'activité, des communistes, connu en tant que tels, dans des mouvements associatifs ou syndical, mais aussi dans des espaces de lutte comme le comité de défense de notre hôpital créé à notre initiative et présidé par notre députée.

Nous avons pu ainsi faire une liste avec des socialistes qui n'acceptait pas la division mais aussi avec des gens qui ne sont pas des vedettes mais des acteurs dans la vrai vie : les syndicats, les associations. Cette liste n'était pas une construction de sommet mais ancrée dans la population active, celle qui lutte.

Nous avons mené campagne sur des contenus alliant les problèmes locaux et les questions nationales.

Ainsi sur l'hôpital, les questions de financement de la santé ont été abordées. Sur l'emploi, nous avons porté des propositions permettant d'expérimenter et de faire avancer localement la sécurité d'emploi et formation.

Sur le logement, nous avons été à l'initiative et en appuis pour aider à mobiliser des locataires sur des problèmes locaux, et ce en lien avec nos propositions nationales. Il s'agit donc de luttes très localisées et notre apport s'est traduit dans les bureaux de vote correspondant à ces cités par des progrès électoraux particulièrement sensibles.

Nous avons trois élus au lieu de 2 mais surtout des nouveaux adhérents, des communistes qui ont repris confiance et qui en veulent, et la volonté de continuer avec ceux qui ont partagé cette expérience, non pas pour construire une structure en soit mais pour aider la population à monter des résistances faisant reculer le maire de droite sur ses projets.

Je ne peux pas être d'accord avec les camarades qui, sous prétexte que les candidats aux cantonales n'ont pas été élus, affirment qu'il n'y a plus que le bipartisme. Les communistes qui se sont investis et de plus, ont obtenu des résultats souvent assez bons, existent. C'est un point d'appui pour la suite.

 

Les résultats des municipales et cantonales n'effacent pas le résultat des présidentielles certes. Mais après ces résultats, les attentes des communistes vis-à-vis de ce qui se décide au national sont fortes.

On ne peut pas continuer sur les mêmes façons de procéder au national alors qu'il y a eu un investissement très fort des communistes au local avec des résultats.

Sur l'état du parti : il est clair qu'il y a un réel besoin de renouer avec les structures de proximité et il y a un besoin de formation énorme pour comprendre toutes les questions qui montent très fort notamment sur la crise financière, la maîtrise et l'utilisation de l'argent.

Nous avons des jeunes adhérents de grande valeur mais loin de la plénitude de leur possibilité faute de formation. Le décalage est important avec les militants des générations qui ont bénéficié de cette formation.

 

Il y a besoin, à partir de la situation concrète des gens de faire monter les propositions mais en lien avec les luttes et avec la politisation de ces luttes.

Par exemple, les luttes montent très fort comme dans beaucoup d'entreprises sur la feuille de paie Ce n'est pas la même chose pour l'emploi, le financement des retraites, de la santé etc....et donc la possible transformation de la société si les objectifs restent sur un autre partage de la valeur ajoutée ou si le débat se porte sur l'utilisation de l'argent en contestant les choix de gestion des directions.

Isabelle Lorant s'étonne qu'on ne puisse reproduire au niveau national toutes les expériences de rassemblement rapportées au CN par les camarades. Mais ces expériences sont des expériences d'union populaire qui n'effacent pas notre parti, avec des contenus politiques et en appui aux luttes. Nous sommes loin d'un rassemblement d'orgas au sommet, sans contenu et sans objectifs de lutte.

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