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Réveil Communiste

Les bons résultats de la LCR doivent nous interroger (dépèche d'agence)

24 Mars 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Ce que dit la presse

Dépéche d'agence, qui montre clairement qu' une ligne d'indépendance par rapport au PS est devenue indispensable à la continuation du PCF, GQ

Par Benjamin SPORTOUCH AFP - Lundi 17 mars, 18h56

PARIS (AFP) - Malgré le refus des socialistes et des communistes de fusionner avec ses listes, la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a confirmé au second tour des élections municipales ses bons résultats du 9 mars avec des scores dépassant les 15%, renforçant la stratégie d'indépendance d'Olivier Besancenot.

Dans les onze communes où il a fait cavalier seul le 16 mars, le parti trotskiste a dépassé dans sept cas les 10% des suffrages. Il réalise son meilleur résultat à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) avec 17,69%.

La LCR y fait mieux qu'au premier tour tout comme à Cavaillon (Vaucluse), Palaiseau (Essonne), Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) ou Clermont-Ferrand. Dans la capitale de l'Auvergne, elle a totalisé 15,34% des voix, son deuxième meilleur résultat.

"Au second tour, si nous avons baissé, nous n'avons jamais été en dessous du tiers de voix obtenues au premier", se félicite l'un des dirigeants de l'organisation, François Sabado.

Au premier tour, la LCR s'était déjà réjouie d'un "résultat historique" avec plus de la moitié de ses listes -114 sur plus de 200 présentées ou soutenues par elle- dépassant les 5%. Parmi elles, 34 avaient franchi la barre des 10%.

Au total, selon son propre décompte, la LCR obtient une "grosse cinquantaine" d'élus sans compter les petites communes, doublant au moins son résultat de 2001 -une trentaine d'élus-. Il est vrai qu'aux dernières municipales, elle n'était présente que dans 91 villes.

A la différence de Lutte ouvrière qui avait choisi pour la première fois de son histoire et au risque d'un grand écart idéologique, de faire alliance avant le premier tour avec le PS et les communistes dans 69 communes, la LCR est partie seule au combat électoral.

Dans l'entre-deux tours, sa proposition d'"une fusion technique" sans participation à la majorité municipale en cas de victoire n'a pas trouvé d'écho favorable chez les principales formations de l'opposition, à l'exception des deux communes du Haillan (Gironde) et Morlaix (Finistère).

M. Besancenot a dénoncé les "oukases" du PS et son "glissement vers le Modem". Dans les villes où elle n'était pas en mesure de se maintenir, la LCR s'est refusée à donner une consigne claire en faveur des socialistes et des communistes, affichant simplement comme mot d'ordre: "battre la droite" (à Montreuil, c'était plutôt "battre JP Brard", pas vrai, camarade Sabado?).

Mais le parti d'extrême gauche n'a finalement pas pâti de cette stratégie de franc-tireur.

"Ces résultats confirment qu'il existe un espace politique indépendant de la direction nationale du parti socialiste", a affirmé l'ancien candidat à la présidentielle qui y voit aussi en "encouragement" pour son projet "irréversible" de fonder un parti anti-capitaliste d'ici la fin de l'année.

Selon M. Sabado, la gauche s'est même privée d'un appui de poids dans quelques villes comme Quimperlé (Finistère) où la droite s'est imposée.

Autre satisfaction: le parti d'extrême gauche créé après les évènements de mai 1968 affirme avoir fait mieux dans 146 "communes d'importance" que lors de la présidentielle (4,08%). Il a aussi gagné tous ses "duels" du premier tour face au parti d'Arlette Laguiller, à une exception près.

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