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Réveil Communiste

Contre la guerre impérialiste en préparation

21 Avril 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #L'Internationale

Publié par GQ le 21 mars 2008:

La situation internationale du point de vue du risque de guerre généralisée, y compris nucléaire, est en voie de devenir plus tendue, après un calme relatif de quinze ans, caractérisé aussi par un chaos meurtrier dans une grande partie du monde, depuis la chute de l'Union soviétique. Les jours de l'hégémonie étatsunienne sont maintenant comptés, et elle aboutit à un échec, si tant est que le but des impérialistes eût été de construire un ordre impérial stable, et non simplement de profiter de l'occasion pour accumuler des fortunes privées par le pillage planétaire.

C'est au crépuscule de l'hégémonie britannique que les conditions de la première guerre impérialiste ont été réunies, en 1914. Cette guerre, on l'a compris à posteriori, a joué un rôle de retardateur pour la crise économique de cycle long et surtout pour la crise systémique du capitalisme peu ou prou prévue par Marx et Engels, et déterminée par l'évolution à long terme du taux de profit. C'est la première guerre impérialiste qui a fait échouer le plat projet des socialistes marxistes orthodoxes légalistes de la Deuxième Internationale qui croyaient ingénuement que la bourgeoisie attendrait tranquillement que les conditions d'une victoire électorale du socialisme se réunissent.

Il y a actuellement plusieurs foyers de tension majeurs qui peuvent donner lieu immédiatement à un affrontement direct entre l'impérialisme finissant et ses rivaux, qui sont potentiellement porteurs de progrès malgré le retard de leur développement politique : la mer de Chine, les marges de la Russie, l'Iran et le Golfe, la zone Caraïbe, l'Afrique. La problématique de la pénurie absolue de ressources énergétiques et peut être d'autres matières premières, y compris alimentaires, se pose aussi.

Donc la guerre menace le monde de nouveau, en premier lieu des guerres partielles à l'initiative des États-Unis dont la guerre-occupation de l'Irak est la première, mais des conflits ouverts, limités dans l'emploi de l'arme nucléaire mais directs entre puissances nucléaures sont redevenus possibles. D'une part la guerre est historiquement utile pour sortir des crises économique et celle qui s'annonce aujourd'hui semble de première grandeur, et d'autant plus inquiétante que le savoir économique accumulé depuis 1929 semble inopérant. Mais le dynamisme de fond de l'économie mondiale qui est porté non pas par la diffusion de gadgets d'aliénation marchande (ipod etc) mais par l'accès à la satisfaction de vrais besoins encore élémentaires, mais justifiant une demande saine et robuste de produits industriels, simultanément partout dans le monde, de un deux ou trois millards de personnes, empêche un effondrement durable de l'économie. et exige simultanément le déclassement des économies nord-américaine et ouest-européenne.

Les États-unis vont-ils accepter ce déclassement et la contraction violente du niveau de vie qu'il va produire forcément en économie capitaliste libéralisée et dérégulée comme ce fut le cas en 1929 partout sauf en URSS, en Argentine en 2001, comme ce fut le cas en URSS entre 1985 et 1998? Et pour les milieux de la classe dirigeante des États-Unis la perte de leur rôle décisionnel mondial? La perte du tribut que donne la supériorité diplomatique et militaire risque d'être palliée par les même moyens : l'utilisation de la force diplomatique et militaire.

 D'où le retour au premier plan des risques de guerre non localisés.
GQ

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