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Réveil Communiste

Créer des groupes locaux d’accompagnement des élu-e-s du parti

14 Mars 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Congrès du PCF depuis 2008

Créer des groupes locaux d’accompagnement des élu-e-s du parti

 

Lors du dernier conseil départemental de la Fédération de Paris, il a été clairement acté que nous allons nous nantir d’une commission qui fera le lien avec les élu-e-s. J’en suis particulièrement satisfaite car depuis que je suis au PCF  je n’ai eu de cesse d’avancer cette demande que je considère comme primordiale pour engager un réel travail avec nos élu-e-s,  qu’ils soient conseillers de Paris, d’arrondissement, adjoints au  maire de Paris, adjoints au maire d’arrondissement. Maintenant il  va falloir discuter sérieusement de la formation de cette commission à ces différents niveaux de compétence.

 

En ce qui concerne les sections :

 

Constat : il n’y a pas de lien formel entre élu-e-s, militant-e-s, conseillers de quartier, commissions nationales du parti. Conséquences : chacun gère comme il peut, là où il est,  sa parcelle politique sans qu’elle puisse être investie par les expériences communes des militant-e-s du parti. Ces expériences ne s’arrêtent certes pas au seul PCF mais prennent aussi leur source dans la vie publique, les luttes,  et tout ce qui peut nourrir notre réflexion et donner quelques exemples à suivre ou  à ne pas suivre.

 

Les conseillers de quartiers :

 

Ils participent activement à la démocratie participative et jouent un rôle de transmission entre des demandes, le plus souvent issues d’associations de quartier, mais aussi celles des citoyens lambda (certes moins nombreux). Ces conseils de quartiers au fil du temps ont pris de l’envergure :

 

 Au niveau de la conscience collective de vivre dans un  même espace (le quartier) où se posent des problèmes auxquels chacun peut apporter une réponse différente voire défendre des intérêts divergents. Là est tout le sens donné à la démarche participative, qui pose la question de l’intérêt général. Les conseils de quartier ont la qualité de mettre le citoyen face à des problématiques du quotidien, où quand il se retrouve seul il réagit le plus souvent de manière individualiste. Discutés collectivement, ces mêmes problèmes renvoient à l’intérêt général dans le respect des minorités.

 

Le rôle du conseiller de quartier

 

Il dépend beaucoup de la dynamique qui s’exerce au sein des conseils. A priori, le rôle d’un conseiller est d’écouter les remarques et demandes  des citoyens participant à ces conseils de quartier et de participer à l’organisation de commissions, puis d’être en capacité de reformuler les vœux  des citoyens et des commissions auprès des élu-e-. Le rôle d’un conseiller de quartier est d’être le lien politique entre les citoyens qui sont présents, les élu-e-s, et les associations, afin de communiquer les éléments d’informations techniques et politiques  concernant les décisions municipales et les réponses aux questions soulevées en conseil de quartier.

 

Un conseiller de quartier qui a la double casquette de militant et d’habitant du quartier peut-il utiliser son étiquette politique sans pour autant manipuler ou être manipulé dans son rôle de conseiller de quartier?

 

Je crois qu’il serait hypocrite et contreproductif de ne pas voir le lien qu’il y a entre le militant et le conseiller de quartier, les deux se fondant en une seule personne. Simplement l’exigence est la transparence. Un conseiller de quartier doit afficher clairement son étiquette s’il est militant dans un parti ou une association du quartier ou une organisation qui milite dans tel ou tel domaine. Il doit clairement expliquer de quelle manière il compte travailler, quel rôle il se donne et où sont ses limites.

 

Les élu-e-s

 

Citoyens, militant-e-s, élu-e-s localement, représentent  à la fois leur parti politique, une municipalité, et les citoyens quelque soit leur opinion politique. Selon moi, il s’agit d’être en cohérence avec la ligne de son parti (du moment qu’elle est claire, encore faut-il qu’elle le soit sinon c’est laisser l’opportunité à tout élu-e d’en faire à sa tête et d’être manipulable). Il est nécessaire qu’autour de l’élu-e se constitue un pôle d’accompagnement formé de militant-e-s compétents sur des dossiers qu’il aura à traiter, ou qui soient le relai de commissions  nationales du parti sur des thématiques spécifiques qui relèvent de domaines de compétence qu’il n’a pas ou imparfaitement. Il a le devoir d’informer  les instances de son parti et ses camarades de l’actualité politique municipale, des enjeux qu’il y a, qu’ils soient politiques ou d’ordre plus technique (résolutions sur telle ou telle question locale). Ce travail  d’information transversale peut être mené par le chargé de mission.

 

 « Chaque année, les instances du Parti débattent, dans le cadre de l’établissement de leur budget, des moyens matériels et financiers à mettre à la disposition des différentes formes d’activité de leur ressort. A cette occasion, les responsables des différentes activités concernées sont invitées à participer au débat et à exprimer leurs objectifs et leurs besoins. Elles rendent compte régulièrement de leur activité. » Extrait des statuts du PCF.

 

Mandat de l’élu-e-

 

Il me semble nécessaire de mettre en pratique  les stipulations des statuts du PCF qui préconisent qu’un-e- élu-e- ne fasse pas plus de deux mandats, sinon il devient un professionnel et non plus un citoyen militant représentant d’un parti et d’une population.  C’est bien grâce  à l’existence d’un accompagnement de l’élu-e- que le renouvellement du mandat des élue-s- ne sera pas facteur de perte d’informations et de compétences mais permettra au contraire de ne pas perdre ce fil précieux.

 

Les élu-e-s communistes se regroupent, avec d’autres élu-e-s qui le souhaitent, dans l’Association des élu-e-s communistes et républicains (ANECR).Association autonome, elle permet l’accueil des élus dans leur diversité d’opinions, dans le cadre de leur travail spécifique d’ élu-e-s au service de la population, à qui ils et elles rendent compte de leur mandat. Lieu de recherche et d’échange d’expérience, tout autant que moyen d’action et de rassemblement, elle favorise les coopérations avec d’autres associations, et institutions.

La coopération et l’échange, entre les collectifs de travail que se donnent les élu-e-s communistes et ceux des différentes instances du parti à tous les niveaux dans le respect de l’indépendance de chacun -, contribuent à enrichir la réflexion, les propositions et l’efficacité des uns et des autres. » Extrait des statuts du parti.

 

Le parti



« Au niveau national, des collectifs de travail ont chacun dans leur domaine, sous la responsabité du Conseil National, la tâche de favoriser le développement national de l’activité et de l’intervention communistes, de susciter la mise en réseaux des individus et des structures, d’en faciliter le fonctionnement et de les associer à leur travail. Chaque année, les instances du Parti débattent, dans le cadre de l’établissement de leur budget, des moyens matériels et financiers à mettre à la disposition des différentes formes d’activité de leur ressort. A cette occasion, les responsables des différentes activités concernées sont invitées à participer au débat et à exprimer leurs objectifs et leurs besoins. Elles rendent compte régulièrement de leur activité.» Extrait des statuts du parti

 

Je ne vais pas faire à moi seule le congrès ;-) et les statuts existent concernant le rôle du parti vis-à-vis des élu-e-s mais je pense qu’ils doivent être clarifiés et que les groupes d’accompagnement locaux auprès  des élu-e-s doivent être actés noir sur blanc comme peut l’être une charte ou un contrat.

 

Pour le prochain congrès je propose d’introduire un paragraphe reprenant mes propositions sur l’accompagnement des élue-s- dans leur mandature.

Pasquale Noizet, 14 mars 2008

 

 

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