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Réveil Communiste

A Grenoble, la soupe est amère...

9 Février 2008 , Rédigé par Réveil Communiste

Pris sur le site de l'huma du 5/02.
Mayer se gargarise de la formidable unité des communistes grenoblois, qui, à la quasi unanimité, ont accepté de se retrouver sur une liste avec la droite (sauf un, qui a voté contre...le perfide! le gauchiste! pouah!). Ils ont "choisi la moins mauvaise réponse". Et la "gardienne du temple de la gauche", comme le dit avec tant de mépris Olivier Mayer pour désigner la porte-parole des Verts Maryvonne Boileau, a bien raison. Y'a franchement pas de quoi pavoiser.
Ah, qu'est ce qu'on ferait pas pour un beefteck! même si la viande est dure à avaler..
Astrée

Le rouge c'est de GQ Publié le 6 février 2008

Le choix délicat des communistes grenoblois

Une ville à la loupe . Le maire socialiste Michel Destot accueille sur la liste de gauche des représentants du Modem et de la droite locale.

Envoyé spécial

Situation très délicate pour les communistes grenoblois. Ils se battent depuis des mois pour « un rassemblement de toutes les forces de gauche sans exclusive », mais seuls le Parti socialiste et LO ont répondu à cet appel. La LCR et les écologistes ont décidé, chacun de leur coté, de faire cavalier seul. Les communistes se mettent d’accord avec le PS pour poursuivre le travail entrepris depuis deux mandats quand ils apprennent que le maire Michel Destot a accepté sur sa liste des représentants du Modem et des personnalités de la droite locale. Publiquement, le PCF avait dénoncé une telle hypothèse dans une lettre ouverte. « La présence du Modem hypothéquerait la poursuite d’une politique locale vraiment de gauche », écrivait-il. On commence par dénoncer, et après acte II, on négocie en loudedé.

le besoin d’un groupe de résistance

« Il fallait se déterminer sur une question qui ne s’était jamais posée jusque-là. On a consulté les communistes en permanence », indique Francine Valeyre, une dirigeante de la section. Dépassant le premier réflexe consistant à refuser de participer avec la droite, ils prennent en compte le bilan des élus, le refus des autres forces politiques de gauche de porter dans l’union un projet progressiste. Et ils estiment qu’il faut être présent dans la municipalité future, y compris dans ce contexte inédit. Cette opinion est le fait de la quasi-unanimité (une seule opposition) de la cinquantaine de militants grenoblois présents lors d’une assemblée générale. Pour Francine Valeyre, entre laisser faire la recomposition et risquer de la cautionner, « on a choisi la moins mauvaise des réponses » c'est à dire si j'ai bien compris, y participer.

Aide-soignante à l’hôpital, Marie-France Monery jongle depuis 13 ans avec ses horaires, souvent de nuit, et son travail d’adjointe communiste. C'est très louable de sa part mais elle ferait mieux de se mettre adjointe à plein temps comme ça elle aurait la lucidité de ne pas se faire manipuler par les soces, surement par manque de sommeil. Elle met au compte de l’opiniâtreté du groupe communiste le bon bilan sur le logement social, le maintien de 600 postes d’employés communaux menacés, ou la dynamique de l’accueil de la petite enfance. « Un groupe d’élus communistes, ça sert, nous avons su freiner les dérives gestionnaires, affirme-t-elle. Les Grenoblois auront besoin d’un groupe de résistance. Ça s'appellerait plutôt un groupe de collaboration, camarade. On n’arrivera peut-être pas à tout bloquer, mais on va se battre. J’accepterais d’être virée par le suffrage universel, mais pas du fait du maire ou du Modem. » Et c'est pour ça que tu vas sur la liste du maire ou du modem. Si Olivier Mayer n'a pas trahit ton message.

« un bon bilan collectif »

Le PCF choisit donc de conclure un accord politique avec le Parti socialiste. « Nous voulons poursuivre et amplifier l’action commune des 13 dernières années, qui a permis un bon bilan collectif », affirme le texte. Il contient des engagements précis, sur le logement social, les services publics, le contrôle des fonds publics destinés à l’économie, la démocratie, l’écologie et la fiscalité. « Nous souhaitons une démarche de construction majoritaire fondée sur un accord politique entre partenaires de gauche », accord qui est « essentiel pour refuser la confusion politique et le brouillage des repères », précisent le PCF et le PS.

Michel Destot dément avoir passé accord avec le Modem : « Le seul accord politique que j’ai acté concernant la composition de la liste est celui qui a été rédigé entre le Parti communiste et le Parti socialiste », écrit-il à Patrice Voir, secrétaire de la fédération communiste. Depuis l’annonce de la participation du Modem sur sa liste, il multiplie les gages et les mises au point. Michel Destot, et Olivier Mayer nous prennent pour des cons.« Je suis socialiste et ma famille c’est la gauche », répète-t-il à l’envi. Si, selon lui, « le Modem a accepté de jouer le jeu, il faut le mettre au crédit du bilan de la municipalité » donc le modem est sur sa liste. Quant au ralliement de « trois centristes de l’opposition municipale », il y voit le besoin, pour eux, de tourner la page de Carignon. Une dizaine de « personnalités de la société civile » confirment leur présence sur la liste et affichent avec force « leur ancrage à gauche ». Parmi elles, Monique Vuaillat, ancienne responsable syndicale des enseignants.

« Où va-t-on si même les communistes s’y mettent ! », s’offusque, en gardienne du temple de la gauche, l'humour stal d'Olivier Mayer est inimitable Maryvonne Boileau, la porte-parole des Verts. Les écologistes présentent une liste de 22 noms et appellent ceux qui veulent « être clairement à gauche et écolo » à venir la compléter. 

Pour le porte-parole du Modem, Philippe de Longevialle, participer à la liste de Michel Destot « est un changement de culture mais qui n’a pas posé de gros problèmes. Il n’était pas question d’aller avec l’UMP toujours sous l’emprise de Carignon. Et c’est Sarkozy qui a imposé la candidature de Fabien de Sans Nicolas ». Il se dit d’accord sur le programme de la liste du maire et « sa composition marquée à gauche ». Dans la mandature, il compte mettre l’accent sur « le système de démocratie participative qui s’est un peu figé », « l’emploi et les investissements de proximité » et « une intercommunalité dont la surface est trop étroite ».

« Si tout se passe comme je l’attends, sur 45 élus de la majorité, 35 seront de gauche, affirme Michel Destot. Je n’ai jamais disposé d’une telle majorité de gauche ». L’emporter dès le premier tour, hâter une recomposition politique qu’il appelle de ses voeux, s’éviter une alliance avec les Verts qui se sont opposés sur de gros dossiers lors de son dernier mandat, tels sont sans doute les objectifs de Michel Destot. Alpiniste chevronné, c’est un habitué des pentes rudes.

Olivier Mayer

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Astrée 10/02/2008 00:35

"sur 45 élus de la majorité, 35 seront de gauche". Et les 10 autres, ils seront quoi? ha ha ha...

Gilles Questiaux 06/02/2008 16:28

Ce choix "délicat" de garder ses mandats en foulant aux pieds ses principes s'appelle l'opportunisme. Avec une forte composante de ridicule.

Gilles Questiaux 06/02/2008 16:22

Olivier Mayer s'était déjà illustré en tentant de fourguer la viande avariée du double congrès "débarassé de sa gangue statutaire" avec la bénédiction de Marie George Buffet. Pour ceux qui l'ignorent, il est connu dans le petit monde du groupe dirigeant du PCF comme "la voix de son maître", qui est toujours envoyé en avant pour les propositions qui méritent des jets de tomate pas mûres. Ici, nous faire avaler la modeméisation du PCF. Peut être aime-t-il cela. Quant à Vueillat, ancienne dirigeante de la FSU complètement discréditée, elle s'est singularisée en appelant au vote "oui".