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Réveil Communiste

Position de la section du Quinzième sur les municipales : pas de communistes sur la liste Hidalgo

3 Février 2008 , Rédigé par Réveil Communiste

Municipales: position du PCF 15ème

Rejet de la droite mais

Pas de caution au « social »-libéralisme

Dans le 15ème comme dans tout Paris, la politique voulue par les candidats de l’UMP, sous le patronage de Sarkozy, est un danger pour le plus grand nombre des salariés, retraités et jeunes parisiens.

Pour autant, cette menace ne saurait ne saurait nous faire accepter l’orientation ouvertement « social-libérale » de la municipalité sortante de M. Delanoë, candidat à sa reconduction. Ce serait prendre le risque, à Paris comme en France, de nourrir encore davantage les prétentions de la droite et du MEDEF.

Cohérent avec lui-même, M. Delanoë a été le premier dirigeant du PS à approuver la ratification du nouveau traité de l’UE sans consultation des Français, apportant son soutien au coup de force antidémocratique de Sarkozy. La semaine dernière, il s’est dit prêt à s’allier avec le MODEM au second tour des municipales, saluant les « idées intéressantes du MODEM » qu’il prend au « sérieux ». Or le MODEM, c’est la droite ! Candidat dans notre arrondissement, M. Bulté, ancien maire du 19ème du temps de Chirac, aura du mal à dire le contraire.

Pour les municipales, notre Parti a signé un accord parisien avec le PS qui lui laisse un certain nombre de places éligibles sur ses listes au 1er tour.

Pour ce qui les concerne, la désignation de candidats au conseil d’arrondissement, les communistes du 15ème ont majoritairement refusé de figurer sur la liste conduite par Mme Hidalgo. Elle ne comprendra aucun candidat pouvant se prévaloir de la section du PCF Paris 15ème.

Il s’agit pour nous d’une question de cohérence. Nous ne pouvons cautionner, en figurant sur cette liste, en l’absence d’une ligne critique au niveau parisien, une politique dont nous combattons certains aspects essentiels, en particulier dans le 15ème.

La campagne électorale sera l’occasion d’intensifier ces luttes.  Notamment sur les points suivants:

Non à la spéculation immobilière!

A Paris depuis 2001, la municipalité a fait le choix de ne pas affronter la spéculation immobilière mais de l’accompagner. L’emprise sur la ville des trusts immobiliers, notamment des « foncières » ne cesse de s’accroître avec la bénédiction de la Ville (même à la Tour Eiffel!).

C’est en particulier le cas à Beaugrenelle, où se déroule la plus grande opération immobilière spéculative à Paris, sur des terrains publics, au profit de promoteurs comme Gécina. A terme, des emprises foncières municipales sur une zone de 2 km2 pourront être privatisées. En terme de circulation, de respect de l’environnement, de défense des équipements publics, sociaux et culturels, des commerces de proximité dans tout le 15ème, de la mixité sociale… cette opération, dont l’immense centre commercial ne sera que la première étape, se situe en totale contradiction avec l’intérêt général et les objectifs affichés du Maire sortant. Plus que jamais, nous sommes avec les associations de riverains pour combattre cette opération et ses conséquences.

Logement :

La politique du logement social a été très insuffisante en terme de constructions, malgré les chiffres annoncés qui mélangent constructions, réhabilitations et rachats d’immeubles occupés. Nous sommes totalement en désaccord avec le dispositif de paiement par la collectivité des intérêts d’emprunt des locataires qui quitteraient leur HLM pour accéder à la propriété. Comme le crédit d’impôt de Sarkozy, cette disposition dope les prix du marché et contredit l’objectif de mixité sociale des ensembles HLM. Nous nous prononçons pour des constructions massives de logements réellement sociaux (PLA) et non « intermédiaires », pour une action de la Ville en vue de protéger le « parc social de fait », notamment dans le 15ème (loi 48, patrimoine ex-Sagi non conventionné…). Nous exigeons des engagements contre toute opération de vente de HLM.

Transports :

Sur les transports, les vélibs, si lucratifs pour JC Decaux, l’amélioration réelle de certaines dessertes (limitée par le manque de moyens), ne peuvent pas cacher l’absence d’opposition au sein du Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF dont la Ville nomme un tiers des administrateurs) au processus de marchandisation, bientôt de privatisation des réseaux historiques de la RATP et de la SNCF. Cette perspective est contradictoire avec un véritable développement du service public. La Ville de Paris doit agir, dans le cadre de l’élaboration des nouveaux contrats de plan, pour le maintien pérenne des monopoles publics. 

Santé :

Le manque de structures médicalisées pour le moyen et long séjour (personnes âgées) reste toujours aussi criant. Nous poursuivons la bataille pour l’implantation d’une telle structure à Boucicaut. Le centre de santé conventionné de Beaugrenelle, accessible à tous, est menacé par l’opération immobilière. Que fait la Ville qui détient toutes les clés ?

La logique d’externalisation des services publics municipaux n’a pas connu de coup d’arrêt, au contraire. Nous demandons la remunicipalisation de la collecte des ordures ménagères dans le 15ème ainsi qu’un renforcement des effectifs du nettoiement. La création promise par M. Delanoë d’un opérateur public de l’eau, « s’appuyant sur les entreprises privées », ne correspond pas à la remunicipalisation et au « service public de l’eau » que nous demandons.

Evolution des pratiques démocratiques. La publicité ne remplace pas la consultation des Parisiens! La création des conseils de quartier est dérisoire à côté des pouvoirs toujours plus grands et opaques des sociétés d’économie mixte, notamment de la nouvelle SEM-Paris-Seine, présidée par Mme Hidalgo, qui contrôlent une part de plus en plus décisive de l’action de la Ville. Notre expérience à Beaugrenelle nous y invite : nous exigeons la publication des délibérations du Conseil d’administration des SEM. Les domaines de compétence des SEM doivent cesser d’être étendus mais au contraire restreints au profit de l’action directe de la Ville.  

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zorba 04/02/2008 19:28

Le triste vôte ou l'abstention des socialistes au congès de Versailles montre,  s'il en était encore besoin, que les socialistes sont des traitres. Ils l'ont toujours été, et fidèles à leur chapelle vaticane, ils le resteront. Il n'y a rien a attendre, les alliances ils en profiteront sur votre dos. Autant se muscler d'abord sans perdre de temps, et finalement c'est en voyant clairement ses ennemis (de classe bien entendu) que la lutte est plus efficace.Ne jamais oublier les trahisons de L. Blum sur la république espagnole, de F. Mitterand sur l'école et les accords pour la guerre d'Irak et de L. Jospin sur les privatisations et la mise en place de l'euro.L'espoir fait vivre, mais autant voir clair, je ne vois de différence entre Delanoé - Hidalgo et Bayrou - Sarnez, ils peuvent aller ensemble, les bobos seront au chaud et tiendront les manettes à leur intérêt personnel bien compris. Arrétez les alliances mortelles.Ni dieu, ni maître! Avec Delanoé c'est déjà le pire, rappelez vous la place JP2 en l'honneur de C. Vojtyla.

Gilles Questiaux 03/02/2008 20:14

Cher Zorba!Hidalgo et Delanoé sont tout ce que tu veux mais ils sont riches et puissants et ils se foutent bien de nous. La question est : peut on les utiliser? Il faudra peut être s'allier avec des gens pire que ça un jour. Mais ce que nous pensons tous à Reveil c'est qu'il n'est pas bon de le faire maintenant, sans reconstituer avant la force du PCF. Cetains, je pense sont d'accords avec toi. Mais je ne crois pas que cette plate forme "aucune alliance avec les socialistes, jamais" soit juste, ni qu'elle convaincra les copains. Merci de l'intérêt que tu prends pour le blog

zorba 03/02/2008 19:37

Delanoé et Hidalgo sont des bobos oui-ouistes. Il n'y a rien à espérer de cette clique. Ni alliance, ni désistement vers ces socio-traites. Seule la lutte paiera.