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Réveil Communiste

Tract d'entreprise

28 Janvier 2008 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Luttes 2008-2011

Voici un tract que j'ai principalement écrit, mais relu et corrigé avec un camarades de l'établissement, destiné à une distribution devant l'IGN.

Bonne lecture

Jonathan



PCF Vincennes St-Mandé

Les communistes de l’IGN

 

Pour la souveraineté populaire !

 

Traité européen : un référendum est nécessaire

 

Après le rejet du Traité Constitutionnel Européen par 55% des suffrages, Sarkozy a lancé l'idée d'un "Traité simplifié" permettant de relancer le fonctionnement de l'Union Européenne. Résultat : encore plus difficile à lire, encore plus long que le précédent. Mais selon Giscard d’Estaing, rédacteur initial du TCE, pas d’inquiétude à avoir : c’est le même contenu.

Or cette fois-ci, Sarkozy veut déposséder le peuple de sa souveraineté sur un sujet sur un sujet sur lequel le peuple s’est déjà exprimé. Il veut faire passer le texte par le parlement au motif que les présidentielles sont passées par là. Alors que la grande majorité des parlementaires avaient accepté le TCE, rejeté ensuite par le peuple, après un débat de très haute tenue.

Seul le peuple peut défaire ce qu’il a fait. En effet seul le peuple est souverain : ni les députés, ni le président ne le sont.

Mais la Commission européenne tient essentiellement à éviter les référendums… Au risque d'aggraver la méfiance entre les peuples d'Europe et l'Union européenne.

Le 4 Février le Congrès (Assemblée+Sénat) doit se prononcer sur une modification de la Constitution, permettant d’adopter ensuite le traité. La majorité des 2/5 des présents est requise. Si l’ensemble des députés et sénateurs de gauche, plus quelques autres députés la refuse, cette majorité ne sera pas atteinte et le référendum deviendra obligatoire. D’où les interrogations sur les atermoiements du PS, l’abstention ou le boycott équivalant en fait à empêcher le référendum, tout en le réclamant !

 

Rassemblement Samedi 2 Février à la Halle Carpentier avec le Comité National pour un Référendum

 

Un enjeu démocratique essentiel : la Banque Centrale Européenne

 

La Constitution européenne rejetée par les Français et les Néerlandais consacrait l’indépendance de la BCE vis-à-vis des institutions politiques, celle-ci ayant un seul objectif : la stabilité des prix. Chacun aura pu le remarquer, cet objectif n’a guère été atteint. Mais il se justifie par la volonté des institutions européennes d’assurer la rentabilité boursière des placements financiers, et d’attirer les capitaux. Or pour lutter contre l’inflation, la Commission européenne recommande explicitement aux gouvernements européens de ne pas céder sur les hausses de salaires ! Il devient plus qu’urgent de mettre la BCE sous le contrôle des citoyens, et que son objectif unique ne soit plus la stabilité des prix, mais le développement humain.

Les communistes proposent une toute nouvelle politique du crédit aux entreprises : les taux seraient d’autant plus élevés que les entreprises se lancent dans des opérations de spéculation boursière, de fusion-acquisition, de rémunérations de leurs actionnaires, et d’autant plus bas qu’au contraire, elles investissent la richesse produite dans des augmentations de salaires, dans la formation de leurs salariés, dans le développement de l’outil de travail. La richesse ainsi produite n’échapperait ainsi plus aux salariés, et cesserait d’alimenter les sphères de la spéculation boursière, mais participerait de l’amélioration des capacités des entreprises et de leurs salariés.

 

La crise financière est le résultat de la course au profit

 

Cette proposition est d’autant plus pertinente aujourd’hui, lorsqu’éclate la crise des « subprimes ». Cette crise est le résultat direct de la course à l’argent : les actionnaires des entreprises et les banques veulent faire de l’argent sur la spéculation, c’est à dire en déconnectant la richesse empochée de la richesse réellement produite par les travailleurs. C’est le cas avec la crise des « subprimes », crédits à taux variables accordés par les banques américaines à des citoyens non solvables (au passage : Sarkozy proposait de les autoriser en France, pendant la campagne électorale). Les banques pensaient ainsi faire de l’argent facilement, en accordant des prêts sans garantie de la part de leurs clients. Ceux-ci pensaient ainsi devenir, enfin, propriétaires. En réalité, les mensualités sont devenues de plus en plus lourdes et, dans l’incapacité de les payer, ont été expulsés de leur maison. Les banques et leurs actionnaires, constatant que l’argent tant espéré finissait par se tarir, ont fini par comprendre que l’économie spéculative sur laquelle ils avaient misé était complètement déconnectée de l’économie réelle, d’où la crise actuelle. C’est la dérégulation massive de l’économie qui est la cause des ces fléaux ; loin de l’accroître, comme le propose la Commission Attali, il faut la réduire.

 

Une autre gestion des entreprises, pour une autre civilisation

 

Ce que nous proposons, c’est que l’économie se libère de la dictature des marchés financiers, que les richesse que chacun produit à son travail ne soit pas accaparée par quelques golden boys, et réduite en fumée par quelques coups de poker en bourse, mais bien qu’elle soit utile aux travailleurs eux-mêmes, à la collectivité. Cela impose une nouvelle gestion des entreprises, dont le but ne serait pas d’enrichir uniquement les actionnaires. En 7 ans, les dividendes touchés par les actionnaires en France ont doublé ; malheureusement, les salaires n’ont pas suivi la même évolution !

Pour qu’une telle évolution soit possible, pour que l’entreprise ne soit plus une zone de non-droit pour les salariés, pour que le travail retrouve un sens, pour qu’il ne soit pas un avilissement de l’humain, la gestion des entreprises doit être profondément transformée.

Le travail ainsi valorisé, dans le sens de l’émancipation, serait le point de départ d’une vraie politique de civilisation.

 

A l’IGN, stoppons la régression, et construisons un service public de qualité

 

Nous le constatons chaque jour, les services publics sont de plus en plus maltraités. Les suppressions de postes et de moyens de plus en plus massives empêchent une qualité de service digne de ce nom : les tribunaux ferment dans les petites villes, les hôpitaux sont surchargés, les écoles ferment, etc. Les salaires au rabais, les RTT qu’on ne peut pas prendre, démotivent les agents. Les privatisations donnent au privé ce qui relève de l’intérêt public ; la rentabilité financière devient la règle, y compris pour les établissements publics non (encore ?) privatisés, comme La Poste.

L’IGN n’échappe pas à ces évolutions. Cela se répercute directement sur les conditions de travail. La pression augmente, la charge de travail aussi, sans que la reconnaissance de la « valeur travail » (soi disant chère au président) augmente. La dernière séquence d’entretiens d’évaluation et de notation a ainsi vu nombre de collègues déçus, dégoûtés de la faible reconnaissance de leur investissement dans leur travail.

Il faut que l’Etat soit à l’origine d’une politique des services publics de qualité, et engage des moyens dans ce sens. Il faut que l’argent public serve, non aux cadeaux fiscaux (rappelons nous le bouclier fiscal de 14 milliards accordés aux riches en juillet 2007 !), mais aux investissements socialement utiles : l’école, l’hôpital, l’aménagement du territoire, les transports, etc. C’est dans un tel cadre que l’IGN et ses agents trouveront toute leur place pour contribuer au développement humain.

 

 

Ensemble, on peut tout changer !

 

 

Les Communistes de l’Institut Géographique National

 

 

 

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Gilles Questiaux 28/01/2008 16:40

Le PCF et L'IGN sont deux services publics menacés de liquidation!