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Réveil Communiste

Les PV de section (compilation de Nicolas Marchand), partie 6

19 Janvier 2008 , Rédigé par Réveil Communiste

 

IV] Pv qui font état du débat ou de différents points de vue sans dégager clairement un point de vue majoritaire (départements 01 à 76)

 
01-Haut Bugey

Deux points de vue ressortent de la discussion sur le nom de notre parti :

Ø         Idée de remplacer le mot parti par mouvement (plus dynamique)

Ø         Objection : le principal problème n’est pas de s’appeler mouvement mais d’être dans le mouvement : il faut que les communistes recommencent à s’impliquer dans les associations. De plus le nom PCF est porteur d’un patrimoine et d’une histoire dont on n’a pas à rougir.

 
04-Manosque

Des camarades expriment leur attachement au parti, leurs raisons d’y rester mais ils croient aussi à une stratégie de rassemblement. Certains annoncent leur opposition à un changement de nom, comme cela a pu être évoqué dans des interventions (Huma).

 

07- section René Vidal (Barnas, Jaujac, Pont de Labeaume)

Affirmation de cetains de ne pas voulir changer de nom

« J'attends un grand parti de gauche », dit un membre d'Attac. Avec qui? Un tour de table donne avec la gauche du PS, la LCR, ceux qui étaient dans les collectifs...Mais il est dit clairemlent qu'il n'est pas question de s'allier avec le PS qui nous a toujours trahi...Les communistes ne doivent pas mettre leurs idées sous la table, ils n'ont pas à se cacher; on a des choses à faire, on a de l'avenir.

D'autres...se disent confiants dans l'avenir, dans le Parti auquel ils sont attachés.

 
 
09 section de Basse Ariège
(Pas synthèse; énumération de points de vue)

L’organisation communiste doit rester et travailler avec d’autres.

Le Parti communiste existe . Il y a du pessimisme chez ceux qui ne veulent plus de parti communiste.

On n’est pas les seuls responsables de notre déclin.

Il ne faut pas lâcher le parti mais il faut l’ouverture vers les autres.

Pour le non communiste : « Je n’ai jamais été membre d’un parti mais je comprends que c’est inconcevable pour un militant d’envisager la disparition de son parti, il y a le côté affectif. on ne peut pas jeter toute une histoire il faut faire dans le prolongement et dans la continuité. Je pense qu’il faut garder le Parti.

Pour être efficace il faut une organisation bien structurée. »

Aujourd’hui pour la majorité des jeunes, c’est inconcevable d’adhérer au parti communiste.

Il y a une éducation de la lutte à faire.

Il manque quelque chose pour porter les valeurs, changer le nom ne règlera rien, il faut changer l’intérieur de la maison.

 
10-Bar-sur-Seine

-         je suis favorable à un changement de nom du PCF, car ce qui est important c'est le contenu de ce qu'on propose

-         pas d'accord pour un changement de nom (si cela arrive il ne sera plus adhérent)

-         pourquoi changer de nom pour faire pareil

-         sans l'étiquette PCF on aurait le pouvoir

-         ne faut-il pas supprimer le mot « parti » et le remplacer par « mouvement », constituer un front anticapitaliste mais rester indépendant, autonome à l'intérieur de ce type de fédération?

 
15 Cantal- AG FD

L’existence du Parti communiste a été abordée. Avons-nous encore besoin d’un parti communiste ? Doit-il changer de nom ? Questions aux réponses diverses : L’essentiel est-il le contenu ou le contenant ?

Mais il y a des réticences. Ne risquons-nous pas les dérives des anciens partis communistes des pays de l’Est qui sont devenus sociaux démocrates où pire comme en Italie ou il y a rapprochement avec le centre droit…

 
21- quartiers nord-Dijon

Rassemblement ou/et nouveau parti , Avis partagés sur cette question.. Mais cela

doit-il se poser en terme d'opposition ? Ou en ces termes ?

De quoi a besoin la gauche pour battre la droite et mettre en oeuvre une politique posant

les bases de la transformation sociale ? D'idées transformatrices et donc d'un projet. De se

retrouver unie sur ceux-ci.

・Le parti communiste là-dedans ? Rassembleur ? au sens de force principale qui serait donc

dedans mais surtout devant ? On voit bien que si cela avait marché cela se saurait... Un

communisme à la marge, s'étiolant ou une force, un mouvement, une maison commune où

la composante communiste serait naturellement à l'aise ?;;;

・Quelle que soit la forme que nous adopterons, reste deux certitudes : 1) Ne rien bouger,

c'est la mort annoncée du parti communiste. 2 ) nous avons l'ardente obligation de

contribuer à l'élaboration d'un grand projet transformateur et à son avancée. Il n'est pas vrai

que l'avenir appartienne au bi-partisme enfonçant la société dans l'irréparable

 
24- Jumilhac

Pour cela, nous faut-il reconstruire une nouvelle force ? Ou passer par une novation

du PCF ? Sur quelles bases ? Pour quel projet de société ? Faut-il aménager le

capitalisme ou le combattre pour le dépasser ? Nous faut-il une large alliance

politique pour mener ce combat et avec qui ?

La question de l’avenir du Parti ne peut être décidée que par tous les adhérents à

l’issue d’un débat où chacun disposerait de l’ensemble des données.

Mais pour faire vivre une telle perspective, nous devons avant tout respecter la

démocratie au sein même de notre organisation.

Malheureusement, ces derniers mois nous ont montré que nous avons encore du

chemin à parcourir, nous ne semblons plus être capables d’assumer des débats en

toute transparence pour résoudre les problèmes de quelque nature qu’ils soient.

 
24-Bergerac

Une autre question demande à être traité, celle de l’organisation qu’il faut à partir des objectifs que nous nous donnerons et des réponses que nous apporterons sans, en préalable être en posture d’abandon du parti.

 
24-Périgueux

Jean-Luc : nous avons décision forte et nouvelle à prendre ; Nous sommes en train de disparaître comme parti au niveau national, peut-on encore faire moins que 2 % ??? Nous devons être à l’initiative, avec de l’audace, il ne s’agit pas simplement d’agglomérer quelques collectifs, mais bien de passer à la vitesse supérieure. Sortir du bricolage, pour faire le pendant du PS à gauche. Il nous faut construire du lourd du gros ! d’autant qu’il y a des potentialités, des milliers de gens sont en attente

Un acte fondateur à réaliser Jean Paul en est persuadé : avec la démarche que nous enclenchons nous posons un débat et un acte fondateurs. 3 éléments sont réfléchir, à débattre et à trancher à l’occasion de l’AG puis du Congrès qui suivra :

  de qui voulons nous être le parti, cela suppose d’avoir une analyse exacte, une analyse d’où en est la société aujourd’hui dans sa complexité.
 un parti pour faire quoi, quel projet, ce qui suppose notamment de nous interroger sur le type de développement que nous souhaitons.
  reste aussi la question du pouvoir, de comment le prendre, l’appliquer en sortant de la délégation de pouvoir. En décembre, c’est sur ces 3 questions que le Parti doit donner un signal fort à la société.

Roger lui s’interroge que la société telle qu’elle est aujourd’hui. Sa réalité, la réalité de ces millions de gens qui sont exploités tous les jours du cadre à l’employé. Il nous faut partir d’une analyse fine que n’avons pas ! il nous faut nous outiller sur cette question majeure, et dans le même temps, il ne faut rien céder sur le fonds. Notre pays a besoin d’un grand parti communiste.

Jean Luc reprend la parole pour préciser sa pensée : Il nous faut faire un grand parti à gauche, à partir du PCF, peu importe le nom. On ne peut plus attendre, le communisme est daté, c’est fini. Les gens sont nombreux à attendre autre chose, faisons fort, allons y et redonnons envie d’y aller.

Jean Paul lui répond, c’est vrai qu’il faut un acte fondateur mais je pense que le Parti peut en être à l’origine en gardant son identité propre communiste.

 
28-Dreux

Le constat de l'affaiblissement du parti et de la nécessité de s'interroger en profondeur a été acté. Sur les causes de celui-ci, les postures tactiques et stratégiques ont été considérées primordiales. Il a été considéré que la droite avait gagné d'abord à cause de la gauche. Les questions programmatiques ou d'évolutions inéluctables n'ont pas été retenues comme cause.

En ce qui concerne les réponses, les avis étaient partagés entre ceux qui considèrent le manque de fermeté dans l'expression du message du parti comme cause de son manque de lisibilité et ceux qui considère sont manque d'ouverture comme cause et l'expression d'un message contradictoire (objectifs populaires, intérêt partisans primordiaux, manque de réalisme).

 
29-Lanmeur

Pour apparaître plus dans l’air du temps, plusieurs interrogations : changement de nom ? création d’un nouveau parti de gauche, tout en gardant notre identité. Prendre son temps, car l’expérience des collectifs a laissé des traces.

 
30 Pays viganais

Certes, la situation est intenable, on ne peut s’en satisfaire, il faut absolument changer la donne ; mais certaines tendances outrancières chez nous à la dévalorisation du PCF (avec survalorisation des Présidentielles, et occasionnellement de la LCR ou du courant Bové), ne sont peut-être pas neutres : n’y a-t-il pas derrière l’idée que cela ne peut être pire qu’aujourd’hui, qu’on a tout intérêt à en finir avec le PCF, et qu’on verra bien après ?

Donc changer, oui, c’est urgent, mais il faut dépasser la situation par le haut, pas par le bas ; en s’appuyant sur le positif pour faire émerger le nouveau. Pas de table rase vis-à-vis du PCF !

Faut-il prendre des responsabilités au sein d’un grand parti de gauche de transformation sociale, dans lequel nous conserverions notre identité ; et qui représenterait ainsi le seul vote « utile » ? Un des obstacles est que chacune des composantes souhaite créer ce parti, à condition d’y être en position dominante…et pourtant il faut dépasser la situation des présidentielles.

 
30- Vistrenque

-           Nous devons revenir à nos fondamentaux. Pourquoi le PC existe-t-il ?

-           La refondation du parti communiste n’apporterait que difficultés supplémentaires, Il faudrait des générations pour reconstruire un autre parti. Le PC n’est pas mort. Il vaut mieux passer du temps à une critique constructive qui nous mettrait en position conquérante (de nombreux camarades disent NON à la refondation du parti).

-           Je ne veux pas que le parti disparaisse, il faut améliorer notre fonctionnement et prendre du temps pour une réflexion approfondie.

-           Nos alliances, tous les débats que nous avons organisés n’aboutissent sur rien. Nous ne sommes plus représentatifs. Les gens ne nous comprennent pas. Il faudrait parler plus simplement. Pas de refondation mais reconstruire sur les bases du PCF.

-           Que voulons nous faire de ce Parti. ? Le parti c’est quoi ? Il y a beaucoup de gens qui ont intérêt à ce que le parti vive. Comment rassembler ? Reconstruire à partir de ce qu’est le PCF. Aider les gens en difficultés partout où ils sont.

 
30-Vallée du Rhone

Un camarade propose de donner un signe fort pour le long terme. On est dans une période « réactionnaire », certains nous quittent. Nous sommes déjà morts. Utilisons nos forces pour construire quelque chose de neuf avec d’autres.

Revenir aux fondamentaux qu’est ce que l’on propose aux gens qui souffrent ?

La guerre idéologique est terrible. Les médias ne nous aident pas.

Partout dans le monde où on a abandonné le mot communiste, on a en même temps abandonné les valeurs.

 
 
33-Section de Bègles

Besoin d’un parti, en tant que forme d’organisation.

Besoin d’une force politique militante, populaire, porteuse de valeurs pour la transformation sociale, et faisant faire l’expérience de l’utilité et efficacité de l’action collective..dans les entreprises, les quartiers populaires.

Sont évoquées des expériences « ailleurs » sans être posées en modèle : celle d’Allemagne, le Parti de la Gauche Européenne.

Un parti qu’il faut faire évoluer, à partir de son riche patrimoine, sans division ni éclatement

De quoi se revendique-t-on ? Quel nom ?si le mot « communisme » ne réussit pas à se désengluer de l’image négative relative à l’expérience du « socialisme réel » faut-il être fermés à un changement de nom, cela servira-t-il à quelque chose ?mais il représente aussi ce qui fonde des engagements. Ne pas renier son passé,son identité, ne pas faire comme certains étrangers qui francisent leur nom.

Le communisme c’est quoi ? : Abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme, rapports de coopération entre les hommes,…..

Se sont exprimées des inquiétudes, des différences, des désaccords et majoritairement une grande fierté d’être communiste.

 
38-Voiron

Le mot communisme n’a pas à être changé, cela s’est fait dans d’autres pays et on voit le résultat …

Ce n’est pas un mot archaïque : derrière le mot se trouve un idéal, ce n’est pas la dénomination qui compte, mais le contenu, les propositions, les échanges, les valeurs.

 
38-Vienne

3ème partie : discussion sur le contenu du congrès de 2008 (extraits)

« Je pense que l’hypothèse transformatrice reste l’hypothèse communiste, et c’est la seule solution valable pour changer la société. »

« Changer la nom du parti ne conduira à rien d’autre que ce qui s’est passé en Italie. Par contre, j’ai hésité sur le nom Parti Communiste Français, ou Parti des communistes de France. »

« Pour expliquer la dégringolade, je pense au vieillissement de nos effectifs, et à l’absence de la jeunesse vis à vis de laquelle l’expérience des pays dits communistes ou des partis qui continuent de s’intituler communistes (Chine, Corée du Nord ) a servi de repoussoir. »

« Est-ce que c’est vraiment le nom qui bloque ? Ce n’est pas sûr. Nous sommes devenus un parti de débats et de courants opposés les uns aux autres. Cela fige les choses, et cela conduit à une pratique malsaine du débat. Changer de nom n’y changera rien. »

« le problème, c’est le vieillissement des dirigeants, des élus, le défaut de renouvellement et l’incapacité à promouvoir les jeunes. »

« Si on enlève le mot communiste, il n’y a plus aucune netteté. Mais il est vrai que la Chine sert de repoussoir. »

 
39 Bassin dolois

Beaucoup de questions se sont posées: ...Peut-on continuer le PCF tel qu'il est? Quoi faire et comment pour créer une nouvelle force politique? A quand une révolution dans notre parti? Faut-il rompre avec l'histoire du parti communiste des 80 dernières années?

Quelques éléments de réponses ont été donnés: ...redonner de la force à l'idéal communiste, faire progresser le débat d'idée...il nous faut un parti porteur de toutes les luttes actuelles...un communisme du 21ème siècle...

 
41-Bracieux
(liste d interventions)

-Créer une autre force pour tous ceux qui sont en attente, mais avec qui ? ne va t on pas oublier le communisme ?

-On reste PCF au sein d’une confédération de gauche,pourquoi ne pas essayer ?

 
47- Marmande

Le débat sur la fonction du Parti aujourd’hui doit être approfondie. Le débat. Sur moderniser le PCF ou construire un autre parti est nécessaire pour se poser les questions et trouver les meilleures réponses fin 2008.

 
56-Hennebont

2 voies différentes sont formulées mais beaucoup se taisent traduisant l’indécision générale quant au devenir du PCF

1ère voie : le PCF existe ; il a encore de nombreux militants, des élus, des biens immobiliers. On a connu d’autres crises, elles ont été surmontées. Il faut certainement changer certains aspects, mais ne pas renoncer à notre identité et donc il est nécessaire de garder le nom PCF et globalement les structures que nous connaissons aujourd’hui, en les adaptant.

 

2è voie : Nous sommes à un carrefour ; si l’on ne réagit pas, on sera bientôt une amicale de vétérans ; c’est la chance ultime de réagir ; (certains disent qu’il aurait fallu se poser toutes ces questions dans les années 70-80, quand le Parti avait encore des forces importantes ; on refusait alors d’entendre ceux qui s’interrogeaient…)

 
58-Section de Nevers

Quel outil ? Plusieurs opinions émises sur ce sujet, même si de l’avis de tous cela découle de l’objectif que l’on se donne et du projet que l’on veut défendre.

o          Attachement partagé au mot « communisme » et au nom du Parti Communiste

o          Avis partagé sur le fait que nos difficultés ne proviennent pas essentiellement de l’appellation du Parti et que le mal est plus profond (même si le lien entre le communisme et l’échec des Pays de l’Est est bien présent dans l’opinion publique).

o          Certains camarades pensent que, dans la situation actuelle, si l’abandon du mot « communiste » peut aider à faire progresser nos idées et à mieux nous faire comprendre (ce dont ils doutent par ailleurs) il ne faut pas que cela soit un obstacle.

 
58- synthèse Nièvre

Quel outil pour mener ce combat ? Plusieurs opinions émises sur ce sujet, même si de l’avis de tous cela découle de l’objectif que l’on se donne et du projet que l’on veut défendre.

3.   Une partie des camarades tient à exprimer un attachement au mot « communisme » et au nom du Parti Communiste

4.   Il est largement partagé que nos difficultés ne proviennent pas essentiellement de l’appellation du Parti et que le mal est plus profond (même si le lien entre le communisme et l’échec des Pays de l’Est est bien présent dans l’opinion publique).

5.   L’organisation du Parti a sans doute été trop négligée ces dernières années, certains camarades imputant cette situation aux décisions des précédents congrès : il faut une force organisée.

6.   Certains camarades pensent que, dans la situation actuelle, si l’abandon du mot « communiste » peut aider à faire progresser nos idées et à mieux nous faire comprendre, il ne faut pas que cela soit un obstacle.

7.   Attention au « repli sectaire » : nous ne voulons pas devenir un Parti Communiste comme il en existe en Angleterre ou aux Etats-Unis, qui n’a pas d’utilité concrète pour changer la société.

 

Pour remobiliser les camarades, leur donner de l’espoir et de l’enthousiasme, pour montrer que le PCF a de la ressource et qu’il constitue une force politique d’avenir, l’assemblée extraordinaire des 8 et 9 décembre doit envoyer un « signe fort » (voire des « actes symboliques ») qui marquent l’opinion et qui montrent que les communistes sont à l’offensive.

 

Mettre en chantier les conditions dans lesquelles nous pourrions travailler, dans un « rassemblement » populaire ou un « front » dont le Parti serait membre, avec des citoyens et des acteurs du mouvement social, éventuellement d’autres forces politiques dans le respect de l’identité de chacun.

 
59-Coudekerque

Sur l’organisation si tout le monde s’accorde à défendre l’organisation en parti, seul deux camarades ont évoqué le nom de celui-ci :

-         Le premier pour dire qu’il ne sert à rien de changer le nom puisque là où cela a été fait on parle des anciens communistes en parlant de leurs adhérents. Que le nom de Parti Communiste est chargé d’histoire.

-         Le second au contraire pour dire que nous vivions dans une société d’image, que tout n’est pas glorieux dans l’histoire du communisme, que les jeunes nous considèrent souvent comme quelque chose du passé. Le changement de nom pourrait apparaître comme la volonté de se tourner vers l’avenir.

Mais pour les deux camarades l’important restant quand même l’idée de lutte contre le capitalisme et la volonté de la faire partager. 

 
60- Clermont

Thierry (responsable ATTAC, professeur, ex-adhérent PCF) pense que « le PCF tel qu’il est doit fermer boutique mais que l’idéologie communiste doit continuer à vivre ».

Denis souhaite que ce débat permette que le PCF s’en sorte plus fort. « Le PCF continue de représenter une force avec un réseau d’élus, de militants : le PCF est le pilier de tout rassemblement »

Loic partage l’intervention de Thierry. Le PCF n’est pas obligé de continuer sous cette forme : je crois à la nécessité de se réinventer et de construire un autre cadre politique où le PCF serait moteur ».

  Diverses interventions pointent aussi la déception vis-à-vis des ministres communistes et s’accordent à dire qu’ « on a décliné parce qu’on a été à la botte du PS », expriment le besoin du PCF en France.

 
60-Beauvais

-le discours de nos dirigeants n'est plus assez clair...on a besoin de réaffirmer des repères clairs...un changement de nom du PCF ne règlerait rien

-il faut être plus compréhensible...Peut on citer un slogan populaire du PCF ces dernières années. Et il ne suffit pas de faire un catalogue de propositiions sans dire comment on fait.

-il ne suffit pas de dire qu'on va faire mieux...je me pose la question: faut-il un nouveau parti? Ou travailler à une fédération de la gauche?

-Lucette indique qu'elle est interrogative sur les différentes options proposées...Je trouve des choses intéressantes partout

-il y a le besoin d'un nouveau parti communiste, mais surtout ne détruisons pas avant d'avoir construit.

 
63 Clermont-Ferrand

Sur le Parti lui-même plusieurs fois à été exprimée la méfiance vis-à-vis du conseil national. Il a été demandé un nouveau conseil national composé de moins de membres et resserré sur les représentants des fédérations afin d’avoir un impact sur la dynamique du Parti. Les consultations des communistes ont manqué lors du gouvernement Jospin et lors de l’élargissement de l’Union Européenne. Faut-il changer ? Notre Parti risque-t-il de disparaître ? Il ne faut pas succomber au défaitisme, à l’idéologie dominante qui voudrait nous enterrer, soyons optimistes ! Les défis auxquels sont confrontés les populations de l’ensemble de la planète sont nombreux : société, justice, paix, environnement. Le PCF a toujours un rôle a jouer parmi les forces révolutionnaires. Nous avons encore et toujours, comme avant, des forces militantes capables de combattre l’idéologie dominante. A qui doit-on nous adresser dans la société ? Aux plus démunis ? A toute la société ? S’il faut apporter une attention particulière aux plus démunis et aux exclus il faut aussi penser à ces nouveaux « prolétaires » que sont les techniciens et les ingénieurs qui subissent comme les employés et ouvriers l’exploitation capitaliste. Il faut aussi penser au désir d’épanouissement personnel. La formule « à chacun selon ses besoins de chacun selon ces moyens » garde toujours de sa modernité.

 
63 synthèse FD

Approfondir la réflexion sur ce que doit être le parti communiste à partir de nos analyses de la société d’aujourd’hui et du capitalisme.

 
69- Villeurbanne

Il ressort de notre assemblée deux documents qui reflètent aussi bien que possible deux perspectives différentes:

Doc 1: Il faut rénover et renforcer le PCF, un PCF révolutionnaire, un PCF indépendant, autonome, ce qui n'exclut pas de travailler avec d'autres forces partenaires, travailler à constituer des « fronts » de lutte temporaires en attendant la construction éventuelle d'un front permanent...Il faut réaffirmer l'appellation de Parti communiste Français pour notre parti et être fier du mot communisme tout en refusant l'amalgame avec le stalinisme.

Doc 2: La diirection du PCF doit tout mettre en oeuvre (débats internes et avec la population, échanges avec les forces partenaires) en vue de préparer le Congrès 2008 dans le but de former avec d'autres une force politique nouvelle, sur la base des textes issus de la d&émarche unitaire (125 propositions + Ambition et stratégie), de type confédéral en laissant à chaque composante, dont le PCF, sa capacité d'intervention propre dans le public....nous proposons que les élections municipales et cantonales soient l'occasion partout en France d'enclencher cette démarche avec les forces qui s'étaient prononcées pour le Non de gauche au TCE (de PRS à LCR unitaires, en passant par MARS, les ALTERNATIFS,CCAG, etc...)

 
71 Montceau les Mines

Notre but est l’intérêt des gens et non celui du parti, d’où se pose la question de l’efficacité de notre combat, de nos alliances, de notre stratégie et de notre organisation. Notre combat ne peut-être qu’un combat électoral.

La mobilisation ne doit pas se faire autour du parti mais avec lui. Si la gauche antilibérale continu à se diviser, il n’y aura pas de perspectives novatrices et le bipartisme aura gagné.

Le P.C.F. doit continuer d’exister mais dans un front commun avec d’autres à la gauche du P.S. et cela dès les prochaines échéances électorales. Ce front devra être durable, peut-être dans une fédération des forces antilibérales.

Le P.C.F. doit être au cœur de ce rassemblement, d’une coalition avec d’autres. Pouvons nous encore gagner la bataille contre le capitalisme seul ?

Il faut reconstruire tout cela sur des bases claires sans oublier le militantisme afin de mettre en cohérence les idées et la pratique.

Il faut redonner toute sa force au non de gauche.

Pour conclure deux questions se posent :

·           Faut-il changer de nom dans une construction nouvelle à gauche ?

·           La notion de parti, avec ses structures plus ou moins rigides, est-elle toujours adaptée? Ne faut-il pas aller plutôt vers des formes plus souples et plus mobilisatrices: collectifs, front, rassemblement, fédération?

 
72-Sarthe-nord

Une rénovation du Parti, un nouveau projet de société sont nécessaires, mais sans perdre le rattachement à la visée communiste. Le nom du parti de la transformation sociale n'est pas essentiel. Il se pose la question d'être encore en capacité de recopnstruire notre organisation, de quelle pratique nouvelle des communistes. L'AG n'a pas tranché...il faut construire par étape, se donner le temps de l'analyse.

 
72-2ème circonscription

Nous sommes d'accord sur le besoin de communisme, mais comment arriver à construire autre chose. Quelle organisation?

 
75-Paris 13eme
2.Organisation politique ?

Le Parti communiste français reste un parti politique de projet. Et l’organisation semble en difficulté lorsqu’il s’agit de créer des fronts de résistances réels ou d’amener des points concrets d’espérances dans la constructions d’une société d’émancipation et de justice. Si on s’accorde tous à la rénovation profonde de notre parti et de nos structures militantes, nous restons en difficultés pour animer le militantisme que nous voudrions massif, populaire et actuel.

3.Le rassemblement et les alliances électorales

Comment dès lors plus généralement travailler aux rassemblement de forces ayant les mêmes objectifs que nous ? Faut-il un rassemblement des forces de gauche dans leur ensemble, ou bien des forces anticapitalistes sans le PS, ou bien encore un renforcement du PCF ? Il a été abordé ainsi la question de la rénovation du PCF. A-t-on le courage de l’affronter avant de proposer le fondement d’une éventuelle nouvelle structure ? Si le PS n’est plus le partenaire privilégié, alors quel est ce partenaire ? Et s’il n’existe pas, comment le construire ? Par une rénovation du Parti, par la création d’une nouvelle force ? Par un rassemblement, une fusion, ou une confédération de forces existantes, toutes ces options ont été explorées ? Le seul élément de consensus est que cette question du rassemblement est identifiée comme au centre de nos échanges. Si la question des alliances reste cruciale pour bouleverser la donne politique française dans le cadre des échéances électorales, elle ne peut se faire sans la cohérence idéologique et stratégique d’un Parti communiste français, quelles que soient les options définies. On touche à la représentativité et à l’efficacité des décisions que nous engageons.

En ce sens, la forme de l’organisation ne peut être un point de départ à la discussion car elle est une finalité qui sert les idées à mettre en place. Mettre sur des formes d’organisations et d’alliance un a priori à toute discussion enlise nos débat et nous empêche de nous confronter à la réalité de notre combat.

 
75-Paris 18ème

Si on doit apprendre au contact des autres, quelles formes doivent prendre ce contact: un parti communiste qui propose, rassemble avec d'autres formations, un mouvement communiste dans une organisation plus large rassemblant ceux qui veulent l'émancipation du capitalisme?

Rassembler pour faire des propositions ou faire des propositions pour rassembler?

Face à l'UMP et au MEDEF, la bataille idéologique peut-elle se mener sans un parti communiste? Lui seul peut apporter les éléments théoriques de fond.

 
76-Petit Quevillly

les camarades se posent la question du devenir de notre Parti.

Les approches sont différentes

-           Certains se prononcent pour la construction d’une formation politique à la gauche du PS, pas forcément sous l’étiquette communiste

-           Sont citées aussi les expériences en cours dans d’autres pays, notamment « Die Linke » en Allemagne

-           Evoqué un Front de la gauche

-           Recherche de formes d’organisation avec toutes celles et ceux qui partagent des valeurs communes avec nous (cités les collectifs unitaires)

D’autres camarades ont cependant insisté pour que ne soit pas absent de notre réflexion le contenu. Il nous faut « requalifier le communisme « 

Pour tous les camarades présents les valeurs du communisme demeurent.

« On pourrait continuer cette œuvre (le communisme) mais la rebaptiser »

Nos valeurs restent mais ce qui est important, c’est comment on peut évoluer »

 
76 Elbeuf

L’idée même de parti politique est peut-être dépassée : l’ouverture serait dans ce cas nécessaire. Mais dans le même temps, le PCF a un rôle d’intellectuel collectif dont il ne faudrait pas sous-estimer le rôle dans une volonté de transformation sociale. Le problème est donc peut-être moins la pertinence de l’outil lui-même que celle de son utilisation.

Le PCF est utile à la transformation sociale mais il n’est pas le seul. L’ouverture, amorcée depuis ces dernières années, est donc à poursuivre…sans mettre en péril une identité aussi forte qu’utile.

Cependant, même en considérant l’utilité de l’outil-PCF, celui-ci reste à améliorer, en permettant notamment d’éviter toute velléité d’imposer une quelconque orthodoxie, mais sans pour autant tomber dans une logique de consensus mou (gardons toujours à l’esprit la position actuelle du PS). Il nous faudra peut-être simplifier l’organisation de manière à gagner en réactivité.

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