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Réveil Communiste

Les PV de section (compilation de Nicolas Marchand, ) partie 2

18 Janvier 2008 , Rédigé par Réveil Communiste

Suite de la partie 1 :
 

(Pv qui prennent position ou signalent une position majoritaire exprimant attachement à l'existence du PCF le plus souvent associé à des exigences de changements, et/ou opposition au changement de nom), départements 34 à 66)

 
 
34- Balaruc
 

Concernant l’avenir du parti : Loin d’être dépassé le marxisme est toujours d’actualité. Il faut certes tourné une page du communisme, mais cela ne signifie pas de refermer le livre. Se rénover, s’adapter, aux conditions du 21ème siècle ne veut pas dire aller à la liquidation. Il faut donc travailler à écrire un nouveau chapitre. Nous avons d’abord et surtout besoin d’un projet de société qui en finisse avec le capitalisme et qui réaffirme que rien ne se construira sans le peuple et encore moins contre lui. Un projet qui ne saurait être seulement national mais aussi européen et mondial. Dans le même temps il faut reconstruire le parti. Dans bien des domaines adressons nous aux citoyens c’est leur intervention dans la vie sociale et politique qui contribuera à ouvrir des perspectives crédibles. Les accords de sommet ont fait trop de dégâts, ne perdons pas notre temps dans des conciliabules inefficaces, agissons. Même affaiblis nous avons la chance d’avoir une force militante que beaucoup nous envie, notre crédibilité se regagnera sur le terrain, nous avons besoin d’une organisation au plus près des populations qui en fonction de l’actualité informe, débatte, prenne des initiatives, mobilise et agisse. Sans visée communiste, sans l’intervention des militants (es) communistes, il est illusoire d’imaginer que la gauche se ressaisisse et se réveille. Gardons nous d’imaginer que l’abandon du mot « communiste » serait de nature à régler nos problèmes. Ce qui se passe en Italie et en Espagne est révélateur. Le mouvement révolutionnaire se trouve affaibli au profit de la social démocratie et c’est la porte ouverte à droite.

 
38-Fontaine
1)         La forme d’organisation.
 

Il ressort d’une façon très majoritaire un attachement fort au parti communiste français comme outils de dépassement du capitalisme. Le questionnement autour d’un Changement de nom ne nous apparaît aucunement comme une priorité. Quand on change de nom, on ne change souvent pas que le nom. Le nom est révélateur de la ligne politique.

Si s’organiser en parti paraît une évidence, le mode de fonctionnement du parti est à ré interroger. Notre faiblesse actuelle est aussi a chercher dans notre mode de fonctionnement.

La verticalité de nos instances, faisant une part trop belle à la délégation de pouvoir, ne correspond plus aux aspirations démocratiques des adhérents.

 
 
2)         Les alliances.
 

La raison d’être du PCF, est son utilité comme outils de la transformation social. Mais nous sommes pas les seuls à poursuivre ce but. Il nous apparaît comme nécessaire de travailler avec ces autres forces. Ces forces qui ont une visée proche de la notre, notamment sur la volonté de dépasser le capitalisme.

Nous ne sommes pas fermé, sur l’aboutissement de ce travail en commun. Certains parlent d’un nouveau parti à gauche, d’une fédération ou une encore d’une confédération. N’insultons pas l’avenir, commençons le travail commun. Nous ne devons pas fixer le but, avant d’avoir fait cette construction commune.

 
38-Les Abrets

Besoin d’être présent comme communiste et de vivre avec les autres antilibéraux pour que les gens ressentent l’utilité du Parti, pour qu’ils se battent, leur donner une perspective sinon nous n’aurons pas de raison d’être.

 

Tous les camarades présents s’accordent à dire que le Parti devrait garder son identité pour jouer un rôle dans la France d’aujourd’hui.

 
38-Saint Martin d'Hères

Les communistes de la section de St Martin d’hères, Gières, Poisat, Venon en Isère réunies en asemblée générale le vendredi 26 octobre 2007 affirment :

 

- que nous savons besoin d’un parti communiste français fort faisant une analyse marxiste des modes de production et d’exploitation capitaliste du 21ième siècle ;

- que pour se renforcer notre parti doit véritablement se définir comme étant le parti qui défend les travailleurs et travailleuses, les personnes dans la précarité, les chômeurs, les retraité(e)s

- que nous refusons de laisser évoluer notre parti vers la social-démocratie au travers d’un nouveau parti ou d’une nouvelle organisation ;

- que nous devons travailler, prioritairement, à une collaboration avec les partis communistes européens ;

-         que nous devons aller vers l’émancipation de tous les peuples de la planète.

-          

38-Grésivaudan

Face à ces obstacles, il y a un consensus dans notre section à considérer que les solutions ne peuvent venir :

 -Ni d’un changement du nom du parti, avec la disparition de la référence au mot « communiste ».

 (A 2 exceptions près, qui pensent pouvoir sauver le contenu de notre projet en modifiant notre appellation.).

-Ni d’un abandon des concepts, des analyses, du programme et de la visée communiste marxiste.

-Ni de la disparition d’une organisation ou d’une entité « communiste » en tant que telle.

Par contre les avis divergent assez nettement en ce qui concerne les solutions à mettre en œuvre pour remédier au « déclin »  de l’influence électorale et politique du PCF.

On peut distinguer 2 tendances :

- Le PCF doit rester un parti, une organisation structurée et clairement identifiée qui permette aux militants communistes d’agir collectivement pour diffuser leurs idées, expliquer leurs propositions,

et participer aux luttes politiques et sociales.

Bien sûr il ne s’agit pas de ne rien faire face au déclin continu. Il y a et il doit y avoir des améliorations dans le fonctionnement de l’organisation et de ses rapports avec les élus par exemple.

Mais la dilution dans une nouvelle force politique, même en y préservant une sensibilité « communiste », constituerait un saut dans l’inconnu ; Les rivalités, les querelles d’influence et de pouvoir dans l’organisation d’un nouveau parti serait mortifère pour la survie de notre projet et de notre idéal.

Et même s’il doit y avoir une traversée du désert, le printemps refleurira.

 

-Le PCF doit rester communiste et réaffirmer fortement ses valeurs et sa volonté de rupture avec le néolibéralisme. Il doit retravailler la visée et l’utopie qu’il promeut.

Mais il ne retrouvera son utilité politique, son influence que s’il contribue à l’émergence d’un projet

de transformation sociale construit en convergence avec les autres forces politiques (écologistes, féministes, altermondialiste, républicaine, antiracistes, syndicales) ; qui luttent contre les aliénations imposées par le système économique actuel.

Cette convergence ne suppose pas que le parti communiste disparaisse en tant que tel. Mais qu’il participe, avec sa visée communiste, à la construction d’un projet antilibéral susceptible d’être hégémonique dans l’espace laissé vacant par la droitisation du PS.

 
39-Section de Saint-claude

Le parti lui-même suscite des interrogations , sans vision arrêtée de sa forme souhaitée ,cette question ne semblant pas à l’ordre du jour pour les participants .Aucune idée émise de fusion dans un ensemble vaste , encore moins de dissolution .Un grand rassemblement anticapitaliste est souhaité ,mais sur des bases solides ,et au sein duquel le parti garde son identité .Le déclin du parti ,c’est le communisme soviétique et le ralliement aux politiques de droite du PS .Le parti n’ est plus qu’un appendice fossilisé du PS.

 
39- Lons-le-saulnier

Sur la question de l’existence du PCF toutes les interventions ont souligné qu’il n’est pas question de changer de nom.

 
44-Brière

Pas de dissolution du PCF comme parti politique.

Les camarades ne veulent pas renoncer au communisme. Un débat est intervenu concernant l'avenir du PCF. Une large majorité de camarades ne veulent pas s'engager dans un processus de "dilution" du parti comme une composante d'une « nouvelle formation politique » de gauche, un autre parti, fédérant ou fusionnant notamment des communistes, des socialistes, des trotskistes, qu'il continue de s'appeler communiste ou non. L'action d'un PCF développant son apport original est nécessaire pour les luttes et pour construire un rassemblement transformateur du peuple et des forces de gauche. Notamment pour les élections municipales, les communistes considèrent qu'il faut marquer notre différence car c'est la seule garantie pour construire une véritable politique de gauche.

Malgré tout, une question difficile reste posée pour une majorité de communistes : comment maîtriser le dialogue rassembleur et l'union clairement anticapitaliste ?


Une démocratisation et une novation profonde du Parti est nécessaire.

Une majorité de camarades considère que la direction du Parti n'envoie pas des messages clairs. Il en résulte, une difficulté et des interrogations sur les orientations de notre parti. Il n'apparaît pas au yeux du public suffisamment audible, crédible et efficace. Cela n'aide pas les camarades à mener les actions et à définir les orientations avec les salariés dans les entreprises et les citoyens dans les communes. Des camarades ont le sentiment qu'on est devenu un "parti d'élus" dans la mesure où se sont les élus qui sont les porteurs des idées communistes alors que le Parti, dans sa masse, est en quelque sorte dessaisi. Cela nous empêche d'être un parti de proximité.

Ce n'est pas dans un changement de nom (dilution avec d'autres) pour oublier les erreurs du passé qu'on résoudra nos problèmes. Mais il nous faut un nouvel outil, car le PCF est un outil pour les salariés, il n'est pas un but en soi. Cette question est urgente. 

Comme pour la société, c'est dans une démocratie participative et d'intervention, avec de réels pouvoirs décentralisés d'intervention et de concertation des adhérent(e)s, du local au national, que le Parti peut trouver la voie de la re-mobilisation pour l'efficacité.

 
44-Ancenis-Le Cellier

 Parmi « les idées mises en avant »: Volonté de garder l’outil du Parti Communiste et d’en garder le nom

 
44-Loire et Sèvre

Face à cette droite dangereuse nous avons besoin d’un parti révolutionnaire, un PCF fort. Il faut travailler à unir le parti, faire en sorte qu’il soit rassembleur, que son programme et son projet de société soient claires.

 
44- Nantes

- Pour agir au quotidien, pour proposer une visée politique, pour s’inscrire dans les rassemblements de riposte sociale et politique à la droite au pouvoir, il y a besoin d’un outil organisationnel.

- Les communistes de la section de Nantes sont attachés à l’outil que représente le Parti communiste. L’action pour le changement ne peut se mettre en œuvre qu’à partir de structures de proximité renforcées.

- Pour que nos lieux d’activités soient au plus proche des salariés dans leurs entreprises et des populations dans leurs quartiers, nous devons déployer des efforts considérables. C’est pourquoi nous devons travailler à ce que nos cellules de quartiers et d’entreprises redeviennent des lieux d’action, de débat, de formation politique et de souveraineté des communistes.

 
 
44-Saint Nazaire
-           Le Parti

1- Le nom de « Parti Communiste »

Une grande majorité d’intervenants estiment qu’il faut garder son nom au Parti, non par nostalgie, mais pour l’originalité de sa démarche en France, pour ses valeurs, parce que changer de nom n’enlèverait rien à la difficulté que nous avons à être entendus, et parce que si nous abandonnons le terme de « communiste », d’autres s’en empareront.

D’autre part, jusqu’à présent, quels que soient les alliances ou rapprochements ponctuels, la forme « parti » est toujours pertinente.

Ce qu’il faut au Parti, ce n’est pas changer de nom mais travailler différemment.

 

    2- De quel parti avons-nous besoin ?

D’un parti qui s’exprime, qui exprime sa solidarité aux travailleurs en lutte; d’un parti qui agit, notamment aux entreprises.

Malgré nos efforts, nous perdons des opportunités de faire connaître nos propositions et nous avons du mal à montrer l’utilité de notre Parti. Nous devrions refaire un journal en direction des entreprises, en direction des salariés d’Aker en particulier.

Le Parti doit redevenir un pôle de confiance pour les ripostes.

La raison d’être du Parti, c’est aussi de lutter contre la pauvreté et toutes les misères du monde.

Il nous faut également un Parti qui sache s’autocritiquer.

Enfin, notre Parti doit avoir des élus, mais ces élus ne doivent pas défendre des dossiers critiquables. Ils doivent être combatifs et discuter avec le Parti.

 
44-Sainte Luce-Carquefou

-           Volonté de garder la structure du PC ainsi que le nom (point partagé à l’unanimité)

-           Le PC devrait être le fédérateur pour réunir les forces révolutionnaires (socialos de gauche, LCR, PT, etc…)

-           L’atout du parti, qu’il faut qu’il garde, c’est d’être clairement le parti de la Classe Ouvrière

-           Nous avons des efforts à faire pour s’adresser aux jeunes. Les communistes n’osent plus avancer des idées radicales, qui « parlent » aux jeunes.

 
44 Pays de Retz

Une grande majorité de camarades souhaite l’existence d’un parti communiste moderne, tourné vers l’avenir prenant en compte les réalités du 21è siècle et proposant de vraies alternatives pour le futur. Outil pour combattre le capitalisme, il doit l’être pour construire une société nouvelle basée sur l’intérêt de l’Homme dans sa dimension individuelle et collective (société). Les travailleurs ont besoin d’un parti révolutionnaire de notre époque, qui privilégie l’action pour assurer la défense des intérêts du monde de travail.

Son mode d’organisation doit être revu et amélioré ; ses statuts doivent être modifiés et clarifiés pour être au plus prêt des adhérents et être présent et efficace sur le terrain (entreprises, quartiers…) Le Parti en tant que tel, sa vie interne doit faire preuve d’une plus grande attention à tous les échelons, de la part de ses dirigeants.

 
44-Basse-Loire

Réflexion sur le Parti Communiste Lescommunistes de la section n’apprécient pas le questionnement de la direction national notamment quand celui-ci pose plus les question de l’après parti que celles permettant de donner au Parti Communiste Français les moyens d’être un parti politique pour les citoyens au 21ème siècle. Nous ne pouvons faire l’économie des raisons qui ont amené le parti à la situation qui est la sienne aujourd’hui, nous ne pouvons garder sous silence ce que nous avons fait ces dernières décennies, c'est-à-dire se refuser à tirer un vrai bilan. Si nous persistions dans cette voie, ce serait suicidaire

Pour les communistes de la section le Parti Communiste doit s’appuyer sur ses valeurs, sur son histoire, sur la place qu’il a réellement dans notre pays. Ne pas faire cela c’est laisser un vide et nous savons que la nature à horreur du vide. Les statuts issus des derniers congrès montrent de sérieuses lacunes notamment sur la place de la cellule, le rôle de l’assemblée générale de section. Nous ne pouvons rester dans une situation d’attente, de refus à reprendre en main ces questions de la vie et du fonctionnement du parti. Nous craignons que l’assemblée des 8 et 9 décembre n’aborde pas ces questions et ne permette pas de les aborder sereinement lors du congrès de 2008.

 
44-Presqu'ile
3) Avenir du Parti

Un camarade considère que le Parti doit s’inscrire dans la création d’une force politique nouvelle (ref. : position de Jean-Claude Gayssot). Un autre camarade estime que le parti doit changer de nom pour se dégager du passé.

La majorité pense qu’il est dangereux d’abandonner l’existence du parti et que changer de nom ne nous exonère pas de notre héritage aussi bien positif que négatif.

Propositions

-           Elaborer un projet politique clair avec une politique d’union et de rassemblement dans le respect mutuel des forces qui veulent s’y engager et y agir

-         Construire un mouvement populaire et majoritaire, “un front”, sans perdre nos objectifs.

 
46-Lauzès

Doit-on changer le nom du Parti ? (vote à main levée) 10 présents / 10 votants / 10 « NON »

* Doit-on faire un autre parti ? (vote à main levée) 10 présents / 10 votants / 10 « NON »

*discussion : La disparition ou le changement de nom du parti anéantirait le communisme et le marxisme

* Le PCF est incontournable et indispensable à la transformation de la société capitaliste en rassemblant largement celles et ceux qui luttent pour leur survie.

* Le PCF n’aurait jamais dû cesser d’être un parti révolutionnaire.

*Nous sommes d’accord pour engager un processus de construction avec toutes les forces anticapitalistes, mais en conservant notre identité.

 
47-Confluent

La forme parti (PCF) doit continuer d’exister.

Il faut un PCF qui fasse bouger la gauche avec son originalité…Etre les meilleurs à la riposte à Sarkozy. Il faut des débats avec les adhérents pour qu’ils se retrouvent. Les adhérents n’y retrouvent plus d’intérêt. D’ailleurs beaucoup sont absents aujourd’hui, qui les a laissé sur le carreau d’une stratégie à l’autre ces dernières années…Interrogeons-nous.

Pas de force politique ou nous serions dilués et poussés à la marge, (nous l’avons vécu avec les collectifs unitaires) tant dans une force plutôt sociale démocrate ou plutôt radicale.

 
47-Agenais

Besoin d’alliances pour battre la droite et construire le changement de société, mais pas à n’importe quel prix.

Ne pas s’effacer ou se compromettre. Les contenus sont essentiels.

Il ne faut pas opposer rassemblement et identité du P.C.F.

Le nom du parti n’est pas identifié comme un problème en tant que tel,

Les choix de congrès qui ont conduit à la remise en cause des structures et de l’organisation de proximité ont aussi contribué à aggraver notre capacité militante, à être proches et à l’écoute des gens.

Il y a besoin de rénover le parti, de faire du commun, de relancer la formation, d’améliorer les connaissances et d’organiser efficacement l’activité des communistes dans les entreprises et les quartiers.

Mandat des communistes de la section de l’agenais, au comité national :

A l’heure où les attaques de la droite et du patronat sont très fortes, où une partie de la gauche se recentre et glisse vers des thèses de droite,

 le parti communiste est considéré , plus que jamais, comme une force utile et indispensable au rassemblement large et constructif de toutes les forces de gauche, pour construire un changement profond de société.

Il a besoin d’être redynamisé. Son existence ne doit pas être remise en cause ou diluée dans d’autres structures.

 
47-Meilhan

Le Parti : quel parti pour demain ? : À l’expérience de longues années de pratique dans le Parti nous sommes amenés à conclure que le fonctionnement du Parti est aussi une cause de son déclin historique. Pour faire court, on peut dire que le défaut de fonctionnement de l’appareil, c’est le manque de démocratie, l’impression que la base n’a jamais été écoutée.

Il faut en finir, une bonne fois pour toutes, avec le ‘‘centralisme démocratique’’ !

 

Le changement de ‘‘nom’’ de notre Parti ne nous paraît pas justifié, dans la mesure ou l’échec des systèmes ‘‘socialistes’’ de l’Est européen n’ont pas appliqué, et ils l’annonçaient eux-mêmes, le système politique communiste ; ils disaient, à l’époque, qu’ils étaient sur la voie du communisme.

Donc, ce n’est pas le mot ‘‘communisme’’ qui devrait être sali, par les régimes autoritaires de l’Est, puisqu’il était en devenir, mais le mot ‘‘socialisme’’ parce qu’il était la définition exacte de ces pays à ce moment là ; évidemment, cela, il faudra l’argumenter auprès du citoyen lambda, car la propagande conservatrice, depuis des décennies, a fait son œuvre de désinformation, d’intoxication médiatique.

Il serait tout aussi difficile, de justifier pourquoi on change le nom du Parti, peut-être même injustifiable, que d’expliquer pourquoi le terme ‘‘communisme’’ doit être encore pour nous

 le '' référentiel'' pour le changement de société. En effet, comment pourrait-on faire référence aux valeurs du communisme, et en même temps, montrer que l’on s’en éloigne en supprimant cette référence dans le ‘‘nom’’ de notre Parti ? Il y a là, un dilemme des plus inextricable ; affronter, susciter le débat populaire sur la justification de notre patronyme, nous paraît la plus courageuse et la plus honnête des attitudes, non seulement pour pouvoir se regarder dans la glace, nous les communistes, mais aussi, pouvoir regarder le peuple dans les yeux, sans arrière pensée.

 

Si on ne change pas le ‘‘nom’’ du Parti, il faudra, par contre, faire du neuf dans le Parti, dans la forme que prendra son fonctionnement, dans son programme qui devra être véritablement révolutionnaire. Il faudra que le ‘‘contrôle citoyen’’, du militant, soit effectif pour garantir que le changement sera une réalité. C’est la question du fonctionnement d’une véritable démocratie au sein du Parti qui est posée aujourd’hui ; si nous voulons militer pour une véritable démocratie au niveau de l’Etat, il faut l’installer à l’intérieur même de notre Parti ; même si des progrès ont été réalisés ces dernières années, ils ne sont pas suffisants à nos yeux, pour qualifier de ‘‘véritable’’, la démocratie du Parti. La question du renouvellement des responsables à la direction du Parti est aussi une question importante ; faire une carrière au sein du Parti sans faire l’expérience du monde du travail n’est pas une bonne chose en soi ; répondre à ces questions positivement, c’est annoncer un véritable changement qui portera ses fruits auprès des populations, plus que le changement de ‘‘nom’’.

 
47-Ste Livrade

Il y a lieu de moderniser notre parti tant dans ses structures et dans son langage... La démocratie doit prévaloir. Une ligne doit être arrêtée et suivie, nos dirigeants nationaux ont une responsabilité dans la perte de notre audience. Les prises de positions de certains ont mis à mal notre conception du rassemblement.

Il n’est pas question de changer de nom (2 sur 10 camarades ne sont pas de cet avis)

 
52-Haute-Marne

Les communistes Hauts-marnais tiennent à faire part d'un certain nombre de propositions et donner leur opinion sur les débats en cours dans la ligne du Parti. ..L'existence d'un parti communiste est toujours indispensable en France, tant pour contribuer au développement des luttes que pour être force de proposition pour imaginer le communisme du 21ème siècle. C'est un apport essentiel à la gauche qui a besoin d'être profondément rénovée.

L'existence d'un Parti Communiste Français modernisé et combatif est nécessaire dans notre pays. Le PCF possède des ressources pour se rénover et demeurer une force politique qui compte à gauche.

 
56- Lanester

Les camarades sont conscients de l’extrême gravité de la situation de notre parti, de ses idéaux et du rôle qui est encore le sien dans la transformation radicale de la société, afin qu’elle soit plus juste, plus humaine et plus solidaire. Ils sont déterminés à prendre acte de notre échec et à contribuer à mettre en œuvre les dispositions indispensables (direction, organisation, idées, …) pour redéfinir, identifier positivement et crédibiliser nos idées et notre projet politique. Une grande partie d’entre nous craint une dérive sociale-démocrate de notre parti. Si beaucoup souhaitent le maintien du parti, la majorité des camarades qui se sont exprimés sont convaincus qu’il sera nécessaire de travailler avec d’autres dans des collectifs ou dans un rassemblement large de partis et d’associations. Des camarades se sont étonnés que nous puissions considérer que la stratégie des collectifs a échoué sans aucun examen critique véritable de ce qui s’est passé et du comportement de certains camarades dans ces collectifs, même si la faute de l’échec ne peut pas nous être imputée partout.

 
58-Section de Varennes-Vauzelles-Guerigny

C’est quoi l’identité communiste après des congrès où l’organisation a été très mal traitée.

Difficulté à y voir clair avec une direction du parti aussi divisée

Le Parti doit garder son nom.
 
58- Section de Cosne

A la question faut-il créer un nouveau parti, de quelle nature et avec qui ? Il est apparu que le PC doit rester un parti révolutionnaire et conserver son identité.

 
59-Lille

Le constat est général pour dire qu’il faut modifier notre fonctionnement. La forme d’organisation " parti " n’est pas unanime mais il est sûr qu’une organisation/ mouvement constitué de militants informé, cultivé et est nécessaire pour porter notre projet communiste et doit s’ouvrir et s’élargir à tous le monde. Sa priorité doit être la lutte au quotidien contre le capitalisme pour la construction de l’alternative et non uniquement en période électorale.

Les principaux défauts du parti dans sa forme actuelle sont le déficit de démocratie interne, le manque de formation des adhérents et de la population et le manque de respect des points de vue divergents à tous les niveaux.

La référence communiste apporte des valeurs qu’il faut bien mettre en avant de façon claire. Ce n’est pas en changeant de nom que notre influence va grandir, la référence à l’ancien nom se fera malgré tout.

 
59-Guesnin-Dechy-Loffre-Masny-Montigny-en-Ostrevent-Roucourt

Le Parti doit conserver son identité, être à l’initiative des combats, se rassembler dans les luttes mais en conservant son identité sans se diluer

-         Conserver la structure actuelle : cellule, section, fédération.

-         Eviter la référence systématique au PS pour se situer à gauche

-         Ne pas chercher à rassembler de front avec les autres forces de gauche mais construire seuls et pas seulement à l’occasion des grandes manifestations mais aussi quotidiennement comme les « Mardis de la colère ».

-         Plus de cohérence au plan national avec ce qui remonte de la base.

 

59- Villeneuve d'Ascq-universitaire

Il a été également souligné que travailler au rassemblement politique le plus large impliquait le maintien de l’existence et de l’autonomie du parti, non pour unir autour de nous mais pour construire une alternative au capitalisme avec les autres.

 
 

59 Cambrai-est-cambresis-Caudry

Rester profondément attachés au Communisme et au PCF

L'AG a voté à l'unanimité son attachement au sigle PCF

Revenir sur des bases de luttes rassembleuses

2 points à développer: la formation théorique et pratique; la priorité aux actions précises sur des thèmes précis

 
59-Hellemmes

Revenir à nos fondamentaux, à notre identité. Le PCF est révolutionnaire, il ne faut plus l'oublier. Le PCF ne doit pas s'adapter à la société mais montrer aux travailleurs la route à suivre pour changer les choses et renverser le capitalisme...Le tournant de l'après stalinisme a été mal négocié: ça a été un plongeon vers le réformisme...Le capitalisme ne s'aménage pas, ne se dépasse pas...il faut le renverser....Faire converger les luttes pour en faire le socle d'une conscience de classe, sur un projet politique.

Garder nom et sigle PCF

Nos dirigeants doivent être plus percutants.

 
59-Armentièrois-Nord

En France il y a place pour un grand Parti Communiste populaire...on ne construira rien sur le champ de ruine laissé par le Parti communiste. L'avenir passe au contraire par sa renaissance. Nous avons des propositions audacieuses...défendons les.

La majorité silencieuse des communistes aspire à la renaissance d'un parti communiste de notre temps, ouvert, rassembleur...

 
59-Raismes

L'outil du Parti Communiste Français est aujourd'hui plus que nécessaire. Devant l'abandon du PS deavnt les grands combats de notre société, le PCF demeure plus que jamais d'actualité. Grand nombre de militants s'interrogent sur le silence de nos dirigeants durant les mouvements sociaux...Les débats s'ils ne sont pas suivis d'actions ne servent à rien....Il nous faut redonner du rêve aux militants, mener des luttes à l'exemple de la manif pour le droit à l'emploi du 27/10, la poursuivre...

 
59-Dunkerque-Ouest

Des camarades ont proposé de changer le nom de notre parti, d'autres (la majorité) pense que changer de nom c'est renier notre histoire dont ils se disent fiers...Nos adversaires souhaitent qu'en changeant de nom nous changions aussi nos idées.

 
59-Escaudain

Dire qu’il suffirait que le parti communiste change de nom pour retrouver tout ou partie de son influence c’est ignorer la puissance et la détermination de ceux qui souhaitent tirer un trait sur la raison d’être d’un parti qui n’a de cesse de s’opposer à la mise en œuvre de leur politique antisociale.

Le rassemblement des forces anticapitalistes est indispensable, il nous faut toutefois tenir compte du fait que le parti socialiste a depuis déjà longtemps renoncé à s’inscrire dans un changement profond de société .

Travailler à un rassemblement tout en gardant notre identité et- nos valeurs, rassembler sur un projet commun toutes les forces politiques qui souhaitent réellement et durablement changer la société.

 
 
59-Seclin

Les communistes seclinois sont profondément convaincus qu'il est, y compris dans le contexte difficile de cette période, imp^ératif de porter haut l'idée communiste...L'affirmation de l'identité communiste, loin d'être incantatoire ou passéiste, doit nous permettre de créer les conditions d'un large rassemblement...Les communistes seclinois se prononcent unanimement pour que le PCF soit toujours à l'ordre du jour...Le PCF a besoin de novation et non d'illusions.

 
60-Creil-Montataire

tout le monde s’accorde à dire que si le parti doit continuer son existence, il ne peut rester le même, et s’il doit être un parti de contestation de la société dans laquelle nous vivons il doit être aussi un parti qui participe à la vie publique et que cette vie publique ne peut que se développer qu’avec la participation de la population comme c’est le cas à Montataire.

De cette identité communiste l’échange porte aussi sur le nom communiste ; à part quelques camarades qui n’en font pas un casus belli, pour ainsi dire, la grande majorité se prononce pour l’existence du PCF mais un PCF qui tourne une page et qui en ouvre une autre : celle qui créée du communisme dans la vie de tous les jours.

Les communistes est-il dit ne veulent devenir ni l’aile gauche des socialistes libéraux ni se diluer ou s’engluer (c’est moi qui emploi ce terme) dans une formation dite de gauche radicale dans un conglomérat où nos idées auraient vite fait de disparaître dans les méandres de positions politiques très disparates.

Autre chose est de travailler avec ces organisations et de créer des rassemblements sur des convergences et responsabilités d’élus (es).

Le maintien du PCF est donc affiché clairement sans en faire l’essentiel de ce que doit être la réflexion des communistes jusqu’à leur congrès de 2008 ;

 
61-Flers

Les camarades ne veulent en aucun cas renoncer au parti communiste français.
Le mandat que la section confie à la direction est de travailler sur ces questions:

1/ nécessité d'avoir un parti communiste français

2/réfléchir sur les innovations à apporter à ce parti

3/proposer une forme de rassemblement du peuple français contre le capitalisme au sein duquel le parti soit partie prenante

 
61-Mortagne

à propos du mandat à donner à la direction nationale...les camarades concluent:

1/le parti communiste français doit continuer et rester communiste

2/il doit être profondément rénové et rassembler non pas autour de lui mais être une composante du rassemblement à créer

3/il n'y a actuellement aucun accord national à conclure avec le parti socialiste

 
61- Conseil départemental

Le premier point à discuter dans notre parti communiste français est d'affirmer que nous devons continuer...Oui nous devons évoluer...Il ne sert à rien d'analyser les causes des échecs, les mutations de la société, il ne sert à rien de savoir si la lutte des classes existe encore, si c'est pour se dissoudre...Il faut reconstruire patiemment avec les jeunes , les femmes, les précaires, les 92% de salariés français qui ont besoin que l'on mette fin à l'exploitation capitaliste.
Pour cela le seul moyen est la construction d'un parti communiste français...

 
62- Assemblée départementale

pas de dissolution du PCF comme parti politique

On ne nous fera renoncer ni au communisme, ni au Parti Communiste Français. Il s'agit de travailler à un redressement du Parti Communiste Français, pas de s'engager dans un processus de dissolution, ou de dilution comme composante d'une « nouvelle formation politique de gauche », un autre parti fédérant ou fusionnant des communistes, des socialistes, des gauchistes. L'action d'un PCF développant son apport original est nécessaire pour les luttes, et pour construire un rassemblement transformateur du peuple. Le dialogue indispensable avec les autres forces de gauche doit être conduit pour construire un rassemblement populaire majoritaire, pas pour construire un nouveau parti, type "Links Partei". Il faut également en finir avec les "tendances" qui nous minent de l'intérieur !

 
62-Calais
même texte
 
63 Fourvel et Cournon

Le nom « PCF » est porteur d’espoir, il représente de véritables valeurs et notamment celle de la solidarité, dont il est le dernier à la défendre, devant la montée de l’individualisme. Beaucoup de camarades ont bien des réticences à l’idée d’un changement de nom.

Un camarade rappelle la nécessité de transformer profondément le PCF ? Sans changement , nous prenons le parti de végéter, à l’instar du Parti Radical de Gauche. On évoque la difficulté de rassembler au sein du même parti des sensibilités aussi variées, de Gremetz à Gayssot. De nombreuses propositions émergent, tel que recréer un rassemblement de la gauche pour répondre à la volonté  populaire. Tout en s’appuyant sur nos échecs, « l’amère expérience » des collectifs notamment, relate quelqu’un. On débat sur l’idée d’imaginer une nouvelle force de type fédération. On parle des forces progressistes qui s’imposent en Amérique Latine, sur lesquelles on pourrait s’appuyer.

 
64- Pays des gaves

C’est pour ces raisons que nous demeurons attachés à la dénomination de notre parti, telle qu’elle existe depuis sa création :

PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS.
 
64-Pau

Peut-on construire une visée communiste sans parti communiste fort ? Le texte sous tend la question d'un changement de nom ou de mise à fin de notre Parti pour ''créer quelque chose de nouveau''. -Certains camarades pensent que la question de la création d'un nouveau parti se posera, et devrait d'ailleurs être posée différemment (pourquoi faire quoi de différent? avec qui? comment ?) -Mais dans les diverses assemblées de Pau&Agglomération (décentralisées ou AG) de façon ultra majoritaire, les adhérents ne se posent pas cette question derrière laquelle ils lient l'abandon du concept du communisme. Les adhérents anciens ne souhaitent pas être des ''ex-communistes''. Les adhérents récents n'ont pas adhéré, disent-ils, pour se poser cette question... S'exprime aussi le refus de creuser nous-même notre tombe (comme les italiens et d'autres): ce qui serait un cadeau exceptionnel fait au Capital.

Cela n'entraîne pas le statut quo. L'immobilisme n'est pas souhaité non plus: nouvelles manières de faire de la politique, stratégie partant de contenus. Oui, il faut un parti communiste tourné vers l'avenir, qui s'améliore à tout les niveaux: idéologique, mieux organisé et combatif, démocratique, capable de fierté et d'autocritiques, qui assume ses choix.

Si la questions de reformer sur nos cendres un nouveau parti est donc écartée très majoritairement, et celle d'effacer la référence au communisme quasi unanimement, les camarades présent(e)s n'ont pas répondu par contre à l'idée de créer un front social de luttes avec d'autres, ce qui à priori reste donc une question ouverte.

 
64- Bab-Boucau

Nous ne devons pas changer de nom mais de stratégie et nous sommes tous d'accord pour le maintien de notre parti. Un rassemblement de toutes les forces de gauche est essentiel mais en gardant chacun notre identité. Nous ne sommes pas dépassés, nous nous sommes perdus.

 
64- Nay
CHANGER DE NOM?

L'expérience montre (Italie, Espagne) le Parti Communiste disparaît. Il n'y a pas que le nom qui disparaît. Et de toutes façons on deviendra les ex-communistes. On sera toujours catalogués. Nous sommes convaincus que nous devons continuer à exister comme Parti Communiste

 
64- Bassin de Lacq

En préambule, tous les camarades considèrent comme impératif de conserver notre Parti. C’est en effet l’outil le plus pertinent pour tous ceux qui veulent nourrir de leurs réflexions et de leurs expériences l’idéal communiste, qui n’en doutons pas dépassera un jour ou l’autre la période préhistorique du libéralisme.

 
66- Albères

Cela ne fait aucun doute pour tous les participants : il y un avenir pour le parti communiste, il n’y a pas d’avenir sans parti communiste à condition de bien aller jusqu’au bout cette fois-ci, mais un programme n’y suffira pas, il faut un projet, il faut prendre les problèmes à bras le corps

- Un des intervenants non communiste dit «  le parti est dorénavant la seul puissance active et potentiellement représentative d’un esprit libéral et progressiste puisqu’il n’existe à ce jour aucune alternative d’opposition politique cohérente pour répondre aux besoins de nos concitoyens »

- En dehors du PCF aucune force ne peut porter l’espoir de demain

- Nécessité d’avoir un parti communiste pour mener les luttes et défendre la classe salariale

- Oui au maintien du mot « communiste », seul le parti communiste peut rassembler, la lutte de classes n’a pas disparu.

 
66-Perpignan centre ville

on attend de nous que nous soyons plus communistes. Nous avons donc, en majorité, réaffirmé notre attachement à ce que les camarades appellent « les fondamentaux marxistes »...En conclusion: être plus et mieux communistes; garder le parti et sa structure; construire un rassemblement sur des idées en respectant l'identité (de ses composantes)

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