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Réveil Communiste

Ce qu'il y avait dans les PV de section pour l'ANE (compilation de Nicolas Marchand), mis en ligne comme matériel de travail, partie 1

20 Janvier 2008 , Rédigé par Réveil Communiste

Il serait trop bête de laisser perdre un tel effort de reflexion collective. Il doit servir de source d'inspiration pour le congrès statutaire 2008! GQ

 


Ce que disent les pv des assemblées de section sur l'avenir du PCF - (Mise à jour le 12/12/2007)

(Tous les textes de ce document sont extraits des comptes-rendus d'Assemblées de section communiqués aux membres de la Commission de préparation de l'Assemblée extraordinaire des délégués de section des 8 & 9 décembre 2007 - à quelques oublis possibles près, tous les pv où le sujet était explicitement abordé ont été traités; le choix d'extraits parfois longs vise à ne pas simplifier la diversité des opinions - Les proportions entre les différentes parties sont constantes depuis le début de l'établissement de ce document, au fur et à mesure de l'arrivée de nouveaux PV)

 

I) Pv qui prennent position ou signalent une position majoritaire exprimant attachement à l'existence du PCF le plus souvent associé à des exigences de changements, et/ou opposition au changement de nom (départements 01à 33)

 
01-Hauteville-Brenod

Le PCF doit rester Parti Communiste car lui seul peut porter la visée communiste.

Le parti communiste, tout en restant parti communiste, doit travailler à l’émergence d’un nouvel espace politique à gauche avec ceux qui combattent le capitalisme.

Ce rassemblement doit être pérenne et faire émerger dans le respect de l’identité de chacun, un front durable et porteur de perspectives palpables par notre peuple.

-Le parti communiste doit être dans ce rassemblement, dans ce front, celui qui porte une visée communiste nationale et mondiale.

 
01-Assemblée FD

Le PCF doit rester communiste, si on changeait de nom, on nous appellerait les ex communistes!

 
03- Huriel

Un camarade s'est posé la question de savoir si un changement de nom changerait les choses. « C'est la démarche communiste qui pose d'abord problème », « le nom communiste c'est une référence politique essentielle », « la crédibilité des communistes c'est aussi leur histoire nationale ».

 
03-Montmarault

A l'unanimité, les camarades présents disent que nous devons garder notre identité, être nous-mêmes, garder le nom « Parti communiste ». Notre Parti a un avenir. Renoncer au Parti communiste serait laisser toute la place à la droite et au PS, sans espoir de changement politique pour notre société...Notre parti est faible mais pas mort. La volonté et le courage politique des militants, des dirigeants, tous ensemble, peuvent redonner vie à ce parti communiste...

 
03-Hérisson

Le conseil de section s'est prononcé à l'unanimité pour le maintien du Parti Communiste Français pour plusieurs raisons...

 
04-Sainte Tulle

Sur le nom du Parti : Les avis sont très partagés, les expériences dévoyées des pays se disant socialistes, leur effondrement et les crimes abominables ayant accompagné ces régimes, l’exploitation faite par les médias de ces faits, voir aujourd’hui encore, les procès faits aux pseudos communistes de Polpot, tous ces faits engagent à changer le nom du Parti. Mais tout le monde est d’accord pour conserver comme idéal, l’idéal communiste, même si celui-ci n’est qu’une belle idée, un but inaccessible. La majorité est pour garder le nom : Parti Communiste Français.

Il semble que personne ne mette comme condition du maintien de son adhésion le changement ou non du nom du Parti

Les camarades parlent de confédération d’organisation et d’individus, ayant en commun des valeurs de gauche humaniste.

Justice sociale, Solidarité, Progrès sociaux, Paix, Internationalisme (sans aucun préalable religieux).

Cette confédération, où les individus auraient les mêmes droits et mêmes devoirs, où tous apprendraient à se connaître, s’écouter, travailler ensemble pour rechercher des solutions aux problèmes politiques posés, élaborerait un programme pour changer la société, sur les bases de leurs idéaux communs.

 
06 Nice

Innover dans les formes de rassemblement, travailler à créer les conditions d’un travail collectif, créer un espace où chacun puisse se retrouver pour participer à la construction de cette alternative est de la responsabilité du Parti et de sa direction. Face à la droite, le PCF, avec celles et ceux qui le souhaitent, doit prendre la responsabilité d’engager la création d’un « nouveau Front Populaire »

L’avenir du Parti communiste c’est d’être partie prenante dans l’émergence et la construction d’une alternative au capitalisme.

L’enfermement autour du seul PCF ou la dissolution du PCF, sont les deux facettes d’une même impasse ; celle qui consiste à construire l’alternative sans l’intervention citoyenne.

 Sans préjuger de l’évolution de notre organisation sous l’effet d’une dynamique populaire et d’une volonté très largement partagée par tous les communistes, aujourd’hui le PCF, comme collectif militant et comme repère, est indispensable. Tout aussi indispensable est sa revitalisation qui associe dans la mise en œuvre d’un communisme au présent : autogestion, proximité et démocratie.

 
06-Grasse

Les communistes du pays grassois déplorent la méthode de préparation de l’Assemblée extraordinaire. Celle-ci, non seulement n’est pas à la mesure de l’enjeu, mais tend à faire avaliser une orientation déjà préétablie au niveau de la Direction. Le document soumis à la discussion - notamment dans les questions qu’il pose - préfigure une telle orientation à savoir, à terme, la disparition du Parti communiste.

Or, l’unanimité s’est faite au cours du débat des communistes du pays grassois sur la nécessité et l’utilité d’un Parti communiste. Ils considèrent que la question centrale est celle du projet et non celle de l’organisation.

Aussi, les communistes du pays grassois demandent que le mandat de travail que l’Assemblée extraordinaire donnera à la Direction en vue du Congrès porte sur la fonction du Parti Communiste et son Projet de société.

 
08-Ardennes

Pour développer cette bataille, l’existence d’un parti communiste, modernisé et combatif, est nécessaire dans notre pays. Le PCF possède les ressources pour se rénover et redevenir une force politique influente et motrice à gauche. Les changements nécessaires dans le fonctionnement du PCF, devront tenir compte de la modification des mentalités, du renouvellement des formes de militantisme, de l’évolution sociologique de la société et des pratiques citoyennes et du contexte médiatique pour réaffirmer l’identité d’un parti communiste français contestataire, révolutionnaire et constructif. Sur ces bases, les communistes ardennais exigent que le congrès confirme la continuité du PCF. Le congrès devra permettre de préciser l’orientation philosophique et idéologique du parti, sa stratégie et sa conception des alliances ou collaborations éventuelles avec d’autres organisations politiques, syndicales et associatives. Des adaptations statutaires devraient en découler. L’avenir à court et long terme du PCF et l’adhésion des militants aux décisions prises dépendront pour beaucoup de la lisibilité des choix effectués, de leur mise en œuvre sur la durée. Il s’agit, rien de moins, que de répondre au défi de ce début de 21e siècle d’une transformation progressiste et radicale de la société.

 
10-Troyes agglo

la question de la dénomination et de l’image même du PCF, posées comme des obstacles à une hausse de notre audience par quelques uns, a été souvent écarté par les adhérents comme par notre invitée comme n’étant pas une véritable difficulté. Pour autant il a été souligné que des partis très proches de nos idéaux ne se nomment pas parti communiste. La définition en négatif attaché au mot communiste est pour certains plutôt liée à l’absence d’une identification en positif d’un projet ou de propositions communistes. Pour beaucoup c’est sur ce projet tout en conservant l’identité et la dénomination du PCF qu’il est possible de rassembler les gens proches qui sont en dehors du parti communiste. Quelqu’un propose même de les intégrer dans un « mouvement communiste » fédérant les communistes hors du PCF et les adhérents.

 
11- synthèse FD

Notre Parti / notre fonctionnement / la forme d’organisation

Un intervenant estime tenir au Parti mais « à terme, il faudra dépasser le cadre actuel, créer un nouveaux parti ». Cette proposition n’est pas reprise dans la salle… Les copains restent attachés à l’existence du Parti.

 
13-La Ciotat
Motion au nom de la section : votée à l’unanimité

« La Section du Canton de La Ciotat du Parti Communiste Français défend l’idée selon laquelle pour être plus efficace dans la reconstruction du rassemblement et pour son identité même, il est primordial de garder le nom de Parti Communiste Français ».

La discussion
- Changer ou pas le nom du Parti Communiste Français / l’avenir du PCF :

Cette question a été abordée dans presque toutes les interventions. A plusieurs reprises, des camarades ont rappelé avoir « adhéré au Parti Communiste, un parti révolutionnaire marxiste ». La société a besoin d’un parti qui n’est « pas comme les autres ».

L’exemple italien -ou le Parti Communiste le plus puissant d’Europe Occidentale s’est dissout- est repris et fait naître la crainte pour trois raisons :

*le Parti a basculé sous l’impulsion de ses dirigeants (membres du Comité Central et des instances nationales de la Jeunesse Communiste)

*l’actualité brûlante avec la création du Parti Démocrate composé d’anciens communistes et de catholiques (issus de la Démocratie chrétienne) et dirigé par Walter Veltroni, ancien dirigeant de la puissante fédération de la Jeunesse Communiste de Turin.

*des similitudes entre le processus italien et certains signes aperçus en France actuellement (dirigeants multipliant les initiatives personnelles, presse ouvrant largement ses colonnes à ces mêmes dirigeants, organisation d’une assemblée générale nationale avant le Congrès national, nombre de délégués réduit au minimum au Congrès national…)

  A noter que la question de la propriété des biens logistiques, immobiliers ou culturels n’a pas été abordée. Pour l’Italie, l’héritage du défunt PCI a été récupéré par le Parti des Démocrates de Gauche (presse, siège des sections, trésorerie, propriété du nom « PCI »).

  Au final, on se rend compte que l’avis majoritaire estime que la conservation du nom Parti Communiste Français est un acte politique significatif ; qu’il n’est certes pas une fin en soi, mais qu’il doit être suivi dans les actes par une pratique révolutionnaire. Son abandon serait un danger pour la conservation d’une identité. La position de quelques camarades défend en revanche l’idée selon laquelle « le nom n’est vraiment pas la chose la plus importante, quand on voit qu’en Amérique du Sud, ce ne sont pas les partis communistes qui sont au pouvoir, mais qu’ils mènent des politiques anticapitalistes ». Un militant a aussi parlé d’électrochoc à l’échelle de la société : créer UN parti anticapitaliste. Là aussi, peut importe le nom selon lui puisque « être communistes c’est bien plus qu’avoir la carte ».

  L’expérience du socialisme réel est un argument à prendre en compte. L’amalgame peut-il être fait ? Si certains n’hésitent pas à critiquer les dérives liées à la trahison des principes de la Révolution d’Octobre de la part de la classe dirigeante et de la bureaucratie, d’autres demandent à faire attention à ne pas toujours mettre la faute sur l’Union Soviétique. Je cite : « si nous avons perdu la confiance des gens, les causes sont avant tout chez nous, pas en URSS ». Allusion aux compromissions avec la social-démocratie (participations aux gouvernements sans peser, Plan Acier, acceptation des privatisations…)

  La question du « nom » amène immédiatement à celle de l’avenir du PCF. « L’Histoire montre qu’on a besoin d’un PC en France » a affirmé une camarade. Le Front Populaire, la Résistance, le Programme du CNR, Mai 68 sont souvent montrés en exemple. « On a eu besoin d’un PCF en 1945, on en a aussi besoin aujourd’hui ». Il a été aussi répété que « là où le PCF doit faire la différence c’est sur l’idéologie » et qu’il ne doit pas « prétendre être ni un super-syndicat, ni une super-association ». Le principal défi se situe sur l’idéologie car « une victoire électorale se fait après une hégémonie politique ». Face à une défaite idéologique, deux solutions : on résiste ou on cède. L’exemple cité est la remise en cause du Programme du CNR, vu comme « une revanche de classe » (dans la même semaine, le patron Denis Kessler a publié une tribune dans le magazine « Challenges »).

  Le Parti Communiste Français, son travail idéologique, ses combats ont été présentés comme un rempart contre l’extrême droite. Une camarade a affirmé que sans un PC, le risque de l’extrême droite augmente.

 
13-Arles

Le rôle du PCF est encore plus essentiel pour redonner l'espoir qu'un autre monde est possible.

Il est nécessaire de réfléchir à des manières de militer autrement pour être accessibles: utilisation d'internet, développer la formation, présence dans les quartiers, retourner dans les entreprises, se tourner vers la jeunesse...
Nous voulons faire avec d'autres...mais il faut également que le PCF soit identifié pour ce qu'il a toujours été : un parti de lutte.

 
17- section de Royan

la question du Parti a été discutée en fin de réunion et les camarades présents ont tenu à faire « remonter » les messages suivants :

-           ils tiennent tous à réaffirmer leur attachement aux fondements, aux valeurs du « communisme » ;

-           ils sont convaincus de la nécessité d’un Parti, d’une organisation pour porter ces valeurs ;

-           Ils refusent toute idée de dilution dans un « mouvement » ou autre « front », … ;

-         Ils restent attachés au nom de « communisme » en faisant notamment remarquer que les partis qui, ailleurs, ont changé de nom n’ont pas progressés mais, qui plus est, se font le plus souvent appeler « anciens communistes » ; bel avenir !!

-          

20A-Ajaccio

 Mais les questions relatives à la situation du parti, à la visée communiste, à notre projet de transformation sociale, notre stratégie; à l’outil dont nous avons besoin sont prégnantes et au coeur de toutes les interventions. L'avenir n"est pas bouché, l'influence du parti est réelle et au delà de ses résultats électoraux. 

Question essentielle, le projet du parti. Quelle nouvelle formation pour nous ? Élargir le PCF mais ne pas brûler les étapes, ne pas se lancer dans la création d'une nouvelle structure. On ne peut ignorer le mouvement des masses, on ne peut préfigurer à l’avance telle ou telle structure. 

 
21 Dijon

Quelle organisation ? Il est clair pour tous les participants que le Parti doit rester. Mais s’il se replie sur lui-même, c’est la fin de son existence. Mais les gens n’ont plus envie de rêver en nous seuls : nous devons très vite (urgence sociale) faire un rassemblement très large. Il y a besoin d’une force politique qui dépasse le rapport actuel entre la droite et le PS, d’une maison commune où chacun garde sa sensibilité. Nous ne sommes pas prêts à ça : commencer par un front commun.

 
21-Fontaines les Dijon

Changer de nom ne nous servirait pas. Par contre, oui, moderniser le parti, le rendre plus efficace en veillant à ce que les organisations de base soient au plus près du terrain, des gens, en donnant aux adhérents les moyens d'être, eux aussi, plus efficaces...

 
21-Beaune

En conclusion soyons ambitieux pour notre parti. Livrons nous à une autocritique pour comprendre tout ce qui a entraîné la situation actuelle du Parti. Mobilisons nous et agissons soyons novateurs pour répondre aux défis posés par la crise de la ‘’gauche’’.

Revenir aux fondamentaux Etre visible soyons aux portes des entreprises, sur les marchés, dans les quartiers qui tous ont des problèmes Avoir une action militante forte Avoir un meilleur matériel (tracts plus lisibles) - Revoir l’organisation du secteur Beaune sud en revenant à la forme de cellule pour rapprocher l’organisation des adhérents.

 
21-Ass.FD
Notre combat politique

- la dissolution du Parti ou pas : n’est pas à l’ordre du jour : actualité du combat communiste. changer de nom = inutilité.

- utilité du PCF (y compris historiquement) : être rassembleurs : refus de l’isolement et du repli identitaire

 
24-Lanouaille

Il en est ressorti qu’il fallait continuer dans les sections et cellules les discussions de fond tout en disant notre attachement au PCF, à la primauté des adhérents sur l’avenir de leur Organisation. Nous refusons comme certains le disent au PCF que tout ait été fait ou essayé politiquement parlant.

 Rien ne sera facile mais ce n’est pas la fuite en avant et la déc ision par certains de la fin du PCF qui règlera les choses bien au contraire.

 
24-Terrasson

La majorité estime nécessaire un parti communiste avec une stratégie claire et partagée par ses adhérentes et adhérents, un PC qui mène les combats idéologiques.

 
24-Synthèse FD

Continuer le Parti avec une réflexion sur la base sociale, le projet de société.

- Travailler sur l’unification des exploités et au rassemblement. Mener une bataille idéologique pour forger une nouvelle conscience de classe.

-           Construire les rassemblements et les alliances nécessaires : constitution d’un front anti capitaliste dans le respect de l’identité de chacun pour construire des alliances nécessaires pour des majorités, afin de battre la droite et transformer la société.

 
25-Besançon

Les prises de position de certains dirigeants de premier plan du parti en faveur de la disparition du parti et son remplacement par une autre force politique, rompant éventuellement pour certains avec le communisme, font que cette question ne peut plus être éludée aujourd'hui, et mise en arrière plan d'un débat général qui porterait exclusivement sur l'analyse du capitalisme, les luttes sociales, le projet. Nous considérons que cette question de l'avenir du parti doit être débattue en toute transparence les 8 et 9 décembre, et que cette assemblée doit se donner les moyens d'évaluer l'opinion majoritaire des communistes sur cette question. La préparation du congrès ne sera pas la même selon qu'il s'agit d'un congrès allant vers la dissolution et la formation d'un autre parti ou selon qu'il s'agit d'un congrès travaillant au rassemblement populaire et antilibéral dans la continuité de l'existence du PCF. Puisque la direction demande un mandat d'orientation sur la préparation du congrès, celui-ci doit clairement indiquer sur laquelle de ces deux options les communistes demandent aujourd'hui à leur direction de travailler, étant bien entendu que le choix définitif relève d'un choix de et sera fait lors du congrès de 2008.

 Parmi es citoyens ayant répondu à notre invitation, qui étaient principalement des syndicalistes, certains n'ayant jamais participé à une réunion politique, aucun n'a exprimé la demande d'une disparition du PCF. Au contraire, ils se sont dits en attente d'initiatives fortes et ouvertes de notre part, en direction des milieux populaires, pour sortir de l'impasse actuelle. Ils se sont déclarés disponibles pour travailler avec nous sous des formes qu'il nous faudra trouver ensemble. Une prochaine réunion aura lieu dans un quartier populaire, où les habitants seront invités, sur la question de la précarité et du creusement des inégalités sociales.

Dans ces conditions, nous considérons :

 

Ø         que la disparition du PCF, ou sa fusion dans un autre ensemble ne relève pas d'une aspiration portée par les militants communistes dans leur grande majorité ni d'un souhait exprimé par les citoyens que nous rencontrons,

Ø         qu'en faisant disparaître une des rares organisations qui par sa culture, ses pratiques, a une capacité d'intervention politique dans le mouvement social, on affaiblirait gravement la gauche anti-libérale en France et son avenir en France.

 

Nous demandons à la direction du PCF de travailler dans les semaines et les mois à venir à l'amélioration de l'efficacité du parti, dans sa capacité d'élaboration théorique et dans son intervention militante. Quelques urgences sur ces points :

1.         mener une réflexion en profondeur sur ce qu'est devenue "la gauche" et comprendre d'où vient la situation actuelle.

2.         Penser l'intervention du PCF en tant que parti de militants, en accordant une large place à l'éducation populaire pour faire contrepoids aux idées néo-conservatrices et à l'individualisme.

 

Nous lui demandons, dans le même temps, de travailler à la construction d'un front anti-libéral, constitué d'organisations, associations, syndicalistes mais aussi de citoyens responsabilisés prenant toute leur place, qui, tout en préservant l'identité et l'autonomie de chacun, ouvre dans notre pays une capacité de riposte à la mesure des régressions sociales et une perspective de victoire politique des forces anti-libérales.

 
26-Romans
 

1-         Affirmer notre volonté de maintenir un PCF en tant que force politique organisée et autonome en ne reniant pas notre nom dont l’abandon non seulement ne règlerait rien sur le fond, mais apparaîtrait comme le signe fort du renoncement et de la volonté de dilution et de dissolution du PCF, dont ne nous voulons sous aucune forme.

 

2-         Engager le nécessaire renouvellement : 

- De notre mode de vie interne (règles de fonctionnement, organisation, vie démocratique, formation) et de notre rapport à la société en faisant de la démocratie avec de nouveaux droits et de nouveaux pouvoirs d’interventions pour les salariés et les citoyens un des objectifs incontournables de notre visée.

- de notre projet politique à partir d’axes principaux permettant de matérialiser nos objectifs d’un dépassement réel et réussi du capitalisme (Sécurité emploi formation, services publics et fonction publique, nouveaux pouvoirs et nouvelles institutions de l’entreprise aux institutions internationales et vers une nouvelle République, réforme de la gestion des entreprises pour l’efficacité sociale contre la rentabilité financière donnant un rôle nouveau à la fiscalité et développement d’entreprises publiques d’un nouveau type, - transport, énergie, alimentation, santé cultue, communication…)

-     de notre pratique de l’union en visant le plus large rassemblement. Il s’agit de construire l’union d’abord avec les salariés qui composent plus de 90% de la population active en prenant appui sur leurs intérêts communs et donc sur ce qui les oppose aux logiques induites par le capital financier. Mais il s’agit d’œuvrer simultanément à rapprocher dans un même mouvement toutes les victimes de l’exclusion qu’elle soit de sexe, d’âges ou d’origines. Et il convient dès lors de travailler dans l’esprit d’ouverture le plus large mais dans l’autonomie de chacune avec toutes les organisations qui le souhaitent.

 
26- section de Tricastin

Faut-il un parti communiste ? L’ensemble des adhérents pense que OUI, mais il faut travailler avec tous ceux qui le souhaitent pour construire un rassemblement et un projet alternatif.

 
26-section de Buis

Devons nous nous poser la question du nom du parti ?

L’ensemble de l’assemblée est contre le retrait du mot communiste

Mme Minana :il ne faut pas changer de nom.

Mme Grime : il ne faut pas changer de nom, si non on va à la réduction en peau de chagrin , voir l’Italie maintenant. Est-ce le nom qui pose problème, la ligue communiste révolutionnaire est une référence.

Mme Wild : il ne faut pas changer de nom, il faudrait même remettre la faucille et le marteau, les gens ont besoin de symboles forts

Mr Wild : Non au changement de nom, oui à un nouveau fond, il faut être un parti de rupture.

 
26 section de Die

-           Pour notre part, tout en restant communiste et parti communiste, il faut bouger aussi devant la réalité, non pour s’y adapter mais pour la transformer.

-           Nous ne le ferons pas seuls. Nous ne rassemblerons pas autour de nous. Devant le vide de perspective (sarkozy baisse dans les sondages mais serait réélu en cas d’élection), il nous faut travailler, au plus près des gens et du mouvement social, à la réalisation d’un « front » commun anticapitaliste, portant des propositions transformatrices, dans lequel nous garderions notre identité et notre organisation.

 
26-Synthèse FD

 l’attachement et l’existence du PCF s’est largement exprimé le nom de communisme ne gène pas, mais réfléchir pour qu’il soit plus porteur.

travailler sur :
 

-           débouché politique trouver des passerelles avec des non adhérents, mais communiste de cœur. 

-           perspectives politiques à construire avec d’autres forces, citoyennes….

-           sur ce que doit être le PCF (notre visée, ce que nous devons porter d’essentiel….), se dire pourquoi nous comme communiste, réaffirmer nos convictions personnelles en quel sorte notre ré adhésion au PCF.

-           Nous ne ferons pas tout seul, nous pouvons susciter le rassemblement de citoyens, de forces organisées (exemple pour référendum, pour les collectifs antilibéraux, pour comité de défense de l’hôpital….)

-           Besoin de mieux travailler avec les gens, au plus près des mouvements sociaux, analyser ce qui bloque entre PCF et citoyens.

-           Importants de démontrer qu’il y a des alternatives possibles dès à présent, (pour les sans papiers, sur la mondialisation, pour un meilleur pouvoir d’achat….)

-         Travailler sur un front commun anticapitaliste portant sur des propositions transformatrices : partir du système capitalisme, de l’évolution de la société et de la mise en œuvre de nos stratégies politiques.

 
28-Maintenon-Epernon

En fait, la société n’est pas à droite, la victoire de Sarkozy ne tient qu’à l’absence de la gauche et notamment du Parti Communiste qui est très en dessous de ce qu’il faudrait faire. C’est là que réside la grande différence avec 1995.

Nous ne faisons que reprendre les mots d’ordre syndicaux et défendre les acquis de 1936 et 1945 au lieu de construire du nouveau.

Le Parti se perd dans des considérations philosophiques : faut-il « refonder », « défonder »… ? Au lieu d’agir tout de suite sur la réalité.

Il y a longtemps que nous ne faisons rien parce que nous croyons de rien pouvoir faire seuls et dépensons inefficacement notre énergie à des recherches d’alliances.

 

L’Union de la Gauche n’a rien apporté au pays, que l’affaiblissement du Parti Communiste et partant de toute la gauche. L’aventure des Comités Antilibéraux a fait beaucoup de mal. Le Comité de liaison de la gauche plurielle et le collectif riposte créé à l’avènement de Sarkosy on récemment montré leur inefficacité. Faudrait-il maintenant se fondre dans le parti anticapitaliste qui se formerait autour de la L.C.R. ?

 
29 Chateaulin
Notre combat politique :

Changer le nom du parti : pourquoi ? pas d’autoflagellation. Arrêtons de parler du passé. C’est ce que nous ferons dans l’avenir qui va compter pour les gens.

 
29- Pays Bigouden

Un retour au marxisme, non comme dogme, mais comme méthode d’analyse de l’évolution des sociétés est indispensable.

 Notre parti doit être conservé comme forme d’organisation   mais partout l’accès des jeunes aux responsabilités doit être favorisé.

 
29-Plozevet

propositions des camarades: garder le nom; travailler sur les contenus, entre nous; chercher des alliances (qui doivent être discutées) en tenant compte du mouvement social.

 
29-Pays de Quimper

Ce n’est pas dans une fuite en avant conduisant, sous une forme ou une autre, à la disparition du Parti Communiste et des choix émancipateurs qu’il porte, qu’une solution pourra être trouvée.

Ce n’est pas non plus dans l’immobilisme, dans la continuation de ce qui a échoué, et encore moins dans un retour au passé.

Pour participer à construire une alternative politique, pour porter un projet d’émancipation humaine, de transformation sociale visant au dépassement du capitalisme, il faut relever le défi d’un Parti Communiste de notre temps, clair et cohérent sur son projet, largement ouvert à tous ceux qui partagent ses valeurs, tout en sachant travailler avec d’autres chaque fois que c’est utile pour répondre aux besoins des gens, pour élargir le rassemblement contre le libéralisme, pour faire avancer les perspectives de changement.

 
30-Petite camargue
Pour mener la lutte des classes il y a besoin d’un PCF.
 
30- Sauve-Quissac

Pour mieux se faire entendre, faut-il aller vers d'autres forces? Conserver un parti communiste?

Notre section tient à son identité communiste. Elle n'est pas hostile à des associations, des ententes sur des réformes bien définies...

 
31- Toulouse sud

 Faut-il changer le nom du parti et retirer le mot communiste? Non car « appeler un thermomètre

 guitare n'enlève pas la fièvre » , car il faut assumer son histoire si n on c'est psychologiquement

ravageur

Face aux difficultés rencontrées par le PCF, notamment en matière de score électoral, des

questions sont posées: faut-il changer le nom de notre parti, faut-il dépasser la forme parti,

faut-il se fondre en un mouvement...?

Ces questions sont à situer dans un contexte de recul des valeurs collectives ( que l'on

retrouve dans le faible taux de syndicalisation) au profit de l'individualisme. Entre la

fétichisation, la sacralisation du parti et son rejet, allant jusqu'au refoulement de son nomce

qu'un seul camarade envisage éventuellement- des améliorations sont à apporter,

particulièrement dans son fonctionnement démocratique.

MANDAT sur le PARTI

Une large majorité des présents à l’Assemblée générale des communistes de la Section Toulouse Sud se

prononcent pour un Parti communiste français qui oeuvre au rassemblement populaire majoritaire pour

mettre en oeuvre, jusqu’au gouvernement, avec les forces politiques de gauche dans leur diversité, une

politique de transformation sociale anti-capitaliste à visée communiste.

Cet objectif appelle, entre autres, une réflexion et un combat politique sur l’appropriation collective des moyens de production.

 
31-synthèse AG FD

Pour porter notre projet, quelle organisation? Les sections affirment la nécessité du Parti Communiste Français. Le parti est posé comme indispensable pour

-           la vie démocratique

-           porter des propositions de nature à rassembler autour de l'idée de rupture avec le capitalisme

-           mener le combat d'émancipation humaine

Nonobstant, il doit oeuvrer à une novation théorique tout en conservant ses fondamentaux ( le rapport capital travail selon Marx, la lutte des classes du même. Les rapports d'exploitation sont les mêmes, seules les formes ont changé.) Il doit avoir une conception dynamique de sa démocratie et non la poser comme un état de fait où au contraire repoussée à demain, . Les statuts doivent assurer une cohérence législative claire, la distinction adhérent/adhérent cotisant doit disparaître , les tendances sont considérées comme un frein à l'action et à la lisibilité de notre identité et de notre projet. La règle de fonctionnement la plus exigée par les sections est la règle de l'application de la décision majoritaire. Pas de pensée unique dans le parti, la différence est une richesse mais après débat, quand une décision est prise à la majorité, c'est la seule à être appliquée.

   L'organisation ( en référence à l'idée d'une dissolution dans un mouvement) est garante d'efficacité concrète ( Fête de l' Huma)autant que politique.

   Le parti soit former ses militants et renouer avec sa culture d'éducation populaire.

   Enfin, il doit oeuvrer au rassemblement le plus large, sans s'obséder sur la question des alliances; les directions doivent diriger, être porteuses de propositions et d'actions claires tout en favorisant l'intervention citoyenne.

 

Plusieurs sections ont manifesté un fort mécontentement quant à la direction nationale dont on a le sentiment qu' elle dirige par à-coups, et sans orientations claires, et un fort mécontentement dans la préparation de ce congrès qui n'en est plus un....

 
 
33-Landes girondines

1)         A l’Unanimité : REFUS DE DISSOUDRE LE PCF pour une autre force

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