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Réveil Communiste

Les médias au service des liquidateurs: l'AFP à l'Ane

17 Décembre 2007 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Ce que dit la presse

 

Voici un bref compte rendu de l'Ane ( 8 et 9 Déc. à Paris-La Défense) selon l'A.F.P: En rouge commentaires de RC.

PARIS (Reuters) - Près de 1.200 délégués communistes ont adopté dimanche un "mandat" qui laisse toutes les options ouvertes pour la reconstruction du PCF, du simple dépoussiérage à la création d'une nouvelle force.

Voilà qui relativise nettement l'importance du non événement de La Defense: fallait-il faire tout ce ramdam pour ça? En tout cas les guillements sont bien placés autour du mot "mandat". Chacun en fera ce qu'il voudra. Et quel mépris pour les 1200 délégués. Et quelle objectivité dans la préseentation des termes des débat! Un "simple dépoussiérage" ça fait moins envie, forcément, qu'une "nouvelle force "même parfaitement imaginaire comme c'est le cas ici (un rassemblement avec Mars, les alternatifs et PRS pour gros bataillons!)

Ce texte de compromis entre direction et rénovateurs en vue du 34e congrès, fin 2008, a été adopté à une très large majorité à main levée, mais au prix d'âpres débats avec les orthodoxes, qui dénoncent une volonté de "liquider" le PCF. Il a été adopté par 72% des voix, contre 20% et 7% d'abstentions.

Parole "d'orthodoxe", (pourquoi pas de guillements ici?), ça commence à nous agacer d'être caricaturé par la presse bourgeoise et ses relais au PCF en curé grec. Et quant à "liquider": Ici les guillements sont de trop: comment faire un autre parti à la place du PCFsans le liquider? la question est simplement celle-ci : faut-il le faire ou non? Pour moi non. Les autres pensent ce qu'ils veulent. Mais pourquoi font ils le grand numéro de la vertu outragée quand on les traite de liquidateurs?

La secrétaire nationale, Marie-George Buffet, a estimé que le parti, menacé de disparition après sa débâcle de la présidentielle (1,93%), n'avait d'autre choix que de se "révolutionner" lui-même ou "d'ouvrir un autre chemin."

Et la révolution commence par la tête. L'alternative est la suivante: gardons-nous le parti avec une autre direction, ou gardons nous sa direction dans un autre parti?

"Avons-nous les potentiels pour que notre parti devienne pleinement (...) un grand parti moderne et populaire?", a-t-elle demandé lors du discours de clôture de l'assemblée générale extraordinaire, à La Défense, près de Paris.
 
Ne crois tu pas que c'est plutôt à ton tour de rendre des comptes sur ton mandat et sur ta campagne plutôt que d'en demander aux militants, en leur faisant la morale par dessus le marché? Mais le but de l'Ane était justement d'esquiver les bilans qui fâchent.

"Si oui, il faut révolutionner le PCF en allant au bout de la confrontation d'idées (...) Sinon, il faut prendre un autre chemin", a-t-elle ajouté.

La confrontation d'idée, c'est justement ce que ce groupe dirigeant déteste. Stériliser le débat, par contre il sait le faire. Mais nous, nous prenons le seul autre chemin qui tienne : tourner le dos à la langue de bois.

L'enjeu des débats était la possibilité laissée ou non aux réformateurs de défendre l'idée d'une force nouvelle jusqu'au congrès, au cours duquel Marie-George Buffet, qui a dit assumer l'échec de la présidentielle, passera la main.

Ils défendront cette option, avec ou sans autorisation. Ils ne se sont jamais géné.

Le député orthodoxe Maxime Gremetz lui reproche soit de "pencher pour une nouvelle force" soit de laisser toute latitude "à ceux qui préparent la liquidation" du parti.

Gremetz, malgré toutes ses qualités (en particulier celles de plaire davantage à l'électeur populaire de la Somme qu'aux héritiers embourgeoisés de l'appareil du PCF ) ne peut pas être présenté comme le porte-parole de l'opposition à la liquidation. Les refondateurs s'appuient sur leurs amitiés dans les médias pour propager ces amalgammes, et leurs campagnes de dénigrement.

"TENTATIVE POUR FERMER LE DÉBAT"

"On a retardé superficiellement l'échéance de l'éclatement par un texte de compromis", a-t-il dit à Reuters.

Maxime Gremetz a également contesté la légalité du vote à main levée intervenu dimanche. "On n'a pas pris acte du fait qu'à 80% dans les sections, les adhérents se sont prononcés pour le maintien du PCF", a-t-il affirmé.

Quand Gremetz dit quelque chose de vrai, on utilise le fait qu'il a été longuement diabolisé (dans et hors le PCF) pour discréditer discrètement le contenu pourtant indiscutable de ce qu'il dit. De toute façon l'ANE n'avait aucune "légalité" statutaire, aucune légitimité pour fixer un mandat et aucune possibilité matérielle de le faire vue la manière dont elle a été organisée: 44 interventions pour 1200 délégués, ordre du jour communiqué à la dernière minute, désordre orchestré de la tribune.

Les orthodoxes semblaient pourtant avoir marqué des points dans la nuit de samedi à dimanche en obtenant la suppression, en commission, d'un paragraphe stipulant qu'il ne "s'agit d'exclure aucune hypothèse concernant le parti ou sa stratégie."

Dimanche matin, la direction a donc demandé un vote pour pouvoir réintroduire le paragraphe contesté.

Non camarade journaliste complaisant, ils l'ont réintroduit tout court, et ils ont envoyé Bessac le faire pour le griller, devant le tollé général ils ont dû le retirer, puis Marie George Buffet en a fait passer en force la  moitié. Ici on lit quoi? Les fanatiques identitaires, agissant pendant la nuit, auraient tenté un coup de force? Plus c'est gros plus ça passe.

"Il y avait une tentative des orthodoxes de fermer le débat. Ce signal aurait été catastrophique", a expliqué Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

Catastrophique pour toi, qui te rêve déjà à la tête du Linke français.

"Ce qui me tenait à coeur, c'est qu'aucun communiste ne puisse se dire jusqu'au prochain congrès je n'en serai pas", a-t-il ajouté.

Marie-Pierre Vieu, membre de la direction, a estimé que l'équilibre du texte garantissait "l'unité du parti."

Surtout sa paralysie. Quand on sait ce qu'elle a fait de la formation des militants, elle doit penser que c'est un grand succès.

Toutefois, la possibilité souhaitée par les rénovateurs de laisser la porte ouverte à des "expérimentations" d'ici à la fin 2008 a été supprimée.

De nombreux délégués ont exprimé leur méfiance au sein d'un parti traumatisé par l'échec des expériences de gauche plurielle ou des collectifs antilibéraux et coincé entre une extrême gauche en forte progression et un Parti socialiste dont plusieurs dirigeants lorgnent vers le centre.

Leur méfiance envers qui? Tu en as trop dit ou pas assez, journaliste obligeant.

Dans le mandat adopté, "il n'y a rien sur l'après-2008, rien sur les élections municipales, rien sur une participation à des listes qui associeraient le Modem, le Mouvement démocrate de François Bayrou, a lancé l'un d'eux à la tribune.

"J'espère que tous les communistes vont se rassembler pour faire un grand parti et non pour que chacun de son côté tire les ficelles. Mais le PCF doit rester le noyau dur", a dit pour sa part Michèle Gruner, secrétaire fédérale des Vosges.

La direction parle de participation à des "fronts citoyens et populaires" pour que le parti puisse repartir à l'offensive avant les prochaines échéances électorales.

Mais des militants et élus s'interrogent sur la pertinence d'une volonté de rassemblement dans le paysage actuel de la gauche et estiment que le PCF va perdre un an avant de trancher réellement le débat sur son avenir.

Mais c'est pas grave! Une grande partie du groupe dirigeant joue maintenant contre son camp. Pour ces factions qui ne sont même pas capables de se mettre d'accord entre elles pour savoir quel "autre parti" elles veulent, ni surtout qui en sera le dirigeant, le temps perdu par les communistes et par le peuple français, c'est du temps gagné.

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