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Réveil Communiste

les delegues du quinzieme a l'ANE

10 Décembre 2007 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Positions

Assemblée "extraordinaire" du PCF: impressions
des délégués de la section du 15ème

Assemblée nationale « extraordinaire » du PCF, La
Défense, les 8 et 9 décembre 2007



Premières analyses par la délégation de la section du PCF Paris 15 :



La direction n’est pas arrivée à étouffer ce qui
s’est exprimé massivement dans le Parti, dans les
assemblée : le refus de la disparition du PCF.



Mais elle s’est donnée tous les moyens pour le
minimiser à cette assemblée dont l’organisation a été imaginée à cet effet.



Le débat général a duré moins de trois heures
samedi. Sur 350 camarades inscrits pour parler,
le plus souvent mandatés par leur section, seuls
44 ont eu le droit à la parole suivant une
sélection à la discrétion de la tribune. Sur ces
44, une vingtaine de membres du CN…

Des débats de diversions, même s’ils pouvaient
porter sur des sujets certes importants, ont
occupé les camarades en soirée. L’organisation en
« ruches », c'est-à-dire en petits comités,
traduit une conception bien connue de la démocratie : « cause toujours ».



Malgré cela, la volonté très largement
majoritaire dans le Parti de préserver l’outil
politique que représente le PCF s’est exprimée
nettement dans le débat général comme dans les mini-discussions.



La direction avait édulcoré son projet de texte
par rapport à l’analyse et l’ordre du jour
initialement fixés au CN de juin par MG. Buffet
puis à celui d’octobre. Plus question dans le
texte de déclin « inéluctable », de boulet de «
l’histoire du communisme », d’option visant à se
débarrasser du nom PCF, à faire « émerger un
nouveau parti ». Plus question de mettre à
l’ordre du jour explicitement le « dépassement du
Parti communiste voire de la forme parti ».



Donc au résultat un texte vague, sans relief apparent.



Ce « mandat » est resté opposé aux nécessités que
nous avions pointées dans assemblée de section :
- faire le bilan de la stratégie de la direction
dans la dernière période et depuis le début de la
Mutation, - engager la rupture avec cette
stratégie, après notamment le 1,9% de Buffet
candidate antilibérale, motif de la convocation de l’assemblée...



La direction a visiblement cherché à anesthésier
les communistes après cet échec flagrant pour continuer dans la mauvaise voie.



Son objectif de liquidation n’a pas changé. C’est
apparu de façon manifeste à l’assemblée au moins à deux occasions.



Porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles est
convaincu de la nécessité de la disparition. Il
l’a dit au Monde. C’est lui qui a fait le rapport
d’introduction. Sourd comme quelqu’un qui ne veut
pas entendre, il a consciencieusement rabaissé
l’expression des communistes à celui d’un
attachement, sentimental, au PCF. Il est revenu
lourdement sur le « poids de l’histoire », a
esquivé tout autocritique… pour aboutir à la
nécessité de ces « expérimentations nouvelles »
qui ne sont autres que la poursuite de
l’effacement du Parti et du reniements de ses positions.



Après avoir laissé passer l’orage, la direction
n’a pas pu s’empêcher de repartir à la charge
dimanche. Pourtant dans la nuit de samedi à
dimanche lors de la réunion, à laquelle l’un
d’entre nous participait, censée intégrer les
résultats des premières discussions, le besoin de
marquer dans le texte la nécessité de l’existence
du parti avait été soulignée par une majorité des « délégués des ruches ».



Représentant la commission du mandat, l’autre
porte-parole Patrice Bessac rapportait dimanche
matin. Il a sorti de sa capuche une nouvelle
formule toute différente de qui avait été décidée
par la réunion de la nuit, suscitant un beau tollé chez les délégués.



De nouveau, la direction a tenté de se faire
octroyer dans le texte un blanc-seing pour
poursuivre ses «expérimentations », dans la
suite, comme nous l’avons dénoncé, des «
collectifs anti-libéraux », de la destruction des
cellules du Parti, de la « gauche plurielle »…



Bessac a précisément tenté de réintroduire la
phrase éliminée la veille : « Il ne s’agir
d’exclure aucune hypothèse concernant le Parti ou
sa stratégie…. Il s’agit de permettre le
réflexion et l’expérimentation sur la façon dont
ces rassemblements peuvent s’élargir,
s’approfondir et construire ainsi durablement …
». Les délégués ont bien compris qu’il s’agissait
de continuer à aller vers une nouvelle
organisation politique, coalition ou
recomposition à l’allemande ou l’italienne.
Buffet a dû finalement désavouer Bessac en
faisant voter la suppression de la deuxième partie de la phrase.



On est donc revenu, dans le brouhaha et la
confusion, au texte passe-partout qui laisse «
ouvert tous les possibles », surtout ce que les
communistes ne veulent pas et ce dont le monde du
travail et le pays n’ont pas besoin. Dans le plus
grand désordre, le texte a été officiellement
adopté à 72% contre 18 et 10 d’abstention.



L’inconsistance du texte, la volonté de montrer
une unité ont certainement motivé beaucoup.



Pour notre part, nous avons voté contre parce que
l’unité des communistes, le regain de confiance
des communistes et d’efficacité de leur
organisation dans les luttes ne pourront pas se
faire sur ces bases et avec ce mandat à cette direction.



Plusieurs intervenants ont souligné ce problème
majeur: le maintien en place d’ici le congrès de
2008, de la même direction ! Des mêmes qui sont
responsables de l’échec, qui ne veulent pas
l’assumer devant les communistes et dont certains
des principaux d’entre eux proclament qu’ils
veulent continuer dans la même voie meurtrière,
envers et contre les communistes. Des mêmes qui
sont incapables et/ou ne veulent pas animer la
riposte, en toute indépendance du PS, sur des
positions fermes de lutte à la politique de Sarkozy.



Pour autant, cette assemblée « extraordinaire » n’a pas servi à rien.

A plusieurs dizaines de milliers, les communistes
ont fait la démonstration depuis plusieurs mois
qu’ils refusent la perspective de disparition de
leur parti et qu’ils ont pris conscience de la
stratégie qui y conduit. L’appel « Pas d’avenir
sans PCF » dont notre section a fait partie des initiateurs, y a contribué.

Des dizaines d’organisations du Parti, dont la
nôtre, ont aussi pris conscience de la nécessité
de faire vivre le PCF, outil historique
irremplaçable au service des travailleurs dans la
lutte des classes : avec, sans ou contre sa direction.

Anthony CREZEGUT, Emmanuel DANG TRAN
 

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caroleone 12/12/2007 12:47

Je suis d'accord avec votre résumé et même si j'ai voté pour le mandat c'est seulement par respect pour la démocratie qui a eu lieu sur les amendements. Je regrette que notre fédé ne nous ai pas donné la possibilité de travailler à ce mandat au sein des sections et qu'à ma ruche , les camarades présents n'aient pas souhaités y travailler malgré ma demande ( manque de temps , c'est clair).Dans les yvelines, la tendance est à la recomposition, ce qui provoque des divergences devenant de plus en plus importantes dans les sections, surtout avant les élections. Les camarades qui ne souhaitent pas voir disparaitre le parti, sont mis sur la touche et font l'objet d'une propagande digne de la méthode sarko.Nous allons devoir lutter pendant un an, que ce soit au niveau local aussi bien que national pour maintenir la pression et faire valoir la parole de nos militants.Travaillons ensemble, je vous laisse l'adresse de mon blog, vous pourrez lire mon CR de l'assemblée ( il n'engage que moi) je l'ai fait pour rassurer mes militants qui m'ont fait confiance et afin qu'ils aient la possibilité de faire la part des choses sur cette assemblée car le CR sera réalisé avec 3 sections .A bientôt;Caroleonehttp://cocomagnanville.over-blog.com/