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Réveil Communiste

L'ANE du PCF ne doit pas éclipser les responsabilités de la direction

17 Décembre 2007 , Rédigé par GQ Publié dans #Congrès du PCF depuis 2008

Texte publié le 23 octobre qui reste d'actu.GQ

Le congrès extraordinaire devient donc une AG extraordinaire.

Au delà des mots, il s'agira encore pour certains d'essayer d'infléchir l'évolution du parti vers son autodissolution, nous et bien d'autres nous travaillerons à les en empêcher et il s'agira pour tout le monde d'un grand gaspillage d'énergie, d'une grande perte de temps, de salive et d'encre. Ce n'est pas la première fois depuis deux ou trois ans qu'on s'ingénie à lancer les communistes dans de grands groupes de parole, au lieu de riposter à la droite et au Medef. Nous nous assemblerons autour d'un ordre du jour qui sera connu à la dernière minute, 1500 délégués, trois demi journées, avec des intervenants extérieurs choisis à la carte par les organisateurs, qui devront en conclusion de leurs travaux, comme au forum de Villepinte en novembre 2005, s'effacer devant les "idiots utiles" (c'est ainsi que Staline désignait les "compagnons de routes" bourgeois qu'il manipulait) sélectionnés par le direction du PCF.

Mais pourquoi? Le vrai motif de ce pseudo congrès transformé en pseudo délibération autour de questionnements dépassés, imprécis, verbeux, prétentieux, imposé par le questionnaire qui a circulé cet été, et qui a été boycotté de fait par les communistes, c'est de permettre aux responsables des stratégies récentes d'esquiver.. leurs responsabilités!. L'échec de la gauche plurielle, l'échec des collectifs antilibéraux, et l'échec de Marie George Buffet, "alors que nous avons fait une campagne extraordinaire "(et il est ici formellement interdit de rire).

Remerciements à Michel Laurent, stratège du 33ème Congrès qui a laborieusement pondu un rassemblement aux contours flous, ambigus, préparant la statégie des collectifs antilibéraux, un marché de dupes qui n'a pas marché. Le "consensus" à la clef est une notion contrerévolutionnaire inventée par le philosophe Habermas pour supprimer la lutte des classes, et qui a migré chez nous en provenant de l'univers mental de L'Union européenne, via le PGE. Et comme si ça ne suffisait pas, il fallait un "double consensus" qui aboutissait à faire dépendre la désignation du candidat au plus petit dénominateur commun des micros appareils gauchistes (MARS, Alternative Libertaire, La Décroissance... vous connaissez?). 

Remerciements à Jean François Gau, notre Mister Bean au sein du collectif national antilibéral, rappelle-toi Jean François, ton faux lapsus à la Bidassoa "quand Marie George sera notre candidate"...

Et Marie George, toi qui crois qu'il faut dire "flûte!" devant les caméras ! Qui se fait couper la parole par tout le monde, même Bruno Gollnich! Rappelle-toi quand tu t'es soudain écriée à la télévision, pleine d'autorité "moi qui suis maire d'une grande ville... " Rappelle toi ton intervention au Cabaret Sauvage, où selon toi le pire chapitre du programme du FN, c'était... la suppression des IUFM! . C'est vrai qu'au gouvernement de la gauche plurielle tu faisais bon ménage avec Claude Allègre. Qu'as-tu fait de ton ambition pour le parti? Il est vrai que tu ne savais l'expliquer qu'en termes électoralistes: "15%, un score à deux chiffres..."

Le groupe dirigeant nous a fait deux propositions depuis dix ans; s'inféoder au PS dans un PSG (Hue, Gayssot, Wurtz, Vieu, Dartigolle), ou s'adjoindre à la poussière des groupuscules antilibéraux (et anticommunistes) de l'extrême gauche dans un PSU, ou même un PRG, (Buffet, Laurent et Laurent, Cohen Seat, Braouzec, Martelli, avec bataille de chiffonniers pour savoir qui sera le chef de cette armée de bras cassés). Ces stratégies ont piteusement échoué toutes deux. Puis ce même groupe de dirigeants encore couverts de bleus et de pansements a mené à contrecœur une campagne présidentielle illisible, en escamotant l'identité communiste, pour pouvoir conclure à l'obsolescence de l'identité communiste! Qui veut noyer son chien...

La campagne présidentielle a été menée sans conviction, par Marie George Buffet, candidate manifestement mal à l'aise dans le rôle et qui ne communiquait pas bien, ni à la tribune, ni à la télévision. Or elle n'est pas incapable de conviction, quand elle veut appeler à voter pour Ségolène Royale, au second tour. Pourtant, en début de campagne, après Saint Ouen, elle atteignait encore 5% d'intention de votes.  Ceux qui disent que la campagne a été "bonne" ont perdu le contact avec la réalité. "On a rempli Bercy !" Tu l'as dit!

(Ici mon ami Olivier Imbert me souffle si je l'entends bien que Marie George a eu un rôle positif dans la mise à l'écart de l'équipe Hue défaitiste et inféodée au PS, et dans la relance du parti en 2002. Et que le problème de la campagne Buffet est en fait le problème posé par l'idéologie de l'ensemble du groupe dirigeant, qui reflète sa base sociale de cadres moyens embourgeoisés).

Il est évident que ces équipes sont disqualifiées et qu'un nouveau groupe dirigeant doit être formé, et démocratiquement contrôlé par les militants du PCF. Figure-toi, Dartigolle, que c'est à cela que servent les statuts! Tu te moques des règles de ton propre parti? Le "viol de la légalité socialiste", tu connais? Chez ces gens là, quand on a éliminé le communisme, le socialisme, il reste le stalinisme. Et c'est pour ça que leurs projets de recompositions sont voués à l'échec!

Il n'y a guère le choix: le nouveau groupe dirigeant doit être constitué avec des élus et des dirigeants fédéraux qui n'ont pas été à l'initiative des stratégies de la gauche plurielle, ni des collectifs, bref des stratégies antimarxistes et antiouvrières qui se sont succédées à la tête du parti depuis plus de dix ans. Et qui n'ont pas joué l'affaiblissement du parti, comme les refondateurs (Zarka, Martelli, Braouzec, etc) l'ont fait en déstabilisant la campagne Buffet. Encore faut-il que cette opposition fasse preuve d'unité, contrairement  au dernier congrès où elle s'est dispersée entre quatre textes.

Enfin, le porte parole national qui doit représenter les idées communistes dans les médias doit être un homme ou une femme qui soit un tribun populaire au moins égal à George Marchais. A vrai dire, on en connaît plusieurs, mais ils sont un peu trop communistes, au goût du groupe dirigeant du parti qui s'appelle encore, capital symbolique oblige, ;.. communiste ! Et qui organise contre eux des campagnes pour les discréditer. Et d'autres, dont la discrétion dans le débat fait question: ont-ils la prudence du chat, ou l'audace de la souris?



Gilles Questiaux, section PCF du XXème, Paris


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mouton rouge 02/11/2007 09:10

On peut tout aussi bien trahir le peuple en étant ouvrier avec "les mains dans le cambouis" (le vrai pas celui de l'extérieur des machines à café).Petit rappel historique: Walesa, Eltsine, Lula ont été d'authentiques ouvriers (Lula y a même laissé un doigt) et pourtant...Au delà de la paille de l'origine sociale il y a le grain des conditions objectives (et de leur expression subjective) qui pousse le turbocapitalisme à intégrer plus et encore; et la nécessité de la bataille théorique et pratique (mais bon vous n'êtes quand même pas totalement tombés de la dernière pluie??