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Réveil Communiste

Pas de recomposition à l'extrême gauche : conserver le PCF en le démocratisant

4 Février 2008 , Rédigé par Pasquale Noizet et Gilles Questiaux Publié dans #Correspondance au PCF

Discussion publiée le 22 septembre. Le scepticisme dont témoignent Philippe et David sur l'avenir du PCF étant partagé par des camarades dans et hors parti qui nourrissent l'espoir d'une recomposition d'extrême gauche qui verrait surgir des ruines du PCF une organisation révolutionaire conforme à leur vœux, nous rafraîchissons ce document. Pour nous il n'y a pas d'alternative à l'union de l'opposition interne à la liquidation, et pas de "voie étroite". Il y a un boulevard, dans lequel il faut s'engager, sans craindre de déplaire ou de n'être pas compris par tous.


Philippe,

 

 

Sur la question des municipales, comme tu le sais, nous sommes complètement d'accord. Mais sur l'autre point, cette "voie étroite" ressemble plutôt à un cul de sac.

En fait, le moment est de choisir son camp et non de s'illusionner sur l'existence d'un entre deux en mettant dans le même sac les liquidateurs d'un côté, les "conservateurs" de l'autre. C'est un peu facile. Si on veut conserver le PCF on sera forcément caricaturé comme conservateur. Si on parvient à empêcher la liquidation par  la base  on aura par là même transformé le PCF dans le sens de la démocratisation.

 

Lorsque tu dis :

"Alors si cette structure traverse ce congrès 2007 et ces municipales 2008 comme on peut le craindre, il faudra bien prendre acte de la fin d'une séquence, de la fin du PCF, et emprunter cette voie étroite de la construction d'une alternative au capitalisme sur des bases nouvelles."

 

Qu'entends tu exactement  par là ? Nous avons le sentiment que tu sous entends que c'est la fin du PCF qui conduira à la construction de cette « alternative ». Ce type de raisonnement aboutit exactement à accepter, voire à appeler  de ses vœux la fin du PCF afin de le remplacer par une sorte de conglomérat de type « collectifs ».

 

Le PCF n'est pas seulement un Parti qui regroupe des individus qui ont des idées politiques, révolutionnaires etc. plus ou moins bonnes mais c'est surtout un parti de classe. Son histoire et celle d'un bon nombre de ses militants en témoignent.

 

C'est pour cette raison que Gilles et moi sommes attachés à la forme parti et à ce Parti en tant que tel.

 

 

Bien fraternellement,

 

Pasquale Noizet et Gilles Questiaux

 

.-------Message original-------

 

De : Philippe Lelong

Date : 22/09/2007 16:54

 

Sujet : Congrès 2007, municipales 2008 : que sonne le glas !

 

Congrès 2007, municipales 2008 : que sonne le glas !

 

Prétendant que la "modernité" est de son côté, une partie importante de la direction du PC, lourdement appuyée par le quotidien l'Humanité, s'apprête à créer un "parti de la transformation sociale" en tentant au passage un holdup sur le patrimoine du PCF qui serait dissout dans cette "nouvelle force".

 

En fait de modernité, cette direction veut surtout s'inscrire dans la continuité. Celle d'une stratégie électoraliste à court terme, fondée sur une alliance avec le PS... stratégie qui nous a menés là où nous sommes.

 

Et pour les municipales 2008, on remet le couvert : liste communes avec le PS, et dès le premier tour s'il vous plaît ! On continue comme si de rien n'était. A l'heure où la survie du parti est en jeu, la base militante a-t-elle été démocratiquement consultée sur cette option stratégique fondamentale, mortelle même ? Vous rigolez !

 

Le PS est devenu un parti capitaliste, résolument converti aux thèses dominantes du néolibéralisme, mâtinées de bons sentiments caritatifs. Depuis 30 ans, le PCF crève de n'avoir pas marqué sa différence, en portant un projet radicalement anticapitaliste, d'avoir cherché avant toutes choses à gagner ou conserver quelques élus en acceptant le rôle de pseudo-aiguillon, ou plutôt d'alibi gauchiste du PS.

 

Ce n'est pas le vote utile qui nous a tués, c'est plutôt que le vote communiste est devenu un vote inutile !

 

Effectivement, la continuité de cette stratégie va nous achever, ouvrant la voie à la création d'un PS "de gauche" dans lequel certains de nos élus et dirigeants pourront se réfugier et retrouver des places.

 

Par avance et structurellement prêt à toutes les compromissions, ce nouveau parti de la transformation sociale rejoindra la cohorte des partis socio-démocrates européens: le capitalisme peut dormir tranquille, le peuple peut souffrir et se résigner, avec eux notre idéal restera pour l'instant encore un godemichet intellectuel pour penseurs engagés.

 

Effectivement, comme l'explique mon camarade David, il existe une voie étroite entre une recomposition politicarde à courte vue et un repli identitaire passéiste. Une voie qui passe d'abord et avant tout par un renforcement idéologique, par l'affirmation d'un projet politique clair, par une redéfinition des pratiques d'exercice du pouvoir, par la mise en cohérence du rôle des élus dans ce projet politique, et par une stratégie tournée vers l'action et la transformation tout de suite des rapports sociaux (comme nous avons commencé à l'esquisser dans ce premier document)... Une voie qui peut nous mener à terme à une recomposition et une remobilisation du camp anticapitaliste.

 

Mais je commence à douter sérieusement que le PC tel qu'il est aujourd'hui puisse emprunter cette voie. Je suis attaché à un idéal, à un projet politique, pas à une structure qui n'est pas une fin en soi. Alors si cette structure traverse ce congrès 2007 et ces municipales 2008 comme on peut le craindre, il faudra bien prendre acte de la fin d'une séquence, de la fin du PCF, et emprunter cette voie étroite de la construction d'une alternative au capitalisme sur des bases nouvelles.

 

 

Mouton Noir

 

http://alter-politique.blogs.com

 

 

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gilles questiaux 05/02/2008 13:34

Des actions communes avec des militants PCF, LO , LCR (et PS d'ailleurs) oui. Reconstruire un parti hors de tout contexte fort avec des ex de partout, non merci. Les groupuscules ça vous passera avant que ça me reprenne.

olivier imbert 05/02/2008 10:20

Je voudrais préciser mes rapports avec cette question de l'extrème gauche, autrement qu'en terme de proposition s'essayants à la tradition léniniste actualisée du PCF. Oui il ya place pour une politique communiste de lutte et donc de protestations minoritiares en Europe de l'est comme de l'ouest; deux fois oui nos crimes mondiaux doivent être assumés come le signe même de notre sérieux politiques et sans fausse culpabilité ou même analyse critique désincarnée, et trois fois oui nous pouvons rattraper le coup seuls s'il le faut; mais l'analyse du présent m'oblige depuis longtemps à constater que je suis dans les luttes souvent plus proche des camarades d'extrème gauche, sauf lorsqu'ils sautillent façon chevaux lègers qui prend des vacances en accusant les bureaucrates staliniens et racontent n'importe quoi sur le racisme et l'éducation du genre humain, et parfois contre les directions que j'ai contribuée à former démocratiquement et à élire qui elles ne se formalisent de leur petits profits et saloperie sur les propres militants s'il le faut; bref si les camarades de lo et lcr et autres pensent qu'une coordination des communistes ne nous demandant pas de venir sur leur positions comme si c'était d'évidence par exemple sur les ogm ou le nucléaire ou le salaire minimum ou la solidarité avec les communistes cubains ou chinois et vietnamien etc... ou production/pollution ou classe ouvrière immigrée et nationale etc... alors je suis dans ce pluralisme là sans y perdre mon rapport aux luttes de masses et à l'affirmation de notre politique à agir et à me présenter après la fin de la lutte intestine européenne marquée par la prise du pouvoir en russie face aux électeurs, déclinons ensemble notre communisme notre marxisme et notre léninisme dans un parti communiste français, putôt que de faire' de la fausse et pseudo-efficace médiatiquement lutte sur le champ de la gôche d'un salariat politiquement inconscient de ses privilèges mondiaux et je rappel le que je suis pour la défense sociale et économique de ces "privilèges" qui évidemment n'en sont pas, ce sont des acquis de la lutte à développer. Mais non à ces grandes fresques post-modernes qui agitent les héritiers et rentners même objectivement salariat actif ou plus ou pas encore de banlieue et parisien et urbanisé et qui rendent nos partis et organisations dirigés souvent par ceux qui se battent pour demiettes électorales et avec une indignité à géométrie variable. Donc contrairement aux groupes autour de marchand et boccarra et CGTs parfois en raisons d'anciennes liaisons heureuses( c'est le point le plus fort de ce groupe, j'ai ailleur signalé sa faiblesse) je continuerai à prendre des contacts et à lutter avec les camrades d'extrème gauche et laisserait les séniles me traiter d'infantiles. Olivier Imbert.

Gilles Questiaux 04/02/2008 23:07

Cent jours plus tard, les liquidateurs ne sont pas arrivés à leur fins, mais rien n'est joué. Le parti reste dirigé par un groupe qui veut la liquidation, mais qui sait que c'est pour le moment impossible. A la première occasion, ils tenteront de reprendre l'initiative. Il faut travailler à inverser le rapport de force interne au PCF, et non à construire des groupuscules.

olivier imbert 24/09/2007 10:58

merci à mes deux ex-camarades du vingtième de ce bel exemple de débat dont nous avons déjà même en deux ans une longue habitude.Je pense important qu'à chaque élection des communsites souhaite affronter le suffrage universel en tant que tels et avec des propositions propres qui tranchent sur les côtés étranges des programmes politiques d'aujourd'hui, y compris sur le côté structurant de la question de la propriété au niveau municipal et du refus du partage privé/public (ailleurs que dans la vie privée de l'ordre du désir ajouterais-je histoire de rapppeler à quelques personnes leur confusionisme allant en terme de totalitarisme beaucoup plus loin que les projets les plus utopistes qui circulaient avant l'époque du télé... vision, phone etc..)ie que dire du privé sur les cantines sur l'eau, sur les jardins et les parcs, sur le nettoyage, sur les services de sécurité, sur le caractère nationale de la police, ssur les commerces ou grandes surface; si le service public de l'habitat ne contrôle pas l'investissement en terme de batîment ne s'agit-il pas dans les sociétés d'économie mixtes de servir comme la sécu pour els groupes pharmaceutiques d'appel à profit dan l gabgie et du coup les dépenses consumméristes inconsidérés; idem en temre de transmports aériens, et de voyages ou de tourisme où la pollution et la couche d'ozone sont el fait des consommateurs de voyages parisiens, à l'âges de stéléconférences ne doit-t-on pas éviter tosu ces voyages d'affaires, de manière plus policières que le contrôle de la circulation et du parking des banlieusards. Que dire des impots locaux à Paris qui sont si bas, en raisonde la présence de toutes les sièges sociaux d'entreprise et de toutes le entreprises d'assrurance etc.. que c'est une inégalité majeure?! bref il ya du boulot, mais il faut aussi sérrier les problèmes et el plsu urgent c'est de promouvoir une politique nationale et européenne et régionale de non compromission avec les forces de pse et ppe, et donc contre le partage absurde et pourtant structurant droite gauche, au niveau national... Il faut s'y prendre à l'avance même en seine saint denis, des élus de terrain intelligents auraient du pain sur la planche au leiu de d e se vendre à al bonne ou mauvaise volonté des verts et ds socialistes...Olivier Imbert. etc

Mouton Noir 23/09/2007 00:13

Précision utile en ces temps troublés : j’ai adhéré au PCF il y a deux ans en raison d’une double conviction. D’abord qu’il était pour moi impératif de m’engager dans le champ politique, dans un parti ; ensuite que seul le Parti Communiste pouvait être porteur d’un projet résolument anticapitaliste et cohérent, et avoir la volonté politique de le mettre en oeuvre. Ces convictions restent intactes. Je sais aussi que nous sommes de nombreux militants à croire en cet idéal et à vouloir porter ce projet haut et fort. Ensemble, nous nous battrons pour faire entendre nos voix, demander le respect des statuts, exiger que les grandes orientations stratégiques soient soumises au vote des militants qui doivent rester souverains dans leur parti.Nous pouvons gagner, mais je ne sous-estime pas le pouvoir de nuisance des liquidateurs de tous poils. Et je n’exclue pas qu’ils parviennent à leur fin d’ici les municipales. Dans ce cas, cela n’aurait pour moi plus aucun sens de consacrer toute mon énergie militante à des querelles byzantines et à des petites luttes de pouvoir. Il sera alors temps que tous les militants qui se retrouvent autour des mêmes convictions se lancent dans une nouvelle aventure, et j’en serai.Voilà le sens du dernier paragraphe de ce texte...