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Réveil Communiste

Les trois principales causes de la subversion et de la désintégration de l'Union Soviétique

19 Novembre 2021 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Front historique, #Théorie immédiate, #Russie, #Ukraine, #Chine, #Economie, #Qu'est-ce que la "gauche"

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On a trop tendance à privilégier les raisons idéologiques, idéalistes en fait, dans l’analyse des causes du démantèlement organisé du camp socialiste, même si elles existent. Le fondement du processus de passage au capitalisme est matériel, c’est la lutte de classe en URSS. de la même façon que dans le communisme primitif, à partir du développement d’un certain degré des forces productives a émergé un groupe de pouvoir qui s’est transformé en classe, le même phénomène s’est répété dans le socialisme post-féodal et de fait pré-capitaliste, d’abord sous l’influence des processus de diversification sociale inhérent à la société du "socialisme réel" (terme inventé par Ponomarev et qui dans les faits reconnaissait donc implicitement que l’URSS, ce n’était pas tout à fait du socialisme tel qu’on avait pu le rêver). Ensuite sous l’influence de l’idéologie bourgeoise mais aussi des très réels produits provenant du camp capitaliste qui légitimaient en quelque sorte au sein des élites de la nomenklatura l’hégémonie culturelle du capitalisme. Comme Staline l’avait observé, la lutte de classe s’aiguisait (et ne s’affaiblissait pas !!!) sous le socialisme, ce que Khrouchtchev a nié et ce que Mao Zedong a développé. Que les dirigeants de l’époque stalinienne n’aient pas toujours su maîtriser cette lutte de classe en laissant parfois des néo-bourgeois ou des post-féodaux (par exemple ...Khrouchtchev !!!, ou Iéjov auparavant) prendre le contrôle des répressions au profit de fait de la bourgeoisie naissante est incontestable mais cela ne remet pas en cause l’existence d’une lutte de classe en URSS et ailleurs, au contraire. Le problème pour les communistes chinois est que accepter et réfléchir sur cette thèse implique d’avoir, dans leur ca,s une analyse beaucoup plus fine, plus nuancée, moins catégorique et plus analysée en fonction des classes travailleuses de cet épisode (contradictoire par la force des choses !!!) de la lutte contre l’embourgeoisement de la nomenklatura chinoise que fut la révolution culturelle (avec en particulier la tentative de créer la Commune de Shanghaï). Car la révolution culturelle constitua la tentative de reprendre la pensée de Staline sur la lutte de classe dans le socialisme en ne voulant plus la laisser pilotée à partir de l’appareil du Parti et de la sécurité d’Etat mais à partir des masses jugées en état de décider quel cadre du Parti était au service du socialisme, du prolétariat, opposé au droit bourgeois et lequel nécessitait une « rééducation par le travail ». Examiner la période Staline dans ses contradictions mais à partir d’une vision « par le bas », de classe, est une tâche en fait à peine ébauchée mais nécessaire, faire la même chose pour l’histoire du socialisme réel en Chine, n’est pas vraiment encore ébauché, même si l’on perçoit chez Xi Jinping un désir de ne plus jeter le bébé avec l’eau du bain et de renforcer la sélection des cadres en tenant compte de l’avis des masses et en procédant simultanément à « l’autorévolution » du Parti, terme devenu officiel. La question étant de savoir pour l’avenir si le parti chinois est en état de mener une autorévolution plus efficace du point de vue des intérêts des masses populaires que le parti soviétique dans les années 1930-1950 ? ...Au moment où le succès du développement phénoménal des forces productives en Chine pose de façon encore plus forte la question de la redistribution des bénéfices et de la planification de leur ré-investissement en direction des intérêts ou du prolétariat ou de la bourgeoisie. Il existe bien entendu des contradictions de classe en Chine, en particulier au sein du Parti, et on ne peut pas y échapper. Heureusement pourrait on dire !
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