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Réveil Communiste

Le lourd dossier de l'agent de Sa Majesté George Orwell

21 Mai 2020 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Front historique, #Royaume-Uni, #Qu'est-ce que la "gauche"

Le lourd dossier de l'agent de Sa Majesté George Orwell

George Orwell : Agent des services secrets britanniques, raciste (négrophobe - antisémite), homophobe etc.

Cette accusation, cette charge d’une violence inouïe et largement étayée contre l’auteur du bestseller « 1984 » provient d’une historienne reconnue et respectée dans le milieu universitaire : Annie Lacroix-Riz. Elle intervient dans un contexte général, où à l’aune de ses prédictions d’une société sous surveillance totale, la réalité a dépassé la fiction avec :

-          Les révélations d’Edward Snowden sur la surveillance généralisée et mondiale de National Security Agency (NSA) des États-Unis d’Amérique qui font passer, l’ex-redoutable KGB ou son successeur le FSB en Russie sous Poutine, pour de vulgaires amateurs ou bras cassés ;

-          Dans la pandémie actuelle, l’adoption par des démocraties dites libérales du traçage numérique des populations en tant qu’outil utilisé dans le dé-confinement. Adoption que le laudateur « lamda » de cette démocratie ne pouvait imaginer que dans un pays dit totalitaire comme la Chine. Tout comme le confinement de masse auparavant aussi ! Malheureusement, l’histoire récente nous apprend depuis le « Patriot Act » aux USA après les attentats de septembre 2001 et les lois « antiterroristes » après les vagues d’attentats jihadistes en France, toutes ces mesures supposées temporaires finissent par être intégrées dans l’arsenal judiciaire permanent après moult reconductions.

Georges Orwell, comme présumé antitotalitaire, prétendit lutter contre tous les systèmes de domination, d’oppression, d’aliénation. Mais la réalité a montré qu’il fut en fin de compte un anti-communiste primaire, secondaire, tertiaire en proposant ses services au « monde libre, civilisé et démocratique ». Or auparavant des doutes pouvait subsister sur sa présumée neutralité ou sur son équidistance entre d’une part les démocraties occidentales, et d’autre part la caricature capitaliste-bureaucrate de pays de l’ex-bloc de l’Est transfigurée en socialisme ou voire communisme.

Cette imposture n’est pas nouvelle. Ainsi un antitotalitaire comme Albert Camus se déclara incapable de choisir entre son père et sa mère, c'est-à-dire entre d’une part la barbarie coloniale de l’État français en Algérie, et d’autre part le peuple algérien en lutte pour se libérer du joug colonial de ce même État français!

Mentionnons aussi, sans leur faire l’honneur de les citer nommément, le cas des bouffons de « nouveaux pseudo-philosophes » médiatico-égocentristo-narcissistes.

Il est plus que temps de libérer les planches et céder la place à Anne Lacroix-Ritz !

 Bien à vous.
Modou.

 

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https://www.monde-diplomatique.fr/2019/09/A/60328

 

L’historienne Annie Lacroix-Riz a souhaité réagir à l’article de Thierry Discepolo « L’art de détourner George Orwell » (juillet).

 

 Lauteur prononce un vibrant plaidoyer pour cet « homme de gauche », combattant dans les rangs républicains pendant la guerre d’Espagne, indûment « annexé par les néoconservateurs » et qui n’aurait jamais soutenu les tories, « même pour lutter contre le stalinisme ». En 1996, The Guardian révéla qu’il avait livré, en 1949, une longue liste de noms de journalistes et d’intellectuels « cryptocommunistes », « compagnons de route » ou « sympathisants » de l’URSS à l’Information Research Department. La « liste d’Orwell » est riche en remarques antisémites, anti-Noirs et antihomosexuels (à une période où l’accusation d’homosexualité pouvait entraîner des poursuites judiciaires).

Les révélations ont afflué depuis le pavé jeté dans la mare par la Britannique Frances Stonor Saunders avec Who Paid the Piper ? The CIA and the Cultural Cold War (Granta, 1999). Un seul de ces ouvrages accablants, nourris d’archives stricto sensu, a été traduit en français, celui de Saunders (Qui mène la danse ? La CIA et la guerre froide culturelle, Denoël, 2003, épuisé).

 

Au nombre des autres, on citera en particulier : Richard J. Aldrich, The Hidden Hand : Britain, America, and Cold War Secret Intelligence (John Murray, 2001) ; James Smith, British Writers and MI5 Surveillance, 1930-1960 (Cambridge University Press, 2013), en particulier le chapitre sur Orwell et Arthur Koestler, p. 110-151 ; Andrew Defty, Britain, America and Anti-Communist Propaganda, 1945-1953 : The Information Research Department (Routledge, 2004). Orwell, idole des neocons de plus en plus vénérée depuis les années 1980 ? Il n’y a pas maldonne.

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Lire aussi :
https://next.liberation.fr/culture/1996/07/15/orwell-en-mouchard-anticommuniste-l-auteur-de-1984-a-fourni-en-1949-au-foreign-office-une-liste-d-ec_177077 https://next.liberation.fr/culture/2003/06/26/george-orwell-etait-il-une-balance_437913
https://www.monde-diplomatique.fr/2019/07/DISCEPOLO/60049
https://www.monde-diplomatique.fr/1998/09/TRUONG/4036

 

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