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Réveil Communiste

En peine pandémie, on continue la casse de l'hôpital

6 Avril 2020 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Economie, #A gerber !

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Gourmel Michel 06/04/2020 18:15

Une certaine presse, comme « Le Point » fait croire que le directeur de l’ARS « déraille » ; c’est complètement faux, il n’est pas viré.
1°) Quand la presse ment effrontément pour tromper le lecteur et l’électeur.
Coronavirus : quand le directeur de l'ARS du Grand Est déraille
https://www.lepoint.fr/societe/coronavirus-quand-le-directeur-de-l-ars-du-grand-est-deraille-05-04-2020-2370165_23.php

2°) Véran annonce une grande consultation comme pour les Gilets Jaunes
(Véran) Tous les plans de réorganisation sont évidemment suspendus à la grande consultation qui suivra… (C’est juste suspendu quand à la consultation, on a vu avec Macron et les Gilets Jaunes qu’il n’y avait strictement rien à espérer NDLR de RAS)
https://francais.rt.com/france/73660-suppression-598-postes-174-lits-chru-nancy-veran-tente-calmer-jeu

3°) L’ARS n’a pas déraillé, c’est bien la continuité de la politique de E. Micron !
La réalité est ici. Quand Macron déclare sur l’hôpital « Beaucoup a été fait, sans doute pas suffisamment vite, pas suffisamment fort. » ; il veut dire pas assez de casse, pas assez de suppression de lits, pas assez de suppression de postes ; à Nancy, l’ARS n’a pas déraillé, il a suivi le plan réel de Macron. C’est comme pendant sa campagne électorale, il a bien annoncé ce qu’il ferait, mais il fallait être militant politique pour comprendre, car il mentait tout le temps sur tout, et chaque jour plus qu’hier et moins que demain.

Il me semble de la plus extrême importance de publier in extenso l’article ci-dessous, dont voici un extrait :

Hôpital public : la note explosive de la Caisse des dépôts !
À la demande d’Emmanuel Macron, la Caisse des dépôts travaille à un plan pour l’hôpital public. Mediapart en révèle le contenu. Au lieu de défendre l’intérêt général, il vise à accélérer la marchandisation de la santé et sa privatisation rampante.
Depuis que la crise sanitaire a déferlé sur le pays, Emmanuel Macron a dit à plusieurs reprises qu’il veillerait à défendre l’État-providence. Une conversion surprenante : dans le passé, il a toujours défendu des positions néolibérales, très critiques à l’encontre de cet État-providence. Mais il assure désormais qu’il ne sera pas prisonnier de ces croyances. « Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, a-t-il dit lors de son allocution au pays le 12 mars, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, [pour] notre État-providence, ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe […]. Il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. »
Malgré tout, sans doute est-il prématuré de croire dès à présent qu’Emmanuel Macron a changé. En tout cas, le plan que la Caisse des dépôts et consignations (CDC) est en train d’élaborer à sa demande pour l’hôpital public, et dont Mediapart est en mesure de révéler la première ébauche, va totalement à rebours de ses déclarations. Ce document expose une série de propositions qui s’inscrivent toutes dans la philosophie néolibérale qu’Emmanuel Macron a toujours défendue par le passé. Privatisation rampante au travers de sulfureux partenariats public-privé (PPP), marchandisation accélérée de la santé : voilà un plan qui tourne le dos aux valeurs de l’État-providence.
https://www.les-crises.fr/hopital-public-la-note-explosive-de-la-caisse-des-depots-par-laurent-mauduit-et-martine-orange/
(*) Entre autre entreprises privées, le rapport cite Korian. Rappel Mougins, 31 morts dans le très chic EHPAD le 06/04 (entre Nice, Canne et Grasse)