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Réveil Communiste

Appel à la mobilisation contre un "Patriot Act" européen

18 Mars 2018 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Positions, #Qu'est-ce que la "gauche", #Répression, #lutte contre l'impérialisme, #l'Europe impérialiste et capitaliste, #Ce que dit la presse, #Théorie immédiate, #Russie

 
Étant donné ce que d’aucuns ne manqueront pas de prendre pour une outrecuidance quant à ce que je vais avancer ici, j’ai décidé de personnaliser sciemment mon analyse pour ne pas forcer autrui à se sentir emmené de force dans ma logique. Ce ne serait pas honnête.
D’autre part, je me sens iconoclaste, justement à cause de ces choix tactiques qui «meublent» dérisoirement notre vie et nos actes politiques à La France Insoumise, avec beaucoup de bougisme et de pertes d’énergies citoyennes, quand mon curseur est depuis le premier jour où j’ai signé pour le candidat Jean-Luc Mélenchon, en permanence resté bloqué sur l’horizon d’une destitution d’un pouvoir électivement illégitime et dangereux, arrivé comme l’avait fait Hitler, sur des peurs artificielles. On en est toujours à manipuler des votes utiles sur fond de crise capitaliste, voire à commettre des fraudes derrière une apparente régularité, mais qui sert aujourd’hui un système sans visage, donc difficilement identifiable et contrôlable. Et bien entendu, avec, comme à chaque fois, la sociale démocratie en allégeance béate. Ce système, alléluia, est de toute façon moribond derrière la fin du communisme soviétique. Mais il n’en finit pas de nous emmener dans son agonie. En fait je croyais au fait que celle-ci soit longue, mais je comprends ce matin que nous avons passé un stade de conflit ouvert très dangereux, certes, mais salutaire finalement car il témoigne d’un affolement imprudent qui va à l’encontre de mon souci principal : préserver la paix, et en cela, ce qui reste de la démocratie et des Droits de l’Homme.
 
En tout état de cause, la Bête sanguinaire se réveille à nouveau.
 
La dérive des intentions
 
Tout ce que j’avais pressenti chez Emmanuel Macron, depuis les premiers meetings avec ses « Claudettes », s’est de suite vérifié. Non pas que je sois extra-lucide, mais je sais recouper les signaux et les faits, notamment une absence de programme intentionnelle et une médiocratie entretenue jusque dans ses rangs. Il n’a besoin ni de l’un ni de l’autre, puisqu’il est aux ordres pour enclencher une dictature décomplexée. Et dans ce sens il va vite, très vite, dans une urgence pour nous battre sur le fil de la résistance. Sauf que là, les choses se décident d’emblée à l’échelle européenne.
 
Je ne suis pas dans un délire complotiste en le disant. C’est lui qui se trahit dans ses choix diplomatiques - déshonorant pour la France des Lumières, généreuse et universelle – qui consistent dernièrement à soutenir des dictateurs génocidaires contre les Kurdes, des mafieux, des alliés du terrorisme fasciste théocratique, tout cela sans doute au nom de la raison d’État, lequel État est cyniquement géré comme une entreprise commerciale. Je paramètre ainsi ses intentions, juste surprise car il est plus rapide et brutal dans leur affichage que prévu, sans doute au motif d’une crainte que la pédagogie LFI, ou une prise de conscience tout bonnement citoyenne facilitée par la dureté de ses « réformes » sur ordonnances, ait réussi à conscientiser les masses de notre beau pays. Là où je me suis trompée, c’est que ce n’est pas sa volonté propre, cela se situe d’emblée de par une volonté européenne, déclenchée par les votes populistes en Italie motivés dans une urgence europhobe. Il y a aussi l’importance de la mobilisation féministe en Espagne qui m’a sidérée. Jean-Luc Mélenchon exprime fort justement dans cet exceptionnel blog https://melenchon.fr/2018/03/06/crises-politiques-et-revolution-citoyenne/ : « Chaque révolution commence de cette façon. Puisque j’en suis à 1917, rappelons que c’est une manifestation de femmes contre la guerre qui effondre le régime tsariste. Un mouvement qui tint trois jours de suite au grand dam de tous les partis. La dynamique dégagiste de l’époque était fondée là-dessus : arrêter la guerre, ramener les hommes dans leurs familles. Tous les gouvernements suivants se contorsionnèrent autour de cette question. Tous continuèrent la guerre. Si les bolcheviks prirent le pouvoir c’est d’abord parce qu’il était à portée de main. En dépit de leurs multiples fautes de commandement et d’évaluation du rapport de force, s’ils y parvinrent c’est d’abord parce que les foules russes le leur donnèrent de bon cœur. Elles le firent parce qu’ils étaient les seuls à n’avoir trempé dans aucune tambouille pour continuer cette guerre. »
 
Pour autant, ne lui en déplaise, La France Insoumise n’a pas encore la confiance élective des abstentionnistes et ferait bien d’éviter tout triomphalisme. Gardons la tête froide plus que jamais et comprenons à quel point nous sommes tactiquement manipulés dans nos choix, jusque parmi nous.
 
Je m’en explique
 
En tant qu’insoumise, c’est-à-dire citoyenne engagée par pragmatisme et conviction sur le contenu du programme contributif de l’Avenir en Commun de La France Insoumise, mais conservant ma liberté de conscience et d’évaluation politique comme géopolitique, je n’ai pas toujours été en phase concernant la tactique donnant priorité à des mobilisations que j’aie jugées mineures, qui nous soumettent au calendrier des élections voulues par la Vème République. Cela se vérifie quand les résultats des séquences électives actuelles ne sont pas là, qui ont accaparé nos énergies sur le terrain sans plus de résultat. Ce choix, à mon sens, arrange même un pouvoir qui craint la portée de nos analyses de plus en plus acquises et comprises par nos populations, mais qui nous voient pour celles-ci, empêtrés sur le terrain à vainement les mobiliser, quoique nous trouvant sympathiques ; et nous affichant même, comme en Guyane, avec un corrompu. Le candidat que nous y avons soutenu, a apparemment en outre obtenu ses scores méritants pour des raisons communautaristes qui n’ont rien à voir avec notre programme. Ce n’était sans doute pas le bon. C’est celui finalement choisi chez LREM.
 
Comme le dit sur les réseaux Christine Duplaissy cette semaine, s’agissant maintenant de notre mobilisation du printemps dans les luttes sociales, ce sont celles-ci qui prennent le pas pour conditionner un engagement des votes citoyens en notre faveur. Nous avons fait l’inverse, ce qui nous a conduits à stagner, malgré nos efforts méritants. La tactique voulue de pourvoir aux législatives partielles de la France Insoumise pour gonfler le nombre de nos députés, nous met dans l’erreur d’une perception des priorités réelles. Cela se vérifie puisque le compte n’y est pas, de manière mathématique, même grignotant du terrain. Ça ne mord pas sur la part d’une abstention dont le message de défiance nous concerne. Et c’est tout ce qu’il y a à considérer pour revoir donc nos priorités.
 
Nous n’avons pas la confiance politique des Français, qui nous mènerait enfin à leur prise de pouvoir souveraine.
 
Quand je dis cela, ce n’est pas pour démériter les efforts de luttes des insoumis sur le terrain, ni le travail courageux de nos députés, à quelques expressions près d’une collusion manifeste avec les intérêts du pouvoir en place, parmi des réformistes opportunistes qui veulent nous enkyster dans des alliances éculées et sanctionnées par les électeurs, au détriment de la confiance dans la dynamique citoyenne. Nous avons, et je l’affirme, des composantes infiltrées, faiblesse d’un mouvement composite, composantes qui souvent n’ont pas lu l’Avenir en Commun qu’elles ont signé, à l’inverse de leurs députées, ou comptent sciemment le détourner et attaquent même nos stratégies. Ces composantes sont techniquement les alliées objectives du pouvoir, au regard de leurs préférences de principe qui provoquent un affaiblissement concerté de nos valeurs républicaines. Au niveau du gouvernement, celui-ci intègre à contrario de ce que nous voulons, le danger rassembleur de la laïcité en cherchant à l’affaiblir simultanément en même temps que la suppression de nos acquis sociaux – ce qui va ensemble - dans le choix d’éléments intégristes érigés en conseils officiels, au détriment de la Loi de 1905. En interne à LFI, leurs affidés opportunistes ou consentis, adeptes de l’ex UOIF qui se cherche une virginité entretemps en se rebaptisant, tentent un contrôle de notre mouvement par des logiques d’appareils… Ils espèrent ainsi que l’on va converger en faveur d’intérêts particuliers favorables à une politique des places bien à l’aise dans les institutions de la Vème République. La Vème est idéale à leurs yeux pour tenir leur place au chaud, ce qui favorise une alliance subjective avec les pouvoirs derrière une opposition de façade. Car en fait je ne pense pas que ces composantes aient des motivations sincères, quoique contestables au niveau idéologiques. Elles sont dans un entrisme déclaré sur des motivations opportunistes, c’est à dire égoïstes et manipulatoires en manœuvres sectaires, qui parasitent juste notre dynamique le tant qu’elles aient eu nos votes. Puis ensuite tentent de nous diviser. Je pense que c’est là que se trouvent les raisons de l’abstention actuelle des Français, très attachés, quelles que soient leurs croyances, leurs cultures et leurs origines, à nos valeurs républicaines. Jean-Luc Mélenchon avait su rassembler avec grandeur et dignité pendant ses présidentielles en y gagnant son habit de Chef d’État incontesté, bien plus largement que nos convaincus, sur des valeurs héritées des Lumières. Cela avait bien embarrassé ses challengers. Une “erreur de casting” qu’il continue à « aimer », qu’il a emmenée en service indigéniste en Guyane, l’a à ce titre foudroyé sur le plateau de France 2. Nous sommes malheureusement le plus souvent crédules à des manœuvres sectaires, voire corruptibles, parce que leurs auteurs maitrisent le «chant des sirènes». Leurs meilleurs défenseurs ainsi convertis, sont de doux idéalistes parfaitement manœuvrés, voire formatés, fragiles dans leur affect. Ce qui fait que les Français nous considèrent sur le fond – il n’y a aucun doute - mais entretiennent un attentisme prudent à notre égard. J’en suis absolument convaincue.
Doutons à ce stade que ces « alliés objectifs », de l’atlantisme en réalité, qui agitent nos réseaux, en appellent réellement à une VIème République qui les éjecterait mécaniquement. Ces mêmes rejettent l’existence de La France Insoumise, tant qu’ils ne peuvent la parasiter. Ou rejoignent ses états-majors tant que cela les sert.
 
Pourtant, il est un fait qu’on nous trouve sympathiques voire pertinents quand on voit apparaitre des sondages sur lesquels je reste cependant circonspecte. Et cela nous le devons aux qualités visionnaires de Jean-Luc Mélenchon et au courage pour braver les quolibets, le «média bashing» et le mépris souverain de la caste aux commandes, de la plupart de nos représentants, et surtout, nous le devons à des tentatives pédagogiques heureuses, très suivies, comme : la Revue de la Semaine, les blogs de Jean-Luc Mélenchon dans leur ensemble, assez généreux pour nous emmener très loin dans ses réflexions stratégiques qui intéressent indubitablement nos sympathisants, mais souvent risquées quand il s’agit des jeux d’alliances. Son premier réflexe est depuis toujours de se tourner d’abord vers ses «amis», professionnels de la chose politique dont il connait les limites et les codes, précédé par ses soutiens qui testent le climat des convergences possibles. Finalement, cela se révèle immanquablement à fonds perdus, quand l’objet du rapprochement finit toujours par mordre la main qui l’a nourri de son attention câline. Alors Jean-Luc Mélenchon renonce. Combien de fois n’avons-nous pas vu ces sketches se rejouer dans le Front de Gauche, jouant la montre des atermoiements dans des négociations infinies : qui servirent le pouvoir en place ?
Pendant ce temps-là, on perd de l’énergie et du temps à l’objectif essentiel d’un renversement de pouvoir. On ne mobilise intentionnellement pas le socle citoyen en le valorisant suprêmement, notamment contre l’essentiel danger que représente la dérive laïque qu’Emmanuel Macron veut réformer sur une variante relative et fortement dangereuse pour cette même paix sociale à laquelle nous aspirons. On ne mise pas sur notre socle citoyen que tout le monde politique, en dépôt de bilan, nous envie. Le mutisme intentionnel de nos instances, qui sent le mot d’ordre sur cette question, m’interpelle gravement, à côté du démantèlement des acquis obtenus après-guerre par le Conseil National de la Résistance que nous ne lançons pas, puisque nous en laissons l’initiative à des syndicats divisés. Ce qui fait que les citoyens ne bougent dans la rue actuellement que séparément, dans des cortèges rassemblés par thématique, effritant l’union nationale des luttes. Chacun rejoint son clocher et on perd la vue d’ensemble d’une France unie, citoyennement engagée.
 
L’intermède de la déconstruction de la laïcité qui mène à la guerre
 
Au regard de l’intérêt vital à conserver nos libertés individuelles qui s’effritent peu à peu, qui devaient simultanément se maintenir pour une paix sociale en même temps que le rempart à cet égard d’une laïcité intangible, je note que nous ne défendons plus celle-ci aujourd’hui de manière officielle et frontale, pour en faire un cheval de bataille au même titre que de nos droits sociaux. C’est particulièrement une erreur tactique fondamentale de ne pas, ne serait-ce que porter d’abord cette alerte d’une dérive fragilisant délibérément sa substance, quand j’observe particulièrement la mise en place de la dernière trouvaille concertée avec les USA d’une réforme oiseuse, laquelle ne fait pas mystères de relayer les croyances créationnistes et ethnicistes. Nous avons aussi une Europe qui place dangereusement son curseur culturel sur le préalable mensonger de « notre civilisation chrétienne », avec force invitations du Vatican à recevoir actuellement nos élus, quand il n’y a pas d’autres offres opportunistes de Macron par rapport aux Évangélistes sur la frange sectaire du christianisme qui espère des dissensions assurées entre les deux pour des questions de « territoires » - ce qui n’est pas un hasard sur ce qui domine aux USA - qui vise un concordat national rêvé par François Hollande en respect du Choc des Civilisations. Se dessine dans mon esprit, une espèce de croisade de valeurs théocratiques intégristes comme autrefois sur fond d’inquisition globale en Europe et ensuite coloniale, qui cache mal une convoitise sur nos pauvres dos déjà tondus. Mais nous ne céderons rien à notre libre arbitre. On va se réveiller, je le sens. Pas sûr en revanche que cet éveil ne se passe sans nous, les tenants de l’insoumission, pris que nous sommes, jusqu’à présent, dans des jeux tactiques. En attendant, dans cette configuration terrible, je me sens de plus en plus Cathare, prise dans le génocide albigeois.
 
Le danger de guerre saute le pas sur fond de poison russe
 
Les USA sont le seul ennemi réel à considérer, parce que belliqueux et hégémonique en faveur de son secteur militaro-industriel, le seul pour celui-ci à se maintenir dans une santé florissante, voire insolente, au détriment de régions entières génocidées, ravagées par leurs armes - et les nôtres - dans des guerres intestines manipulées. Et cela veut une Europe de la défense.
 
Je n’ai pas fait mystère très tôt, qu’on en arriverait là, tout en me trompant, je le répète, sur un timing qui sent l’affolement. La Russie en fait les frais, à défaut qu’on puisse, in fine, nous désigner comme l’ennemi à abattre. Il s’agit de nous « tuer » en nous engageant dans une guerre. C’est ce que j’ai compris dès l’ordre de tir ordonné à Theresa May. Aujourd’hui, Emmanuel Macron vient de surenchérir en arguant finalement d’une préoccupation heureuse mais insuffisante s’agissant des armes chimiques, alors qu’il brandit incidemment une menace nucléaire beaucoup plus immédiate et radicale, de par sa position belliqueuse, en mettant la France dans une activation de l’OTAN, sans concertation institutionnelle préalable, bien entendu, à défaut d’un référendum populaire.
 
Comme cela s’est passé à l’origine des deux précédentes guerres mondiales, on se cale sur des signes infimes et particuliers pour motiver des raisons « d’y aller », si possible « la fleur au fusil », et là, c’est plutôt le doigt sur le bouton rouge fatidique, en nous prenant d’autant plus pour des imbéciles que des documentaires antirusses sur France 5 et Arte, tournent simultanément en boucle depuis quelques temps, qui sentent le complotisme d’une propagande érigée en faits et nous convertissant à la guerre. Et comme ce n’est pas suffisant, tellement la ficelle est grosse, on déclare la mobilisation européenne contre un empoisonnement, au responsable invérifiable, puisqu’on ne répond pas à la demande russe d’avoir accès aux examens toxicologiques mais qu’on s’empresse de faire un ultimatum de 24 heures, aussitôt avec le soutien des USA, et maintenant de la France.
 
Quelques éclaircissements géopolitiques utiles ayant mené à ce mauvais scénario anti russe
Nos « Clintoniens », ces Young leaders convertis dans le monde et massivement dans nos grandes écoles, en ordre de bataille internationale sous la houlette de Soros, sont en panique face au basculement géopolitique motivé par la diplomatie russe, mais aussi par une coopération internationale des BRICS, offensive en Inde. Les Russes viennent aussi de s’installer en Amérique Latine (Venezuela et Argentine), le « pré-carré » des USA auquel il ne fallait pas toucher…
 
Je passe sur l’éveil de l’Afrique contre la France Afrique, quand j’eus l’info à la source, il y a un an, d’une demande de rapprochement de certains pays dans ce sous-continent avec la Russie, pour être ravitaillés en hydrocarbure et être équipés par elle dans la transformation de leurs ressources. Tout cela explique la nécessité impérieuse d’un voyage touristique en Inde, déjà entreprise par la Russie notamment dans une transition écologique, qu’a inauguré notre « Roi de la gonflette » en matière de contrats, contre le poste avancé de la Chine, sur les eaux territoriales communes notamment avec l’Inde, s’agissant d’un échange d’hommes dans les bases militaires de chacun.
 
Enfin, Vladimir Poutine, qui prévient toujours de manière loyale de ses décisions stratégiques prises à force de provocations – simples principes de précaution mais onéreux pour un Rouble affaibli par l’embargo européen, a récemment officiellement communiqué une avancée technologique considérable en armements dans une conférence de presse dans le style « à bon entendeurs salut », qui vient après une résistance insolente au niveau économique - par le biais technologique, industriel et agricole - en misant tout sur la Recherche, à contrepied de ce que l’Occident a abandonné.
 
Nous en sommes donc à voir les pouvoirs occidentaux en train d’envisager sérieusement un conflit armé.
 
Je suis finalement heureuse que Jean-Luc Mélenchon ait particulièrement insisté sur le Nucléaire militaire, déjà sérieusement évoqué auparavant parmi des associations intervenantes, en conclusion de l’événement pour la votation citoyenne contre le Nucléaire de dimanche dernier, Place de la République à Paris. Nous en trouvons la réponse virile aujourd’hui, dans le message attendu d’Emmanuel Macron, sidérant, eu égard à l’histoire de notre diplomatie française d’après-guerre dans la volonté du « plus jamais ça » qui a présidé… à la création politique de l’Union européenne chère à Simone Veil. Il est heureux qu’elle ne voie pas cela.
 
Notre diplomatie n’en finit pas de se déshonorer. Mais il est vrai que nous ne sommes plus indépendants. Maintenant, je préviens, vous en ferez ce que vous voudrez :
 
1. Le fait même que la Grande-Bretagne imagine dans ses sanctions, d’abord une interdiction de diffusion de Russian Today, organe de presse financée par la Russie comme le sont la plupart de nos médias et gros titres « achetés », pardon, financés par l’argent public, ou indirectement par des patrons de multinationales qui en bénéficient, est le signal fort que la décision a été prise de toucher, au niveau européen, à la liberté de la presse et à la liberté d’expression qui viendra sur internet bientôt, me sanctionner juridiquement sur ce que je dénonce aujourd’hui. N’en doutez pas. Ce sont bien les populations européennes qui sont visées, dépossédées de leur liberté de choix dans l’accès à l’information, et donc interdites à se déterminer
 
2. Derrière cette liberté d’expression bridée, se profile indubitablement un « Patriot Act » européen copié sur le National Patriot Act imposé officiellement aux Etats-Unis «contre le terrorisme», pour protéger les citoyens américains après le «11 septembre». Je vous invite à lire attentivement ce PDF universitaire en lien intitulé : CRDF, L’état d’exception aux États-Unis : « Le USA PATRIOT Act et autres violations « en règle » de la Constitution ».
 
 
Si vous ne l’aviez compris, derrière l’État d’urgence d’Emmanuel Valls, pérennisé par le président Macron, aussitôt la formation de la nouvelle Assemblée Nationale devant un parterre de députés à Versailles ; nous venons d’entrer en État d’exception pérenne à visée européenne. Autant dire en État de guerre probable. Et cela n’a rien à voir avec une sécurité au profit des populations. Ce sont les populations européennes, déclarées Ennemi de l’Union Européenne dans leur droit à l’auto-détermination, qui sont mises en camp de concentration par une absence de libertés progressive, en agitant le spectre de la peur d’une menace de guerre.
 
Là-dessus, je vous laisse réfléchir en espérant vous avoir convaincus de la nécessité de revoir nos priorités.

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