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Réveil Communiste

Présidentielles et législatives 2017 : la division conduit à l'échec, l'unité à la victoire

15 Janvier 2017 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #élection 17, #Qu'est-ce que la "gauche"

Illustration RC : Mélenchon et Hervé Poly (secrétaire fédéral PCF 62) en 2012 lors de la campagne législative à Hénin Beaumont

 

Document de la Coordination Communiste 59-62
 

 

 

 

Présidentielle et Législatives 2017 : la division conduit à l’échec, l’unité à la victoire !

 

La catastrophe sociale que nous subissons n’est plus à démontrer et nous en connaissons l’origine : le système capitaliste incurable nous force à payer sa crise structurelle par une oppression patronale totalement décomplexée, notamment par son organisation supranationale en construction (l’Union Européenne). En France, comme dans de nombreux autres pays européens, les menaces sont soigneusement entretenues par le gouvernement et relayées par les médias en service commandé tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du territoire national : le terrorisme, la guerre, les désastres environnementaux et les partis fascistes en embuscade. La paix mondiale elle-même s’en trouve menacée, de l’aveu même de nos gouvernements.

Inutile de se mentir : en absence d’une alternative progressiste clairement constituée contre la coalition bourgeoise impérialiste USA-UE, le rapport de force est encore loin de nous être favorable, et nous ne pourrons commencer l’affrontement libérateur qu’à partir d’une étincelle, d’un coup de tonnerre capable de faire changer la peur de camp et de redonner l’espoir et le tonus à la classe ouvrière et au monde du travail.

Le seul programme antilibéral annonçant une rupture décisive avec le fascisme, l’OTAN, la guerre, avec l’UE (le « plan B »), est celui de la France Insoumise. Le seul candidat capable de porter un coup mortel au parti socialiste calciné, avant dernière cartouche de la bourgeoisie dans sa fuite en avant, c’est Mélenchon.

 

 

Jean-Luc Mélenchon, le seul « vote utile »

 

Au-delà des candidatures de « représentation » ou de « témoignage », aux scores médiocres ou marginaux, inoffensives pour le patronat mais objectivement dangereuses pour les travailleurs qu’elles divisent un peu plus, celle de Jean Luc Mélenchon incarne le seul « vote utile » permettant à la gauche d’être présente au deuxième tour, devant un candidat du PS discrédité et à l’agonie, et devant le banquier d’affaire hollandiste Macron.

C’est tout à l’honneur du Parti Communiste Français, malgré un retard dû aux hésitations et atermoiements de ses dirigeants, d’avoir choisi le soutien à J-L Mélenchon, prenant ses responsabilités en tant que composante d’un front antilibéral ayant émergé en 2005 – rappelons-le - d’un rejet populaire historique du projet libéral européen (le NON au Traité Constitutionnel Européen). C’est le choix de l’unité conquérante, assumant une rupture claire avec le PS va-t-en guerre et social-libéral. C’est enfin le prolongement logique de cette unité qui fut résolument la nôtre l’année dernière en tant que forces politiques et syndicales organisant et entrainant les travailleurs dans la lutte contre la loi « El Khomri » de casse du code du travail, puisque la candidature Mélenchon est la seule à annoncer, et à pouvoir désormais concrétiser, son abrogation.

En tant que militants engagés dès le début dans ce front objectif des forces antilibérales et de rupture d’avec le PS social-traître, front tantôt incarné par les collectifs antilibéraux, tantôt par le Front de Gauche, tantôt encore par la France Insoumise, la Coordination Communiste considère les soutiens du PCF, mais aussi du PRCF et d’autres organisations communistes, comme une avancée décisive pour cette échéance électorale et surtout pour le rapport de force favorable que cela permet d’impulser dans les luttes de classe. Car c’est dans ces moments clé que nous réapprenons l’esprit d’unité, condition nécessaire pour vaincre dans la lutte de classe.

 

Des élections législatives à haut risque de division

 

Dans le prolongement immédiat de cette échéance présidentielle, pour laquelle nous devons joindre les actes à la parole et assumer nos choix loyalement et jusqu’au bout par respect pour tous ceux que nous défendons, l’élection législative comporte le risque d’une nouvelle division mortifère, qu’attendent évidemment nos adversaires. Or il est clair qu’aux législatives comme à la présidentielle, la division conduit à la défaite. Opposer des candidats de la France Insoumise à des candidats du PCF dans les mêmes circonscriptions serait en effet totalement illisible pour le peuple autant que durablement et extrêmement préjudiciable pour les idées convergentes que nous défendons.

Les résultats que pourraient obtenir aux législatives des candidats du PCF dans quelques circonscriptions historiques ne sont même pas assurées, tant les travailleurs appelés aux urnes n’aiment pas la division, tandis que des candidats « insoumis » mais isolés de facto de leur leader ne bénéficieraient pas de la même dynamique que lui, comme on a déjà pu l’observer aux dernières législatives avec les candidats du Front de Gauche.

En réalité, seule la négociation entre Insoumis et sections communistes, circonscription par circonscription, tenant compte au cas par cas des candidats les plus aptes à gagner localement, autour d’un programme minimum de rupture claire avec le PS, permettrait d’ajouter « la surprise à la surprise » attendue des présidentielles, en créant un puissant groupe d’union antilibérale à l’Assemblée capable de se faire entendre, tout en respectant l’existence de partis distincts et souverains. Nous devons coûte que coûte forger une alliance électorale unitaire qui favorise la montée en puissance du refus de l’austérité, ce que la résistance sociale contre la "loi travail" annonce.

C’est la perspective que nous appelons de nos vœux de la part de la France Insoumise et du Front de Gauche, puisque le calendrier quinquennal nous l’impose avec la continuité présidentielle – législatives. Et les primaires du PS ne doivent pas parasiter cet élan car, quelle qu’en soit l’issue, le candidat qui en émergera, portera, nous le savons, les couleurs du parti qui a prolongé de cinq années supplémentaires la casse sociale et du « sarkozysme » pourtant massivement rejeté par le peuple en 2012. Ne doutons pas : la division nous ferait reculer mais l’unité nous donnera la victoire !

 

Fait le 10/01/2017

http://www.rassemblementcommuniste.fr/

 
 

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