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Réveil Communiste

Mao Zedong contre la "déstalinisation"

3 Janvier 2017 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Front historique, #Chine, #Russie, #L'Internationale

Envoyé par Jo Staline

 

MAO ZEDONG ANALYSE LA

« DÉSTALINISATION »

ET L’OPPORTUNISME AU SEIN DU PCC ET DU MOUVEMENT COMMUNISTE INTERNATIONAL.

 

[Extrait : Discours prononcés à la conférence des secrétaires des comités du parti pour les provinces, municipalités et régions autonomes (janvier 1957)]

Au cours de l’année écoulée, plusieurs grands orages ont éclaté sur la scène du monde. Le XXème congrès du Parti communiste de l’Union soviétique a lancé une violente attaque contre Staline ; puis, les impérialistes ont mené deux vastes campagnes anticommunistes, et deux débats orageux ont eu lieu au sein du mouvement communiste international. Certains partis d’Europe et d’Amérique ont été beaucoup affectés par ces événements et ont subi des pertes assez considérables ; les partis des pays d’Orient ont été moins touchés et leurs pertes ne sont pas aussi graves. Depuis le XXème congrès du Parti communiste de l’Union soviétique, certains qui avaient soutenu très activement Staline sont maintenant non moins actifs dans leurs attaques contre lui. A mon avis, ils laissent de coté le marxisme-léninisme, ils n’ont pas fait l’analyse du problème et ignorent la morale révolutionnaire. Le marxisme-léninisme implique aussi la morale révolutionnaire du prolétariat. Naguère, vous déployiez tant de zèle pour soutenir Staline qu’il faudrait tout de même, à présent, avancer quelques raisons pour justifier votre revirement ! Mais sans donner la moindre explication, vous prenez tout à coup un virage de 180 degré, comme si vous n’aviez jamais soutenu Staline, et pourtant, vous étiez bien ses partisans fervents. La question de Staline concerne l’ensemble du mouvement communiste international et les partis de tous les pays.

Pour ce qui est du XXème Congrès du Parti communiste de l’Union soviétique, l’écrasante majorité des cadres de notre Parti en sont mécontents. Ils estiment qu’on est allé trop loin dans la critique de Staline. C’est là un sentiment naturel, une réaction normale. Néanmoins, une minorité s’est mise à vaciller. Chaque fois qu’un typhon s’annonce, avant l’arrivée de la pluie, les fourmis sortent de leur nid, elles ont le « nez » fin et connaissent la météorologie. Lorsque la tempête s’est déchaînée au XXème Congrès du Parti communiste de l’Union soviétique, il y a eu aussi, en Chine, des fourmis qui ont quitté leurs nids. Ce sont des éléments instables au sein du Parti, ils chancellent à la moindre occasion. Apprenant qu’on avait assommé Staline d’un coup de massue, ils se sentaient très à l’aise et se sont rangés de l’autre coté. Ils ont crié des vivats que Khrouchtchev avait raison sur toute la ligne et qu’ils avaient toujours été de cet avis. Puis, lorsqu’ils ont vu s’abattre les coups de bâton des impérialistes et aussi ceux provenant du mouvement communiste international, et que Khrouchtchev lui-même a été obligé de changer quelque peu de ton, ils sont revenus à nous. Par la force des choses, ils sont repassés de notre coté, et ils ne pouvaient agir autrement. C’est comme une touffe d’herbe sur un mur, qui oscille au passage du vent. Mais leur désir sincère n’était pas de revenir à nous, c’était d’aller vers l’autre bord.

Ces gens, au sein comme en dehors du Parti, ont bien fait de glorifier les événements de Pologne et de Hongrie ! Ils n’avaient à la bouche que Poznan et la Hongrie, de sorte qu’ils se sont révélés eux-mêmes. Les fourmis étaient hors de leurs galeries, toutes les canailles, toutes les crapules ont fait leur apparition. Ces individus tournaient au rythme de la baguette de Gomulka ; lorsque celui-ci parlait de la grande démocratie, ils reprenaient le même refrain. Maintenant que la situation a changé, ils ne soufflent plus mot. S’ils gardent le silence, c’est à contre- cœur ; ce qu’ils voudraient, c’est toujours se faire entendre. Incapable de résister au typhon, les éléments hésitants vacillent. C’est là une loi générale.

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