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Réveil Communiste

Hommage à Fidel, au premier des communistes !

2 Décembre 2016 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Cuba, #Front historique, #GQ, #Réseaux communistes, #L'Internationale

Hommage à Fidel, au premier des communistes !

Rendons hommage à Fidel! Ce n'était pas "le dernier des communistes" comme l'écrit un hebdomadaire bourgeois, avec un soulagement prématuré, mais le premier d'entre nous. Nous sommes très fiers d'avoir participé à son combat même de très loin et de très peu et d'avoir été des camarades de Fidel, parmi ceux qui ont combattu pour la même cause et qui continuent à le faire partout dans le monde.

Il était grand non seulement dans la victoire incroyable et fabuleuse, à un contre mille, qui a conduit à la libération de Cuba, dans l'affrontement finalement victorieux avec l'impérialisme qui a jeté l'éponge en 2014 en relâchant ses otages, les "Cinq de Miami", mais plus encore dans la retraite stratégique, la longue marche en recul depuis 1989 où tant de camarades dans le monde se sont découragés, ont abandonné la lutte, et ont trahi.

En 1990 on ne donnait pas cher de la survie du socialisme à Cuba ! la persistance à travers toutes les difficultés d'un modèle social alternatif au capitalisme est due à la volonté d'indépendance indestructible du peuple cubain, mais également à la tenacité et à l'intransigeance de Fidel, et du groupe dirigeant cubain qui n'ont jamais accepté la défaite du socialisme. Cuba et Fidel ont été indispensables au monde.

Le mouvement communiste est destiné à rendre le pouvoir et la liberté à l'humanité aliénée, aux gens simples, aux personnes ordinaires, aux hommes sans qualité, à ceux qui produisent tout. Et dans ce mouvement il suscite l'apparition de personnalités hors du commun dans lesquels l'humanité courante se reconnait et se dépasse. Aussi étrange que cela paraisse, c'est le marxisme, qui enseigne que les individus ne font pas l'histoire, qu'ils sont les représentants de force économiques et sociales qu'ils ne dominent pas, qui provoque l'apparition de ces grands dirigeants ! Car cette loi ne s'applique pas aux révolutionnaires conscients !

Les héros de la bourgeoisie ne savent pas qu'ils servent la bourgeoisie, les héros du prolétariat savent qu'ils servent le prolétariat.

Et l'ennemi le sais très bien lui aussi, lui pour qui la stratégie contre révolutionnaire constante a toujours été celle d'Hérode, qui consiste à abattre ces hommes partout où ils paraissent quitte à recourir au génocide pour faire disparaitre entièrement le milieu humain même où ils peuvent apparaître. Comme en Espagne en 1939 ou en Indonésie en 1965. Comme pendant une seconde guerre mondiale qui n'avait pas d'autre but rationnel.

Dans le cas de Fidel, ils ont tenté six cent fois de l'assassiner! Et son histoire aurait pu s'arrêter dès le seuil, s'il était mort au combat à la caserne Moncada, le 26 juillet 1953. Nombre de jeunes dirigeants ou théoriciens, intellectuels ou ouvriers sont tombés prématurément dans la lutte, à commencer par le Che. Mais quand ils vivent longtemps comme Fidel, ils atteignent de grands buts!

Les grands dirigeants communistes sont des stratèges hors pairs auprès desquels Napoléon parait par comparaison un pauvre maladroit. Il est normal qu'ils suscitent la haine de l'ennemi, l'affection populaire et l'admiration de leurs camarades. Ils sont les produits de moments historiques extraordinaires qui ne se reviennent pas souvent. Fidel est bien le dernier représentant des générations de révolutionnaires inspirés des bolcheviks qui se sont formées dans le chaudron des guerres impérialistes du XXème siècle. L'humanité ne les oubliera jamais, les peuples les garderont au cœur et la bourgeoisie poursuivra au fil du temps leur spectre d'une haine hystérique et impuissante.

GQ 26 novembre 2016

 

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