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Réveil Communiste

" Vous craignez que les masses ne descendent dans la rue, moi, je n’en ai pas peur ..."

24 Octobre 2016 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Chine, #Front historique, #Théorie immédiate

Posté sur Fb par "Jo Staline"

« Vous craignez que les masses ne descendent dans la rue, moi, je n’en ai pas peur, fut-ce par centaines de milliers de personnes. « Celui qui ne craint pas d’être lardé de coup d’épée ose désarçonner l’empereur », c’est ce qu’a dit Wang Hsi-feng, appelée aussi Sœur Feng, personnage d’un roman classique. La grande démocratie pratiquée par le prolétariat est dirigée contre les ennemis de classes. Les ennemis de notre nation (qui ne sont autres que l’impérialisme et la bourgeoisie monopoliste à l’étranger) sont aussi nos ennemis de classe. On peut également recourir à la grande démocratie pour combattre les bureaucrates. Comme j’ai dit tout à l’heure, il y aura encore des révolutions dans dix mille ans ; donc, il sera encore possible de faire appel à la grande démocratie. Si certains en ont assez de vivre, se laissent aller à la bureaucratie, n’ont à l’endroit des masses que des blâmes, sans aucune parole obligeante, et négligent de résoudre les problèmes qu’elles rencontrent, ils se feront nécessairement renverser. Ce danger existe en fait à l’heure actuelle. Si nous nous écartons des masses, ne nous appliquons pas à résoudre leurs problèmes, les paysans brandiront leurs palanches, les ouvriers manifesteront dans les rues, et les étudiants provoqueront des troubles. Lorsque de tels incidents se produisent, il faut les considérer avant tout comme de bonnes choses, c’est là mon avis. »

« A l’heure actuelle, il y a des gens qui croient qu’avec la conquête du pouvoir d’Etat, ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles et agir en tyrans. Si ces gens-là se heurtent aux masses, qui les reçoivent à coups de pierres ou de houe, j’estime qu’ils le méritent bien et j’y applaudirais. D’ailleurs, il arrive que le recours à la force soit le seul moyen de résoudre les problèmes. Le Parti communiste doit en tirer la leçon. Quand des étudiants ou des ouvriers descendent dans la rue, nos camarades doivent considérer cela comme une bonne chose. » « Nous devons absolument nous garder de nous laisser contaminer par le style de travail bureaucratique et de former une couche aristocratique éloignée des masses. S’il y en a qui donnent dans la bureaucratie, ne résolvent pas les problèmes des masses, les blâment, les tyrannisent et refusent toujours de se corriger, les masses auront raison de les destituer de leurs fonctions. »

MAO ZEDONG, Discours à la deuxième session plénière du comité central issu du VIIIème Congrès du PCC, 15 novembre 1956)

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