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Réveil Communiste

ANC : compte rendu de la réunion du 16 janvier 2016

20 Janvier 2016 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Réseaux communistes

ANC : compte rendu de la réunion du 16 janvier 2016

Un air de fraternité flotte ce samedi 16 janvier dans cette grande salle de la Plaine Saint-Denis où des militants communistes venus de nombreux départements ont rendez-vous. Il s’agit de se donner les moyens de débattre et d’agir efficacement, dans une organisation où chaque membre compte pour un, ne représentant(e) que lui (elle)-même hormis tout autre engagement partisan, qu’il soit syndical ou politique.

Une organisation « qui ne se substitue pas à ce qui existe et qui n’est pas un parti » selon la formule d’un des participants.

Inutile de préciser que dogmatisme et sectarisme n’ont pas leurs places ici.

Une cinquantaine de communistes des deux sexes sont présents, actifs ou retraités, souvent syndicalistes ou militants du mouvement social, ils viennent de Paris et de la région parisienne, mais également du Nord, du Loiret, de l’Aude, de Dordogne, de Gironde, des Bouches-du-Rhône, du Loir-et-Cher, du Vaucluse, du Gard etc…

Chacun est là avec sa propre histoire, son propre parcours militant: Si certains ont encore une carte au PCF, d’autres ont quitté ce parti depuis longtemps .Il en est même qui n’ont jamais été encarté dans un mouvement politique.

Une brève introduction à la discussion donne l’occasion à Charles Hoareau, l’un des initiateurs de cette démarche de rassemblement, de tracer un bref historique de la mouvance qui, notamment, à partir du congrès de « mutation » de Martigues a pris ses distances avec la ligne politique du PCF.

Le débat, à partir de la situation politique nationale et internationale met en évidence la nécessité de rendre audible et visible le point de vue communiste, notamment parmi les jeunes qui ont un travail ou qui en cherche.

Ce n’est pas d’un « joujou » estampillé communiste, empreint de nostalgie et porteur de phrases toutes faites dont nous avons besoin mais d’un outil idéologique moderne en prise avec le monde du travail, tel qu’il est aujourd’hui et utile à ses luttes.

La proposition est même faite de publier un petit journal même si, au début, ce n’est qu’une « feuille de chou ».

Un intervenant, au fort engagement syndical, ne manque pas de faire observer que « la multitude d’association de communistes, qui parfois ‘se bouffent le nez entre elles’ n’ont pas fait la démonstration de leur efficacité politique » l’essentiel des communistes étant aujourd’hui « dans la nature ». Et de s’interroger « Pourquoi ça n’a pas marché ? Probablement parce souvent ces groupes sont dans la reproduction des propres travers du PCF ».

Pendant le repas fraternel qui permet aux participants d’évoquer leurs expériences militantes, on échange adresses courriels ou numéros de téléphones, comme une esquisse de travail en réseau. Puis la discussion reprend autour des statuts de l’association.

Le nom de l’organisation : « Association Nationale des Communistes » donne lieu à quelques observations de la part de plusieurs intervenants. Modifié ou non ? La question sera tranchée ultérieurement, il faut en rester à l’essentiel dans l’urgence car les amis venus de province surveillent leur montre: les trains du retour n’attendent pas !

La décision est prise unanimement : toutes les questions, politiques et organisationnelles, évoquées au cours de la journée seront l’objet d’un débat dans le cadre d’une « tribune de discussion » prochainement mise en place. Tribune relayée par plusieurs blogs militants et amis avant, sans doute, la création, sur internet, d’un espace dédié à l’association.

La journée se termine par l’élection d’un président, d’une secrétaire et d’un trésorier, c‘est une obligation légale pour toute association. Un bureau regroupant des militants de plusieurs départements est également élu par l’assemblée.

Nous nous quittons, tous convaincus qu’il y a « du pain sur la planche » mais avec la ferme volonté de réussir l’essai.

À suivre donc… « on s’appelle ! »…

El Diablo

18 janvier 2016

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J
Quelle grande idée, que chacun compte pour un !
évidement les communiste qui se cassent la tête à faire vivre des associations sont des imbéciles sectaires et dogmatiques qui n'ont rien compris ! sortir des tracts, des affiches, des journaux c'est bon pour les idiots.
Comment s'appel votre création ? Association .... donc il y a direction, et représentation, donc vous ne serez plus un groupe de camarade mais bien une nouvelle chapelle ! la base gadera son droit à la dissidence ? je pense que d'ici 3 ans vous vous engueulerez, sans avoir rien produit. On se donne rendez vous ?

Ce qu'il y a c'est que vous avez une idéologie gauchiste, que vous refusez toute forme d'organisation qui donne des droits et des devoir envers des camarades, que vous refusez toute forme d'autorité d'une orga démocratique (et communiste) sur un individu.

Si vous ne comprenez même pas cela, il ne faut pas prétendre unir et créer un parti communiste.
C'est association d'anar coco que vous montez.

En tout cas je tiens les paris, dans 3 ans on fait le point !
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R
C'est ton point de vue.
J
50 participants ? sans incriminer personne c'est très, très peu.

Il y avait 500 personnes le 30 mai dernier à Paris, Sans compter les présent à Vénissieux ou ailleurs. C'est également près de deux fois moins que ce que la réunion de lancement des Assises du Communisme avait réuni, et ce n'était pourtant pas à Paris... bref, je crois qu'il faut regarder avec lucidité ce résultat décevant qui me semble être un véritable echec, tant sur le résultat que sur la méthode.

Bizarre également que ce compte rendu mette déjà en avant une personnalité. Est ce le but réelle de la manoeuvre ?
Répondre
R
Rien à faire, tu tournes en rond, on ne peut pas discuter avec toi.
J
Pourquoi ne veux tu donc pas admettre que l'assemblée générale de lancement de l'ANC est un flop ?
il faut le dire quelque soit ce que l'on pense des espoirs placés dans certain dans cette réunion, c'est d'ores et déjà un échec au regard du tout petit nombre de présents. "Effectivement. le ridicule n'est pas de ne pas réussir à réunir beaucoup de monde ce qui est ridicule, c'est le déni de réalité."
Concentrons nous plutot pour agir sur le terrain, tous ensemble. C'est comme cela que l'on pourra rassembler - non pas les militants convaincus - mais les travailleurs. Et nous avons déjà tous ce qu'il faut pour - les assises et les différentes organisations existantes - pour peu que l'on veuille bien faire l'effort d'améliorer notre organisation commune. Et s'agissant du 30 mai, je partage tout à fait - comme bien des organisations rejetées par l'ANC d'ailleurs - les propositions que tu avais formulées et qui n'ont pas pu être mise en œuvre et conduisant à un résultat qui t'a déçu, justement à cause de ceux qui veulent faire échouer les Assises et qui n'y ont pas réussis.
R
J'ai aussi compté les participants samedi : 50 ni plus ni moins. On verra bien ce que ça donnera. J'ai déjà largement expliqué le problème : le ridicule n'est pas de ne pas réussir à réunir beaucoup de monde, j'ai eu mon lot de manifs et de réunions ratées, ce qui est ridicule, c'est le déni de réalité.
J
Cher Gilles, Deux choses.
50 personnes dit le compte rendu, nécessairement optimiste (les photos publiées disent une trentaine), c'est la moitié de ceux présents à la réunion lançant les Assises. Donc oui c'est très peu. Et l'on peut se demander à quoi sert cette nouvelle - toute petite - chapelle.... Et pour toi qui considère un echec à paris quand il y a moins de 2000 personnes oui c'est clairement un echec.

Réunion de travail ? je croyais que c'était une assemblée générale de création d'une association visant à rassembler les communistes. Moins de 50 personnes, alors que depuis plusieurs mois Hoarau bat le bancs et l'arrière bancs, on change effectivement de dimension pour passer d'une assemblée générale à une "réunion de travail " Tout est dit.

Pour le 30 mai je sais que tu y étais. Mais tu n'étais pas seul. Et j'y étais aussi comme des centaines de camarades. C'est rigolo que tu ressortes ce chiffres de 175, que tu n'as jamais avancé avant. Il me permet un petit calcul. La place où nous étions mesure plus de 600m². 175 personnes, cela voudrait dire une personne tous les 3, 5 m². Tu vois moi aussi je sais compter. Cela veut dire qu'autour de chaque personne il y aurait eu un cercle libre de 2 m de diamètre. Pourtant on ne pouvait pas se déplacer sur la place, il fallait faire le tour par les rues. Et les photos et vidéos le prouvent. En général, on estime la densité d'une foule de faible densité à 1 personne /m², ce qui correspond à ce que tous les participants aient au moins un bras de distance avec les autres. Bien sûr devant la tribune les camarades étaient très serrés, et avait bien plus de place et pouvait circuler sur le fond de la place. Bref, même en retenant cette densité moyenne faible, on voit qu'il y avait bien 500 personnes (et sans doute plus sur la durée du rassemblement compte tenu de ce présent qu'au début, ou qu'à la fin...) Bref, je ne comprend pas pourquoi tu fais une fixette là dessus.

Dernière chose, non la manif du 30 mai n'a pas été préparé pendant 6 mois. Et c'est bien le problème. La mobilisation n'a réellement démarrée (et encore pas par tous) que le 8 mai et tu sais très bien à cause de qui (on retrouve bien un nom dans ce compte rendu).
R
Il y avait 175 personnes le 30 mai, bien compté, j'y étaiw On ne peut pas comparer l'affluence à une manif nationale (préparée pendant 6 mois!) avec celle d'une réunion de travail, cela dit il aurait fallu plus de monde aux deux. Comme il apparait dans le compte rendu l'ANC ne vise pas à se substituer à ce qui existe, mais à fournir une structure "où chacun compte pour un". Quant aux personnalités et aux egos il y en a partout.