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Réveil Communiste

Voies de fait et tentative de purge à la CFDT

8 Novembre 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Syndicalisme en débat, #Répression

Voies de fait et tentative de purge à la CFDT

Tentative de purge à la CFDT

lu dans l'Express

Paris, 5 nov 2015 -

La CFDT a échoué jeudi à faire interdire le congrès du syndicat CFDT du commerce d'Ile-de-France, qui dénonce une tentative de musèlement au moment où sont discutées les conditions d'ouverture des magasins le dimanche, a-t-on appris de sources concordantes.

La confédération avait assigné en référé d'heure à heure le SCID-CFDT, placé depuis février sous sa tutelle provisoire, pour empêcher la tenue de ce congrès, prévu vendredi. Mais l'audience a été renvoyée au 26 novembre, ont indiqué à l'AFP les deux parties, sur demande de l'équipe "historique" du syndicat du commerce qui a fait valoir des délais trop courts pour préparer sa défense.

"La justice ne nous permet pas, pour des raisons de procédure, de nous opposer à ce congrès fantoche qui est un déni de démocratie", "cela va continuer à entretenir de la confusion auprès des adhérents", a regretté Thierry Cadart, secrétaire national à la confédération. Il considère dès à présent comme "nul" ce congrès.

Selon le SCID-CFDT, en demandant l'interdiction du congrès, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger souhaitait "prendre définitivement le contrôle du syndicat en organisant lui-même un congrès et mettre en place une +équipe plus souple+ sur la question du travail du dimanche et de nuit".

Le SCID-CFDT a été à l'origine en 2010 avec la CGT, le Seci-Unsa et SUD de la création du Clic-P, qui mène à Paris une bataille contre l'ouverture des commerces le dimanche et de nuit, y compris au plan judiciaire. Une orientation en décalage avec celle de la confédération.

Ces accusations sont rejetées par la confédération, qui affirme que son "seul objectif" est "de retrouver un fonctionnement démocratique", explique M. Cadart. Il rappelle que le conflit est "bien antérieur" aux débats ouverts par la loi Macron. La direction nationale reproche au syndicat du commerce sa gestion des cotisations des adhérents et des frais juridiques. La justice a interdit en juin à Alexandre Torgomian, ex-secrétaire général du SCID, comme à neuf autres militants, de s'exprimer au nom du syndicat. Une décision en appel à ce sujet est attendue le 9 novembre.

"En muselant le syndicat du commerce parisien", Laurent Berger "foule aux pieds les principes fondamentaux de démocratie", estime le syndicat sous tutelle, selon qui la confédération a fait changer les serrures de ses bureaux, bloquer ses comptes bancaires, fermer son site internet, et interdit de rester au Clic-P. :

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