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Réveil Communiste

PORTUGAL: Un gouvernement socialiste avec le soutien –sans participation - du Bloc de Gauche, des communistes du PCP et des écologistes du PEV

24 Octobre 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #l'Europe impérialiste et capitaliste, #Qu'est-ce que la "gauche"

Lu sur PCF bassin :

Après deux semaines de négociations, le leader des socialistes portugais, António Costa, a déclaré mardi être en mesure de gouverner avec le soutien des communistes (PCP), des écologistes (PEV) et du Bloco de Esquerda (BE, membre du PGE) .

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La coalition PSD / CDS-PP (droite et centre-droite), était arrivé en tête des élections législatives (38,6%) mais perdait sa majorité absolue au Parlement. La droite qui a dirigé le pays pendant 4 années n'obtenait plus que 107 députés sur 230. Ne disposant pas de majorité absolue (116 sièges minimum), la coalition de droite a tenté d'ouvrir le pouvoir au PS.

Le syndrome PASOK pousse les socialistes à négocier avec les communistes, écologistes et les progressistes

Le Parti socialiste a remporté 32,3% des voix et 86 députés. La réaction naturelle des sociaux-démocrates aurait été de négocier le partage du pouvoir avec la droite. Mais la peur du "PASOK" (Parti socialiste grec aujourd'hui marginalisé) a joué. En effet les différentes politiques mise en place par les partis sociaux démocrates en Europe se sont conclut par des défaites des PS, au profit des progressistes (Grèce, Irlande) ou des partis conservateurs (Royaume Uni, Allemagne).

Les socialistes ont donc décidé de négocier avec le Bloco de Esquerda (19 députés) et les écolo-communistes de la Coalition démocratique unitaire (17 députés) qui rassemble le Parti communiste (PCP) et les Verts (PEV). Ce bloc tripartite disposerait ainsi de 122 députés, soit 6 députés de plus que la majorité absolue.

Pas de sortie de l'OTAN, ni de l'Euro, ni de l'Union européenne


Le dirigeant du Parti socialiste, António Costa, a exigé de ses partenaires le respect des engagements internationaux du Portugal, comme son adhésion à l'UE, à la zone euro et à l'OTAN. De plus une des premières décisions que devrait prendre le futur Premier ministre vient d'une injonction de Bruxelles qui réclame 600 millions de coupe budgétaire.

Pour les bloquistes (du portugais "bloquista"), le PS a engagé un processus de discussion positif avec les forces de gauche et les conditions sont réunies pour gouverner avec le Parti socialiste. Pour les communistes, comme pour les écologistes, une participation au gouvernement n'est pas envisagée, il peut y avoir un soutien au gouvernement a condition que des lignes rouges soient définies. Un comité rassemblant les quatre partis devrait être établis afin de permettre la consultation permanente avec le Gouvernement de Costa.

Une nouvelle rencontre doit éclaircir les questions sur le contenu réel des politiques communes du PS, du Bloco, du PCP et du PEV.

Bloco et communistes, ensemble, sur un programme commun

Le Parti communiste et le Bloco se sont mis d'accord pour mener, en commun, une politique qui favorise les droits des travailleurs, les hausses des salaires et des retraites, pour le rétablissement des acquis sociaux supprimés. Communistes et Bloco estiment qu'il est urgent de rétablir un salaire minimum de 600 euros en 2016, de mener une politique fiscale favorable aux travailleurs, retraités et PME, de garantir l'accès à la santé, à l'éducation et à la culture. Les deux partis affirment que la sécurité sociale doit être un système public et universel.

Le Parti communiste et le Bloco, en accord, veulent développer des outils indispensables pour mener une politique alternative, avec un contrôle public des secteurs stratégiques, et une renégociation de la dette.

Le PCP prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre les droits et les intérêts des travailleurs. Le PCP, conscient des limites du programme du PS, fera tout pour combattre ce qui ne répond pas aux objectifs fixés par les communistes.

Un accord doit encore être trouvé dans la journée pour que le parlement vote la confiance au Premier ministre.

Article et traduction Nicolas Maury

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