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Réveil Communiste

Air France : la mondialisation « à l’envers »

7 Octobre 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Journal des luttes, #lutte contre l'impérialisme, #L'Internationale

Lu sur le forum Humanité rouge (animé par des miltants de tendance maoiste)

Air France : la mondialisation « à l’envers »

Mondialisation à double sens

La vidéo des hauts cadres d’Air France façon réfugiés en guenilles a fait le tour de la toile à la vitesse de l’éclair, photos à la Une de la presse mondiale.

Les représentants de la grande bourgeoisie française étaient mortifiés que la « concertation à la française » soit ainsi mise en lambeaux, ulcérés de voir ainsi maltraitée ce qu’ils appellent « l’image de la France », puisqu’elle se résume pour eux à sa classe dominante, comme ils réduisent le monde à une poignée de pays impérialistes.

Le discours mille fois répété des patrons à leurs ouvriers leur assène la réalité de la concurrence mondiale des pires conditions de salaires, de rythme de travail, d’horaires, de limites d’âge, de droits syndicaux, de protection sociale, afin de justifier la hausse de la productivité et du taux de profit par tous les moyens.

Mais en retour toute action de résistance - et particulièrement lorsque la violence capitaliste engendre la violence de classe – résonne sur les réseaux et fait voler en éclat des années de communication d’entreprise, de conférences managériales et de bourrage de crâne capitaliste. Et les médias bourgeois, en stigmatisant la violence du peuple, éveillent l’attention des masses du monde entier, elles qui subissent quotidiennement la violence capitaliste. De sorte que la publicité faite autour d’un cadre supérieur dépenaillé escaladant le grillage va à l’encontre du but poursuivi.

Les conditions mondiales de la violence de classe

La crise mondiale prolongée du capitalisme s’inscrit dans le tournant historique de la fin de l’hégémonie US et du développement économique et financier des pays du sud. Cette terrible menace pour l’impérialisme occidental, qu’il tente d’exorciser en aiguisant le terrorisme et les haines religieuses, n’épargne pas les métropoles. Celles-ci sont des nœuds de contradictions, notamment l’Europe, que l’aiguisement de la concurrence mondiale resserre chaque jour davantage.

Ce sont les conditions extérieures inédites qui imposent la fin du « dialogue social » dans notre pays et l’émergence de la lutte de classe.

Ce qui naît et se développe

La vidéo de l’hôtesse de l’air demandant juste à être écoutée, mais qui ne rencontre que silence et mépris hautain, confirme en négatif que la voie du dialogue est sans issue et que seule l’action déterminée des masses peut aboutir. La « concertation » mise en lambeaux signe l’inanité de tout prétendu « dialogue social » et l’accentuation de la lutte de classe. Or ces actions pour sporadiques qu’elles soient et immédiatement réprimées avec la plus grande sévérité ne vont pas s’atténuer, au contraire. Pour la classe capitaliste l’appétit vient en mangeant et on voit Macron la marionnette de Hollande et de Gattaz annoncer des objectifs de plus en plus ambitieux tant qu’il ne rencontre pas une résistance ferme. Ce n’est pas un choix politique mais une impérieuse nécessité pour les capitalistes d’accélérer la course aux profits. La résistance à l’exploitation accrue, aux licenciements, à la paupérisation est tout aussi inévitable, et sa violence à la mesure de celle exercée sur le peuple ne peut que s’affirmer, en brisant le tabou jusqu’ici intouchable de la pseudo « gauche ».

Fragilité de la toute-puissance du capital

Les dirigeants d’entreprise remplis de morgue et de mépris ont besoin d’une image avantageuse pour asseoir la puissance du capitalisme. Les winners doivent nécessairement étaler maisons, véhicules, montres et costumes de grand luxe afin de marquer la hiérarchie qui les sépare et qui les unit en face du vulgaire. Ecorner cette photo sur papier glacé porte atteinte aux symboles et à toutes les valeurs qu’elle représente. Lorsque ces cadres dirigeants s’enfuient sous les huées, trébuchent et se vautrent par terre, il apparaît alors très clairement qu’ils ne sont que des individus ordinaires et que le pouvoir discrétionnaire qui leur est délégué ne tient pas à grand-chose.

Illustration à double sens qui dévoile qu’en réalité le capitalisme n’est pas si puissant qu’il n’y paraît.

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