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Réveil Communiste

Pourquoi nous ne sommes pas tous dans le même parti? Réponse de Pierre Alain Millet

20 Septembre 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Réseaux communistes, #Théorie immédiate, #GQ

Lu sur lepcf.fr (géré par "faire vivre et renforcer le PCF"), la réponse de Pierre Alain Millet à un article de GQ posté sur même site.

Note de GQ : C'est un secret de Polichinelle : il n'y a pas d'union, parce que chaque petit groupe a une direction qui veut continuer à jouer son rôle sans être remise en question.

Dimanche 20 septembre 2015, par pam , popularité : 0%

L’article de Gilles Questiaux « Il y a foule de communistes en France ! Mais pourquoi ne les entend-on pas ? » pose une question utile. Mais il aboutit à une réponse qui est en quelque sorte une tautologie. Pour construire l’unité des communistes et dépasser leur émiettement, il faut… nous unir dans un même parti. Autant dire que l’article ne nous dit rien d’autres que « il faut... ». Pourtant l’article fait des constats bien réels, notamment sur les positions politiques qui sont partagées par de nombreux militants pourtant dans des groupes ou organisations diverses, dans et hors du PCF, mais aussi sur l’histoire.

Oui, il y a crise du mouvement communiste, qui apparaît avec force au tournant des années 90 avec la chute de l’URSS, mais dont on peut discuter des traces bien avant, dans l’histoire complexe des stratégies de l’internationale communiste entre rassemblement populaire national et internationalisme, stratégies de front et stratégies de classes comme on disait, dans les suites du rapport Khrouchtchev, dans la recherche d’une voie pacifique au socialisme refusant de regarder en face ce que révélait le coup d’état au Chili, dans la recherche d’une voie électorale qui allait conduire au programme commun et à la domination de François Mitterrand…

La perception d’une « opposition interne de moins en moins audible » est sans doute typiquement parisienne. C’est en effet à Paris que l’opposition s’est le plus fortement exprimée dans les années 80 et 90, jusqu’à pouvoir penser être majoritaire, avant de s’émietter plus fortement que partout. Cependant , le « récent remarquable succès des communistes de Vénissieux », n’est pas « l’exception qui confirme la règle ». Les résultats des départementales, comme la victoire de Gardanne dans des conditions proches de Vénissieux montre les possibles. Les bases d’opposition en Province sont en général moins divisées que dans la région parisienne. En fait, chaque situation est le produit d’une histoire, avec les caractéristiques du parti, fortement ouvrier dans le Nord, marqué par la résistance dans l’Allier, par le communisme municipal dans le Rhône…

Partout, les communistes ont subi de terribles chocs, le premier étant la terrible pression patronale dans les restructurations du travail, défaisant les collectifs ouvriers par tous les moyens, de l’intégration à la répression et la destruction. Mais il y aussi la guerre idéologique de la fin de l’histoire, du capitalisme triomphant, l’utilisation médiatique des « alters » de toute sorte réduisant le marxisme à une nostalgie et habituant les colères populaires aux solutions « dans » le système, jusqu’à cette écologie politique qui nous dit que tout est dans les « gestes qui sauvent », dans le local, seul lieu de l’action, même si on peut rêver au global. C’est exactement l’inverse de l’origine du mouvement communiste qui travailler, à partir des luttes concrètes, à construire le rapport de forces global pour poser partout la question de la rupture, de la révolution.

Comment s’étonner dès lors que les communistes aient reculé ? On peut faire l’histoire des décisions de direction qui ont accompagné ces reculs au lieu de leur résister, qui ont parfois organisé une véritable démission collective de l’organisation communiste abandonnant ses principes et ses règles de fonctionnement. Mais ce n’est pas la question déterminante du jour, parce que ces décisions n’ont jamais défait totalement le parti communiste en France, contrairement à l’Italie par exemple, et que un peu partout des communistes cherchent, hors ou dans le PCF, avec leurs expériences, leurs forces, les voies d’un retour du parti communiste.

L’émiettement communiste n’est pas un défaut qui tiendrait aux acteurs de tel ou tel groupe, même si le sectarisme, le gauchisme ou à l’inverse l’électoralisme, existe bien entendu. Mais l’émiettement est d’abord un fait historique liée aux conditions historiques du recul du mouvement communiste, et bien entendu aux réalités sociales et politiques des luttes de classe dans un pays capitaliste développé, dont une part de la richesse vient de sa dimension impérialiste, et qui donc, comme le montrait Lénine, peut corrompre une partie du mouvement ouvrier « intégré » dans le système de domination.

Les contradictions entre les fonctionnaires et assimilés dans un secteur public qui reste protégé par son statut et les secteurs les plus précaires du travail, entre les secteurs industriels et les secteurs de services… ont produit des divisions dans le mouvement social, syndical et politique qui expliquent la diversité des trajectoires de militants communistes dans les dernières décennies. La direction d’un parti communiste a comme tâche première de construire en permanence cet intellectuel collectif qui assure en permanence que les histoires locales s’inscrivent dans l’enjeu global de la révolution. A l’évidence, et indépendamment même de ses erreurs stratégiques, les directions communistes successives n’ont pu jouer ce rôle, et l’organisation communiste s’est émiettée...naturellement ! A vrai dire, on ne peut que constater que les dirigeants successifs des différentes oppositions internes et externes n’ont pas non plus pu ou su jouer ce rôle unificateur ! Là encore, peu importe ce que les historiens en diront un jour, c’est pour nous de l’ordre du constat.

Donc, s’il faut chercher le chemin d’une reconstruction communiste, ce ne peut être en cherchant un « truc » qui viendrait compenser ce processus historique d’émiettement. Ce ne sont pas nos déclarations d’intentions qui vont modifier cette réalité historique, mais le mouvement des contradictions elles-mêmes, autrement dit, comment les luttes de classes vont pousser les acteurs à dépasser leurs luttes locales pour reposer la question de la révolution, ce qui « naturellement » les poussera à rechercher un processus unitaire. Car pour que l’accumulation des révoltes deviennent une révolution, il faut une capacité à penser une stratégie, organiser des acteurs présents dans les mouvements sociaux pour la mettre en œuvre, il faut donc un parti communiste. Mais on peut le dire et le répéter parce qu’on à lu « Que Faire ». ce n’est qu’une connaissance théorique ! C’est quand on est confronté à la question concrète, par exemple quand des militants font face à l’exigence de convergences de luttes inter-entreprises, entre différentes régions, dans une filière économique, dans les relations internationales…

Alors que faire de tous les groupes qui existent, qui se parlent ou pas, se critiquent ? Que faire aussi des communistes qui continuent à agir dans le PCF, pas parce qu’ils ont des illusions sur l’évolution possible de sa direction, mais parcequ’ils jugent, là ou ils sont, que c’est le plus efficace.

L’expérience personnelle de Gilles le pousse à espérer une solution qui viendrait résoudre le problème en quelque sorte « par en haut ». Il ne trouve pas comment agir avec d’autres communistes au PCF à Paris, et tombe dans un idéalisme de l’intention qui serait déterminante. Il généralise sa situation en considérant que le PCF est inutile et qu’il faut « évidemment nous unir dans un même parti, nous donner des tâches concrètes, raisonnables mais ambitieuses, et nous ouvrir largement au peuple ». Il considère qu’il suffit de l’affirmer parce qu’il ne voie pas pourquoi on est dans cette situation, qui se résumeraient à « des difficultés connues et classiques : pour s’unifier, il faut convenir de statuts, d’un programme (ce qui au semblerait assez facile) et d’une direction. Bien d’autres les ont résolus dans le passé, pourquoi pas nous ? »

Mais quand il dit « Rien ne justifie la dispersion des communistes », il se trompe, car il faut au contraire comprendre le processus historique bien réel qui a produit cette dispersion ! Rien ne la justifie car la situation exigerait de la dépasser, mais elle se justifie par sa propre histoire, qui n’est pas une histoire artificielle qui se résumerait aux questions de personnes. Au contraire, il faut comprendre comment des divisions successives sont nées des réalités sociales dans un contexte politique donné. Et il faut résoudre pas à pas ces questions politiques, idéologiques et pratiques qui ont fait cette dispersion. On ne peut les déminer une à une que dans l’intervention politique dans le mouvement social. Gilles a raison de citer la question du socialisme réel et des causes de sa chute comme une question décisive d’un processus de reconstruction communiste.Mais c’est loin d’être la seule question !

On peut prendre l’exemple de la perception de ce qui devrait constituer la classe ouvrière aujourd’hui, avec le point de vue par exemple de Said Boumamas, qui insiste sur sa composition immigrée et le lien avec le colonialisme Français, et le point de vue d’André Gerin, qui insiste sur l’urgence de relever le défi de la souveraineté nationale pour reposer la question de classe face au poison du nationalisme d’extrême-droite. Certains pourraient les considérer comme des opposants absolus, alors que si on prend le débat d’un point de vue de classe, on peut dialectiquement montrer comment question nationale et de classe interagissent. André Gerin dira « français immigrés, solidarité », et Said Boumamas dira « unité de la classe ouvrière telle qu’elle est », et les voies d’un rapprochement seront ouvertes. Mais rien ne sert d’avoir ce débat dans un salon. Il faut le poser dans des rassemblements réels, dans des entreprises ou des quartiers où transformer ce débat en organisation, en adhésion, en formation, en dirigeants.

Poser la question en terme de « qu’attendons-nous pour nous réunir en un seul parti ? », c’est faire croire que chacun est dans l’erreur dans sa situation léguée par l’histoire, alors que ceux qui militent et tentent de résister et construire, quelque soit leur situation politique ont raison de continuer. Pour une part, c’est plutôt le plus grand nombre de ceux qui ont démissionné de leur engagement qui ont tort... C’est aussi une déclaration incantatoire qui de fait pousse à la division notamment entre communistes dans et hors du PCF, alors que tout au contraire devrait les pousser à se parler dans le respect des situations de chacun.

Ainsi, répondre à la question « Il y a foule de communistes en France ! Mais pourquoi ne les entend-on pas ? », c’est d’abord reconnaître la réalité du rapport des forces dans lequel les forces communistes agissent, et c’est ensuite accepter que le rythme d’évolution de ce rapport de forces ne se décide dans aucune instance, conférence, rencontre, assises ou autre congrès. C’est le mouvement social dans les luttes de classe qui pose des questions auxquelles il peut répondre, pour peu que des militants fassent un effort d’organisation. Et dans la situation actuelle, l’effort d’organisation utile, c’est de respecter toutes les formes organisées d’engagement communiste, leur donner les outils pour se parler, parler ensemble quand c’est possible, et faire converger patiemment leur manière d’exprimer l’exigence révolutionnaire dans les luttes populaires.

C’est un défaut de jeunesse de vouloir brûler les étapes. Il faut reconnaitre les causes profondes de l’histoire de l’émiettement communiste pour accepter de travailler sans impatience à l’histoire de sa reconstruction.

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Il est temps que les vrais* communistes se rassemblent et fondent le Parti Communiste de France


Sans vouloir embellir ou déformer l'histoire du PCF, à l'époque où il était encore sur des positions de combats, la classe ouvrière et l'ensemble des travailleurs, chômeurs et jeunes, ont pu s'organiser, lutter avec succès (Les avancées du Front Populaire, la Résistance au fascisme, les avancées du CNR (Retraites, Sécu, etc.). Et surtout il existait une vraie alternative politique.

Depuis que le PCF a abandonné la doctrine communiste pour devenir un parti révisionniste et réformiste, nous vivons une période sombre où le capitalisme et l'impérialisme mondial, avec l'aide de la social-démocratie, attaquent toutes les avancées sociales et démocratiques obtenues de longues luttes. L'alternative socialiste et communiste s'éloigne...

Ce mouvement a touché malheureusement la quasi totalité des PC dans le monde, à l'exception de certains qui ont su résister ou se sont reconstruit.

Mais rien n'étant permanent, il nous appartient de reconstruire le Parti Communiste dont le peuple français a besoin.

Quelques dates clefs de la mutation du PCF en parti social-démocrate :

1936, le Front Populaire : Le PCF lance un grand rassemblement antifasciste associant socialistes, radicaux et démocrates (partis bourgeois républicains). La victoire électorale du Front Populaire marque le début de la dérive réformiste. En effet, l’alliance au sommet et l’action sur les objectifs à court terme priment sur l’alliance à la base et les objectifs de la révolution socialiste. Le PCF abandonne aussi son rôle dirigeant pour laisser la direction des évènements à la S.F.I.O. (en contradiction avec les directives de l’Internationale communiste).

Lénine a toujours enseigné aux communistes que « Pour que la classe ouvrière gagne, il faut d’abord détruire politiquement la social-démocratie ». Or, en s’alliant à la SFIO, le PCF lui redore son blason, effaçant ainsi la trahison de 1914 et le travail entrepris par la 3ème internationale.

Cependant, à cette époque, rien n'est encore joué car le PCF a encore de très bons militants marxistes-Léninistes capables de redresser la barre.
Auguste Havez, dirigeant communiste influent, est notamment connu pour s’être opposé aux négociations pour la légalisation du PCF et au mot d’ordre « Thorez au pouvoir », arguant dans un rapport interne : « Que Maurice me pardonne mais s’il doit prendre le pouvoir dans ces conditions, ce ne peut être que comme gauleiter. » (Un sous-fifre).

L’infiltration d’agents des services secrets dans les mouvements communistes partout dans le monde afin de dévoyer leurs orientations et "retourner" des dirigeants n’arrangent pas les choses (ex : Marcel Gitton, à la SFIC depuis 1920, est l’un des plus hauts responsables de la SFIC avec Maurice Thorez et Jacques Duclos, il est devenu un agent des services secrets. En septembre 1939 il fondera le parti collaborationniste « parti ouvrier et paysan français » et sera exécuté par la Résistance).

S'opposant aux grandes luttes ouvrières et aux grèves, le PCF par la voix de Maurice Thorez appelle à cesser le mouvement :
« Si le but maintenant est d’obtenir satisfaction pour les revendications de caractère économique tout en élevant progressivement le mouvement des masses dans sa conscience et son organisation, alors il faut savoir terminer dès que satisfaction a été obtenue. Il faut même savoir consentir au compromis si toutes les revendications n’ont pas encore été acceptées, mais si l’on a obtenu la victoire sur les plus essentielles et les plus importantes des revendications. »

C’était une ligne économiste, allant à l’opposé du soutien à l’expérience des masses dans leur lutte, et mettant de côté l'objectif communiste de révolution socialiste.

Bien sûr, il faut se remettre dans le contexte de lutte contre le fascisme de l'époque : La lutte anti-fasciste était à n’en pas douté, essentielle, surtout quand on sait qu’Hitler n’avait qu’un seul but détruire le communisme en commençant par l’URSS.

Mais c’est oublié que le fascisme n’est que la solution des capitalistes quand la « démocratie bourgeoise » ne fonctionne plus. La meilleure façon de combattre le fascisme, c’est de renverser le capitalisme !

En effet, les conditions auraient pu être réunies pour une révolution socialiste si le PCF avait conserver sa ligne bolchévique. Le débat est encore ouvert sur cette période et il faudra creuser dans les archives. Mais, imaginez ce qu’aurait donner un second front rouge à l’ouest d’Hitler… mais ne refaisons pas l’Histoire.

1939-1945 : La clandestinité et la résistance.
C'est grâce à l'internationale communiste, à la présence de communistes immigrés et à l'implication courageuse et forte des femmes communistes que le PCF retrouve une ligne bolchévique.

La présence en France de communistes immigrés ayant fait l’expérience des pogromes dans les pays d'Europe ou de la répression fasciste, parfois passés par les Brigades Internationales, ayant une expérience essentielle lorsqu’il est nécessaire de pratiquer la clandestinité et la lutte armée seront d'une grande influence sur le PCF.

Dès 1936 beaucoup de communistes Français à l’appel de leur Parti, s’engagèrent comme volontaires dans les Brigades Internationales afin de porter secours au peuple espagnol agressé par le général Franco. Mais cela n’efface pas la trahison social-démocrate contre les Républicains espagnols que le PCF a remis en selle !

Le 6 Juin 1940 : Le Parti Communiste Français, charge le philosophe Georges Politzer (qui sera fusillé par les nazis) de remettre au ministre Anatole de Monzie un texte en cinq points rédigé par Benoît Frachon. Le dernier point est ainsi libellé : « Il faut armer le peuple et faire de Paris une citadelle inexpugnable ».

L’appel du 10 juillet 1940, tiré clandestinement à 600 000 exemplaires, synthétise la position du PCF dans la nouvelle situation, position allant clairement dans le sens du conflit ouvert avec les nouvelles institutions. Dès octobre 1940, le PCF organise la résistance avec l'OS et les bataillons de la Jeunesse (organisation spéciale armée clandestine). Ce ne sont pas encore des maquis, mais des luttes au coup par coup afin de s'armer, de s'organiser, de saboter, de protéger les manifestations, etc.

Georges Guigouin, membre du PCF, fonde dans la Haute-Vienne, le 6 avril 1941, le premier et plus important maquis. Son maquis rassemblera jusqu’à 8000 hommes.

L’Allemagne nazie envahit l’URSS le 22 juin 1941. Cela l'oblige à envoyer ses troupes à l’Est, et la Résistance peut alors changer de braquet et passer massivement à l’action, et cela contre la volonté même de De Gaulle, qui le 23 octobre 1941 affirme encore « La guerre des Français doit être conduite par ceux qui en ont la charge… Actuellement, la consigne que je donne pour le territoire occupé, c’est de ne pas y tuer d’Allemands.»

De Gaulle a continué à affaiblir la résistance de l'intérieur en livrant au compte-gouttes les armes au FTP (Waldeck Rochet, représentant à partir d’octobre 1943 du Comité central du Parti Communiste à Londres, raconte que « De Gaulle et les siens faisaient une discrimination entre les F.T.P. et les autres organisations de la Résistance... On sentait nettement que tous ces gens-là n’étaient pas favorables aux F.T.P.. )


Les communistes sont donc bien les premiers véritables résistants !

Cette résistance n'a jamais eu pour objectif la prise du pouvoir et l'instauration du socialisme. Elle s'est bornée à une lutte patriotique de libération. Ce qui au vu des circonstances, après la dérive réformiste de 1936 ne pouvait être autrement. Le coche a été loupé avant l’invasion Hitlérienne et après il était trop tard.

L'après guerre - le CNR : C’est en fait du CNR que sont issus les plus grands changements sociaux aboutissant aux « acquis sociaux » du 20ème siècle en France.

Le programme du CNR prévoit entre autres « l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ; l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ; le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques.
Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation. Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale. »

Par conséquent le Parti Communiste Français, puisque l’adjectif français a été rajouté pendant l’occupation, doit se présenter comme le porteur du CNR.

Le Manifeste à la Nation française, issu du Xème Congrès du PCF qui se tient à Paris du 26 au 30 juin 1945, est explicite concernant cette question :
« Il faut, en un mot, que soit appliqué le programme du Conseil National de la Résistance »: tel est, ni plus ni moins, l’objectif du PCF, objectif partiel, rentrant dans un cadre bien plus large, selon la conception de Thorez selon laquelle plus on avance dans la démocratie, plus on avance dans le socialisme. Une conception dans la continuité du « légitimisme » républicain au moment du Front Populaire, réaffirmée par Maurice Thorez sur la démocratie dans une interview retentissante au Times du 18 novembre 1946, interview allant devenir l’un des principaux documents du PCF : Thorez y affirme que le chemin pris par les bolcheviks en Russie n’est pas valable en France.

On est là face à l'abandon total de la conception Marxiste-Léniniste de la révolution socialiste. Comme si, par avancées successives de réformes démocratiques, sociales et économiques, le capitalisme monopoliste d'état allait s'effondrer de lui-même, céder la place... Comme si la dictature de l'état capitaliste et impérialiste allait se transformer de l'intérieur...

Certes, la démocratie bourgeoise offre des avantages au prolétariat, mais elle peut aussi le dévoyer. (Aristocratie ouvrière, Sinécures syndicales…).

Néanmoins, le programme du CNR s’il avait été complètement appliqué aurait mis vraiment la classe ouvrière au centre de la vie politique, sociale et économique, créant ainsi les conditions d’un accroissement de la lutte des classes… mais pouvait-il aboutir à la révolution socialiste alors que le PCF lui-même en avait reculé l’objectif ?

Ce programme n’a pas pu être mené à son terme : les communistes étaient minoritaires au gouvernement et s’étaient de toute façon résigner à gouverner au sein d’un état capitaliste. Les socialistes et les gaullistes ont tout fait pour limiter les mesures. Le capital a concédé juste ce qu’il fallait pour calmer les ardeurs révolutionnaires de la base.

De son côté, l’URSS avait besoin de se reconstruire après une guerre anti-fasciste qui l’a laissé exsangue. Cependant, elle avait proposé à Thorez de lui fournir des armes si le PCF envisageait de se lancer dans une révolution. Proposition que Thorez déclina.

L’Europe divisée en 2 blocs a ravivé la lutte anti-communiste et la présence des armées d’occupation «libératrices» US et anglaises ont permis à la bourgeoisie de reprendre très vite le dessus (en permettant à d’anciens fascistes et collabos de revenir au pouvoir).

En sous main, De Gaulle, camouflé derrière un discours nationaliste, préparait le plan Marshall, livrait l’économie Française aux USA et mettait en œuvre les premiers jalons de l’Europe capitaliste.

On peut dire que la bourgeoisie a accepter le C.N.R. comme un moindre mal, sachant que tôt ou tard elle le remettrait en cause. Ce qui a été gagné a été repris petit à petit dès 1947 et jusqu’à aujourd’hui où toutes les conquêtes sont détruites.

Cela ne retire rien à la grandeur du programme du CNR mais indique bien que la dérive réformiste était déjà bien présente. Le PCF était gangréné en profondeur.


De la période d'après guerre jusqu'à 1976 - la dégringolade réformiste et révisionniste du PCF : Le PCF oscille constamment entre ligne révolutionnaire et ligne réformiste mais globalement, la tendance réformiste l’emporte.

Les années 50 - La guerre d’indépendance en Algérie illustre bien cette dérive. Le PCF a tenu une position clairement réformiste.

Le FLN appelle à l'insurrection le 1er novembre 1954. Celle-ci est condamnée par le PCF et le PS.

Le FLN lance 70 attaques sur des forces françaises et des installations gouvernementales. Les tracts du FLN réclament l'indépendance tout en garantissant au million de « pieds-noirs » une citoyenneté égale en Algérie.

1956 : Fondation de l’Union syndicale des travailleurs algériens (USTA) par des syndicalistes du MNA et de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) par le FLN.

Le PS et le PCF votent en mars les « pouvoirs spéciaux » au gouvernement Guy Mollet (PS) : 400 000 hommes vont être envoyés en Algérie pour « pacifier » le territoire. En France, des rappelés manifestent contre l’envoi du contingent. Série d'attentats à Alger commis alternativement par des colons ou le FLN. Les parachutistes réagissent par des arrestations arbitraires, tortures et exécutions sommaires (Jean-Marie Le Pen entre autre)..

Durant la guerre d’Algérie, l’opposition interne du PCF, en rupture avec l’« esprit » et la discipline de parti, s’affronte durement aux positions de la direction : contre le vote des pouvoirs spéciaux en 1956, contre la condamnation des attentats du FLN en 1954, contre l’exclusion des communistes qui soutiennent le FLN. À la fin des années 50, c’est dans L’Étincelle, journal interne, et Voies nouvelles, périodique vendu en kiosque, animés par Victor Leduc et Jean-Pierre Vernant, que paraîtront les critiques les plus virulentes d’une politique qui rejette l’indépendance de l’Algérie. (Lire >> http://www.vacarme.org/article143.html)

Des communistes courageux se sont donc opposés à la ligne indigne du PCF et ont apportés un soutien sans faille à la lutte du peuple Algérien pour sa libération. Un hommage spécial doit ici être rendu à notre camarade Henri Alleg.

Né en 1921 à Londres, de parents juifs russo-polonais, Harry Salem - son vrai nom - est Britannique de naissance. Il devient Français lorsque sa famille s'installe dans la banlieue nord de Paris.

C'est en avril 1940 qu'il débarque à Alger, un peu par hasard, par envie de voyager, de voir autre chose, d'écrire. Par militantisme aussi. En ce temps-là, Henri Alleg est communiste et le colonialisme est dans sa ligne de mire. Il s'engage donc au PCA et en devient un membre très actif jusqu'à sa dissolution en 1955.

L'Algérie lui plait, pas celle des colons qu'il abhorre, mais celle du peuple, des exploités, des "damnés de la terre". C'est cette Algérie-là qu'il épouse. Il n'en divorcera jamais. C'est à travers son engagement politique qu'il bascule vraiment dans le journalisme. A travers le PCA, il rejoint Alger Républicain. C'était le journal de Camus et de Kateb Yacine. Il en devient le directeur en 1951.

C'est par Alger Républicain qu'il ira plus loin encore dans la lutte contre le colonialisme. Lorsque le journal est interdit, en 1955, soit un an après le déclenchement de l'insurrection, il bascule dans la clandestinité.

C'est alors dans l'ombre qu'il suit, relate, enregistre les sinistres méthodes de l'armée française.

1957 est un tournant. Un tournant dans la guerre avec la bataille d'Alger, et la radicalisation des forces françaises dans la capitale sous la férule des paras, mais aussi un tournant pour lui lorsqu'il est arrêté, en juin, au domicile de son ami Maurice Audin, mathématicien et membre, comme lui, du PCA dissous.

Au centre de triage d'El Biar, Audin est torturé à mort, mais Henri Alleg survit. Il est transféré à la prison de Barberousse et c'est là, entre quatre murs, qu'il se met à raconter les supplices que les paras lui ont fait subir : la baignoire, l'électricité, la gégène. Ce témoignage n’est pas venu tout seul, il a été assisté par un homme, son avocat : Léo Matarasso. C’est lui qui a convaincu Alleg d’écrire. Alors il raconte tout, en détails. L'écriture est sèche, précise, rigoureuse ; ce n'est pas un livre, c'est un procès-verbal. Chaque ligne est une lame tranchante. Chaque mot une pointe acérée contre l'armée, la colonisation, cette guerre que la France mène.

C’est seulement grâce au texte « La question » et toute la campagne mené autour et avec l’action interne des militants communistes d’opposition que le PCF soutient alors, enfin, la lutte pour l’indépendance de l’Algérie.

Ensuite la dérive s’approfondit :
Le rapprochement avec les socialistes et les tentatives de réunir en un seul parti les 2 courants deviennent une obsession de l'activité du PCF. Le patriotisme de la Résistance fait place petit à petit à un nationalisme de "classes-moyennes" que le PCF courtise de plus en plus.
La voie parlementaire vers un socialisme démocratique se construisant par touches successives devient le leitmotiv du PCF.

Le PCF était donc en phase avec ce qui se passait en URSS et a soutenu Khroutchev : les classes bourgeoises russes avec l'aide des sociaux-démocrates, des trotskistes et des impérialistes de l'extérieur et de l'intérieur arrivaient enfin à briser le socialisme en URSS. Il en fut de même pour le PCF.


MAI 68 - la trahison opportuniste : Lire ici >>
http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/mai-68-la-trahison-opportuniste-mai-68-fut-la-plus-grande-greve-genera-a106970744



1972-1977 - La période du programme commun : (signature d’un Programme commun de Gouvernement le 27 juin 1972) est l'élément le plus voyant de cette mutation du PCF.

Abandon complètement assumé de la révolution socialiste au profit d'une politique électoraliste social-démocrate ménageant le capitalisme.

1975 : Mise en place de l'Euro-communisme (Les partis communistes ouest européens prenant leur distance avec l'URSS «stalinienne»). Ils fondent leurs espoirs sur l'intégration Européenne qui devrait aboutir à une Europe sociale (dans le cadre du capitalisme).

1976 : L'abandon de la "dictature du prolétariat" en est la conséquence logique.

1979 : L'abandon du Marxisme-Léninisme termine cette lente descente aux enfers du PCF.

1981 : Participation au gouvernement Mitterrand d'Union de la gauche : Privatisation, licenciements, casse de l'industrie lourde.

1997 : Participation au gouvernement Jospin qui continue les privatisations, la casse industrielle et les licenciements.

2005 : Hésite à prendre position sur le NON à l'Europe.

Depuis, le PCF, pro-Européen et complètement inféodé au PGE (Parti de Gauche Européen) n'a plus aucune perspective à offrir aux travailleurs et au peuple.
Associé au Front de Gauche, à sa politique Pro-Européenne et cette farce du « Partage des richesses », le PCF se vide de plus en plus de ses militants.

Le peuple Français a clairement exprimé son NON à l'EUROPE du capital. La position du PCF sur cette question, associée à tous ces abandons précédents, font que la grande masse du peuple ne se reconnaît plus dans cette figure historique révolutionnaire.


Sans dédouaner la droite et les forces du capital, le PS et le PCF portent tous deux une très lourde responsabilité dans ce qui arrive aujourd'hui.

On peut dire sans hésiter que, comme le PS, le PCF est un parti au service du capital.

Il doit être clair pour tous que le PCF ne peut plus être transformé de l'intérieur.

Le fait qu'il conserve le nom de "communiste" crée encore plus de confusion dans les esprits.

Nous devons dire clairement : ce P"C"F n'est plus communiste depuis longtemps. Il est un agent du capitalisme au même titre que la social-démocratie et les trotskistes.

Les différentes tentatives des communistes, dans ou hors du PCF, pour le transformer ont échoué.

Les débats, qui depuis plus de 10 ans, existent entre les communistes pour refonder un PC n’aboutissent pas car il existe de très grandes divergences entre eux : une période de plus de 70 ans de dévoiement n’est pas propice à une conscience bolchévique chez nos communistes actuels.

Il est donc temps de se lancer dans la fondation d’un authentique Parti Communiste de France sur les bases marxistes-léninistes telles qu’elles furent exprimées par l’Internationale Communiste au début du XXè siècle !
Certes, il s’agit d’avancer en tenant compte de la réalité objective, mais cela ne doit pas signifier ne rien faire. Si Lénine avait attendu d’avoir des millions d’adhérents au PCUS, il n’y aurait jamais eu la révolution de 1917.

Le travail actuel le plus urgent est :
De refonder l’identité communiste révolutionnaire de type bolchevik
De faire avancer l’action militante de refondation communiste en priorité auprès de la classe ouvrière et en direction de tous les travailleurs, privés d’emploi, précaires, jeunes en formation, petits paysans, alliés naturels de la classe ouvrière.
De lutter idéologiquement contre la social-démocratie, l’anarcho-syndicalisme et l’opportunisme, d’ancienne et nouvelle génération. (Le PS et les trotskistes étant l’ancienne social-démocratie, le PCF, les verts et le Parti de Gauche étant cette nouvelle social-démocratie. Le PRCF, Le Parti Révolutionnaire Communiste et le PCOF étant cette nouvelle ligne opportuniste. Quand aux maoïstes, ils ont depuis longtemps sombré dans le révisionnisme.
De renouer avec l’internationalisme prolétarien en soutenant les luttes ouvrières et populaires dans le monde, en soutenant les luttes anti-impérialistes et d’indépendance nationale.
D’agir pour refonder une internationale communiste bolchévique
De lutter contre la casse des conquêtes sociales en accusant le capitalisme et en mettant la perspective de la révolution socialiste, vers le communisme, dans toutes les luttes quotidiennes.
En favorisant, dans les luttes, la mise en place de comités de base populaires et révolutionnaires dans les usines et les quartiers afin que la démocratie directe remplace la délégation de pouvoir.
En combattant les illusions électoraliste, étapiste et réformiste.(Le fameux nouveau C.N.R. du PRCF)
En agissant pour un syndicalisme de lutte de classe, contre toutes les bureaucraties syndicales d’accompagnement du capitalisme par le dialogue social.

Il est urgent de redonner aux travailleurs et au peuple Français un PC digne de ce nom, sinon nous courons tous à la catastrophe vers laquelle nous conduit la politique de l'Europe impérialiste et capitaliste, menée par la droite bien avant Sarkozy, puis depuis 2012 par le gouvernement PS-EELV, attendu en embuscade par l'UMP et le FN.

Ce sera un travail de longue haleine, mais un révolutionnaire ne se décourage pas devant la dureté de la tâche.

Ne laissons plus le PCF usurper le nom de communiste !



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Qu’est-ce qu’un «vrai» communiste ?

C’est effectivement une question importante... car on ne nait pas communiste, on le devient. On le devient en mêlant action pratique, concrète et apprentissage de la théorie. Les 2 sont indissociables.

Le minimum pour se considérer comme communiste c’est d’accepter d’étudier les fondamentaux marxistes-léninistes, de les mettre en pratique et de ne pas se décourager devant la dureté de la tâche.

Sans arrêt, faire l’aller et retour «pratique-théorie» et «théorie-pratique». Analyser sans cesse pourquoi telle action a marchée et pas telle autre en prenant en compte le maximum d’éléments entrant en jeu : le matérialisme dialectique offre à cet effet des outils d’analyse irremplaçables. La pratique sans la théorie tourne vite au révisionnisme et au réformisme. La théorie sans la pratique devient vide et n’est que verbiage.

C’est surtout ne jamais perdre de vue quel est le but final : la société sans classe, sans état, sans exploitation, sans salariat qui nécessite l’étape indispensable de la révolution socialiste (Briser l’État capitaliste et impérialiste, instaurer la dictature du prolétariat qui est la vraie démocratie, en finir avec l’exploitation du travail grâce à la propriété collective des moyens de production, d’échange et du foncier).

Toute tentative de «réformer» ou «moderniser» ces fondamentaux tourne, comme l’expérience l’a montrée, au réformisme petit bourgeois se contentant d’essayer, en vain, d’aménager le capitalisme.


L'exemple de Khroutchev :

La destruction de l'économie socialiste par Khroutchev :

Arrivé au pouvoir, Khroutchev et les trotskistes-révisionnistes détruiront peu à peu les organismes de planification socialiste et les structures socialistes telles que les Stations de tracteurs et de machines agricoles qui appuient le développement des coopératives agricoles et des fermes d'État. En enlevant les structures socialistes, Khroutchev forcera les travailleurs à devoir se débrouiller par des moyens de plus en plus clandestins, donnant naissance à des réseaux pré­capitalistes et à la «seconde économie» basée sur les échanges de produits et de services, sur le vol de plus en plus organisé de la production de l'État et vente au marché noir.

Un extrait d’un document de l’OCF :
"Les théories révisionnistes de Khroutchev : les 3 "pacifiques" et les 2 "tout entier"

Khroutchev et les révisionnistes ont adopté des principes totalement contraires au marxisme­ léninisme : les théories des 3 "pacifiques" et des 2 "tout entier" :


Les trois "pacifiques" :

1-­ la voie pacifique vers le socialisme;
2­- la compétition pacifique (L'URSS se lance sur le marché mondial et dans la compétition, alors qu'avant, elle n'exportait que pour pouvoir acheter l'équipement dont elle manquait)
et
3-- la coexistence pacifique (abandonnant cette pratique de Lénine et en adoptant la collaboration de classe).



Les deux '"tout entier" :

1-­ le Parti du peuple tout entier et
2-­ l'État du peuple tout entier
Or, dans tous les systèmes, les Parti et l'État sont toujours ceux d'une classe sociale et jamais ceux du peuple tout entier, car le peuple se compose de plusieurs classes et secteurs sociaux, entre autres la petite ­bourgeoisie. Mais le peuple ne comporte jamais les capitalistes, qui sont les ennemis du peuple. Le Parti et l'État soviétiques de Lénine et Staline sont ceux du prolétariat. "


Tous les mouvements qui, en France, se réclament du communisme doivent pouvoir échanger, discuter, mener des actions ensembles. Au-delà des différences qui nous séparent, c’est de cette façon que se reconstruira le parti dont le peuple et le prolétariat ont besoin. Mais bien évidemment, nous devons cerner et combattre les divergences théoriques dans la pratique, dans les luttes. Car c’est dans les luttes que se forgent «l’âme du révolutionnaire».

Il est vraiment tant que le prolétariat de France se dote enfin d'un authentique parti communiste marxiste et léniniste ! A la fois patriotique (mais non social-chauvin) et internationaliste, prêt à mener la guerre populaire de masse par la révolution du peuple en arme !

Aucune révolution n'a été gagnée par les élections et de façon pacifique !

Nous ne devons pas renier notre histoire, mais apprendre d'elle.
Nous ne devons pas renier l'apport des grands dirigeants révolutionnaires, mais nous inspirer d'eux !

Nous ne devons pas rester isolé dans notre petite chapelle, mais aller à la rencontres les uns des autres, même si c’est dur. Mais c’est tous ensemble que nous avancerons, pas en groupuscules isolés.

L’objectif étant la refondation d’un parti bolchevik, nous devons donc être ferme contre toutes les dérives opportuniste, sociale-démocrate, anarcho-syndicaliste, révisionniste, maoïste ou trotskiste.

Tous ceux et celles qui ne tenteraient pas cette aventure humaine exaltante resteraient à tout jamais coupés du réel, coupés des masses, coupés de la possibilité vitale de reconstruire le Parti Communiste de France.
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G
Pierre Alain est tellement patient qu'au train où il va il mettra mille ans à reconstituer le PCF. moi je trouve que dix ans ça suffit, quand ça ne marche pas ça ne marche pas (pardon pour la tautologie).
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