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Réveil Communiste

Il y a trente ans, les escadrons de la mort de Felipe Gonzales frappent à Bayonne

27 Septembre 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Répression, #Front historique, #Qu'est-ce que la "gauche"

Il y a trente ans, les escadrons de la mort frappent à Bayonne

Lu sur Mediabask, signalé par Pascal Bavencove

Mercredi 25 septembre 1985, il est bientôt 21h15. Il y a du monde dans les rues du Petit-Bayonne. L'ambiance est bonne dans le petit bar étroit de l'hôtel Monbar, situé au 24 rue Pannecau, passage obligé du poteo. Deux hommes y entrent et ouvrent le feu. Ils commettent l'un des attentats les plus meurtriers du groupe parapolicier, le GAL (Grupo Antiterrorista de Liberacion).

Trente ans après cet attentat sanglant, un hommage sera rendu aux victimes lors du 40e Gudari Eguna (jour du combattant, en basque), vendredi 25 septembre à 19 heures devant l'hôtel Monbar à Bayonne. Les deux mercenaires ont assassiné Jose Mari Etxaniz, Iñaki Asteasuinzarra, Agustin Irazustabarrena et Xabin Etxaide.

Les quatre jeunes hommes sont originaires du Pays Basque Sud, réfugiés au Nord. Ils ont entre 28 et 35 ans. Les bourreaux prennent soin de les achever au sol. Ils étaient payés 50 000 francs par blessé et 200 000 par tué. Ils prennent la fuite mais sont poursuivis en voiture par des jeunes gens. Ils jettent leurs armes dans l'Adour et tentent de rejoindre la gare, quartier Saint-Esprit. Ils sont arrêtés par ces jeunes, avec deux billets de train pour Irun en poche, et remis à la police française. Les assassins sont Lucien Mattei (41 ans) et Pierre Frugoli (22 ans), Marseillais et proches de la mafia. L. Mattei a toujours nié avoir commis l'attentat. Il a pourtant été retrouvé avec du sang des victimes sur ses chaussures et ses chaussettes... Leur procès a eu lieu en décembre 1987. L. Mattei a écopé d'une peine de prison de 20 ans et P. Frugoli de la perpétuité.

Trois lettres sonnent encore aujourd'hui comme un traumatisme au sein de la gauche abertzale. Le GAL a mené, entre 1983 et 1988, une lutte clandestine impitoyable et a assassiné 29 personnes, dont 27 au Pays Basque Nord. Certaines de leurs victimes n'étaient pas des militants d'ETA. Le groupe est fortement soupçonné d'avoir été impulsé et financé par des responsables de la haute hiérarchie politique et policière espagnole, sans que cela ait jamais été prouvé.

Gudari Eguna est célébrée en mémoire de Jon Paredes "Txiki" et Angel Otaegi, fusillés sous la dictature franquiste, le 27 septembre 1975, aux côtés de trois militants du FRAP.

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