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Réveil Communiste

Réseaux communistes : L'ANC, le PRCF, et l'échec du 30 mai 2015

13 Janvier 2016 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #GQ, #Réseaux communistes, #Euroboycott, #lutte contre l'impérialisme

Réseaux communistes : L'ANC, le PRCF, et l'échec du 30 mai 2015

Certains interviennent sur ce blog pour critiquer la formation de l'Association Nationale des Communistes, qui s'est réunie en AG à Saint Denis samedi 16 janvier 2016, et lui reprocher notamment de "contourner" ou "d'être une machine de guerre contre" le PRCF, et les "Assises du communisme". A mon avis ce n'est pas le cas, sauf à considérer que toute initiative communiste indépendante de lui serait ipso facto hostile au PRCF. Mais quant aux Assises, ayant participé à leur comité de liaison, j'ai tout de même pu observer leur (non)fonctionnement, et il me semble donc pertinent de remettre en ligne ce texte qui tentait de tirer le bilan de la principale voire la seule initiative concrète de ce comité, en deux ans d'existence.

Si le PRCF était une organisation plus importante, revendiquant le statut de parti, plus visible (ne serait ce qu'en essuyant les critiques de ses adversaires), la question pourrait se poser. Mais pour le moment, toute nouvelle initiative de regroupement communiste est la bienvenue, vu que ce qui existe n'a pas l'air de marcher (sauf le respect dû à chacun, bien entendu).

Retour sur l’échec du rassemblement unitaire des Assises du communisme, le samedi 30 mai 2015 à Paris, pour la sortie de l’euro, l’UE et l’OTAN.

Ce jugement et cette réflexion d’un participant n’engage que l’auteur, mais je pense qu’il est largement partagé.

Pour mémoire, les « Assises du communisme » se sont fondées le 28 juin 2013 à Gémenos près de Marseille, au cours d’une rencontre qui se tenait dans l’enceinte de l’entreprise en grève Fralib. Elles concernaient à ce moment là une dizaine d’organisations ou d’associations communistes, toutes issues de différentes générations de l’opposition révolutionnaire interne du PCF. Elles se donnaient pour vocation évidente d’unifier les communistes dans et hors le PCF. Et sur les trois journées la participation avait été très conséquente.

Mais unifier jusqu’à quel degré de fusion ? That is the question, et cette question n’a pas été tranchée, ni à ce moment là ni depuis.

Le rassemblement à Paris le 30 mai 2015 avait été décidé en commun dans cette perspective, pour manifester au moins la convergence essentielle des communistes sur les questions fortes des sorties de l’euro, de l’Union Européenne et l’OTAN, le 13 décembre 2014, à Vénissieux. Il s’agissait de faire apparaitre de manière unie le courant communiste qui s’était exprimé en 2005, à contre courant des lignes du groupe dirigeant du PCF, et du Front de Gauche, de plus en plus enclines à cultiver les illusions de « l’Europe sociale ».

Une nouvelle réunion préparatoire s’est tenue à Paris le 11 avril 2015. Après de longues discussions, qui m’ont semblé je l’avoue kafkaïennes, un lieu de rassemblement a été déterminé à proximité de l’Assemblée nationale. Il y est apparu que les organisateurs étaient au moins d’accord sur une chose : ils étaient tous très pessimistes sur les perspectives de participation, et redoutaient un échec. Dans une certaine mesure ce pessimisme a fonctionné comme une prophétie autoréalisatrice.

Pourtant cet essai de mobilisation populaire autour de la date du 10ème anniversaire du 29 mai 2005, du « Non » populaire français au Traité Constitutionnel Européen (TCE) aurait pu faire l’objet d’une préparation approfondie, longtemps en amont. Six mois pour réunir 200 personnes, bien comptées, cela pose question. Comment expliquer cette si faible mobilisation ? Le courant communiste en France, si faible soit-il, compte des milliers de participants actifs bien répertoriés.

Le rassemblement, en soi, n’est pas en cause. Ceux qui ont participé doivent en être remerciés. Il avait une indéniable qualité politique. Une introduction de Léon Landini, des prises de paroles de Marie Christine Burricand, pour FVR-PCF, Georges Gastaud, pour le PRCF, de William Roger, pour le RCC, une déclaration commune lue par un représentant du Cercle Ouvrier du Bassin Minier Ouest, et l’animation assurée par Saïd Bouamama. Présents aussi, sans prise de parole, des représentants des Rouges Vif d’Ile de France, et d’Action Communiste Haute Normandie, ainsi que le Cercle Communiste d’Alsace. Et la Gauche Communiste. A part les Rouges Vifs 13 qui organisaient leur fête à Marseille au même moment, et qui avaient manifesté leur scepticisme dès le début, il ne manquait presque personne, et presque tout le monde se connaissait d’ailleurs.

Mais si l’unité entre des courants variés se reflétait bien par la variété de la provenance des participants, les effectifs réunis étaient clairement insuffisants. Les « Assises », sans l’avoir jamais revendiqué, apparaissent comme un État-major sans troupes. Peut être justement faute d’avoir revendiqué explicitement un quelconque rôle de direction, par peur d'avoir à rendre des comptes en cas d'échec

Certes, le choix du lieu n’a pas été bon : aucun espace de déploiement, impossibilité d’installer de stands, ni de prolonger le rassemblement en cas de succès, aucune possibilité de défiler, lourd encadrement policier. Lieu inhabituel pour des militants, connoté « à droite » dans la géographie politique parisienne, comme l’est aussi le Parvis du Trocadéro, c'est un de ces lieux choisis pour faire défiler une à une les causes inoffensives. Et ce détail symbolique montre aussi l’extrême faiblesse de ce que nous représentons, nous, en région parisienne, pour n’avoir pas su convaincre d’organiser le rassemblement Place Stalingrad.

La volonté ne peut pas transformer un rassemblement de 200 personnes en manifestation de masse, avec des dizaines de milliers de participants ; mais la volonté surtout si elle se donne six mois pour agir peut certainement le faire grandir à mille ou deux mille. La volonté de réussir cette manifestation n’a pas été suffisante.

Mais une chose facile est de constater qu’une volonté commune fait défaut, autre chose est de l’expliquer.

Alors pourquoi ?

Pistes de réponses :

1 ) Nous nous sommes trompés sur la porté symbolique de la date. Le 29 mai n’est ressenti, ni parmi les militants de gauche, ni dans les couches sociales exploitées, comme une date importante, historique. Elle est sous-estimée dans sa porté politique, au motif il est vrai que l’essentiel du texte retoqué en 2005 a été voté en congrès en 2008. C’est devenu le mauvais souvenir d’un camouflet à la souveraineté populaire qui est resté sans conséquences pour ses auteurs. Mais le public n’a pas l’air d’avoir conscience qu’il s’agit véritablement d’un frein historique à la « construction européenne », un frein n’étant bien entendu pas un coup d’arrêt.

Dans ce cas notre rassemblement n’est pas une occasion manquée, mais une fausse occasion qui ne pouvait pas porter ses fruits … et nous étions dans l’erreur depuis le début. Nous redoutions de voir la date récupérée par d’autres forces dites du « non », qu’il s’agisse des partisans « d’une autre Europe » dont le « forum des alternatives » à également largement échoué, de la droite souverainiste, de l’extrême droite même, et en fait elles ont complètement négligé d’apparaitre sur ce terrain.

On peut aussi en tirer la conclusion que les commémorations qui envahissent notre discours et nos pratiques n’intéressent pas les masses, c’est le moins qu’on puise dire. Et commémorer la « victoire du non » qui est un succès électoral transformé en défaite politique ne suscite pas d’entrainement.

2 ) Le mouvement issu des Assises est d’une incroyable frilosité quand il s’agit de passer à l’action et reste divisé sur des questions centrales, sur l’appartenance au PCF, celle au Front de Gauche, sur la laïcité, et notamment sur l’importance à donner à la question nationale française. Ce n’est pas tant une question identitaire qui mesurerait l’attirance plus ou moins forte pour le tricolore, mais une question d’analyse de situation : dans quelle proportion la France est elle encore une nation impérialiste, ou en voie de devenir une colonie d’un nouveau genre? Ce débat ni même pas abordé entre nous, sauf sous la forme de "peaux de bananes" indirectes.

3 ) La crise interne à la CGT a bloqué beaucoup d’énergies. La bataille feutrée en cours dans la grande confédération ouvrière passe en priorité. Beaucoup de militants communistes qui sont aussi des militants syndicaux semblent redouter d’être diabolisé à la simple idée d’être associé avec des groupes stigmatisés au choix comme nationalistes, « staliniens », « islamo-gauchistes » ou même pire.

4 ) Le plus important restant le fait que les « Assises » n’ont pas su se créer une direction et un bureau efficace, articulant l’autonomie des participants et l’unité d’action et de communication. La dénomination même d’« Assises » ne porte aucun message politique et ne suscite aucun désir d’en être.

En conséquence la journée n’a pas été le succès que certain espéraient. Mais elle a tout de même eu le mérite d’exister. Ne serait-ce que parce que son échec relatif mais réel impose aux participants des « Assises » un effort de clarification, et aussi de se donner des objectifs moins modestes.

C’est aussi un signal d’alarme qu’il faut entendre pour une autocritique générale : si nous ne pouvons déplacer que 200 militants, dans une entreprise commune censée être préparée depuis 6 mois, cela signifie peut être que les fameuses « Assises » ne sont qu’une forme vide de contenu, et une illusion qui contribue à la stérilité du moment, un spectre d’Internet, un « rien » qui fait croire qu’il y a un « quelque chose » dehors qui lutte et qui se bat pour nous et qui nous endort dans une fausse sécurité.

GQ, 11 juin 2015

Animateur du blog "Réveil Communiste", membre de la section du PCF du XXème arr de Paris et du réseau "Faire Vivre et renforcer le PCF"

PS : Il y a eu trois réactions à ce texte émanant d'organisateurs du rassemblement : l'une pour railler mes illusions, en m'expliquant que les "Assises" n'ont jamais eu pour fonction d'unir les communistes, et l'autre pour critiquer le caractère "démoralisant" et "inamical" de l'article et de son titre. Elle a été développée par un prête-nom ici, lire ma réponse après. Retour sur le grand succès du rassemblement des Assises du communisme, le 30 mai 2015

Ces deux réactions me reprochent personnellement le petit nombre de manifestants venus de la région parisienne. C'est trop d'honneur à me faire.

Charles Hoareau (Rouges Vifs 13) de son coté en a approuvé le contenu dans ce commentaire (pourtant mes critiques ne l'épargnaient pas) :

"Dans cet article qui témoigne d'une volonté d'analyse rigoureuse et sans complaisance, je retrouve personnellement des éléments de critique que Rouge Vif 13 avait formulés au lendemain de la rencontre de Gemenos et sur lesquels il n'y a pas eu de discussion. En particulier quand tu parles de la frilosité ou ce que tu soulignes dans le point 4 de tes pistes de réponses. Je ne peux me prononcer sur le rassemblement de Paris mais effectivement celui de Marseille (plus de 500) est à ajouter et il est pour nous le plus gros, et de loin, rassemblement que nous ayons réussi dans le département.
Il faudra bien qu'un jour nous discutions de la forme et du fond du rassemblement des communistes..."

Charles se montre assez "fair play", puisqu'il ne m'en veut pas (ou plus) pour avoir contesté publiquement (et sans lui demander la permission) les chiffres de fréquentation exagérés qu'il avait annoncé pour le site "Rouge Midi". D'autres pourraient en prendre de la graine.

Sur la question factuelle du nombre exact de participants au rassemblement parisien, une bonne dizaine de témoignages indépendants concordent pour le fixer plutôt vers 150 que 200. Soit dit en passant, ce n'est pas tant la faible fréquentation qui fait problème, que l'aveuglement qui consiste à présenter un rassemblement même légèrement gonflé à 500 comme un grand succès.

Pour ma part , je pense que la principale faiblesse des "Assises" est de l'ordre d'un langage politique qui est objectivement passéiste, c'est à dire étranger au langage du prolétariat.

Je suis pour défendre et revaloriser l'héritage de l'URSS, du socialisme réel et du patriotisme de la Résistance, mais il faut trouver des mots nouveaux pour cela, les présenter dans leur actualité et nous débarrasser de l'esprit fétichiste et commémoratif.

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Martin 08/11/2015 11:10

A propos de la journée du samedi 30 mai pour la célébration de la victoire du non au référendum

A titre personnel, j’ai été très heureux de participer à une telle journée. Cela fait trace et sens sur l’existence d’un courant communiste favorable à la sortie de l’U.E., l’Euro , L’OTAN et pour affirmer qu’aujourd’hui il n’y a plus place que pour engager sur le territoire national une lutte pour le socialisme.

Bien sûr ma première impression a été une impression de déception quand j’ai vu notre nombre et l’endroit où nous avions été confiné, mais j’ai repensé à notre rassemblement à Stalingrad pour l’anniversaire de la bataille et la victoire de l’URSS sur le fascisme. Pour tout communiste digne de ce nom pouvions-nous ne pas y être et dans les faits combien étions-nous ? Il y a des moments historiques qui ne se discutent pas et aujourd’hui combattre cet instrument de guerre contre le monde du travail qu’est l’U.E est une nécessité historique.

Sur notre nombre et sur la réaction de Gilles, je comprends ta déception, mais je suis surpris de ta réaction. On a l’impression que tu n’as jamais participé à des débuts de conflits sociaux, à des luttes de soutiens à des causes internationales, j’ai, étant jeune, participé à des manifestations sur la guerre du Vietnam où nous étions encore moins que ce samedi 30 mai, la guerre durait depuis des années, on avait l’impression qu’on ne s’en sortirait jamais. J’appartiens, Gilles, depuis des années à l’Association France-Palestine, je te conseille de venir à quelques- uns de nos rassemblements à Paris, même quand l’actualité de cette guerre coloniale fait la Une du 20h, tu verras ce que c’est que d’être peu nombreux et avoir l’impression de crier dans le vide.

Et cette question des rassemblements parisiens est en partie une réponse à Marie- Christine. Oui, aujourd’hui à Paris les rassemblements sont de moins en moins nombreux, à chaque rassemblement social Marseille fait aujourd’hui bien mieux que nous, c’est d’ailleurs pourquoi la direction nationale du PCF fait aujourd’hui systématiquement monter des cars de province.

La droitisation de certains des anciens bastions du PCF est telle, voire la Seine-Saint-Denis, qu’il n’y a plus dans les manifs que quelques salariés communaux et les restants d’élus que nous y avons conservés. C’est d’ailleurs ce qui fait le « succès » du Front de Gauche, sans la petite bourgeoisie Bobo de Paris, beaucoup plus favorable au mouvementisme qu’à la forme parti, les meetings du Front de gauche serait quasi vide.

Une telle réalité n’est d’ailleurs pas que volontaire, elle est le produit mécanique des classes d’âge du PCF et de nombreuses organisations qui en sont sortis. Les camarades les plus favorables à nos idées se recrutent chez les préretraités ou retraités, beaucoup ne se déplacent plus ou peu, surtout pour entreprendre de longs voyages et ils ne veulent plus piétiner dans les manifs, à la fête de l’huma où à stagner immobile durant de longues heures.

Il y a bien souvent l’état des finances, c’est mon cas, j’hésite à aller à Marseille ou à Vénitieux, pour une question de moyens, je comprends que des anciens aient hésité à faire le voyage de Paris. A mon sens, nous ne faisons pas assez jouer dans nos échanges, les réseaux sociaux et ne savons pas réduire de façon efficace nos échanges, leurs durées, au profit de la qualité de leurs contenus, d’où le sentiment de « réunions » bla-bla, présent dans toutes les organisations.

Et pour finir « mon » bla-bla

L’intérêt du rassemblement des « Assis » et que les organisations présentes refusent le sectarisme et la prétention à se poser comme « La » bonne organisation, la seule, la vraie, celle d’où sortira le parti de demain.

Nous sommes encore dans le moment historique de la décomposition/ recomposition, dans de nombreux pays, notamment en Europe, cette décomposition est allée à son terme, ce sont d’anciennes organisations d’extrême- gauche qui sont devenus les partis communistes officiels (Europe du Nord, etc.), gloire au sacrifice de ces jeunes militants ! (enfin plus jeunes que nous), reste qu’ ils doivent encore devenir des organisations de masse, que penserait Gilles d’une manif du parti communiste de Norvège !

Dans ce moment historique, il est clair que la question de l’Histoire du MCI joue un rôle fondamental, d’où vient-on et où voulons- nous aller. Socialisme dans un seul pays, Etats-Unis d’Europe, révolution directement mondiale, etc., etc. tout est sur la table et doit être discuté, c’est ce que nous faisons, c’est la qualité des Assises, à la différence de ceux qui sautillant sur place passe leur temps à s’écrier « le parti, le parti, le parti ! » ou encore « Le marxisme-Léninisme ! Le marxisme-léninisme ! », ce qui n’est vraiment pas mon cas.

Pierre Martin -Gauche Communiste

Réveil Communiste 08/11/2015 17:02

Et il y avait beaucoup plus de monde place Stalingrad en février 2013.

Réveil Communiste 08/11/2015 17:00

Il est sûr que 200 pour un début aurait été bien, mais ce n'est pas un début, c'est un aboutissement; et ce n'est pas une question de solidarité avec des camarades étrangers, mais cela concernait la vie même des travailleurs ici. On pouvait et on devait faire mieux. Les outils organisationnels que nous avons (y compris les blogs) doivent être critiqués.

GQ 19/08/2015 12:22

A lire "Initiative communiste" paru au mois d'août, il resterait politiquement incorrect de critiquer le grand succès de la mainf du 30 mai.

Gilleron 07/11/2015 22:58

A lire IC l'unique frein à la sortie du Capitalisme serait "cette UE et cet euro de malheur.."
Ils me font penser à cet article dans l'Huma avant 1981, qui relevait que quand les gauchistes criaient dans les manifs "une seule solution: la révolution" les militants du PCF criaient pour couvrir leur voix "une seule solution: le programme commun" et expliquait (quand même, car à l'époque il y avait encore du communisme à l'Huma) que les deux ne s'opposaient pas et qu'il fallait dire "une seule solution la révolution, un seul moyen: le programme commun".
Et bien au PRCF on continue à n'avoir qu'une seule solution: "les 4 sorties", mais de moyen: point...
Quand un adhérent remue une oreille pour suggérer quelque chose, et demande qu'un débat s'ouvre: on le vire, pour indiscipline...
Comme à l'armée: "chercher à comprendre, c'est commencer à désobéir".

GQ 18/06/2015 10:03

Dans la série "GQ, combien de divisions?", le 17 juin cet article avait été lu par 310 personnes. Je ne sais pas si c'est peu ou beaucoup, mais c'est en tout cas plus que le 30 mai place Edouard Herriot.

GQ 17/01/2016 12:13

Je ne dénigre pas cette manifestation à laquelle j'ai participé et comme j'ai participé aussi à sa préparation je reconnais une part de responsabilité dans cet échec, d'où les passages autocritiques du texte . Le problème , c'est le déni de réalité qui s'en suit chez les principaux organisateurs, qui montre que dans le fond ils se contentent de ce qu'ils ont obtenu, et ça c'est grave.

JH 16/01/2016 22:47

Juste pour comparer, j'ai été voir combien de personnes ont liké le compte rendu de la manifestation rien que sur le site du PRCF le soir de la manifestation.
448 personnes... Et là on parle de gens d'accord avec l'article. Pas du nombre de fois où la page a été ouverte.
http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/30-mai-succes-du-rassemblement-devant-lassemblee-nationale-pour-la-sortie-de-lunion-europeenne/
J'avoue que je ne saisis pas le but de ton dénigrement Gilles contre cette manifestation

JH 16/01/2016 22:10

Et tu avais amené combien de camarades avec toi cher Gilles le 30 mai ?

Luniterre 16/06/2015 18:56

Ce qui est terriblement anachronique, camarade G.Q.,c'est de vouloir nous refaire le coup du CNR, avec si peu de nuance:

http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/pour-un-nouveau-c-n-r-appel-du-29-novembre-2014/

Surtout quand on réfléchi aux conséquences réelles de l'"original" :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/06/01/1944-2014-dun-programme-du-cnr-a-lautre/

Soit plusieurs millions de victimes dans le "champ d'action" de l'impérialisme français reconstitué, en très peu d'années...

"social-chauvinisme" me paraissait un terme encore quasi "diplomatique", pour ce débat, dont je tiens à te remercier, vu la franchise, appréciable, de tes propos...!

Bon, ...mais comme je le pressentais et comme je le constate, il y en a plus d'un qui s'accroche...
(aux rideaux tricolores, pour cacher la misère...)

Luniterre

Luniterre 17/06/2015 00:41

Étudier et réfléchir... Ce qui, selon vous et dans mon cas, doit être un bon début...

Et malgré mon âge avancé, sinon respectable, je continue à étudier aussi le français, qui est pourtant ma langue maternelle...

Dans le cas de votre "citation", l'original est plutôt:
"les cons ça ose tout..."

Marie 16/06/2015 21:38

Les cons ça osent tout , c'est à cela qu'on les reconnait ! pauvre Luniterre

Et vous que faites vous dans votre coin ? à part blablatter

Alex FALCE 16/06/2015 17:56

J'ai hésité à te répondre camarade QUESTIAUX. Et j'ai attendu un peu pour ce faire car je ne voulais pas que l'indignation soit seule mon inspiratrice. Aujourd’hui, je peux te dire brièvement ceci : ton article est humainement inamical. Il est politiquement erroné. Il est intellectuellement superficiel.

J'ai fait presque 1000 km, pour être présent a Paris le 30 mai. Et mes camarades du PRCF-06 aussi. J'ai rencontré sur cette place des copains qui venaient d'Albi, de Perpignan, de Grenoble, de Saint-Malo, de Strasbourg, de Lille, de Tulle et j'en passe. Cette mobilisation et ce travail militant qui fut le résultat de semaines de tractage, de collage, de débats, de réunions...serait donc un « échec » ? Échec parce que nous n’étions pas mille mais la moitié (moi aussi je sais compter). Je n'ose imaginer comment tu aurais qualifié la manif du 11 novembre 1940 !....Me dire et dire a mes camarades présents le 30 mai que cette journée fut un échec est une gifle. Et nous ne l'acceptons pas.

Politiquement c'est avoir une bien courte vue que de penser que se réunir a Paris, nationalement , à deux pas du Parlement, non pour faire la fête, mais pour célébrer la victoire populaire du NON de 2005 et pour réaffirmer, slogans à l’appui, dans l’union avec la coordination du nord, avec la coordination d’Alsace, avec Action communiste, avec des camarades du PCF-Vénissieux et pardon si j’en oublie, la nécessité des "4 sorties", est un échec. C'est un pas. Un pas important dans la bonne direction. Un pas à l’initiative des communistes retrouvant leur meilleure tradition qui unit le combat de classe pour le socialisme à la défense de la nation. Mépriser ce pas en avant est une erreur politique majeure, d’autant que ce meeting a été salué par les communistes polonais, danois, biélorusses, russes, espagnols, par des personnalités non communistes, par des syndicalistes de classe, etc.

Enfin tu dénonces un résultat, le trouvant insuffisant. Je n'ai qu'une question : qu'as-tu fais pour entraîner, mobiliser, de ton côté ? Combien de camarades de ta section parisienne ? Qu'as-tu fais au Comité de Liaison des Assises du Communisme pour dynamiser le mouvement ? Où est, soyons clairs, la dimension autocritique de ton analyse ? Hélas, nulle part. Mais dans trop d’initiatives politiques, il est si fréquent que ceux qui n’ont rien fait, ou qui ont parfois multiplié les difficultés, fassent finalement des reproches à ceux qui ont tiré la charrette. Ne rien faire et ensuite mettre sur le dos de ceux qui ont travaillé l’ « échec » qu’on a soi-même décrété, c'est inélégant et j'use là d'un euphémisme puisque nous sommes entre camarades. Le 30 mai fut la réussite de ceux qui se battent et l’échec de ceux qui prennent le mot Assises au sens du verbe assoir.
Alors oui, debout les communistes, et tous ensemble, non pour dénigrer ou pour jouer le rôle facile d’éternel « poil à gratter », mais pour construire, comme nous le disons dans les manifs, non pas en s’évaluant du coin de l’œil, mais en tirant tous ensemble en même temps. Sans cela, vu la situation du pays pris en sandwich entre le FN et les soc-rép-maastrichtiens, nous porterons tous une lourde responsabilité historique devant la défaite historique de notre peuple.
Alex FALCE, syndicaliste et militant communiste.

Réveil Communiste 16/06/2015 21:18

La virulence de ta réaction est tout de même étrange. Elle témoigne d'un malaise. Mais si on n'aime pas le message de la réalité ça ne sert à rien de s'en prendre au messager.

Il est quand même incroyable de s'aveugler au point de penser que ce rassemblement a été un succès. Désolé, camarade, mais tu ne sais pas compter. Et tu ne sais pas non plus penser par toi même, car ton attaque n'a rien de spontané.

Tu me reproches l'emploi du mot "échec", comme une "gifle"; mais ce terme n'est en rien péjoratif ni insultant, il évalue à tort ou à raison un fait politique. Ta dénégation déplacée prouve que j'ai raison.

Si tu lis l'article avec attention, tu verras que je suis loin de le reprocher au PRCF. Bien évidemment, il représente la force principale de cette mobilisation, mais elle est faible cette mobilisation ! Ceux qui ne sont pas venus sont sans doute encore plus faibles. Et alors quoi? cette course vers le néant va continuer encore longtemps?

La comparaison avec la manif du 11 novembre 1940 me laisse sans voix. C'est la Gestapo qui explique que nous étions si peu nombreux le 30 mai 2015?

Quant à ma responsabilité personnelle qui si je comprend bien serait de n'avoir pas amené de gros bataillons de la section du XXème, j'avoue n'avoir plus guère d'influence dans la section de Pierre Laurent, et bien oui, je suis essentiellement un activiste du net et rien de plus et je ne prétend rien de plus. Je ne suis pas l'agent de forces obscures venu saboter la grande entreprise. Elle y arrive très bien toute seule.

Au comité d'organisation, loin de "multiplier les difficultés" j'avais proposé l'organisation à Paris d'un événement intermédiaire vers le mois d'avril genre conférence de presse pour populariser l'initiative, mais ça n'a pas été écouté, de même que le rassemblement à Stalingrad, de même que tout le monde à accepté de réduire la voilure à 500 puis à 200 participants dans l'espoir que le fiasco passerait à l'as et qu'on pourrait continuer à se congratuler entre nous.

Et bien j'ai mis mes grands pieds dans le plat et c'est raté.

Emmanuel Lyasse 16/06/2015 20:21

Faut-il pleurer, faut-il en rire ?