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Réveil Communiste

Staline dans l'opinion russe aujourd'hui (enquête)

3 Avril 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Front historique, #Ukraine, #L'Internationale, #Qu'est-ce que la "gauche"

Staline dans l'opinion russe aujourd'hui (enquête)

Lu sur PCF bassin, origine "Russie sujet géopolitique"

Russie : Attitude de plus en plus favorable envers Staline

2 Avril 2015

Le centre russe d’analyse et de sondage d’opinion «Centre Levada » a mené entre les 20 et 23 mars 2015 un sondage qu’il intitule «le rôle de Staline dans l’histoire de la Russie» auprès de 1600 personnes habitant la Russie. Le portail d’information Ruskaia Narodnaia Linia a reproduit le 31 mars 2015 l’analyse ci-dessous, livrée par le Centre Levada.


39% des Russiens évaluent positivement le dirigeant, et 45% considèrent que la répression des années ’30 fut justifiée par des objectifs et des résultats considérables…

Ces dernières années, l’attitude vis-à-vis de Staline a évolué parmi la population, explique le «Centre Levada». Si au début des années 2000 prédominait une attitude négative à l’égard de sa personne, actuellement, une grande partie des personnes interrogées (39%) l’évalue de façon favorable. Parmi elles, 30% éprouvent du respect, 7% de la sympathie et 2% de l’admiration. Un répondant sur trois éprouve de l’indifférence envers la personne de Staline.


Staline est perçu différemment en fonction de l’âge de la personne interrogée. Parmi les jeunes, un sur deux éprouve de l’indifférence, alors que les plus âgées (43%) ont tendance à éprouver du respect. La perception change en fonction du type d’environnement ; les Moscovites éprouvent cinq fois plus souvent que les habitants des villages un sentiment de type négatif (peur, haine et aversion) envers le guide. Elle change aussi en fonction du niveau des revenus ; les Russiens aisés adoptent quatre fois plus souvent que les personnes peu aisées une attitude négative envers Staline. Elle dépend du niveau d’éducation ; parmi les Russiens disposant d’une éducation inférieure au niveau secondaire, 43% éprouvent du respect envers Staline, alors que ceux qui ont une éducation de niveau supérieur et qui déclarent éprouver du respect à son égard son deux fois moins nombreux.


Dans le groupe qui a exprimé l’attitude la plus fortement positive vis-à-vis de Staline (les Russiens de 55 ans et plus, peu aisés financièrement, disposant d’une éducation inférieure au niveau secondaire et habitant dans des villages) domine une position favorable à l’idée d’ériger des monuments à la mémoire de Staline. Les moscovites sont les plus opposés à cette idée ; un habitant de la capitale sur deux a exprimé sa désapprobation à cet égard.


La proportion de Russiens soutenant l’opinion selon laquelle Staline devrait être considéré comme un criminel d’État a diminué. En 2010, un Russien sur trois pensait de la sorte, alors qu’aujourd’hui c’est un sur quatre.


Mais la position des moscovites, des Russiens aisés et des répondants se prévalant d’une éducation supérieure diffère radicalement de la Russie dans son entièreté : respectivement 51%, 62% et 33% sont d’accord avec l’opinion selon laquelle Staline doit être considéré comme un criminel d’État. La proportion de ceux qui considèrent la mort du dirigeant comme la fin de la répression et de la terreur de masse est plus élevée dans ces groupes que dans les autres et que dans le pays entier. Bien que la population dans le pays entier (46%) considère la mort de Staline comme une bouffée de liberté et la fin de la terreur, depuis deux ans le nombre de personnes interrogées regrettant sa mort a augmenté.


La proportion de Russiens considérant que les sacrifices endurés par le peuple soviétique à l’époque de Staline étaient justifiés par les considérables buts et résultats atteints est passé, entre 2012 et 2015, de 25% à 45%. Les moscovites (64%), et les Russiens aisés (66%) estiment au contraire qu’aucun résultat, aucun objectif, quelle qu’en soit la grandeur, ne peuvent justifier les sacrifices endurés.


69% des Russiens s’opposent au retour de l’appellation Stalingrad pour désigner la ville actuellement appelée Volgograd, alors qu’un tiers des sondés soutiennent la démarche.


Source.

Catégorie : Politique internationale

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