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Réveil Communiste

Le Chef du SBU ukrainien a décidé de suivre l’exemple des collaborateurs nazis

3 Avril 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Ukraine

les drapeaux de l'eurofascisme
les drapeaux de l'eurofascisme

Sur le blog de Danielle Bleitrach

02 Avril 2015

http://www.vzglyad.ru/world/2015/4/2/737602.html

2 avril 2015

Le Chef du Service de sécurité de l’Ukraine Valentin Nalivaitchenko a annoncé que son administration s’orienterait sur les « traditions et méthodes » de la Sécurité de l’OUN-UPA de Bandera. Il convient de noter que non seulement ces modèles sont restés dans l’histoire comme des terroristes, sadiques et complices des nazis, mais comparer la police avec une guérilla clandestine et un groupe de sabotage semble pour le moins étrange.

Le Service de sécurité ukrainien (SBU) « va abandonner les traditions du KGB» et à la place se concentrer sur l’expérience de contre-espionnage de l’Organisation des nationalistes ukrainiens – Armée insurrectionnelle ukrainienne * (UPA **) des années trente et cinquante du siècle dernier ».

Cela a été déclaré par le chef du SBU Valentin Nalivaitchenko dans une interview publiée mercredi dans le journal Kievien « Den’ ». « Le SBU n’a pas besoin d’inventer quelque chose de nouveau – il est important de s’appuyer sur les traditions et les méthodes de travail de la Sécurité de l’OUN-UPA – a dit littéralement Nalivaitchenko. – Elle (la sécurité) luttait contre l’agresseur pendant l’occupation temporaire du territoire, avait des valeurs patriotiques, un contre-espionnage, et jouissait du soutien de la population civile ukrainienne » .

Ajoutons que Nalivaitchenko a également promis de rénover complètement le personnel du SBU, en recrutant des jeunes élevés dans les années 90. « En 2012-2014, la direction du SBU, comme d’ailleurs je pense, la plupart des autres organismes judiciaires, se composait de personnes qui tombent maintenant sous le coup de la Loi pour trahison » – a-t-il dit. – Actuellement, l’équipe dirigeante du SBU a été renouvelée à 100%. Il n’y a pas de jour où je n’aie signé des ordres de licenciement. « En même temps, selon le chef du SBU, la tâche est de recruter un grand nombre de jeunes. » « Nous avons maintenant à la direction générale de l’appareil central des gens qui ont 30 ou un peu plus de 30 ans, » – dit-il.

Au sujet de la continuité entre SBU et la «sécurité» des nationalistes ukrainiens clandestins, une remarque: Nalivaichenko s’est vanté dans une interview que, étant dans l’opposition, il avait étudié les méthodes de ses dirigeants Nicholas Lebed et Nicholas Arsenitch-Berezovsky.

Les biographies de ces deux dirigeants de l’UPA, dont les méthodes sont prises pour modèle par Nalivaichenko, méritent d’être exposées brièvement.

« Un sadique bien connu et un collabo »

Nikolai (Mykola) Lebed dans les années trente est poursuivi en Pologne pour terrorisme – en 1934, il est arrêté avec d’autres militants de «Organisation militaire ukrainienne » pour complicité dans l’assassinat du ministre de l’Intérieur polonais Bronislaw Peratsky.

Selon les historiens (notamment les auteurs américains Richard Breitman et Norman God), c’est justement le chef de la sécurité Lebed qui a fait la proposition de « nettoyer l’ensemble du territoire révolutionnaire » de Volhynie de la population polonaise. Ainsi, il est non seulement responsable du massacre de Volyn de mars à juillet 1943, mais directement impliqué dans le nettoyage ethnique. Selon divers rapports, les victimes des massacres sont de 35 000 à 80 000 Polonais en Volhynie et 20 000 à 40 000 en Galicie orientale. Dans le même travail, les historiens américains ont mentionné que, en 1947, le rapport de l’American Army Corps de contre-espionnage (CIC) a qualifié Lebed de «sadique bien connu et collaborateur allemand. Non seulement chez nous mais aussi dans la presse occidentale (en particulier, Independent et Huffington Post), il a été mentionné que pendant la Seconde Guerre mondiale, Lebed, le premier chef de la sécurité d’OUN a collaboré avec les nazis.

En particulier, après qu’en 1939 les nazis envahirent la Pologne, Lebed a été formé à l’espionnage dans le centre de formation des forces allemandes, situé à Zakopane, en Pologne. par la suite, la relation entre Lebed, ainsi que d’autres dirigeants de la faction de l’OUN de Bandera, et les Allemands fut compliquée. Ainsi, en 1943, sa femme et sa fille ont été capturés par la Gestapo, mais rapidement relâchées, après quoi Lebed a conduit des négociations assez réussies avec les nazis sur le transfert à l’OUN (Bandera) d’armes « pour les opérations à l’arrière contre les bolcheviques. » Entre autres choses, la « Sécurité » de Bandera dirigée par Lebed a été activement impliquée dans la lutte intestine – leur tâche étaient des attaques contre les dirigeants des factions rivales André Melnik et Taras Borovets.

Notez que les «exploits» ci-dessus n’ont pas empêché Lebed de vivre une longue vie (probablement grâce à sa coopération bien documentée avec la CIA) et de mourir en 1998 à Pittsburgh, Pennsylvanie.

« Il ne connaissait aucun autre moyen de pression que la destruction physique »

Un autre modèle pour le chef du SBU Nalivaitchenko est Nicholas Arsenitch, également connu sous le pseudonyme de Mikhaïlo, Gregor et Berezovsky – un personnage moins bien connu, mais non moins pittoresque.

Dans une biographie apologétique d’Arsenitch publiée récemment à Soumy, est mentionnée non seulement sa « lutte pour l’indépendance de l’Ukraine contre les Polonais » (ce ressortissant de l’Ukraine occidentale a été plusieurs fois condamné pour activités terroristes) mais aussi « sa coopération étroite avec Stepan Bandera. » L’auteur mentionne comme une chose allant de soi sa formation « à l’école de l’Abwehr en 1940 ».

En 1942, par ordre de Stepan Bandera, Arsenich-Berezovsky a été nommé directeur en chef de la « BEZPEKA » (Sécurité) de l’UPA. Selon le portait tracé par ses collègues, il a été « le plus cruel Banderiste, qui n’était lié par aucun scrupule, et ne connaissait aucun autre moyen de pression que la destruction physique ». Nous ajouterons que le 27 octobre 1943, Arsenitch a signé une directive promettant le peloton d’exécution pour toute action non autorisée contre les Allemands.

Contrairement à son « collègue » Lebed, Arsenitch a échoué à poursuivre une carrière en Occident. En 1947, son unité a été détruite lors de l’opération du ministère soviétique de l’intérieur, et Arsenitch s’est « liquidé » lui-même. Dans la biographie d’Arsenitch il est rapporté qu’avant cela il a fusillé sa femme Hanna et une autre femme qui était dans l’abri souterrain où se cachait « le chef de BEZPEKA. »

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