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Réveil Communiste

Lutte contre la corruption et lutte des classes en Chine

19 Février 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Chine

Lutte contre la corruption et lutte des classes en Chine

Envoyé par Patrice Jullien (pas de nom d'auteur)

La situation en Chine prête à controverse pour beaucoup d’entre nous. Quelques éléments nous permettent d’appréhender les caractéristiques du socialisme à la chinoise et de l’économie de marché socialiste.

En particulier la lutte contre la corruption n’a pas le caractère abstrait de la Justice au sens républicain bourgeois. Du reste il suffit de constater comment chez nous les justiciables de la bourgeoisie reviennent par la fenêtre après avoir été chassés par la porte avec une batterie de cuisine aux fesses, tandis qu’une organisatrice de loteries est poussée au suicide.

La tournure que prennent les événements tracasse les journalistes bourgeois qui avaient fait auparavant leurs choux gras de la « restauration du capitalisme en Chine ».

Le Monde qui s’est fait une spécialité des attaques antichinoises ne manquait pas une occasion de souligner la corruption « endémique » il y a quelques années.

A présent la lutte effective et preuves à l’appui contre la corruption ne peut plus être dissimulée et Le Monde dénonce maintenant des mesures outrancières, des aveux extorqués par la torture, le tout dissimulant une « lutte de clans ».

La lutte contre la corruption en Chine est une lutte de classe au sein du PCC. Elle s’appuie notamment sur le slogan lancé par Mao Tsé-toung « servir le peuple », mais aussi sur une campagne de formation idéologique et théorique en direction des cadres, sur l’étude du marxisme par exemple. La presse chinoise rapporte :

"De profonds changements socio-économiques chez nous comme à l'étranger ont détourné à de nombreux égards les officiels, dont l'engagement et la morale déclinent" , écrit le Département de l'organisation du PCC, cité par l'agence de presse Chine nouvelle.
"De l'engagement et de la morale des cadres dépendent la réussite ou la chute du Parti communiste et du pays" , ajoute Chine nouvelle dans une dépêche datée de dimanche soir.
"Les cadres doivent raffermir leur engagement marxiste pour éviter de céder aux clameurs de la démocratie occidentale, des valeurs universelles et de la société civile" , ajoute l'agence.

[Reuters 21/7/2014]

A la différence de la révolution culturelle, cette lutte est dirigée par le PCC lui-même et n’est pas abandonnée à la spontanéité des masses.

Un autre aspect apparaît (qu’on avait déjà pu observer dans la répression de patrons voyous responsables de graves accidents dans les mines), cette lutte ne se limite pas à l’appareil du PCC mais vise aussi des patrons d’entreprises privées et des entreprises étrangères de toutes tailles.

Les deux articles ci-joints tirés de l’actualité en Chine et de la lutte contre la corruption montrent que les industriels privés, aussi puissant soient-ils, doivent se soumettre à l'Etat. [mis en ligne dans la rubrique : «Chine : capitalisme ou socialisme ? » et sur le fil : « poursuite de la lutte contre la corruption » ]

NB : la rubrique «Chine : capitalisme ou socialisme ? » comprend une série d’articles sur ce thème.

Cette situation est spécifique du "socialisme à la chinoise", où le capitalisme est utilisé jusqu'au bout de ses possibilités afin de faire parvenir la Chine au stade de puissance moyenne en rattrapant son retard.
Les capitalistes privés sont alors autorisés à réaliser des profits mais ils doivent accepter l'autorité de l'Etat de dictature du prolétariat.

Il en est de même pour les entreprises étrangères.
Les communistes chinois considèrent que cette phase particulière est la phase initiale du socialisme dans leur pays et qu'elle devrait durer une dizaine d'années.

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BOUZDOUC 13/02/2015 14:46

Combien de fois faudra-il répéter que le socialisme c'est la dictature du prolétariat et de ses organisations de classe en vue du dépérissement de l'état ouvrier transitoire et de l'avènement de la société sans classe
ET NON la gestion d'un capitalisme national (et nationaliste) et impérialiste par une imposture bureaucratique qui a complétement dénaturée le programme communiste la théorie marxiste et l'idéologie socialiste.
Ces FAUX socialiste sont de véritables managers entrepreneurs et financiers capitalistes - agents fanatiques de l'accumulation capitaliste- et à ce titre exploiteurs et bourreaux de la classe ouvrière chinoises.
Les querelles entre clans au sein du parti tristement nommé communiste chinois sont les querelles traditionnelles et inévitable entre les différentes branches de la classe dirigeantes chinoises dont les intérêts ne sont pas tous convergents. Les étatiques, les "privatiseurs", les exportateurs, les importateurs, les grands les moyens les petits investisseurs etc.
Leurs querelles se font sur le dos des masses laborieuses.