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Réveil Communiste

Henri Martin, militant communiste anticolonialiste, est décédé.

17 Février 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Front historique, #Viet-Nam

rue de bellville à la hauteur de la rue du soleil on peut encore lire sur un pignon "Libérer Henri Martin" à travers les tags des imbéciles.

rue de bellville à la hauteur de la rue du soleil on peut encore lire sur un pignon "Libérer Henri Martin" à travers les tags des imbéciles.

Lu sur le blog de Danielle Bleitrach

Résistant, communiste, anticolonialiste, Henri Martin a passé plus de trois ans en prison pour son engagement contre la guerre d’Indochine, avant d’être libéré puis gracié à l’issu d’une grande campagne pour sa libération. Henri Martin est décédé la nuit dernière.

A cette brève notice empruntée à l’Humanité, je voudrais ajouter ce souvenir, le courage d’Henri Martin ne lui a jamais fait défaut. Je me souviens quand nous étions tous les deux membres du Comité central, il était le seul à oser dire qu’il fallait sortir du gouvernement, qu’il était impossible de continuer à cautionner cette politique. Tous les autres se taisaient en attendant ce que Georges Marchais avait à dire.

Quand je revenais dans ma Provence, je devais faire des compte-rendus dans les sections et il y avait toujours des camarades qui m’interrogeaient : « mais Est-ce que quelqu’un a dit qu’il fallait quitter ce gouvernement? » Alors j’avais une pensée reconnaissante pour Henri Martin et je disais : « Mais oui camarade la question a été débattue! »

Un jour avec l’annonce de toutes les restructurations, les licenciements massifs, nous décidons effectivement de quitter le gouvernement. Après le rapport fait par Fiterman, ce qui ne manquait pas de cruauté vu que l’on savait qu’il ne voulait pas quitter son poste de Ministre et que déjà Mitterrand l’avait dans la poche, chacun déclare à son tour avec enthousiasme à quel point il est d’accord avec le départ du gouvernement, cela fait des mois qu’il y pense.

J’étais très naïve, au quatrième intervenant sur le même mode, je crie de ma place: « Alors là c’est exagéré, vous n’avez jamais dit un mot, le seul qui a toujours eu le courage de dire ce qu’il pensait, c’est Henri Martin. » C’est comme cela que je me suis fait certains amis…

Chaque fois que nous nous sommes revus avec Henri Martin, il riait et me rappelait cette anecdote, en particulier au Congrès de Martigues où nous contemplions avec quelque mépris ces antistaliniens de la dernière heure qui prétendaient tous avoir manifesté leur désaccord et bâtir le parti de la mutation, en détruisant le peu de la force d’initiative qui tenait encore debout…

Sous prétexte de démocratie, ils avaient privé le parti de sa véritable démocratie, son organisation lui permettant d’agir pour repousser l’assaut de la contrerévolution qui nous submergeait.

Adieu le marin courageux, l’éternel insoumis, le communiste…

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